ÉQUIVALENT
ÉQTjTYOQUB.
ie cheval, comme encore aujourd'hui les Arabes et les Orientaux Au moyen âge, la position du cavalier était presque perpendiculaire. La haute école devint en honneur au \\ic siècle. Les Italiens d'abord, puis les Français, fournirent les écuyers les plus distingués. Aujourd'hui, les principes de la vieilleécole française, si brillante au dernier siècle, ont été complètement modifiés, et se sont accrus de quelques procédés empruntés à la méthode anglaise. Parmi les écuyers distingués des temps modernes, on cite surtout le Ferrarais César Piaschi; te Napolitain Fed. Grisone ; Pluviml, écuyer de Louis Mil, qui fonda les manèges dits académies} le marquis de Newcastle, créateur de l'éqnitation anglaise pour les femmes ; La Cuérinièreetd'Abzac, sous Louis XV,et, denosjôurs, le vicomte d'Aure, Franconi et Baucfcer.
Xénophon nous a laissé un Traité d'équitution. Parmi tes ouvrages modernes, nous citerons : le Manège royal de Pluvinel(1623); les Recherches sur requit a tion chez les anciens du P. Fabricy 1764); les Traités d'équitation de M. d'Aure et de M. Aubert (1834 et 1836) ; le Cours d'équitation militaire de Saumur (Paris, 1830); la Méthode d'équitution et le Dictionnaire d'équitation de Baucher (1849), etc. Voy. Hirpiatrique et Cheval.
Équitation (écoles »'). Les premières qui existèrent en France furent fondées par le duc de Choiseul (1764), pour l'instruction des troupes à cheval. Quatre écoles furent établies à Metz, Douai. Besançon et Angers ; une école centrale devait être placée à Paris pour recevoir les meilleurs élèves de ces quatre établissements. Ces écoles, supprimées en 1767, furent remplacées, en 1771, par YE. de Saumur, supprimée à son tour en 1790. En 1796, une nouvelle école d'équitation fut fondée à Versailles, sous le titre d'Ecole nationale d'instruction des troupes à cheval. En 1799, deux écoles semblables furent établies à Lunéville et à Angers , Un décret impérial de 1809 les supprima et créa l'École spéciale de cavalerie à Saint-Germain. Rétablie à Saumur en 1814, puis transférée à Versailles 1823, elle fut, deux ans après, replacée à Saumur, où elle se trouve encore Voy. Gavai. huit (école m:).
ÉQUITÉ. Voit. Duorr positif, Justice.
ÉQUIVALENCE, qualité de ce qui on équivalent. H *c dit, p. ex., du droit qu'aungradué d'une université étrangère d'obtenir, sans examen ni thèse, un grade <le l'université de France équivalent à celui qu'il a dans son pays. — En Géométrie, on dit. que deux surfaces ou deux solides sont équivalents quand ils ont même mesure, h' équivalence et ['égalité diffërenl en ce que deux figures égales ont. à. la fois même forme <'! même mesure, en sorte que la superposition en est possible, tandis que deux ligures équivalentes peuvent avoir des formes toutes différentes. — En Physique, on nomme équivalence des forces, la théorie d'après laquelle les forces de la nature, ne pouvant ae perdre, ne fontque se convenir en une somme de forces équivalente : c'est ainsi (pie la lumière se convertit en chaleur, la chaleur en travail, et réciproquement. Voy. Équivalent mécanique.
