‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 623 sur 1672 · FEU · texte numérisé non relu

FEU

le dimanche après la pleine lune qui suit l'équinoxe du printemps (21 mars) ; la Septuagésime, la Sexagésime, la Quinquagésime ou Dimanche gras (qui tombent les 9e, 8' et 7e dimanches avant Pâques); la Quadragésime, Reminiscere, Oculi, Lœtare, la Passion (les 1er, 2e, 3', 4e et 5e dimanches du Carême) ; •es Rameaux et la Quasimodo (les dimanches immédiatement avant et après Pâques); YAscensioti et la Pentecôte (le 40e et le 50e jour après Pâques); la Trinité et la Fête-Dieu (dimanche et jeudi suivants); YAvent (les 4 semaines avant Noël). Voy. ces mots au Dict. d'Hist. et de Géogr., et ci-dessus Jours fériés.

Dans le rit romain, les fêtes se divisent, suivant leur importance, en fêtes doubles de Ve et de 2e classe, doubles majeures, doubles, semi-doubles et simples. On trouvera ces indications dans tous les paroissiens.

FETFA (de l'arabe fetoua). Ce mot, qui signifie jugement d'un sage, désigne, chez les Turcs, les décisions que rendent les muftis sur un point de droit ou de doctrine, pour suppléer au silence de la loi. Les /etfas sont sans appel.

FÉTICHE (du portugais fetisso), idole grossière. Voy. Fétichisme au Dict. d'Hist. et de Géogr.

FÉTIDIER, Fœtidia, genre de la famille des Myrtacées. Le F. mauritanica, \u\g. Bois puant, a le port du noyer. Ses feuilles sont ovales et coriaces ; ses fleurs grandes, axillaires et privées de corolle ; son bois dur, veiné et rougeâtre, mais d'une odeur infecte: O'1 l'emploie néanmoins dans l'ébénisterie. Le Fétidier cruit aux îles Mascareignes et Maurice.

FÉTUQUE, Festuca, genre de la famille des Graminées, type de la tribu des Festucacées, caractérisé par des épillets paniculés à 2 ou 3 fleurs hermaphrodites. Plusieurs de ces plantes entrent dans la composition du foin des prairies, et forment d'excellents pâturages. La F. élevée a des feuilles longues, planes linéaires. La F. des brebis habite les lieux arides, et s'élève à 0m16: ses touffes, formées de feuilles menues et pressées, fournissent un pâturage qui dure tonte l'année. La F. flottante, dite aussi Brouille et Chiendent aquatique, se trouve dans les fossés, les nuirais, etc. Les brebis, le cheval, les vaches, les porcs et les chèvres l'aiment beaucoup et se nourrissentde n fane. On s'en sert aussi pour litière, pour faire des nattes, des cordes, des paniers, pour remplir les matelas, les meubles, etc. — La tribu des Festucacées me, outre le genre-type Festuca, les genres Poa, Briza, Dactylis, Cynosurus, Bromus, Arundinaria, Bambusa, etc.

FEU (du lat. focus, foyer), développement simultané de chaleur et de lumière, produit par la combustion des corps dits combustibles, tels que le bois, le charbon, la paille, etc. Les anciens regardaient le feu comme un des quatre éléments. Plusieurs peuples l'adoraient même comme une divinité (Voy. le Df t. d'Hist. et de Géogr. au mot Feu). Les physiciens mu reconnu que le feu n'est autre chose qu'un degré te température plus élevé que celui de la chaleur --an- lumière. Voy. Chaleur et Combustion.

Feu central, immense foyer de matières incandes- - qu'on suppose exister au centre de la terre, et a i aide duquel on explique les volcans, leseaux thermal, s, les tremblements de terre, l'aplatissement des pôles, etc. Ce qui a conduit les géologues à l'idée d'un feu central, c'est que la température moyenne de la terre s'accroît d'un degré à mesure qu'on descend de 301" à l'intérieur du sol. Or, si cotte progression se continuait indéfiniment, à la profondeur de CO kilomètres, la chaleur serait supérieure à 2000°, et toutes les matières connues seraient à l'état de fusion. Aussi, quelques géologues, tout en admettantqu'à la profondeur de 60 à 80 kilomètres, toute la masse terrestre est à l'état fluide, pensent que la couche incandescente n'a qu'une épaisseur limitée, et que la partie centrale du globe est froide et solide. Selon eux, l'oxygène qui existe aujourd'hui à l'état de combinaison formait primitivement une immense atmosphère autour du globe, et ce serait la combinaison des matières compo-

sant la superficie de la terre avec cet oxygène qui les aurait fait passer à l'état d'incandescence; l'action chimique n'aurait pas atteint les parties plus profondes et par suite du refroidissement extérieur une croûte solide se serait formée peu à peu à la surface de cet océan de feu. On s'expliquerait ainsi la valeur considérable de la densité moyenne de la terre.

