FÉCULE
nalier ; F. buis, le Fragon ; F. café, divers Caféiers sauvages, et, à Haïti, les graines du Ricin ; F. champignons, certains Lichens ; F. chervis, la Carotte sauvage ; F. cumin, la Nielle; F. dictame, le Marrube ; F. ébénier, le Cytise des Alpes; F. ellébore, tous les Ellébores autres que l'Ellébore oriental ; F. froment, l'Avoine ; F. Indigo, le Galéga et l'Amorplia ; F. ipécuanha, divers végétaux dont la racine est un succédané de l'Ipécacuanha ; F. jalap, la Belle-de-nuit ; F. jasmin, le Tecoma radicans ; F. lupin, le Trèfle ; F. nard, l'Ail; F. piment, la Morelle ; F. pistachier, le Staph ylier ; F. platane, un Érable ; F. poivre, le Piment ; F. quinquina, l'Iva frutescens ; F. raifort, le Cranson ; F. réglisse, un Abrus; F. santal, le Brésillet et l'Alaterne ; F. sapin, l'Épicéa ; F. séné, le Baguenaudier ; F. sycomore, l'Azédarach ; F. thuya, le Cyprès; F. tremble, le Peuplier d'Amérique, etc.
En Minéralogie, on nomme Faux albâtre, l'Alabastrite ; F. argent et F. or, le Mica ; F. asbeste, l'Amphibole blanchâtre ; F. grenat, un cristal de couleur sombre; F.prase, le Quartz verdâtre ; F. rubis, un Quartz rougeàtre; F. saphir, la Cordiérite, etc.
faux bourdon, manière de chanter le plain-chant à 3 ou h parties et notes pour notes. On en fait usage dans certaines fêtes solennelles.
fal'x écart (Art vétérinaire). Voy. Écart.
faux jour, clarté qui fait voir les objets d'une manière imparfaite et les fait juger autrement qu'ils ne sont. Un tableau est dans un faux jour lorsqu'il est éclairé dans un sens contraire à ceiui dans lequel le peintre a supposé que les objets du tableau reçoivent le jour.
faux marqué, inégalité des cors sur la tête du cerf. Quand il y a six cors d'un côté et sept de l'autre, les veneurs expriment cette inégalité en disant : le cerf porte quatorze faux marqués. -
faux pont, espace entre la cale et le premier pont dans les vaisseaux et les grandes frégates. Sur les côtés du faux pont sont logés, dans des cabines, les derniers officiers, l'agent comptable, l'aumônier, les chirurgiens et les maîtres ; les élèves occupent te milieu, depuis le grand mât jusqu'à celui d'artimon.
faux sabord. Voy. Sabord, Mantelet.
FAUX TRANCHANT. Vo>J. CoNTREPOINTE.
FAVEIlOLLE, faverotte, FAviOLE, noms donnés dans le Midi aux haricots et aux fèves. Voy. ces mots.
FAVEUR (du lat. favor). On appelait autrefois ainsi les rubans dont les dames gratifiaient les chevaliers dans les tournois. On donne encore aujourd'hui ce nom à un ruban de soie très-étroit et très-léger, dont on se sert pour faire des cocardes, pour réunir élégamment les feuilles d'un cahier, pour lier de petits paquets, etc. — En termes de Commerce, on nommait jours de faveur les dix jours que l'ordonnance accordait autrefois aux marchands, banquiers, négociants, après l'échéance de leurs lettres de change, pour les faire protester.
F A VEUX (du lat. favus, rayon de miel). Teigne faveuse, sorte de teigne dans laquelle la peau semble se creuser et former des alvéoles. Voy, Teigne.
FAVON1E, Favonia, genre de Méduses exotiques. Voy. Méduse.
FAVORIS, touffes de barbe qui encadront les joues. Voy, Barbe et poil.
EAVOS1TE (du lat. favus), Favosites, çenre de Polypes coralliaires, famille des TubiporienB, ne renferme que des espèces fossiles, (!<• forme variable, composées de tubes parallèles, prismatiques, disposés en faisceaux contigus, pentagones ou hexagones, plus ou moins réguliers, rarement articulés.
FAVOUETTE, nom vulg. de la Gesse tube
FAVUS. Voy. Porrigo et Teigne.
I \ \ \ltl>, FAOU, noms vulgaires du HETRE. I \\ I M I I où, PilBNCB.
