FAUTEUIL
Chaperon, est porté sur le poing par des chasseurs à cheval jusqu'au lieu de la chasse : là, on le déchaperonne ; il part, s'élève verticalement à une grande hauteur et tombe comme la foudre sur le gibier qu'il aperçoit ; puis il revient se placer sur le poing du chasseur. Le faucon Pèlerin, le Gerfaut et le Lanier servent d'ordinaire pour la chasse du héron, de la ni;, du milan et du lièvre ; l'Emerillon et le Bobereau, pour celle des perdrix, des cailles et des alouettes. — Voir la Fauconnerie de Ch. d'Arcussia de Câpre, seigneur d'Esparrun (Pari-, 1627] ; laFau- ■ric de .1. de Franchière (Paris, 1728,, et aussi VHieracosophion, tel de Re accipitraria, poème latin en 3 chants du président de Thou.
On appelle fauconnerie ou fauconnière le lieu où l'on élève les faucons.
FAUCONNIER (de faucon), celui qui dresse et gouverne les oiseaux de proie élevés pour la chasse. — Le Grand fauconnier de France était un oflicier de la maison du roi et le chef de la fauconnerie royale. Le premier qui porta ce titre futEustache de Jaucourt, seigneur de Viry, sous Charles VI (1406). Cette charge disparut en 1790 avec la monarchie.
FAUCHE ou padlcrb (du lat. fulcrum), pièce de fer qu'on plaçait sur le côté droit des cuirasses, au moyen âge, pour tenir la lance en arrêt.
FAUjDEUR de l'allem. falten, plier;, ouvrier qui, dans les «fabriques de drap, est chargé de plier les pièce'- en double sur la longueur, de manière que les doux lisières se touchent. On fuude les étoffes pour les emballer.
i aulx. Voy. Faux.
FAUNE (de Faune, divinité champêtre;, nom qui désigne, depuis Linné, l'ensemble des animaux d'un paj -, et les ouvrages consacrés spécialement à la description des animaux qui vivent dans une contrée déterminée. La Faune est aux animaux ce qu'est la Flore par rapport aux végétaux.
On a appliqué le nom de Faune à un Singe ; à un papillon du genre Sature ; et à un genre de coquilles nommé Mélanopside.
FAUSSAIRE. VOy. Eux.
FAUSSE. En Zoologie, on nomme Fausse chenille, toute larve ayant 8, 18 ou 22 pattes, comme celles des I mthrèdes; F. coquille, l'enveloppe desOursins; F. . une section du genre Merle ; /•" /uiotle, une ■onnette; F. oreille de Midas, liBulune bouche- /■'. tiare, une coquille du genre Volute- /•'. teignet , les Tinéites dont les larves quittent leur fourreau pour marcher. — On nomme encore F. ailes, les aile:- us; /•'. nageoires, les nageoires adipeuses; /-'. nymphes, les nymphes (pu restent inactives dans leur fourreau; F. pattes, les organe, ambulatoires de- Vnnélides, les pattes nageoires de certains Crus- , etc.
Lu Botanique, on nomme Fausse branc-ursine, la Berce; F. cannelle, le Laurus cassia; F. coloquinte, ariété du genre Courge; F. guimauve, la Mauve jaune des Indes; p. lysimachie, l'Épilobe à fleurs étroites; F. nielle, la Nielle des blés; /•'. orange, la Pomme d'amour; F. oronge, un Agaric vénéneux; F. poire, une sorte de Courge, /•'. réglisse, l'Astragale vulnéraire; F, rhubarbe, le Pigamon jaune et la racine de Moi-iode; F, roquette, le Bunias. — On appelle encore /•' baies, celle- qui ont des loges disposées avec un ordre apparent ; F. cloisons, celles qui dans le lïuit sont formées par un prolongement do. trophosperme ; /■'. ètamines, les tilets des fleurons stériles dans les Composées ; /•'. ombelle, le corymbe ; F. parasites, les plantes qui vivent sur d'autres végétaux sans en tirer leur nourriture; enfin /•'. trachées, les vaisseaux des plantes qui sont ponctués ou coupés par des lignes ou des fentes transversales.
