HÉMIONE
Diptères chétocères, très-voisins des Taons, dont ils ne diffèrent que par leurs ailes, qui, dans le repos, dépassent de beaucoup l'abdomen. L'H. pluvial, ou Taon à ailes brunes piquées de blanc, est très-avide de sang, et incommode beaucoup les bestiaux.
HÉMATOSE (dugr. ati«tTw<nç), synonyme de SanguifLcationy9& dit de la conversion et du chyle en sang, et du sang veineux en sang artériel par l'effet de la respiration. Voy. Sang, Circulation et Respiration.
HÉMATOSINE ou hématine (du gr. aî|xa-aTOç), produit de la décomposition ou du dédoublement de la matière colorante rouge du sang (Voy. Hématocristalline). Elle a été obtenue pour la lre fois par M. Lecanu en 1839. Pour l'extraire, on commence par défibriner le sang et coaguler l'albumine avec l'acide sulfurique ; on traite ensuite le précipité par l'alcool bouillant qui dissout le principe colorant; on ajoute un peu d'acide tartrique et en évaporant on obtient des cristaux qui sont du chlorhydrate d' hématine. Traités par l'ammoniaque, ces cristaux donnent l'hématine sous forme d'une poudre noir bleuâtre, soluble dans l'alcool acide : c'est une substance albuminoide qui contient du fer [C*8H51Fe3Az609].
HÉMATOXYLE (du gr. aî|J.a-aTo;, et ?ûXov, bois), llœmatoxylon, genre de la famille des Césalpiniées. L'H. de Campêche ou Campêche épineux, est un arbre de 15 à 20m, à écorce brune, rugueuse, à bois rouge et à aubier jaunâtre. Ses branches sont chargées d'épines solitaires. Ses fleurs sont d'un blanc jaunâtre, petites, et ont l'odeur de la jonquille. Le bois de cet arbre peut prendre un beau poli : on s'en sert dans la marqueterie, mais surtout dans la teinture, à laquelle il donne une substance rouge-foncé appelée hématoxyline ou hématine, que les acides font passer au rouge vif. Mêlée à des alcalis, cette couleur devient bleue et est inaltérable. Ce bois a été employé en médecine comme astringent. Les marchands s'en servent pour colorer les vins.
HÉMATURIE (du gr. al^atoupta), ou Pissement de sang, hémorrhagie de la muqueuse des voies urinaires, est le plus souvent déterminée par une lésion organique, une blessure, une chute, l'introduction d'un corps étranger dans la vessie, la présence d'une pierre dans la vessie, les uretères ou les reins ; une inflammation très-vive de ces organes, la suppression d'une hémorrhagie habituelle, certaines fièvres graves, etc. On l'observe surtout chez les hommes. L'hématurie est rarement essentielle. Comme toutes les hémorrhagies, elle peut être active ou passive. Dans le premier cas, elle réclame les boissons rafraîchissantes et émollientes, le repos absolu, la position horizontale; et lorsque l'écoulement de sang est trop abondant, les applications réfrigérantes sur les lombes et le périnée, ainsi que les injections froides dans le rectum. L'hématurie chronique et passive est plus grave; on lui oppose des boissons acidulées ou alunées, les astringents, les ferrugineux, les toniques.
HÉ3IÉRALOPIE (du gr. r,|i.épa, jour, et &<\i, wirôç, œil), dite aussi Amblyopie crépusculaire, maladie dans laquelle les yeux jouissent de la faculté de voir tant qu'il fait grand jour, et cessent de distinguer les objets dès le crépuscule et pendant la nuit. Dans la plupart des cas, cette cécité nocturne n'est pas complète; d'autres fois, au contraire, la lumière la plus vive ne fait point impression sur l'œil. On observe surtout cette affection dans les régions équatoriales, et particulièrement chez les marins. Le traitement consiste à combattre d'abord, s'il y a lieu, la congestion sanguine vers la tête, puis à diriger sur les yeux quelques vapeurs stimulantes, à déterminer une forte révulsion, et surtout à maintenir le malade soumis à la lumière diffuse.
