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DORURE

eaux de verre, et on les nourrit d'insectes, de mie de pain, de jaunes d'œufs durcis, etc.

Dorade, nom vulgaire du Coryphène. Voy. ce mot.

dorade, Xiphias, constellation de l'hémisphère austral, située entre l'Éridan et le Navire ; sa plus belle étoile est de 3e grandeur.

DORADILLE, nom vulgaire sous lequel on confond diverses Fougères employées en Médecine, notamment YAsplenium et le Cétérach. Voy. ces mots.

DORÉE, poisson scombéroïde. Voy. Zée.

DORÉMA(du gr.8wpr,fj.a, présent), genre de la famille des Ombellifères,tribu des Peucédanées.est composé d'herbes bisannuelles, glabres ou visqueuses pubescentes, et d'un vert glauque. Le D. armeniacum do Perse, fournit la gomme ammoniaque. Voy. ce nom.

DOREUR. Voy. Dorure.

DORIEN ou dorique. Foy. Dialecte, Mode, Ordre.

hori>'E, Chrysosplenium, vulg. Hépatique dorée, genre de la famille des Saxifragacées, tribu des Saxifragées, renferme des herbes annuelles ou vivaces, à fleurs jaunes, sans corolle.

DORIS (nom mytholog.), genre de Mollusques gastéropodes, ordre des Nudibranches. Toutes les Boris ont le corps ovale et déprimé, et des couleurs brillantes. Leurs branchies forment une rosace autour de l'anus situé sur le dos ; leur bouche possède une petite trompe. Ces animaux sont hermaphrodites et vivent dans toutes les mers, cachés sous les pierres, dans la vase ou entre les racines des plantes marines.

DORMANT, se dit en Menuiserie et Serrurerie, de tout ouvrage qui n'est point mobile, par opposition à des parties attenantes ou de même nature, qui sont mobiles : tels sont le châssis fixe dans lequel s'emboîte le châssis mobile d'une croisée ; le panneau de fer formé d'enroulements, rinceaux, etc., qu'on place au-dessus d'une porte pour donner du jour, etc. — En Construction, un pont dormant est celui qui ne se lève point, par opposition au pont-levis \ — en Marine, les manœuvres dormantes, sont celles qui ne sont jamais dérangées, p. ex. les haubans. — Les Pêcheurs appellent lignes dormantes, celles qu'on laisse tendues au bord de l'eau, et qu'on visite de temps en temps pour voir si le poisson y a mordu.

DORONIC (d'un nom arabe), Doronicum, genre de la famille des Composées, tribu des Sénécronidées, renferme des plantes herbacées à grandes fleurs jaunes radiées, s'épanouissant en avril, et qui habitent les Alpes, la France et les Pyrénées. Le D. à feuilles en cœur (D. pardaliunches) a les mêmes propriétés que l'arnica; il passait autrefois pour une panacée universelle. Sa tige, haute de 2m, est garnie de feuilles en cœur, d'un vert jaune, douces au toucher. Le D. à feuilles de plantain (D.plantagineum) ne diffère du précédent que par ses feuilles ovales.

DORSAL (du lat. dorsum, dos). Le nwscle grand dorsal est un muscle aplati, quadrilatère, placé sur la région postérieure, latérale et inférieure du tronc. il s attache aux vertèbres dorsales, à celles des lombes, aux côtes abdominales, et se termine à l'humérus. Ce muscle porte le bras en arrière en l'abaisint, et tire en arrière et en bas le moignon de l'épaule. Le muscle long dorsal est situé à la partie postérieure du corps, et remplit les cavités ou gouttières vertébrales. 11 maintient la colonne vertébrale dans sa rectitude.

DORSALE. Voy. Nageoire.

DORSIRRAx\CHES (du lat. dorsum, dos, et de branchies), sous-ordre de la classe des Annélides cnétopodes, comprend celles qui ont des branchies &ur ledos.^Foî/. Annélides.

DORSTEME (du botan. Dorsten), Dorstenia, genre ne la familie des Morées, renferme des plantes acaules, à feuilles radicales luisantes, originaires de l'Amérique tropicale. L'espèce la plus connue est la D. à feuilles en cœur (D. contrayerva), dont la racine a été vantée pour le traitement des fièvres adynamiques. Cette racine, d'un rouge brun à l'extérieur,

blanche à l'intérieur, a, dans l'état de siccité, une saveur très-aromatique, un peu astringente, et une odeur approchant de celle du figuier. Elle «st fébrifuge et antiseptique.