En Uinéralogie, on a nommé Fausse aigue-marine nue variété de Chaux fluatée d'un bleu-verdatre; F. nao thy tte, F.émeraude, F ■ topaxe, plusieurs variétés h fluor; F. chrysolithe, F. hyacinthe, deux variétés de Quartz hyalin} F. galène, un Talc écailleux,
d'aspect métallique ; F. malachite, le Jaspe vert, etc.
i m ssk bbaie, terme de Fortification, désigne une seconde enceinte terrassée comme la première; qui n'en est pas séparée par un fossé, mais dont le terreplein joint l'escarpe de la première enceinte.
i ai sse coupe, nom donné, r-n Architecture, au profil d'une pierre, d'une pièce de bois, présentant des lignes qui ne sont pas tracées d'équerre, et donnant l'angle de 45°. Telles sont les pierres qui forment quelquefois des linteaux de porte, et qui sont taillées de façon que plusieurs de leurs joints forment comme une moitié de Z.
i m ssk mm:, défautde fabrication dans les étoffes, provenant d'un jet de la trame qui ne passe pas régulièrement dans les lils de la chaîne, à cause d'un défaut d'égalité dans les fils des lisses.
FAOSSE ÉQUERRE. Voy. ËQOEHHE (i-AISSE).
i m sse position (règle DEy. On appelle ainsi la méthode employée, en Arithmétique, pour résoudr tains problèmes, et qui consiste à faire sur les valeurs des inconnues d'un problème, des hypothès suppositions , que l'on sait être fausses, mais que l'on rectifie ensuite à l'aide des conditions de l'énoncé. Si une seule hypothèse suffit à la résolution du problème, on a la règle de fausse position simple : si au contraire deux hypothèses successives sont nécessaires on a la règle de double fausse position. Le problème suivant est un exemple du cas le plus simple : Pour payer &3 fr. avec 12 pièces partie de 2 fr., partie de 5 fr., combien prenctra-t-on des unes et des autres? Si l'on donnait 12 pièces toutes de 2 fr., on ne payerait que 2X12 ou 2i fr. et il y aurait une erreur de Uô — 2i ou de 21 fr. Mais chaque pièce de 5 fr. substituée à une pièce de 2 fr., diminue l'erreur de 5 — 2 ou de 3 fr. Donc pour la diminuer de 21 fr., il faudra substituer Y, ou 7 pièces de 5 F . à autant de pièces de 2 fr. On donnera par suite 7 pièces de 5 fr. et 12 — 7 ou 5 pièces de 2 fr.
i'aissk \ is, vis cjui sert à en tailler d'autres. Malgré son nom, c'est une vis véritable.
FAUSSET 'de l'Haï, falsetto; du lat. falsus), voix de tète, c.-à-d. voix aiguG qu'on obtient en faisant vibrer les cm des supérieures du larynx : on l'oppose à la voix de poitrine. C'est le ton que prend la voix de l'homme quand i! veut imiter une voix de femme ou d'enfant. Ce genre de voix n'existe guère que chez les hommes, notamment chez les ténors.' Voy, Voix.
fai sskt ou fosset (orig. inc), cheville de bois avec laquelle les tonneliers et les marchands de vin bouchent l'ouverture faite à une futaille avec le foret.
FAUTE (de faillir). On entend, en Droit, par fautes, les manquements qu'une personne peut commettre dans l'exécution de ses obligations. On distinguait autrefois les F. lourdes et les F. légères; ces distinctions ont été supprimées par l'art. 1137 du Code Napoléon, aux termes duquel on doit apporter à l'accomplissement de son obligation les soins d'un bon père de famille.
FAUTEAU, machine do guerre en usage au mo\ en
âge, consistait en une forte poutre suspendue et mise en mouvement à force de bras : elle servait a battre les porte- et les murailles d'une plaie aSSJ
FAUTEUIL (du b.-lat. faldistorium ; de l'anc. htallem., faltstuol, siège pliant), chaise à bras et à dossier, en bois plus ou moins précieux, et recouverte de velours, de soie, de toile, de crin, ou de cuir. On fait aussi des fauteuils (tété, garnis en canne- de jonc et à jour, et des fauteuils de jardin, eu fer ou en bois peint OU en bois ru-tique. On appelle
bergère un grand et large fauteuil garni de coussins; fauteuil au Voltaire ou Duchesse, un fauteuil bas,
à dossier élevé ou renversé.
Le fauteuil a toujours été un siège de luxe: souvent aussi il a été une marque de dignité. Les chaises curules des Bomains, Ii - souverains, les
• drat) des prélats et des prol sont autre chose que des fauteuils. Par métaphore,