HÉMÉROBE (du gr. i?)uipa, et fiioz, vie), Hemerobius, genre d'Insectes, de l'ordre des Névroptères, famille des Planipennes. Ces insectes éphémères, appelés vulgairement Demoiselles terrestres, sont verts et ont des ailes fines ettransparentes comme la gaze. Leurs larves se nourrissent de pucerons. L'H. perle
et Y H. chrysops sont les espèces les plus commune»
HÉMÉROCALLE du gr. yuj.epoxaUt;), //eweroca/lis, genre de la famille des Liliacées, tribu des Asphodélées, renferme des plantes remarquables par la grandeur et la beauté de leurs fleurs éphémères. L'H. du Japon a des feuilles ovales, cordiformes, du milieu desquelles sort une tige nue, cylindrique, portant des fleurs assez semblables à celles du lis, d'un blanc pur, odorantes et disposées en grappes. L'H. bleue, originaire aussi du Japon et de la Chine, ne diffère de la précédente que par la couleur de ses fleurs. L'H. jaune, vulg. Lis jaune, Lis asphodèle, Lis jonquille, originaire des montagnes du Piémont, a les feuilles en touffes, longues, étroites, aiguës, et les fleurs d'un beau jaune et d'une odeur agréable.
HÉMÉRODROME. Voy. Courrier.
HÉ3JI (du gr. yi(j.{, demi), mot qui se joint à un grand nombre de termes de science et d'art. Poulies mots commençant ainsi et qui ne seraient pas ci-après, Voy. le mot qui suit hémi.
HÉMIASTER, genre d'Échinodermes, classe des Échinoïdées, famille des Spatangidées : test ovale à sommet submédian. Toutes les espèces sont fossiles et se rencontrent depuis l'étage albien.
HÉMICIDARIS, genre d'Échinodermes fossiles, classe des Échinoïdées, famille des Cidaritidées : test circulaire convexe en dessus, plat en dessous. Ils se rencontrent de l'étage saliférien à l'étage turonien.
HÉMICRAN1E (du gr. r,(xi et xpâvtov, crâne). Voy. Migraine.
HÉMICYCLE (du gr. vijjlîxuxXoç), se dit, en Architecture, de toute construction demi-circulaire. Dans les maisons romaines, les salons de conversation étaient souvent construits en hémicycle. On cite auj., à Paris, l'hémicycle du palais des Beaux-Arts, peint par Delaroche. Les amphithéâtres (Voy. ce mot) servant de salles de cours sont aussi des hémicycles.
Hémicycle de Bérose, espèce de cadran solaire, coupé en demi-cercle et concave du côté du septentrion. Dans ce cadran, l'ombre du style marquait sur la concavité de l'hémicycle les jours du mois et les heures de chaque jour.
HÉMIÉDRIE (du gr. r,u.i, demi, et ëSpa, face), se dit, en Cristallographie, d'une dissymétrie qu'on observe dans certains cristaux, quand les modifications n'y portent que sur la moitié des parties semblables. Cette dissymétrie se présente, p. ex., dans les cubes de la boracite qui, au lieu d'être tronqués sur les 8 angles, ne le sont que sur i, en alternant. De même le prisme hexagonal, dans le spath calcaire, donne naissance à rhémiédrie du rhomboèdre, quand ses 12 sommets ne se modifient que de 2 en 2 en alternant. C'est Weiss qui a introduit dans la science le principe de l'hémiédrie. Selon M.Delafosse, la dissymétrie des cristaux hémièdros est la manifestation extérieure d'une véritable dissymétrie dans la disposition intérieure des molécules. M. Pasteur a démontré que l'hémiédrie est la cause de la déviation que certains corps font éprouver au plan de la lumière polarisée. Voy. Cristal.
HÉMIGALE (du gr. ^[li et ya)*)» belette), Hemigalus, genre de Mammifères, de l'ordre des Carnassiers, famille des Viverridés. L'H. zébré, de Bornéo, est un animal long de 0m,k5 sans la queue, à museau effilé, fendu ; à oreilles droites, a poils lisses, presque ras, et à ongles à demi rétractiles. Son pelage est fauve clair avec des bandes brunes.
HÉMINE (du gr. ïi\j.'v/a), mesure de capacité des Romains, était la moitié du setier (sextarius), et valait 0 lit., 26.
nus,
famine- des Équidés. Il offre les parties
du cheval et les parties postérieures de L'Ane. Sa tète
a la forme de celle du cheval avec la grosseur de
celle de l'âne; ses oreilles tiennent le milieu entre
celles de ces animaux ; son pelage est ras et lustré,
isabelle en dessus, blanc en dessous. La crinière,
IIÉMITHYRIS.