• i ^<i du b.-lat./ëoefaoTum). Dans l'ancienne Jurisprudence, on appelait ainsi l'héritage qui se tenait
en li'ï et le contrat d'inféodation.
I I Al.. Ce mot, forme ancienne du mot fidèle, I
été longtemps employé dans les lettres patentes accordées par les rois de France. Elles commençaient par ces mots : A nos amés et féaux les conseillers, etc. Voy. Fidèle.
FÉBRICITANT (du lat. febricitare), se dit, en Médecine, des malades affectés de la fièvre, spécialement de fièvres lentes ou intermittentes.
FÉBRIFUGES (du lat. febria, fièvre, et fugare, chasser), substances médicamenteuses qui empêchent le retour des accès de fièvres intermittentes. Le fébrifuge par excellence est le quinquina, qu'on administre ordinairement sous la forme de sulfate de quinine. On a aussi préconisé les écorces d'angusture, de marronnier d'Inde, d'aune, de saule; l'alkékenge, la racine de benoîte, les feuilles de houx, la serpentaire de Virginie, l'arnica, et autres végétaux amers, plusieurs alcaloïdes, et quelques substances minérales, l'arséniate, de potasse, celui de soud".
FÈCES (du lat. faces, pluriel de fa>x, lie , dépôt ou sédiment qui se forme lorsqu'on laisse repuliquides troubles. — En Médecine, on emploie le mot fèces ou matières fécales, comme synonyme d'excréments. Voy. ce mot.
FÉCONDATION, en Zoologie (Voy. Génération et Reproduction). — En Botanique, voici généralement comment elle s'opère. Peu de temps après l'épanouissement de la fleur, les anthères s'ouvrent, le pollen s'en échappe et tombe sur le stigmate. Les grains de pollen mis en contact avec le stigmate s'y gonflent en absorbant une humeur visqueuse sécrétée par cet organe; la membrane extérieure se rompt, et à travers l'ouverture, la membrane intérieure fait une saillie qui s'allonge en un appendice tubuleux (boyau ou tube pollinique). C'est alors qu'à travers la membrane de ce tube, on peut apercevoir le mouvement des granules, nageant dans une liqueur fécondante appelée fovi/la, qui les transporte à travers les méats intercellulaires du style, jusqu'à la surface des trophospermes, où ils sont pompés par les ovules {Voy. ce mot). Dès que l'imprégnation a eu lieu, la fécondation est achevée. La fleur se fane ; les étamiues, la corolle, le calice même, devenus désormais inutiles, tombent ainsi quelesiv le et lestigmat vaire seul, qui contient les ovules fécondé-, p et concentre en lui toute la vitalité de la plante jusqu'à ce qu'il soit devenu fruit ; les ovules deviennent les graines destinées à la reproduction de l'espèce.
Fécondation artificielle (des fleurs . Pour que la fécondation des plantes puisse s'opérer, il faut qn poussières (pollen) des étamines s'arrêtent un certain temps sur le stigmate. Si le vent, la plui . toute autrecause détachent ce pollen, il jtcovlure et le fruit ne succède point à la fleur. On peut y remédier à l'aide de lh fécondation artificielle, procédé auquel on a recours soit dans certaines cultures ( Voy. Dattier), soit pour obtenir des hybride». Voy. ce mot.
Fécondation artificielle (des poissons ;. Voy. PBV k COUDRE.
FÉCULE (du lat. fœcula, dimin. de fœx). On appelait autrefois fécules les matières qui se précipitent des sucs obtenus par extraction, matières qui, loin d'être identiques, diffèrent au contraire beaucoup les unes des autres. On nommait fécule rrrtt' la matière verte suspendue dans ces sucs, et comp ordinairement de chlorophylle, de résine, de cire et d'une matière a/otée ( Voy. Cm or.oiim i ! . — Aujourd'hui, le- mots fécule, fécule amylacée, sont emploj es pour désigner spécialement la poussière d'amidon pur ou le dépôt blanc etpulvérulent d'amidon qui se précipite au fond de l'eau quand on j lave di végétaux préalablement broyés, tels que la pomme de terre, le manioc, le sagOU,le marantaarundinacé, etc. Le dépôt de l'amidon de pomme de terre est ce qu'on appelle le plu- ordinairement ' ■ \midon).
Les crains de fécule des divers m loin d'a-
voir la mène' dimension : voici, d'après M. l'aven, quelques mesures qui permettent île reconnaître souvent les sophistications : fécule du blé, 50 milli