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FENÊTRE

FEMELLE (du lat. femella, diminut. de femina). Outre son sens vulgaire, ce mot a quelques acceptions techniques. En Botanique, on nomme fleurs femelles celles qui ne portent que des pistils, sans étamines. — Les Plumassiers nomment femelles claires des plumes d'autruche femelle, blanches et noires, mais où le blanc domine sur le noir; femelles Obscures, celles où le noir domine.

Dans la Marine, on nomme ferrures femelles, ou Matelots, les pentures à deux branches qui portent le gouvernail et reçoivent les mamelons des gonds.

FEMININ, genre grammatical. Voy. GENBB.

FEMME (du lat. femina). Considéré au point de vue de l'Histoire naturelle, la femme ne diffère pas seulement de l'homme par le sexe. Elle en diffère encore par sa taille qui est moins élevée, par sa croissance qui s'arrête plus tôt, par ses os qui présentent moins d'aspérités que ceux de l'homme, par sa poitrine plus évasée, son bassin plus ample, ses fémurs plus obliques, son larynx plus étroit et moins saillant, sa voix plus aiguë, enfin par la prédominance du système cellulaire et du système lymphatique qui, en arrondissant ses formes et donnant plus de délicatesse à son organisation, lui assurent les avantages de la grâce et de la beauté. Il a été constaté que sur 33 enfants, il naît 17 garçonset 16 filles. Terme moyen, la femme parait vivre plus longtemps que l'homme.

La condition sociale de la femme a beaucoup varié : chez les Juifs, la polygamie était permise; mais la femme, soumise à son mari, pouvait exiger de la part de ses enfants le même respect, la même obéissance que le père. Dans l'Inde, les lois faisaient sa condition plus humble, mais les mœurs la rendaient en réalité plus élevée. En Egypte, la polygamie était prohibée, et la position civile des femmes n'était en rien inférieure à celle des hommes ; elles pouvaient s'élever au rang suprême. Chez les Grecs, les Spartiates estimaient surtout la mère chez la femme ; toutefois la feVnme lacédémonienne et, en général, la femme dorienne jouissait d'une grande indépendance, prenant une part active à la vie sociale ainsi qu'aux réjouissances publiques; il n'en était pas de même chez les peuples de race ionienne: les Athéniens traitaient la femme avec égards, mais ils la tenaient enferméedans le gynécée ; ils ne pouvaient avoir qu'une épouse légitime, mais le droit de répudiation était presque absolu, et à côté de l'épouse était la captive ou la femme achetée et la concubine. A Rome, l'épouse était sous la complète dépendance de son mari ; elle était traitée par la loi comme une mineure; toutefois la qualité de mère émancipait la femme et lui donnait des droits sur la fortune de son mari. D'un autre côté, la femme romaine, surtout la patricienne (matroiw) régnait en souveraine au foyer domestique. Dans le moyen âge, la condition de la femme s'améliora sous l'influence du christianisme. Aujourd'hui, dans toute l'Europe occidentale, elle a, sauf certaines restrictions, des droits presque égaux à ceux de l'homme, et dans le monde elle esl toujours environnée d'égards et de respecl :

Cependant certains utopistes oubliant trop que li'

rôle do la femme doit se renfermer dans le cercle de la famille réclament aujourd'hui son émancipation

Complète et son admission S tous les droits civils et

politiques qui sont le partage de l'homme. — Dans

tout l'Orient, au contraire, la femme est encore actuellement considérée comme étant d'une condition

inférieure à celle de l'homme, et la polygamie yesl généralement en pratique. Lee Chinois n'ont quane

femme légitime; mais, si elle est stérile, c'est l 'usage

de prendre une concubine.

V.w Droit, on peut considérer la femme en général et la femme mariée. — En générai, les femmes ne peuvent exercer aucune magistrature, ni servir de

témoins aux actes publics, tu être tutrices OU membres des conseils de famille, sauf exception pour la

mère et les antres ascendantes. Le droit canonique

. défend aux femmes de recevoir aucun ordre ecclésiastique, de toucher aux vases sacrés, de servir les ministres de l'Eglise. — La femme ne peut contracter mariage avant 15 ans révolus. Mariée, elle doit obéissance, fidélité, secours et assistance à son mari ; elle suit sa condition, et ne peut ester en justice, aliéner, acquérir, ou s'obliger sans son autorisation ou celle de la justice, sauf les exceptions prévues par la loi ; cependant elle peut tester sans autorisation. Voy. Fille, Dot, Époux, Uabiagb, Veuve, etc.