ÉQUIVALENT (d'équivaloir), se dit, en Chimie, de la quantité d'un corps qui es* susceptible d'en remplacer on autre dans nue combinaison, de façon à conserver à la combinaison nouvelle le type et les propriétés génériques de la première. Que l'on combine p. ex., l'hydrogène et le chlore : un poids i du premier s'unira à un poids 85,9 fuis plus grand du second. Qu'on fasse réagir sur l'acide chlorhydrique qui se forme, le nitrate d'argent, on déplacera toul l'hydrogène, et an poids îos fois plus grand d'argenl remplacera 1 d'hydrogène pour s'unir aux ;t.">,5 de chlore. La combinaison \^CI a conservé le type MCI «•t, pour ainsi dire, sa structure : car, si l'on traite maintenant VgCI parHl (acide iodhydrique), on reproduira l'acide chlorhydrique HQ) primitif. On dit donc <pie (08 d'argent équivalent à 1 d'hydrogène. Si maintenant on met ce chlorure d'argent eu pré-
sence du sodium, 23 de celui-ci remplaceront les joft d'argent pour s'unir aux 35,5 de chlore. On dira donc que, vis-à-vis du chlore les poids 1 d'hydrogène* 108 d'argent et 23 de sodium s'équivalent. On trouverait de même que 32 est l'équivalent du zinc, et ainsi des autres. — On remarquera seulement qu'un même corps, le cuivre p. ex., pouvant donner deux chlorures, dont l'un contient deux fois plus de cuivre que l'autre, on peut dire que dans ce cas le cuivre a deux équivalents : on pourrait bien Cet on l'a fait) choisir pour équivalent le plus petit des poids ainsi obtenus; mais alors, outre que les équivalente ne sont plus comparables en passant d'un élément à un autre, on serait dans la nécessité de changer l'équivalent d'un (dément, chaque fois que la découverte d'une combinaison, où il entre en moindre quantité, abaisserait cet équivalent. C'est ce qui fait qu'aujourd'hui les chimistes ont généralement abandonné la notation de l'équivalent et l'ont remplacée par celle du poids atomique ( Voy. ce mot). — Voici la liste des équivalents des corps simples :
Molvbdcne 48 »
Nickel 29.5
Xiobiutn iueooi.
Or 98,25
Osmium 98,5
Oxygène 8 •
Palladium 63,18
Félopium intotiB.
Phosphore 31 •
Platine 98.5
Plomb 103,5
Potassium 39 »
Rhodium 52 >
Rubidium 85,36
R.ithéuinm 52 •
Sélénium 39,75
Sili ium 21 •
Sodium 23 •
Soufre 16 »
Strontium 43,75
Tantale 9i »
Tellure 64,5
Thallium 20V »
Aluminium 13,75
Antimoine 61 •
Argent 108 »
Arsenic "5 «
Azote 14 »
B.'irvtim 68,5
Bismuth 105 »
Bore 11 »
Brome 80 •
Cadmium 56 •
Calcium 20 •
Carbone 6 •
Orium 46 •
Césium 133/u
Chlore 35,"i
Chrome 26,75
Cobalt 23,5
Cuivre 31,45
nidyme 48 »
Ki hium ioconn.
II,. in
Fer
Fluor
■•lucininm . Hydrogène,
ludium 35 92
Iode
Iridium. ..
Lanthai e, .
I illiiiiui. . . .
M.i'-'n 'viiiii.
Uangan ise, Mercure . . .
Thcrbium. iicooi.
Thorium . . s ,87
Titane
tungstène 9i >
Uranium 60 •
\ anadium I
Yttrium
Zinc :
/il r, ,111(1111 33,6
Équivalent mécanique de la chaleur, nombre nui mesure la quantité de travail que peut produire l'unité de chaleur. On admet généralement (pie i calorie crée 425 kilograin mètres en disparaissant, et réciproquement que 425 kilogrammètres peuvent engendrer 1 calorie. La première détermination théorique de ce nombre esl due au D* J.-R. liayer d'Heilbronn 1 841); puis M. Joule le détermina par expérience en Angleterre. Ces recherches sont le point de départ de la théorie mécanique delachaleurou Thermodijnamigue. \'oi/. ce mot.
ÉQUIVOQUE du latin œquivocus), genre de sophisme qui consiste suit à employer le même terme dans des acceptions différentes, en passant p. e\. du sens général au sens particulier tdutmioomut sens divisé, etc. jBoil à employer des tannes qui peuvent s'interpréter de différentes manieras 1 1 amphibologie, ISA jeux de mots, le calembour, etc., rentrent dant le dernier genre d'équivoque. Platon, dam son Buthydème, indique, comme véritable moyen de combattre ce sophisme, de définir les termes et d'en
bien préciser k sens. — l.a IJ« sa ire de Itoileau,
Intitulée de l'Equivoque, ne traite la question qu'à un
point de vue purement théolo ,iqiio.
On appelle Bimes équivoques, ob petites pièces de
Ven dans lesquelles les dernières S) Uabes de chaque vers sont reprises en un autre sens dans le vers sui-
ÉHËTHIZMX.