— 810 — HEMORKHOIDES.
qui est noirâtre, semble se continuer en une bande île môme couleur, le long de la ligne dorsale jusqu'à la naissance de la queue; celle-ci, couverte de poils ras dans sa moitié supérieure, est terminée par un bouquet de crins noirâtres. L'Hémione se trouve en grand nombre dans le pays de Katcli, au nord de Guzzerat (Inde;, où il porte le nom de Dziggetai. Sa course est rapide ; on s'en est servi à Bombay pour la selle et le trait. On a réussi depuis peu a l'acclimater en France. — M. Isidore Geoffroy St-Ililaire a appelé Hémippeunu espèce d'Hémione, particulière à la Syrie, et qui se rapproche plus du cheval que l'espèce ordinaire.
IIÉMIOI'IE (du gr. r,(it, demi, et ô>^, Ù7t6;, œil), maladie dans laquelle on n'aperçoit qu'une partie plus ou moins considérable des objets. C'esttantùtune névrose passagère de la rétine; tantôt un commencement de cataracte ou de paralysie.
III M III I (.11 (du gr. 7ini7:).ïiY{a), paralysie qui affecte toute une moitié du corps. Elle résulte toujours d'une lésion cérébrale siégeant dans l'hémisphère opposé au côté paralysé, parce que les fibres nerveuses émanées du cerveau s'entre-croisent dans la moelle allongée. Il y a aussi une H. alterjie, indiquée par Gubler, dans laquelle la face est paralysée d'un côté et les membres de l'autre : elle résulted'une lésion de la protubérance annulaire.
HÉMIPNEUSTE, genre d'Echinodermes fossiles <le l'étage sénonien, appartient à la classe des Échinoïdées et à la famille des Ananchit idées: test élevé, pourvu d'un sillon antérieur profond.
HÉMIPPE. Voy. HÉ.MioxE.
HÉMIPTÈRES (du gr. r,u.î,demi, et irrepôv, aile), 3e ordre de la classe des Insectes. Les Hémiptères ont quatre ailes : les supérieures sont des deml-élytres, ce qui donne à ces insectes l'apparence de certains Coléoptères ; mais ils s'en distinguent par la constitution de leur bouche organisée non pour la mastication, mais pour la succion : les mâchoires et les mandibules forment une sorte de bec tabulaire, cylindrique et articulé. Leurs métamorphoses sont incomplètes -. en grandissant le jeune insecte ne change ni de formes ni d'habitudes, seulement il acquiert des ailes, dont il était d'abord privé. — Cet ordre se divise en deux sections : les Hctcroptères, dont les ailes sont plus consistantes vers leur base et qui comprennent les Punaises terrestres et les Punaises d'eau ; et les Homoptères, dont les ailes ont partout la même consistance et qui comprennent les Cigales, les Pucerons, les Galles', etc.
HEMIRAMPHUS, poisson. Voy. Dkvi-bec.
HiMlsriiiiti du gr. Vj|um>atp<ov), moitié d'une sphère ou d'un corps sphéroïde. — En Astronomie, Fequateur partage la terre en deux hémisphères appelés 17/. boréal et 17/. austral. L'équateur céleste partage aussi la sphère céleste en deux hémisphères qui portent ces mêmes noms.
En Physique, on nomme hémisphères du Magdeliourçi des hémisphères concaves en cuivre, inventés vers 1050, par Otto de Guericke, et qui servent à démontrer la puissance do la pression atmosphérique. Si on les applique l'on contre l'autre, et qu'on fasse le vide dans l'intérieur, on ne peut les séparer.
Hémisphères <ln cerveau. Voy. Ci r\ bai .
HÉMISTICHE du gr. fyitorlxiov), moitié d'un vers héroïque ou alexandrin. Il se dit aussi do vers de 10 syllabes quand il esl coupé en deux parties de
Ti syllabes chacune. Quand la coupe n'est pas au milieu du vers, on l'appelle césure. Voy. ce mot.
HÉMITÉRIE ■'du gr. rjui, demi, etTspotç, monstre . anomalie organique incomplète. Voy. Monstrb.
HÉMITHYRIS, genre de Mollusque, brachiopodes, de l'ordre des Brachidés: coquille libre, bombée, de con texture fibreuse, sans ares ni deltidium,
pourvue d'une ouverture ronde continue à l;i charnière donnant passage :\ un muscle d'attache. A l'intérieur sont des apophyses brachiales libres, destinées à soutenir des in-as libres. L'espèce vivante
i habite les mers froides. Les espèces fossiles se ren- ' contrent dans l'étage silurien.
