‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 478 sur 1672 · DEVOIR · texte numérisé non relu

DEVOIR

treprise, et qu'il contient les obligations respectives du oelai qui fait faire le travail el de œlui qui l'cn-

troprend (C. Nap., art. 1787-1799;.

DKVISIC (d<-'/i'ii\, propos,, pensée caractéristique exprimée en peu de muts et Le plus souvent woome dune égare symbolique. Gette figure forme le corps de la devise; les paroles on la légende en SSntl'dme. Les anciens connaissaient les devises ta moyen àgo, l'usage des tournois el des carrousels les lit revivre et les multiplia. — La plupart des rois de France ont eu leur divise particulière : Louis \H. une tète de Méduse, avec ces mots : Vincii quem respieit hostem (elle, vainc l'ennemi qu'elle regarde), ou bien un porc-épic, avec ces mots : Continu» et emimts (de près et de loin); François 1", une salamandre dans le l'eu, avec 1rs mots : Sulrinr il i:r-

tinguo j'y vis et je l 'éteins); Henri l\, un Hercule avec ces mots : ftnxa virtuti nulla est uiû (aucune

route n'est inaccessible à la valeur); LouisXiv, le soleil avec ces mois; Nec pluribus impar (je pourrais au besoin éclairer plus d'un monde). Les ducs de Savoie avaient pour devise : /•". /•;. /{. 7\,c.-à-d. For* titudo ejus Bfiodum tenuii (son courage conserva Rbodes); la Sicile, une bermine et les mots : Mtilo mari i/iin/i/ feedari (mieux vaut, la mort <pie la souillure . — La plupart des ordres de chevalerie ont une e ; on connaît celle de l'ordre de la Jarretière, en Angleterre -. Honni soit quintal y pense; et celle de la Légion d'honneur: Honneuret patrie.

DÉVITR1FICATION ni \i:i:i;i:. Si l'on prend une de verre transi. arente, et <|u'après l'avoir chauffée au rouge, on la laisse refroidir très-lentement, ou bien si on la maintient Longtemps à une température insuffisante pour la fondre, mais suffisante pour la ramollir, le verre perdra peu à peu sa transparence ; il paraîtra formé d'une agglomération d'aiguilles ténues et BenréeS) perpendiculaires à la surl'ace du verre, el offrira l'aspect d'une poterie à pâte blanche, d'une sorte de porcelaine. Déaumur est le premier qui ait étudié cette curieuse modification du verre (1717) ; c'est ce qui a fait donner au Verre dévitrifié Le nom de porcelaine de Réatànur. — Le verre dévitrifié est très-dur, il est mauvais conducii ii c de la chaleur, mais bon conducteur de l'électricité ; il fond presque aussi facilement qUg le verre

ordinaire. Sa composition chimiqi si absolument

identique. — On a essayé de fabriquer avec la porcelaine de HéaU mur des bouteilles, des carreaux d'appartement, des porphyres, des mortiers, etc. ; mais celte fabrication n'a point réussi.

lulvnil.Ml.M. Voir. I)i vr.r.m'i:.

DEVOIR (du ]at.deoe)'i , obli .uion morale ou juridique. La sciem e générale de nos devoirs contient deu\ grandes questions: l" Quels sont A du devoir? Dès que nous discernions le bien du mal,

nous jugeons que nous sommes ienus, en noire qualité d'être libres et intelligents, de faire le premier et

de nous abstenir du second. D ijsou s'élève

ii la conception de {'obligation morale qu'elle reconnaît comme absolu o,e. à d. inconditionnelle et iinper-

sonnelle, par conséquent, commo universelle et décar ictères de L'obligation mi l'appelle impératif catégorique, formule ainsi : « Agis de telle sorte' (pie la maxime de ton aci ion puise être érigée par ta volonté en une loi uaivonselli praiiqi que flotte formule soi) irrôprocba ble, il faut j remplacer le mol volonté par celui de raison, parce que c'est la raison, si non la volonté, qui donne des prescriptioruvimpérativea et qui érige l'anivcrsalité en critérium moral, la volonté ne s'im-

