FUNERAILLES
oapai/leux, représente un volume beaucoup plus considérable ([lie le fumier concentré, dit F. court, F. gras ou beurre noir: ce dernier convient aux terres compactes et froides, auxquelles il communique la porosité et la chaleur qui leur manquent ; les fumiers frais, au contraire, conviennent aux terres légères qui, par leur action corrosive et fermentescible,ont bientôt converti en humus la fibre végétale que contient la paille. Du reste, l'emploi de ces deux sortes de fumier dépend surtout du sol et de la récolte. En général, le mélange des fumiers de cheval et de mouton avec ceux de vache est nuisible à cause de l'inégale distribution de chaleur et d'humidité. Le fumier gardé trop longtemps à l'étalile blanchit (moisit): il faut le sortir, le mettre en tas et le recouvrir de terre argileuse ou marneuse, en ajoutant quelques poignées de plâtre pour mieux y fixer le carbonate d'ammoniaque qui tend à s'en dégager. — Consulter J. Girardin : Des fumiers considérés comme engrais. Voy. Engrais.
Le Code Napoléon (art. 1811, 1819 et 182/i) détermine à qui doit appartenir le fumier dans les baux à cheptel.
FU3IIGATION (dulat. fumigare).Les fumigations sont employées, en Médecine, comme moyen thérapeutique et comme désinfectant. Dans le premier cas, la manière la plus simple de les administrer est de laisser les vapeurs se répandre librement et remplir un lieu clos dans lequel est renfermé le malade ; on peut aussi, au moyen d'appareils fort simples, les diriger sur une partie déterminée du corps, ou les introduire par l'aspiration dans les voies aériennes (Voy. Inhalation). On distingue : les F. émollientes, vapeurs d'eau chaude et de décoctions de plantes malvacées ; les F. excitantes, vapeurs de décoctions de plantes aromatiques, d'alcool ou de teintures éthérées ; les F. sulfureuses, produites par la combustion du soufre, etc.
Comme désinfectants, les fumigations servent à purifier les appartements, les salles d'hôpitaux, les substances imprégnées de miasmes dangereux. On emploie à cet effet la vapeur de l'acide sulfureux, et celle du vinaigre brûlé ; les fumigations qu'on produit avec du sucre, des clous fumants, de l'encens, etc., fournissent un arôme plus ou moins agréable qui peut masquer la mauvaise odeur, mais elles sont inefficaces. On a appelé F. guntonienne, celle que l'on faisait, suivant le procédé de Guyton-Morveau, avec un mélange de peroxyde de manganèse, de sel marin et d'acide sulfurique. Aujourd'hui, le chlore a remplacé avec avantage toutes ces fumigations.
FUMISTE (de fumus, fumée), artisan dont le métier est de construire les cheminées et de les empêcher de fumer. Cet art, qui laisse encore beaucoup à désirer, malgré les perfectionnements qu'il a reçus de nos jours, était fort négligé chez nos pères. On parle néanmoins, dans les ouvrages des architectes anciens, des êolipytes de Yitruve, des soupiraux de Cardan, des moulinets de J. Bernard, des chapiteaux de Séb. Sertio, des tabourins el ç/irouettes de Paduanus,etc. Aujourd'hui, les principaux moyensouiploj es par les fumistes sont: à l'extérieur, d'élever sur le tuyau de la cheminée un autre tuyau de tôle coudé en T, ou surmonté d'un chapiteau, ou mieux encore, d'un appareil tournant dit gueule </<■ loup, et garni d'une girouette, de sorto que la fumée ait toujours son issue du côté opposé au vent; quelques Fumistes se contentent môme d'élever un tuyau dont le diamètre va toujours s'amincissant jusqu'à l'ouverture, de sorte que la fumée, sortant BV6C effort, domine aisément l'action du vent; à l'intérieur, de diminuer l'ouverture du foyer, soit en abaissant le manteau el rapprochant leBcotés, soit a l'aide de tabliers mobiles ou rideaux, et d'augmenter le tirage à l'aide d'une
Soupape OU de ventouses. Ydij. Cheminée.
