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EXEMPTION

ulcérées, les os, etc. Les excroissances présentent de nombreuses variétés. Tels sont les verrues, les polypes, les végétations, les condylomes, les productions cornées, les exostoses, etc. Voy. ces mots.

Les végétaux ont aussi leurs excroissances : ce Bont ordinairement des bourrelets dus à une sève surabondante, qui, détournée de sa route naturelle, s'arrête, et forme un dépôt de couches ligneuses. Les ébénistes les recherchent pour la dureté du bois et la beauté des veines qu'elles présentent.

EXCUSE (d'excuser). On entend, en Droit criminel, par excuse une circonstance qui diminue ou même empêche l'application de la peine à un fait reconnu constant et criminel. Ainsi la provocation est une excuse (C. pén., art. 321). — On appelle aussi excuse absolutoire la circonstance qui empêche un fait matériel d'être criminel et punissable, comme l'état de démence de l'auteur (C. pén., art. 64). — Excuse se dit aussi des motifs d'une absence ou d'un refus d'accepter une mission. Voy. Juré, Témoin, Tutelle, etc.

EXEAT, c.-à-d. en latin qu'il sorte, se dit proprement de la permission qu'un évèque accorde à un prêtre de quitter son diocèse pour se fixer ailleurs, et, en général, de tout billet de sortie.

EXÉCUTANT, en Musique. Voy. Exécution.

EXÉCUTEUR DES ARRÊTS CRIMINELS OU DES HAUTES- ŒUVRES. Voy. Bourreau et Exécution.

exécuteur testamentaire. Voy. Testament.

EXÉCUTIF (fouvoir). Voy. Pouvoir et État.

EXÉCUTION (du lat. exsecutio). En Droit criminel, ce mot s'entend spécialement de l'application de la peine de mort. La forme de ce supplice a varié suivant les temps et les lieux. Aujourd'hui, en France, c'est la décollation qui esten usage ( Voy. Guillotine). Le condamné a trois jours pour se pourvoir en cassation ; s'il refuse de se pourvoir ou si le pourvoi est rejeté, l'exécution a lieu dans les 24 heures qui suivent le délai du pourvoi ou l'arrêt de rejet; elle peut cependant être encore suspendue par le recours en grâce et en cas de révision. L'exécution se fait sur une place publique, désignée dans l'arrêt de condamnation. Le greffier doit assister à l'exécution et en faire le rapport. — Les soldats condamnés à mort sont fusillés. Chez les Romains, ils étaient décapités.

En Matière civile, on entend par exécution l'accomplissement d'une obligation, résultant d'un contrat ou d'un jugement. On distinguait avant l'abolition de la contrainte par corps les voies d'exécution sur la personne et les voies d'exécution sur les biens. L'exécution sur les biens ne peut avoir lieu qu'en vertu des expéditions délivrées en la forme exécutoire, c.-à-d. au nom du pouvoir exécutif, portant le même intitulé que les lois et terminées par un mandement aux officiers de justice. Toutefois, avant la loi de 1841, dans les contrats passés par-devant notaires, les parties pouvaient stipuler \'E. parée (du lat. parata, prête, prompte), c.-à-d. sans avoir besoin d'observer les formes et délais exigés par le Code de procédure civile. Quant aux jugements, l'exécution peut être provisoire ou définitive. — On appelle saisie-exécution,^ saisie mobilière d'un débiteur, et tous les actes de procédure relatifs à cette saisie.

exécution. En Musique, c'est l'art d'interpréter la musique: elle est individuelle ou collective; dans le premier cas, elle a le plus souvent pour objet de montrer l'habileté de l'exécutant, qui prend alors le nom de chanteur ou de soliste; dans le second, elle réunit plusieurs exécutants pour constituer ce qu'on nomme la musique d'ensemble.

EXÉCUTOIRE, ce qui est susceptible d'exécution. Les actes et les jugements acquièrent ce droit en vertu des mandements faits au nom du pouvoir exécutif (Voy. Exécution). — En Procédure civile, on nomme Exécutoire, E. de dépens, la décision judiciaire qui contient la liquidation des dépens.