DORTHÉSIE (du méd. Dorthès), Dorthesia, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères homoptères, famille des Gallinsectes, vit sur les euphorbes, les orties, le groseillier, le géranium, etc., et donne une matière colorante et de la cire.

DORURE (de dorer), opération par laquelle on recouvre d'une couche d'or plus ou moins épaisse la surface des objets auxquels on veut donner l'éclat ou l'inaltérabilité de ce métal. On dore les métaux et leurs alliages, le bois, la porcelaine, le carton, le plâtre, le marbre, le verre, etc.

La D. des métaux s'exécute par plusieurs procédés :

1° Le plus ancien est la D. au mercure, qui consiste à déposer sur le métal à dorer un amalgame d'or et de mercure, et à volatiliser ensuite le mercure par la chaleur. Si la pièce doit être en partie brunie, en partie mise au mat, on couvre d'abord les parties destinées à être brunies d'un mélange (dit épargne) formé de blanc d'Espagne et de gomme délayés dans de l'eau ; après avoir fait sécher la pièce et l'avoir chauffée, on la plonge dans un bain acidulé, et on la lave ; on frotte ensuite, au moyen d'un brunissoir et avec de la sanguine ou hématite, les parties destinées à être brunies. Quant au mat, on l'obtient en chauffant la pièce jusqu'à ce que l'épargne prenne une teinte brune; on la couvre alors de sel marin mélangé avec du nitre et de l'alun ; on la chauffe de nouveau jusqu'à ce que la couche saline entre en fusion, puis on la plonge subitement dans l'eau froide ; ce qui fait tomber la couche saline et l'épargne, et il ne reste plus qu'à laver légèrement la pièce et à la faire sécher. Avec de légères modifications, on obtient les autres dorures dites or moulu, or rouge, etc. ;

2° La D. au feu avec de l'or en feuilles s'applique au fer et au cuivre : sur le métal raclé, poli et suffisamment chauffé, on applique une ou plusieurs couches d'or, qu'on ravale ensuite avec le brunissoir; on termine en soumettant la pièce à un feu doux ;

3° La D. au froid et au pouce se fait en frottant la pièce avec de l'or en poudre, au moyen d'un bouchon ou même du pouce, jusqu'à ce que la couche ait l'épaisseur convenable ; puis avec de l'eau de savon on opère le bruni ;

4° La D. par immersion ou au trempé,in\eî\tée en 1836 par Elkington, consiste à plonger le métal dans une dissolution bouillante de chlorure d'or avec un bicarbonate alcalin. Ce procédé est rapide, économique et applicable aux objets les plus délicats;

59 La D. galvanique, tentée pour la première fois par M. de La Rive et exécutée avec succès en 1840 par M. deRuolz,apris depuis un essor considérable; le procédé par lequel on l'exécute s'emploie également avec avantage pour déposer l'argent, le platine, ou un métal quelconque, sur tout autre métal. On plonge les objets à dorer dans un bain composé de cyanure de potassium et de cyanure d'or ou d'un autre sel d'or, le tout dissous dans l'eau et maintenu à. une température constante de 18 à 20°; le temps de l'immersion varie avec l'épaisseur de la couche d'or qu'on veut déposer sur les objets. Le bain est contenu dans une cuve en bois et les objets à dorer sont attachés à des fils de laiton doré en communication avec les deux pôles d'une série de piles galvaniques. Voy. Argenture et Galvanoplastie.

La D. sur bois s'opère à l'huile ou en détrempe. — Les mêmes procédés s'emploient aussi pour la pierre, les ornements en pâtes de toute nature, le plâtre, le stuc, etc. Pour dorer, p. ex., les statues, grilles, balcons, etc., on recouvre ces objets d'une couche de céruse à l'huile de lin ; on y applique un mordant composé d'or couleur (résidu de toutes les couleurs que le peintre rassemble dans le vase où il nettoie s*'s pinceaux) et d'huile cuite ; puis, quand le mor-

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