HÉMITRITÉE (kièvke;, du gr. f(u.iTpt-aïo;. Voy. Fièvres ixtkumittentes.
HÉMITROP1E (du gr. r,jx(, demi, etTpo^r,, tour), forme (|ue présentent certains groupements de cristaux, dans lesquels il semble que la moitié d'un cristal ait éprouvé une demi-révolution pour s'appliquer symétriquement sur l'autre moitié : il en résulte que les faces de ces deux moitiés sont placées en sens opposés. On observe l'hémitropie dans les cristaux de chaux carbonatée, dans ceux d'amphibole,de feldspath, etc.
HEMU'llK, trenre de Sarigue. Voy. Pin.wtys.
m vkm.i.oiii.m;. Voy. Hématocristali.ine.
III Vloi'H ii.ii. (du gr. aljxa, sang, et ;i>o;, ami , disposition héréditaire aux uémorrbagies.
III VKH'lhK du gr.aiu.a et-ivoj. boire .lltmopia, genre d'Annélides apodes, se compose d'animaux qui ne diffèrent des sangsues que par leur ventouse orale bilabiée et par la disposition de leurs yeux. L'espèce type est \'H. sanguisorba, Hippobdelle ou Sangsue chevaline, commune dans nos ruisseaux. Ne pouvant percer la peau des animaux, elle s'insinue dans leurs narines ou dans leur bouche, et occasionne parfois des accidents graves.
HÉMOPTYSIE (du gr. aip.6ïm;<n:, crachement de sang , héniorrhagie qui se fait dans les bronches et qui est caractérisée par l'expectoration d'une quantité plus ou moins grande d'un sang vermeil et écumeux. Quelquefois le sang est rendu à Ilots par la bouche et par les narines, et amène de la suffocation avec de l'anxiété, des vomissements, de la pâleur, des syncopes, et enfin l'asphyxie. L'hémoptysie est d'une durée variable et très-sujette à récidiver. Elle a pour causes les compressions habituelles du thorax ou du ventre, qui sont trop souvent chez les femmes l'effet des corsets ; les coups sur la poitrine, les plaies pénétrantes ; chez les gens prédisposés, les chants, les cris et la toux violente, le jeu des instruments à vent, les maladies chroniques des poumons ou du cœur. Chez les femmes il y a des hémoptysie, à l'&ge critique, sans lésion pulmonaire. On prescrit d'abord le repos et le silence, puis des pédiluves ou sinapi la diète, les boissons gommées, nitrées, astringentes et froides, enfin, l'emploi des hémostatiques. Plus tard, on conseille un régime dans lequel on proscrit le vin, les liqueurs, le café, les exercices violents, les émotions vives, etc.
HÉMORRHAGIE ou HÉMORRAGIE (du gr. aljjLippayia .écoulement du sang hors des vaisseaux qui doivent li! contenir. Elle a lieu tantôt sans rupture des parois (H. par exhalation), tantôt avec rupture. Toutes les causes excitantes peuvent la provoquer. Si elle résulte d'un afflux de sang vers un
active), elle apporte son remède avec elle al ne doit être combattue que si elle devient exi sssive itai
recours alors aux tvwilsiis. Si (lie esl le résultat
d'une débilité générale //. passive , ce qui arrn
individus affaiblis par une longue maladie ou >.
quentes évacuations sanguines ou bien eucon certaines affections, telles que le scorbut, on
COUrS aux toniques et aux astringents (l . aussi
Hémostatiques). — //. trauma tiques. Leurs t
sont OU extérieures bleSSUTeS de toute série , OU le
résultat d'un travail morbide (gangrène, ttlcél
cancéreuses, etc. . Si le sang provient .1 il est vermeil et SOrl par saccades; s'il vient des veines, il est rOUge foncé et COUl > jet Celili
sang des vaisseaux capillaires s'écoule lenteni en nappe. Ces hémorrhagiea réclament, selon les i irconstances, l'emploi des absorbants, des styptiques, des caustiques, de la compression ou de la ligature.
Suivant la partie duCOrpSOÙ eilea lieu, l'Ile mo gie prend un nom particulier. Voy. ÊriSTAXIS, lii IA- 11 mi si . Hémoptysie', Hématurie, HémorbhoIdi
III IMORRUOiDI S d ïU .tome
guines de l'anus, accon u non de flux da
HEMOSTATIQUES.