Parmi les nombreux ouvrages qui ont été écrits sur la femme, on peut consulter: Roussel, Système physique et mural de lu Femme Paris, 1 775 . Moreau de la Sarthe, Histoire naturelle de fa Femme !"1808); les traités De la Femme de J.-.I. Virey 1826; et du Dr Belouino (1852), etc. ; —Cubain, Des droits des Femmes en matière civile et commerciale (1842); Laboulaye, De la condition civile et politique des femmes depuis les Romains (1843) ; P. Gide, Condition privée de la femme dans le droit ancien et moderne; L. Bénard, les Femmes et la morale chrétienne, etc. On doit à J.-B. Legouvé un poëme sur le Mérite des Femmes (1801) et à M. Legouvé, son fils, l'Histoire morale des Femmes (1856).

femmes-marines, nom vulgaire donné aux Lamantins, aux Dugongs-, etc. Voy. ces mots.

FEMORAL (du lat. fémur, cuisse). Voy. Crural.

FÉMUR (du lat. fémur, cuisse), le plus fort et le plus long de tous les os du corps, s'étend du bassin au tibia, et forme la partie solide de la cuisse ( Voy. ce mot). Il est cylindroide, légèrement courbé en devant, oblique en bas et en dedans : il présente en arrière une ligne saillante nommée ligne âpre. L'extrémité supérieure on pelvienne présente : 1° la tête, éminence soutenue par une partie plus rétrécie nommée col; 2" le grand trochanter, éminence quadrilatère, occupant la partie la plus externe ; 3° le petit trochanter, apophyse située en arrière et audessous delà base du col. L'extrémité inférieure ou tibiale offre deux éminences nommées conduits du fémur, et articulées avec le tibia et la rotule pour former le genou

FENAISON (du lat. firnum, foin). On nomme ainsi la saison où l'on coupe les foins et l'opération de couper les foins. Voy. Fanage.

FENDERIE (de fendre), machine au moyen delàquelle, dans les usines à fer, on fabrique les verges carrées nommées fentons(Voy. ce mot . I ne fonderie est disposée comme un laminoir; mais, au lieu de cylindres, on y emploie des disques en acier, qui se croisent réciproquement en forme de cisailles.

FENDIS, ardoise brute ou grossièrement dr qui pour être employée, a besoin d'être façonnée.

FENDOIR, instrument de forme variable, fréquemment employé dans les Arts. — Le fendoir du fabricant de merrain, est cylindrique et évidé en angle par un de ses bouts; — celui du vannier est un morceau de bois dur dont la tête est partagée en trois rainures, et dont cbafpie séparation est formée en tranchant : il sert à partager les brins d'osier ou de jonc; — celui du cordier est un outil d'acier larL'e et coupé en biseau par un bout, maitranch&nt : l'autre bout lui tient lieu de manche ; — celui du jardinier est un outil en fer tranchant, qui sert à greffer en fente, etc.

PENE riti. 'du lat. fenestra). On appelle fenêtre,

l'ouverture destinée à donner de l'air et du jour, et

croisée, le cbis-is qui sert à la fermer; cependant on

confond ces deux mots dans l'usage. Ou distingue dans la fenêtre le mur d'appui; le luitr,:; . pièce de

bois posée horizontalement sur les pieds-droits, ou côtés de la fenêtre; les tableaux, partie de l'épaisseur du mur en dehors de la croisée ; 81 Vibrasement,

portion évasée du mur intérieur. Dans les maisons

ordinaires, la largeur de l'ouverture est de l",J5 à 1 "'.s:> ; pour la hauteur, elle \ario selon l'importance de la construction et selon l'étage. Aujourd'hui, beaucoup de fenêtres sein ouvertes jusqu au plancher, OU

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