18 une loi h elle uiè ; elle la tient de |8 rai

son qui en i on< oit le caractère absolu en vertu de la connexion du bien el du devoir. De là résulte cette définition : « Le devoir est l'obligatii tarais de faire

une action ou de s'en abstenir par respect pour la

'.i. n 2° Quel est l'objet du devoir? Kant pose somme

principe de nos devoirs et de nos droits la règle qu'il

appelle l'impératifpratique:«Agnde telle sorte quet soit dans ta personne, soit dans la personne d'autrui, tu traitestoujours l'humanité, c.-à-d. la nature raisonnahle, comme une fin et que tu ne t'en serves jamais comme d'un moyen. » Il l'explique ainsi : « Les êtres privés de raison n'ont qu'une valeur relative, celle de moyens (peuri'usage arbitraire de notre volonté), et c'est pourquoi on les appelle des choses, tandis qu'on donne le nom de personnei aux êtres raisonnables, parce que leur nature même en fait des fins in soi, c.-h-d. quelque chose qui ne doit pasêtre eraployé comme moyen et qui, par conséquent, restreint d'autant la liberté de chacun et lui est un objet d« respect. t>(Fondementi de la métaphysique des maure, trad. de liarni.) De nos jours plusieurs moralistes, appartenant d'ailleurs u divers . ont t ans-

formé' ainsi cette règle : « Respecte en toi et en autrui la dignité de l'homme (ou :1a dignité de l'être libre et raisonnable;. » On a reproché à cette formule appelée principe de la dignité personnelle) de ne prescrire guère que des devoirs négatif» et de ne tenir aucun compte de la sensibilité morale dont le concours est indispensable pour les actes de sacrifice et de dévouement, Jouffroy (Cours de droit naturt xxx;, donne nue théorie plus large, qu'on peut résumer ainsi: Le devoir de l'homme est de développe» BO lui même ce qui fait de lui une personne et constitue sa dignité, la liberté unieà l'intelligence et à l'amour, par suite, de respecter dans ses semblables le loppement de la personnalité' humaine, d'\ ci ncourir même autant qu'A le peut ; le bien more» ou la nmralitè consiste dans la volonté d'accomplir la fin qui répond à la nature humaine dans chaque circonstance, particulière; \u mérite résulte de la grandeur de l'effort et constituele principalélémentdu bonheur Vomi Bien, Bonhbi n, Obstinée). — Consulter, outre les ouvrages de Kant el de Jouffroy, Tissât, Principes defa moraie u866 : Renouvier,Sct'e«oerfe fadfomua(18BS); .1. Simon, le Devoir(%% éd., 1869 : FBnaxi,J>làlasepkié du devoir [1869). Ym/. Hohujk

Division des devoirs d'après leur nature. La Morale a, comme le Droit, deux espèces de prescriptions : les unes prohibitif « I) n'-f/idift), comme: «Abstiens-toi de tout ce qui dégraderait tes facultés morales; n Les autres affirmatives(fl. positifs .comme: «Emploie tous les moyens propres à développer tes

facultés morales. » Des D. négatifs sont encore appelés parfaits, parco qu'ils sont d'obligation stricte, qu'ils comportent une détermination précise et qu'ils peuvent être imposés par une contrainte juridique,

comme : « Tu ne déroberas pas. » l.es /). positifs, au

contraire, échappent à toute limitation, à toute réglementation législative, comme : « Tu donneras; » l'application en est laissée à l'appréciation de la conscience individuelle.

Division des devoirs d'après leur objet Les anciens distinguaient quatre vertus principales d'après les di-

verses perfections dont l'àme es; susceptild" dans toutes les situa lion s de la \ie, prudénœ, justice, foret il'i'inie, tempérant e 1 1 y. ces mots . Les modem adopté uno autre division fondée sur lesdifférenti

que comporte notre nature, et ilsonl ainsi établi trois espèces de devoirs. — 1. Morale individuelle. D'homme a envers lui-même des devoirs qui sont les conditions essentielles de sa personnalité mors Burer l'empire de la volonté sur les appétits et les mouvements irréfléchis du cœur pour acquérir la d'âme qui constitue le caractère, cultiver l'intell

pour qu'à son tour elle éclaire La volonté, i ppliquer

aux plus nobles objets cette sen-ihililé morale ■

aimer la vertu en adoui issant ce que la pratiqme du devoir a de pénible et d'austère, conserver le corps et augmenter ses forces pour qufu serve d'instrument

lame, enfin exercer toutes le^ facultés humaines par le travail cpii ferme un des plus solides fondements de la moralité, en même temps qu'il

contribue au progrès généra) do la société par la perfectionnement des arts et desscient I \nnu,

DEXTRINE.

