COQUELUCHE
fossiles de poissons et d'autres animaux. On les emploie comme engrais à cause du phosphate de chaux qu'elles renferment. C'est Buckland qui a attiré, dès 1829, l'attention des savants sur ces pétrifications.
COPROPHAGES (du gr. y.Ô7rpo; etçâyw, manger , se dit de tous les Insectes et en particulier d> >s & arabées qui vivent des e.créments des animaux.
COPROPRIÉTAIRE. Voy. Pnom i été.
COPTOGRAPM1E (du gr. xÔ7tTw, couper, etypâyto, tracer), art de découper des morceaux de carton de manière que leur ombre, projetée sur une muraille, y dessine des figures.
COPULATIVE (conjonction). Voy. Conjonction.
COPULE (du lat. copuln, lien), se dit, en Logique et en Grammaire, du mot qui lie le sujet d'une proposition avec l'attribut. Le verbe être, exprimé ou sous-entendu, est la copule de toutes les propositions
COPULES. Voy. Conjugués.
COQ (onomatopée), Gallus, genre de l'ordre des Gallinacés et de la famille des Faisans, a pour caractères : un bec allongé, médiocre, moins haut que large, la tète surmontée d'une crête charnuechez les mâles; la gorge souvent garnie de deux barbillons charnus et pendants; les ailes courtes, larges. Le mâle ou coq se distingue de la femelle ou poule par un plumage plus brillant ; il a les caroncules de la tête et de la gorge plus prononcées ; sa taille est plus grande : ses tarses plus robustes et armés à leur base, un peu au-dessus du pouce, d'un ergot ou éperon. — Lesoiseauxqui composent le genre Coq sontlourds et pesants, et volent avec difficulté ; ils sont omnivores, mais ils préfèrent les graines. Selon plusieurs naturalistes, l'espèce qui a donné naissance à la plupart de nos races domestiques est le Coq baakiva, qui vit sauvage dans l'île de Java, ou le Coq de Sonnerat, des Gattes occidentales dans l'Hindoustan.
Le Coq domestique est une espèce du genre Coq réduite à l'état de domesticité. Quelle que soit sa race ( Voy. Poule), un bon coq doit être de taille moyenne; il doit avoir le plumage brillant et varié; la tête haute, garnie d'une large crête et de barbes bien pendantes, d'un beau rouge vif; la queue à deux rangs, recourbée en faucille et bien relevée; l'oeil étincelant, le bec fort et crochu, la poitrine large, le corps gros et carré, les jambes et les pieds jaunes, armés d'ongles courts et forts. Il peut suffire à 12 femelles. — La chair du coq est sèche et fort peu estimée; la crête seu le est recherchée des gourmets. Toutefois la castration donne à la chair du coq jeune un goût succulent : l'animal prend alors le nom de chapon{Voy. ce mot); les chapons du Maine sont les plus estimés. — On trouve quelquefois dans les poulaillers de petits œufs jaunes que l'on appelle œufs de coq, et qui contiennent, selon le vulgaire, un serpent: ce sont des œufs provenant d'une jeune poule ou d'une poule épuisée ; ce qu'on prend pour un serpent, ce sont les cordons que ces œufs ont conservés.
L'ardeur martiale du Coq est aussi connue que son affection pour ses poules. De tout temps les hommes ont fait servir cet animal à leur amusement. Les Grecs et les Romains avaient fait une science de la manière d'armer les coqs et de les exciter au combat. Auj. même, la Chine, l'Inde, 1" Angleterre el l" \mérique mit conservé ce goût. On arme les ergots des coqsde lames et de pointes tranchantes et aiguës. Ces combats donnent presque toujours lieu à des paris considérables.
Les Hébreui regardaient le coq comme un animal
impur ; les Crées l'avaient consacré S Mars ,t à M, r
fure; n était chez eux le Bymbolede la vigilance, de l'activité ei lie l'ardeur guerrière. Ils l'immolaient a ipe quand ils guérissaient d'une maladie. — On a dit à tort qui les Gaulois représentaient le coq sur leurs enseignes : c'est seulement en 1789 que le coq parut pour la première fois surunemédaill me emblème de la France : toutefois, il avait éti employé en plusieurs i inrfanstances, mais seulement
IMfl
'.'■M, Gaulois, et gallus,
coq) ; en 1789, on le choisit autant comme emblème de Mars que comme symbole des Français. En 1830, il remplaça la fleur de lis comme emblème national ; en 1852, il a été remplacé par l'aigle impérial.