feu. Dans l'Art militaire, on a donné ce nom aux diverses manières de tirer les armes à feu. Le feu de file, ou de deux rangs, est celui où chaque file tire à son tour : c'est le feu de bataille; les hommes se tiennent debout, le 1" et le 2e rang tirent ensemble, le 3e charge les armes des deux autres; le feu de file commence par la droite de chaque peloton. Dans les feux de peloton, de bataillon ou de régiment, les trois rangs font feu ensemble; le 1er rang tire à genoux. Les perfectionnements apportés dans ces derniers temps aux armes à feu en ont modifié également le tir. Voy. ce mot.

En Médecine, on a donné le nom de feux à plusieurs éruptions cutanées à cause de la chaleur qu'elles développent dans la partie affectée : telles sont le feu persique ou zona, le feu sacré ou érvsipèle, le feu sauvage ou volage, affection papuleuse analogue à la couperose ou à l'érythème, etc. Tel est encore le feu St-A ntoine, feu sacré ou mal des ardents, qui sévissait épidémiquementau moyen âge et qu'on suppose avoir été, ou une maladie charbonneuse, ou une sorte d'érysipèle gangreneux. — Pour les feux de de/ds, chez les enfants. Voy. Strophulus.

Mal de feu, maladie des moutons. Voy. Brûlure.

Au Théâtre, on appelle feux certaines rétributions accordées aux artistes, soit en dehors de leurs appointements, soit pour en tenir lieu quand ils n'ont pas d'engagement en règle. Ce mot dérive des fournituresde combustible et de lumière qu'on faisaitautrefois aux artistes dans leur loge pour s'habiller.

FEU D'ARTIFICE, FEUX OU FLAMMES DE BENGALE. Voy.

Artifice et Pyrotechnie.

feu chinois ou jeu pyrotechnique, imitation des feux d'artifices à l'aide de transparents et du jeu de la lumière. On se sert, à cet effet, de papiers colorés et découpés selon la forme des feux qu'on veut simuler. Derrière les transparents on place, p. ex. pour un soleil, une roue en fil de fer, revêtue de papier fin, où l'on a tracé une spirale noire ou colorée. En la faisant tourner sous un puissant réflecteur, les lignes de la spirale paraissent, en travers des jets de feu découpés sur le papier, aller du centre à la circonférence, et simulent des étincelles.

feu follet, flamme erratique et légère produite par les émanations de gaz hydrogène phosphore qui s'élèvent des endroits marécageux, des lieux où se décomposent des matières animales et végétales, tels que cimetières ou voiries, et qui s'enflamment à une petite distance du point où elles se dégagent. L'ignorance des véritables causes qui produisent ces flammes légères a donné lieu à toutes sortes de contes et de frayeurs superstitieuses. Voy. Follet.

feu grégeois, feu artificiel inventé au vie siècle par des moines byzantins, et dont la recette ne parait pas avoir été précisément retrouvée. Ce feu, dont l'eau augmentaitl'activité au lieu de l'éteindre, devint bientôt une arme de guerre d'un effet terrible. Les empereurs de Constantinople s'en servirent plusieurs fois pour brûler les flottes qui venaient assiéger cette ville. En 673,Callinicus, ingénieur syrien, brûla avec le feu grégeois la flotte entière des Sarrasins. Les Sarrasins s'en procurèrent la recette et l'employèrent à leur tour contre les Croisés. On a dit que le feu grégeois était un mélange de salpêtre, de soufre, do naphte, de poix et de bitume : on le soufflait sur l'ennemi au moyen de sarbacanes de cuivre, ou bien on le lançait à la main ou à l'aide d'une arbalète. — M. Lalanne (1840), et MM. Favé et Rainaud (1845) ont publié de savantes recherches sur le Feu grégeois.

feu grisou, inflammation accidentelle, avec explosion, de gaz hydrogène carboné, qui a lieu très-sou-

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