DIABETE.

AMorn,PAssio\s,SucmF,HY(.ii:NE,TiiAVAii.). — IL A/orale sociale: Les devoirs de l'homme envers ses >tmbiaWessootde trois espèces: l'ceux qui lui sontpressans exception envers tous les hommes, par cela seal qu'ils sont di s personnes morales comme lui, qu'ils ont les mêmes droits et les mêmes devoirs, savoir : \a justice et La charité(Voy. Di.oit .naturel, Ji s-

THSB,D«)BL;CBARITÉ,FBATERNlTÉ,BiEKVEILLAKCE,BlEN-

i \is\m.e, Amitiéj ; 2° ceux qui s'adressent particulièrement à la famille et qui découlent de la qualité de d'époux, de fils ou de frère (Foy. Famille, Père, ■ i , Éducation ;3° ceux qui obligent les cittîj-ens

obéir aux lois civiles et politiques de l'État consi^ comme réalisation du droit dans l'ordre social 'Voy. Société, État, Gouvernement, Loi, Liberté, Écskomie politique). — A la M. individuelle et à la iale se rattachent les règles àsuivre dansl'exercice du pouvoir que l'homme possède sur les animaux, envers lesquels toute cruauté inutile est répréhensible comme inspirée par un mauvais sentiment, et sur les objets inanimés, qu'il ne peut détruire arbitrairement sans préjudice pour la société. — III. Morale religieuse. Les devoirs envers Dieu résultent de la nature de l'homme et de celle de Dieu considéré comme type de perfection morale, comme législateur et comme rémunérateur : ils se résument dans la croyance à l'existence de Dieu et à l'immortalité de l'âme, dans le culte et les sentiments dont il est l'expression : connaître, aimer et servir Dieu Voy, Religion, Dieu, Culte). — Consulter : Cicéron, des Devoirs ; Franck, Éléments demorale (1868) ; Janet, Eléments de morale (J 870).

DÉVOLL'TIOIV (de dévolu). En Droit, on nomme dévolution le passage d'une succession d'une personne à une autre (C. Nap., art. 780), et spécialement à l'une des deux lignes de la famille d'un défunt, quand l'autre ligne cesse d'exister : « La dévolution d'une ligne à l'autre n'a lieu que lorsqu'il ne se trouve aucun ascendant, ni collatéral de l'une des deux lignes (C. Nap., art. 733). »

Dans les Pays-Bas et en Alsace, le droit de dévolution consistait en ce que tous les immeubles apportés par lus conjoints en mariage, ou qu'ils acquéraient postérieurement, par succession ou autrement, api 'i-tenaient en propriété aux enfants nés de ce mariage, à l'exclusion des enfants nés d'un mariage subséquent ; s'il n'y avait pas d'enfants vivants, le survivant des époux succédait en pleine propriété à tous bs biens. C'est en vertu de ce droit que Louis XIV, époux de Marie-Thérèse, prétendit à la possession «les Pays-Bas espagnols, ce qui donna lieu à kiGuerre de dévolution. Voy. le Dict. d'Ilist. et de Géogr.

En Matière bénéficiale, lu dévolution était le droit qu'avait tout supérieur immédiat de conférer un bérempK de fait, mais vacant de droit, à raison de la nullité de la collation précédente, ou par défaut des qualités requises dans le collataire, ou à raison de quelque incapacité.

DEVQNIEN ;i;TAf.i:), le second des étages géologiques de la série paléozoïque, succède au terrain silui précède l'étage carbonifère. On le trouve, en Fiance, dans le grand massif de Bretagne, à Ferqnes (Pas-de-Calais), à Mnndrepuis (Aisne), et dans les Hautes-Pyrénées. Il est très-développé en Angleterre, surtout dans le Devonshire, en Belgique, en Prusse, eu Russie ei en Amérique. Il se compose tantôt de vieux grès rouge), tantôt .le schisteset de calcaires. Parmi les nombreux fossiles qui le caractérisent.on peut citer le Pkacops macrophthalmus,l'J:- (jauides retrorsus, le Bellerophon striàtus, la Culceoiasandalina, le Spùifer VerneuiUi, etc.

IUvVOUAIN'TS (lksj. Voy. Compagnohnage.

DEVOTION (dulat. devotiO). Voy. Piml.