On a donné le nom de Coq de bruyère et de Coq de bouleau au Tétras, — de C. d'Inde, au Dindon ;
— de C. <Fété, à la Huppe; — de C. de roche, au Rupicole ; — de C. de marais, à la Gelinotte ; — de C. Indien, au Hocco ; — de C de mer, au crustacé dit aussi Calappe ou Crabe honteux.
Les Horlogers donnent le nom de coq à l'espèce de platine, taillée à jour et enjolivée de gravures, qui couvre et sert à maintenir le pivot du balancier.
coq (du lat. coquus). Les marins appellent coq ou muitre coq, le matelot chargé de la cuisine de l'équipage. — Ils nomment coq-souris une voile ou bonnette en deux parties, qui se lace entre le hunier etla vergue de fortune d'un sloop, d'une galiote. pour remplir le vide et les échancrures du hunier.
COQ-A-L'.V>'E, discours ridicule et sans lia où l'on passe brusquement d'un sujet à un autre. Ménage prétend que cette expression vient dune épître burlesque de Clément Marot, intitulée du < <><i à l'Ane-, mais elle est plus ancienne. — Les Anglais disent : cock-and-a-bull, un coq et un taureau.
COQUE (du lat. concha). C'est proprement l'écale ou coquille de l'œuf (Voy. Œuf). — En Botanique, on nomme ainsi les parties de certains fruits composés d'un péricarpe sec, se séparant en un nombre déterminé de loges, qui se détachent les unes des autres par la scission de leur cloison en deux lames ; ces loges individuellement prises sont des coques : tels sont les fruits du pavot, du buis, des euphorbes.
— On emploie encore le mot coque comme synonyme de cocon. Voy. ce mot.
coque, nomvulg. du Cardiwnedule. Voy. C.krdivm.
coque uu levant, fruit du Menispermum cocculus ou Bois à enivrer, espèce du genre Coccule, famille, des Ménispermées : c'est un drupe oblong, réniforme, monosperroe. Elle a la propriété d'enivrer les poissons : aussi les pécheurs s'en servent-ils pour composer une espèce de pâtée avec de la mie de pain : c'est ce qu'ils appellent tirer ta coque. La Coque du Levant doit ses propriétés vénéneuses à un principe alcalin et cristallisable, découvert par Roullay, et qu'il a appelé picrotoxine.
COQUELICOT, Papaver rhozas, nom vul( d'une espèce du genre Pavot. C'est une plaine bien connue, à fleurs d'un rouge éclatant, et qui, d chées, sont employées comme sudorifiquea. On en fait un sirop qui a été autrefois préconisé comme incisif et expectorant. Le coquelicot abonde dans les champs de blé et dans tous les terrains fralcu remués. On cultive dans les jardins des va i fleurs doubles, diversement colorées ou pana
COQUELOURDE, nom vulgaire donné à un Notasse, a VAnémo tepulsatille et à une Agrostemme.
COQUELUCHE. Au \\c siècle, ce nom fut donné pour la première fois à une ( prippeoude
catarrhe épidémique qui obligeait les malad couvrir la tète d'une coqueluche ou capuchon ; puis il a passé à la toux convulsive des enfants, qui n'a aucun rapport avec l'affection précédente. On prétend aussi, mais à tort, que la maladie BCtUl rait été ainsi nommée parce que, pendant
la respiration de l'enfant, devenant tOUl à COUp Sonore, parait iïniter le chant 'i >ui singulière sévit particulièrement au printemps et en
automne, surtout dans les années froides et lui,
La coqueluche est souvent épidémique et toujours contagieuse; ordinairement elle n'attaque qu'une
seule fois dans la vie. Inconnue ,i . elle a
nfondue jusqu'au w iur sièi ' affections catarrhales, tandis que c'est évidemment une névrose de la respiration, avec irritati
• de la muqueuse îles |i.- |iiv-
i complique souvent la Les quintes,
plus violentes et plus i la nuit, son
COQriLLE.