i r.Mivoni: (du lat funuts, fumée, et vorare, dévorer), nom donné : 1" à an appareil qu'on place audessus des becs de gaz, et des lampespour absorber
la fumée qui s'y développe; 2° aux fourneaux et aux cheminées dans lesquels des dispositions particulières sont ménagées dans le butd'achever la combustion de la fumée. — La fumée de la houille, surtout celle qui s'échappe des cheminées des usines, est fort incommode dans les grandes villes manufacturières. A Londres, un acte du parlement du 20 août 1853 a prescrit à tous les industriels de brûler la famée de leurs foyers; une ordonnance de police du 11 nov. 1854 a imposé la même obligation aux usiniers du département de la Seine. Parmi les divers appareils imaginés pour exécuter ces prescriptions, nous citerons : l'appareil Duméry, qui fait arriver la houille par-dessous le combustible incandescent; la grille fumivore de M. Boquillon ; la grille à gradins de M. Chobrzinsky, applicable aux locomotives, etc.
FUMURE. Voy. Fumage.
FUIVAIRE (de funis, corde), genre de Cryptogames, de la famille des Mousses, est composé de plantes annuelles qui croissent réunies en touffes et que l'on trouve partout. La F. hygrométrique croit sur les murs, les rochers et les fentes un peu humides. Cette mousse a une tige peu rameuse, garnie de très-petites feuilles oblongues, pointues. La capsule terminale est grande, oblique, d'un brun rougeàtre, et supportée par un long filet, qui se tord sur lui-même comme une corde quand le temps est sec, et qui se déroule et s'étend lorsqu'on l'humecte ou que le temps est humide : d'où son nom.
FUXAMBULE (du lat. funambulus), ou acrobate, danseur de corde. Les exercices des funambules ont été de tout temps en possession de divertir la foule; ils sont mentionnés par plusieurs écrivains grecs et latins. Quelques individus ont montré dans ces exercices une telle supériorité, qu'ils ont acquis une célébrité populaire : on cite, entre autres, le fameux Tuccaro, dit l'Archange, sous Maximilien II et Charles IX ; Forioso, en France, sous l'Empire, et depuis, il signor Diavolo et M"* Saqui. Cette dernière ouvrit en 1816 à Paris (boulev. du Temple) un théâtre des Funambules, où elle se fit longtemps admirer par sa force, son agilité et son adresse, et où Debureau, l'inimitable Pierrot, a longtemps attiré la foule. Ce théâtre, où du reste on avait depuis longtemps cessé de danser sur la corde, a disparu avec le boulevard.
FUNÈBRES (du lat. funebris). Jeux funèbres, Voy. Jeux. — Oraison funèbre. Voy. Oraison. — Pompes funèbres, Voy. Pompes.
FUNÉRAILLES du lat. funernlia), obsèques et cérémonies qui se font aux enterrements.
En Egypte, d'après les historiens grecs, les funérailles auraient été précédées d'un jugement public: si la vie du défunt avait été irréprochable, on procédait aux funérailles; dans le cas contraire, le cadavre était déposé dans une fosse commune, appelée Tartare; les rois eux-mêmes étaient soumis à ce jugement. On ajournait aussi les funérailles de ceux qui mouraient chargés de dettes, jusqu'à ce que les parents les eussent acquittées. Après cette CÔrém >nie, les corps, embaumés avec le plus grand soin Voy. Momie , étaient portés en grande pompe dans la sépulture de la famille.
Chez les Juifs, les cérémonies des funérailles duraient 7 jours; elles se prolongeaient jusqu'au ;;o« pour les princes et les rois. Pendant ce temps on jeûnait, on se rayait tes cheveux, on maivhait pieds et tète uns, on couchait sur la cendre, revêtu d'un ciliée; on chantait des hymnes. Le plus souvent le corps était porté en terre.
Chez, les athéniens, le corps du défunt, lavé et parfumé, était exposé dan-- le vestibule de sa maison, le» pied-, tournés vers la porte. Le convoi avait Hen le
matin avant le lever du soleil : devant le corps marchaient des joueurs de flûte ; venaient ensuite les til<* du défunt, les femmes, les cheveux épars ou rasés et poussant des cris aigUS; enfin les pr, elles et les anus; le corps était tantôt brûlé, tantôt inhumé; si le défunt avait été un personnage considérable ou s'il