‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 67 sur 1672 · AN A BAS · texte numérisé non relu

AN A BAS

faut pas confondre les reliques des saints, les agm » et autres objets bénits par l'Église.

AMURE 'vieux mot qui veut dire pointe), cordage attaché au point d'en bas d'une voile basse et qui sert à Vamurer, c.-à-d. à la maintenir du coté d'où vient le vent. L'amure de revers est celle qui se trouve sous le vent. On fixe les amures dans un trou pratiqué au côté du vaisseau, et qu'on nomme dogue d'amure.

AMVGDALÉES (du gr. à|Mry8àto|, amande), ou bropacées, famille de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, détachée de celle des Rosacées, renferme la plupart de nos arbres fruitiers à noyau monosperme (abricotier, prunier, pécher, amandier, etc.;. On remarque dans les Amygdalées la présence d'un principe très-vénéneux, l'acide prussique, qui se trouve dans les feuilles et les noyaux.

AMYGDALES ^du gr. àu-uySiÀr)), ou Tonsilles, nom de deux glandes muqueuses, de forme ovoïde, rugueuses à leur surface, au tissu mou et d'un gris rougeâtre, placées près de la base de la langue de chaque côté de l'isthme du gosier, entre les piliers du voile du palais. Elles servent à sécréter une liqueur muqueuse qui facilite la déglutition. On peut cependant, dans quelques cas, en pratiquer la résection sans inconvénient. Le sécateur de Fahnestock est l'instrument le plus usité pour cette opération. Voy. Amygdalite.

AMYGDALITE (du gr. àjrjySaVvO, principe chimique composé de carbone, d'hydrogène; d'azote et d'oxygène [C*°H*7AzO" +3H2Ô], cristallisé en feuillets blancs et nacrés, soluble dans l'eau et l'alcool . On le rencontre dans les amandes amères et dans les feuilles du laurier-cerise, du prunier, etc. 11 a la pro priété de se décomposer en présence de l'eau et de l'albumine des amandes amères en essence d'amandes amères, en sucre et en acide prussique. On en doit la découverte à MM. Robiquet et Boutron-Charlard (1830). MM. Liebig et Wœhler en ont étudié la composition et les propriétés.

AMYGDALITE, ou Angine tonsillaire, inflammation desami/gdales, a pour caractères : la tuméfaction ) et la rougeur de ces glandes, la difficulté de la déglutition et de la respiration, et une vive douleur dans toute la région du cou ; en outre, la muqueuse qui tapisse les amygdales se recouvre d'une matière épaisse, visqueuse, opaque et jaune. L'A. existe isolée, ou bien elle accompagne d'autres affections, p. ex. la scarlatine. Isolée, elle peut être l'effet d'un refroidissement, et alors elle cède promptement à des soins I hygiéniques et à l'usage de boissons mucilagineuses et délayantes ; quelquefois elle exige des pédiluves sinapisés. L'A. aiguë dure de 6 à 14 jours et se termine ordinairement par résolution; quelquefois elle est suivie d'abcès et même de gangrène. Souvent aussi elle devient chronique et peut nécessiter la résection des amygdales. Le meilleur moyen d'abréger l'amygdalite est l'administration d'un vomitif au début. — Quand elle accompagne une autre maladie, son traitement est subordonné à celui de cette maladie.

AMYGDALOÏDE (du gr. àu.-j-,oa)o£'.cr1; . On appelle ainsi des roches telles que les Trachytes, les Basaltes, les Trapps, etc., qui renferment dans leur intérieur des espèces de noyaux plus ou moins arrondis, de nature différente de celle de la masse. Presque toutes les agates employées dans la bijouterie proviennent de noyaux de ce genre.

AMYGDALUS, nom lat. botanique de I'Amandier.

AMYLACÉ (du gr. âu.uAOv, amidon), se dit des corps qui ont la composition de l'amidon : tissus amylacés^, composés amylacés.

AMYLÈNE. Voy. ci-après Amyliqdes (Composés).