EXEGESE (du gr. èÇrJYïiffi;), explication d'un texte, se dit spécialement de l'interprétation de la Bible et

des livres sacrés. — Selon les protestants, il est permis à tout homme de commenter, d'expliquer les livres sacrés; les catholiques croient, au contraire, qu'il appartient à l'Église seule d'en expliquer le sens. Voy.

Ex ÉC ÊTES.

Le mathématicien Viète a nommé exégèse numérique ou linéaire la recherche des racines des équations et leur solution numérique ou géométrique.

EXÉGÈTE (du gr. I£ïjy»it^ç), nom donné, chez les Athéniens, à des hommes habiles dans les lois, et que les juges consultaient dans les causes capitales.

On nomme auj . Exéyètes les savants qui se consacrent à l'explication et à l'interprétation des livres saints. Les plus célèbres exégètes, parmi les Pères de l'Église, sontOrigène.StJean-Chrysostôme, Théodoret, Diodore de Tarse, St Jérôme. Au moyen âge, on compte fort peu d'exégètes; mais depuis la Réforme,leur nombre s'accrut considérablement.surtout chez les protestants. On cite principalement Grotius, A. Schultens, Michaëlis, Rosenmuller, Gesenius, Schleussner,Vater,Paulus, etc. Chez les catholiques, R. Simon, auteur d'une Histoire critique du Vieux Testament (1678), dom Calmet, dom Guarin, Silvestre de Sacy, se sont distingués comme exégètes. — Voir Kaenen, Recherches historiques et critiques sur la formation et la réunion des livres de i Ancien Testament (trad. du holland. par Pierson, 1866).

EXEMPLE (du lat. exemplum). En Rhétorique et en Logique, c'est un argument qui n'est qu'une forme de la comparaison. L'exemple conclut a pari, c.-à-d. par la même raison; a contrario, par la raison contraire ; a fortiori,k plus forte raison. Ex. a pari: Dieu pardonna à David à cause de son repentir ; donc il vous pardonnera, si vous vous repentez. Ex. a fortiori: les infidèles pratiquent la vertu ; donc, à plus forte raison, les chrétiens doivent la pratiquer. Ex. a contrario: l'oisiveté est la mère de tous les vices, donc le travail en est le préservatif. Aristote range parmi les exemples l'apologue etlaparabole. — Voy. Paradigme.

EXEMPT (du lat. exemptus), nom donné, avant 1789, à des sous-officiers de cavalerie, dont le grade était au-dessus du brigadier et au-dessous de l'enseigne, etqui commandaient en l'absence du capitaine et de ses lieutenants, parce qu'ils étaient exemptés du service ordinaire des simples cavaliers. L'exempt portait un petit bâton d'ébène garni d'ivoire, nommé bâton d'exempt.

Exe?npts de police. Dans les corporations préposées jadis au maintien de la police, on nommait E. des gardes de la prévôté de l'hôtel, E. de la maréchaussée et du guet, des officiers subalternes, chargés de notifier les ordres du roi et de faire les arrestations. Le grand prévôt de l'hôtel avait sous lui 12 exempts qui servaient par quartier. Les quatre plus anciens se nommaient grands exempts. Ils relevaient le guet et informaient des délits commis à la cour. — On appelait E. de la connétablie des officiers ayant rang de capitaines de cavalerie, et chargés de notifier les ordres des maréchaux de France et d'arrêter les personnes compromises.

Dans l'ordre clérical, on qualifiait exempts de l'ordinaire, certains monastères, certains ecclésiastiques, séculiers ou réguliers, qui n'étaient point soumis à la juridiction ordinaire de l'évêque diocésain.

EXEMPTION (du lat. exemptio), privilège par lequel une personne se dérobe à une charge commune. Aujourd'hui, ce mot désigne presque uniquement la dispense du service (Voy. Service militaire et Garde nationale). — Autrefoison distinguait: \'E. en matière de finances,q\ii dispensait une personne ou une corporation du payement des contributions publiques: c'est ainsi qu'avant 1789 les membres delà noblesse et du clergé étaient exempts de la plus grande partie des charges publiques ; — YE. en matière ecclésiastique, qui enlevait une corporation religieuse ou une personne engagée dans les ordres à la juridiction épiscopale ordinaire ( Voy. ci-dessus Exempt) ; — \'E.

EXFOLIATION.

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