DEXTKE (du lat. dextra, droite), nom donné, en termes de Blason, au côté droit de l'écu.

oextkine (du lat. dextra, droite, parce qu'elle fait déviera droite le plan de polarisation), substance semblable à la gomme arabique, qui se produit par

l'action des acides et de la diastase sur l'amidon. On l'obtient aussi par la torréfaction légère de l'amidon [léiocomme); il s'en développe spontanément dans les graines des céréales pendant la germination. La dextrine est blanche, insipide, sans odeur, et transparente quand elle est sous forme de plaquée mimes. Elle a la même composition que l'amidon pu rr(;6fll(,0!1]. L'eau la dissout en grande quantité et devient alors mucilagineuse. La formation de la dextrine accompagne toujours celle du sucre dans l'action des acides et de la diastase sur la fécule. C'est à sa présence que la bière doit sa viscosité. On se sert de ht dextrine pour édulcorer et gommer les tisanes, pour fabriquer des pains de luxe dits pains de dextrine. On l'emploie en chirurgie, comme le collodion, pour faire des bandages. Sa qualité hygrométrique la rend propre à fabriquer des feutres et des rouleaux d'imprimerie, à tenir humide le parou des tisserands, etc. ; aussi trouve-t-elle de nombreuses applications dans les apprêts, encollages, impression des couleurs,etc. — La dextrine a été obtenue en 1833 par M. Dubrunfaut, et étudiée aussitôt par MM. Payen et Persoz.

DEXTROCIIERE (du lat. dextra, droite, et du gr. yv.ç,, main), bracelet d'or que les Romains portaient au poignet droit. — En termes de Blason, on nomme ainsi une main gantée et armée d'une épée, qui faisait partie des armoiries du connétable ou du doyen des maréchaux.

DEXTKOGEUCOSE. Voy. Glucose et Sucre.

DEXTItOYOLl'BILES, se dit, en Botanique, des tiges volubiles, dont la spirale va de droite à gauche (Haricot, Liseron, etc.).

DEY (de l'arabe dâ'i, qui appelle). Ce titre, qui primitivement désignait certains missionnaires musulmans qui appelaient les fidèles au pèlerinage de la Mecque, a été spécialement porté par les chefs barbaresques de la régence d'Alger.

DIABASE, espèce de roche. Voy. Diorite.

DIABÈTE (du gr. o\oMw„ qui passe à travers), maladie caractérisée par une excrétion excessivement abondante d'urine plus ou moins chargée d'une matière cristallisable, fermentescible et le plus souvent sucrée, identique avec \-àdextro-glucose( Voy. Slcre), avec sécheresse de la peau, soif très-vive, appétit dévorant, abattement des forces et des facultés morales, amaigrissement et dépérissement progressif'. Cel 8 maladie affecte de préférence les individus faibles, lymphatiques, de 35 à h~> ans. Une alimentation insuffisante ou exclusivement végétale, les évacuations excessives, l'intempérance, les veilles prolongées, les affections tristes, en favorisent le développement. La quantité d'urine excrétée dépasse de beaucoup celle des boissons. Quand l'urine est sucrée, la maladie est appelée D. sucré. Quelquefois elle est sans saveur et ne contient pas de sucre; on nomme alors la maladie D. insipide ou Polyurie i Voy. ce mot). — On connaît en outre un D.uvec excès d'urée, et un D. avec matières grasses, dit D. laiteux ou chyleux.

Le diabète est une affection chronique fort grave, qui résisté souvent à tous les moyens de traitement. Dans le ]). sucré, l'urine contenant moins d'acide inique et d'urée, en même temps que le sucre y surabonde, ii convient de mettre le malade à l'usage d'aliments azotés, de le nourrir presque exclusivement de viande, de bouillon, de lui faire boire de bon vin, de proscrite toute matière sucrée et féculente, telles que le store, le pain, les pommes de terre : on fait peur les diabétiques du pain de gluten sans fécule. On a conseillé en outre les médicaments diaphoniques, l'usage de laflanelle, les frictions sur les lombes, les bains chauds, les voyages dansïês pays chaoftS, lès toniques, notamment le quinquina et le fer. Les bains de vapeur, les bains sulfureux, les bains de mer et enfin l'eau de Vichy donnent de bons résultats, quand la maladie n'est pas encore arrivée à la période d'émaciai ion.

I i - causes du diabète np sont ps* encore bien con-

DIACAUSTIQUE.

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