AMYLIQUES, groupe de composés chimiques que l'on retire en général de l'huile de pommes de terre, c.-à-d. des parties de l'alcool provenant de la fermentation des pommes de terre qui bouillent au-dessus de 100°. Les plus importants sont les suivants :

Alcool amylique ou Hydrate d'amyle [CH^OH]. Il accompagne en petite quantité l'alcool ordinaire

dans la plupart des fermentations : c'est lui qui donne ce goùi spécial commun aux eaux-de-vie de marc, d'orge, dfi seigle, de betterave; il forme la partie principale de l'huile ou essence de pommes de terre. Il sert à produire la plupart des autres composés amyliques. C'est un liquide incolore, d'une od tielle forte et alcoolique, provoquant bientôt la striction de la poitrine et la migraine, et pou même causer des empoisonnements. Il bout à 13^"; il est très-peu soluble dans l'eau ; il d>;vie à gauche la lumière polarisée. Quand on l'oxyde, il donne deux corps, l'aldéhyde amylique et V acide valent ( Voy. ce mot), que l'on peut retirer de la racine de valériane. A cet alcool -se rattachent des éthers importants, dont quelques-uns sont employés dans les arts, comme essences artificielles de fruits : de ce nombre sont l'acétate et le valérate d'amyle acétates et valérate). L'huile de pommes de terre sert aussi à la préparation de certaines matières colorantes, cyanine, quinoléine, et à l'extraction de la paraffine. — L'alcool amylique, signalé d'abord par Scheele, a été étudié avec soin en 1834 par M. Dumas, et en 1837 par M. Cahours et par M. Balard.

Hydrure d'amyle [C5Hlj]. C'est un hydrocarbure qui forme partie constituante des huiles les plus volatiles du pétrole américain. Il bout à 30°. Son odeur agréable rappelle le chloroforme.

Amylène, carbure d'hydrogène homologue de l'éthylène, dont la formule est C5Hl0:M. Balard l'a oburlal" foisen 1844 en chauffant le chlorurede zinc avec l'alcool amylique. C'est un liquide mobile, léger, bouillant à 42 ", brûlant avec belle une flamme blanche, s'unissant directement au brume et à l'acide sulfurique. Son odeur éthérée est assez agréable et rappelle l'huile de naphte purifiée. — On l'a employé en médecine comme anesthésique : 12 à 15 gr. suffisent pour amener le sommeil chez un adulte en 2 ou 3 minutes. On a prétendu d'abord que son emploi était sans danger, mais depuis plusieurs accidents sont venus démontrer qu'il est au moins aussi dangereux à employer que le chloroforme plus maniable que lui et d'un prix moins élevé.

AMYRIDÉES, ou Amyridacées, petite famille de plantes, détachée de celle des Térébinthacées, ne comprend guère que le genre Amyris ou Balsamier. Voy. Balsamier.

ANA, nom que l'on donne à des recueils de pensées détachées, de bons mots, de traits d'histoire, d'anecdotes relatives aux hommes qui se sont fait remarquer par leur esprit ou par leurs actions (ana n'est que la terminaison du nominatif pluriel neutre d'adjectifs latins en anus, ajoutée à divers noms propres). Tels sont les Menagiana, Bievriana, Bonapartiana, Voltairiayia, etc., recueils des pensées, des actions ou des bons mots de Ménage, de M. de Bièvre, de Bonaparte, de Voltaire. Le premier livre qui ait porté un titre de ce genre est le Scaligeriana publié en 1666. Au commencement de ce siècle, Cousin d'Avalion a publié un grand nombre de recueils de ce genre. D'Artigny a donnéun catalogue des Ana dans ses veaux Mémoires d'Histoire. Adry a écrit l'Histoire raisonnée des Ana, etc.

ANABAINE (du gr. àvaSaivw, monter), Anal genre d'Algues, très-voisin des Nostocs. Les Anabaines sont animées d'un mouvement progressif semblableà la manière dont rampent leslombrics. L'A. fausse oscillaire, d'un vert noir, semblable à des brins de ficelle, forme un tissu très-serré sur les plantes qui habitent les eaux pures stagnantes. L'A. membra. filaments plus fins que la précédente, d'un bea foncé, rampe sur les plantes des fossés tranquilles. L'A. thermale tapisse les bassins d'eau chaude. L'A. impalpable a des filaments presque imperceptibles, bui teignent d'une couleur verte la surface de la vase. L'A. lichéni forme croit vers la fin de l'automne sur la terre grasse des jardins ombragés; elle y forme des taches luisantes d'un vert triste.

ANABAS 'du gr. àv^gcuvio, monter), genre de Pois-

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