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HOMME

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quer 8es biens et à mettre sa tête à prix. A Rome, l'homicide était aussi puni de la peine capitale par la loi de Numa et celle des Douze-Tables. — Chez les Barbares du moyen âge, et notamment chez les Francs, le meurtre était presque toujours racheté par une composition en argent {wehrgeld). Chez les modernes, la peine de mort est presque partout, comme en Fiance, infligée à l'homicide.

HOMILÉTIQUE (du gr. 6[iù.rixiY.r\\ nom donné, surtout en Allemagne, à la Rhétorique sacrée ou à la théorie de l'éloquence de la chaire. Schmidt, Ammon, Schott, Hiiffel, ont rédigé des traités à'homilétique. Le cardinal Maury, en France ; H. Blair, en Angleterre, ont aussi écrit sur cette matière, quoiqu'ils n'aient pas employé le mot.

HOMINEM (ad). Voy. Ad hominem (argument).

HOMMAGE (du b.-lat. hominaticum), serment de fidélité que devait faire entre les mains du seigneur tout vassal qui possédait un fief. Ce nom vient de ce qu'en faisant ce serment le vassal se déclarait l'homme du seigneur : on dit aussi foi et hommage. — On appelait hommage-lige un hommage qui liait le vassal au seigneur quant à leurs personnes, et en vertu duquel le seigneur pouvait employer son vassal comme il le voulait.

HOMME (du lat. homo), être composé d'une âme et d'un corps. 1° Au point de vue psychologique, ce qui distingue l'Homme des autres animaux, c'est qu'il est seul doué de la raison et de la parole, qu'il est libre, qu'il distingue le bien du mal, enfin qu'il est éminemment perfectible {Voy. Ame). 2° Au point de vue anatomique et physiologique, l'Homme doit évidemment être classé parmi les Mammifères ; mais il ne doit pas être confondu avec les Singes, comme l'a fait Linné, qui au siècle dernier (1735) assignait à l'homme le premier rang parmi les Primates [Voy. ce mot). A ne considérer que ses caractères extérieurs, l'Homme par l'harmonie de ses proportions et la beauté de ses lignes, par sa station droite, par la dignité de son visage, l'élévation de son front et l'ampleur de son crâne, par l'ouverture de son angle facial {Voy. ce mot), par la perfection de ses mains et la conformation de ses membres inférieurs réservés pour la marche et dont le pouce n'est pas opposable, se distingue suffisamment des singes anthropomorphes {Voy. ce mot) et forme un genre tout à fait à part : aussi dès 1779, Blumenbach frappé de toutes ces différences faisait-il de l'Homme un ordre particulier, celui des Bimanes {Voy. ce mot), par opposition à celui des singes, auxquels il a donné le nom àeQuadrumanes.

Si l'Homme est un être à part, tout à fait distinct du reste desanimaux.il n'est pas partout identique à lui-même. Des différences notables tirées de sa stature, de la coloration de sa peau, de la forme de son crâne et de ses mâchoires, de la nature de ses cheveux, etc., ont fait depuis longtemps distinguer plusieurs races humaines ( Voy. Races, Nègres, Albinisme, Géants, Nains, Tète, etc.); mais quelle que soit la classification que l'on adopte à cet égard, quelque opinion que l'on ait sur l'époque de la première apparition de l'homme sur notre globe, il faut reconnaître avec tous les grands naturalistes, avec Buffon, Blumenbach, Cuvier, Mùller, de Humboldt, de Quatrefages, etc., que l'espèce humaine est une et qu'elle est aujourd'hui ce qu'elle a toujours été {Voy. Anthropologie, Age de pierre, Fossiles). — Parmi les nombreux ouvrages publiés de nos jours sur l'Homme et l'espèce humaine, nous citerons, sans garantir les opinions de leurs auteurs : J.-C. Prichard, Histoire naturelle de t ''Homme (trad. par Roulin, 1863) ; de Quatrefages, de l'Unité de l'espèce humaine (1861) ; Léop. Guiraud, F Homme fossile (1860) ; Littré, Étude d'histoire primitive {Revue des Deux-Mondes , 1er mars 1858); Lyell, l'Ancienneté de l'Homme prouvée par la géologie (trad. par Chaper, 1864); sir J. Lubbock, l'Homme avant F histoire (trad. par Barbier, 1867) ; Huxley, Delaplace de T Homme dans la nature (1868);

L. Figuier, l'Homme primitif (1870) ; Hamy, Précis de paléontologie humaine (1870), etc.

Pour toutes les autres questions qui se rapportent à l'âge, au sexe, à la durée de l'existence chez l'Homme, etc., Voy. Age, Eniance, Jeunfsse, Virilité, Vieillesse, Femme, Dentition, Vie, etc.

HOMOCEKTMQUE (du gr. ôjaô;), semblable, et de centre, synonyme de concentrique. Voy. ce mot.

HOMODHOME (levier). Voy. Levier.

HOMOEOMÉKIES (du gr. 5(u>ioç, semblable, et uépoç, partie, nom par lequel Anaxagore désigne les éléments primitifs ou parties similaires que Dieu, en débrouillant le chaos, sépara des éléments hétérogènes au milieu desquels ils étaient confondus. Voir Aristote {Métaphysique, I, 3), et Diogène Laerce, Vie d 'Anaxagore.

HOMOEOFATHIE (du gr. ô|xoio;, semblable, et rcâôoç, maladie), système médical fondé par Samuel Hahnemann, médecin de Leipzig, et qui consiste à traiter les maladies à l'aide de spécifiques doués de la propriété de produire eux-mêmes sur l'homme sain des symptômes semblables à ceux qu'on veut combattre. L'axiome des partisans de cette méthode est : simi/ia similibus curantur, qu'ils opposent à l'aphorisme d'Hippocrate : contraria contrariis. De là, le nom d'homœopathes, qu'ils se donnent, et celui d'allopathes (du gr. àÀ).o;, autre), qu'ils appliquent aux partisans de toute autre médecine.

Selon les Homœopathes, toute maladie est inconnue clans son essence et ne peut être appréciée que par l'ensemble de ses symptômes ; mais, en faisant disparaître ces symptômes, la cause qui les produit doit disparaître également. D'autre part, deux maladies semblables ne pouvant coexister dans un organe, en substituant une affection artificielle à l'affectior spontanée, celle-ci disparaîtra et l'autre disparaîtra à son tour avec l'action du médicament spécifique qui l'aura causée. — Selon Hahnemann, la force vitale, dans les maladies aiguës, réagit avec rapidité contre la cause qui l'a troublée ; tandis que dans les maladies chroniques, elle est impuissante à arrêter la destruction de l'organisme : ces dernières, selon lui, sont de nature miasmatique et se rangent sous trois chefs, le virus syphilitique, le virus sycosique (qui produit les végétations), et le virus psonque (principe de la gale, des dartres, etc.).

Les médecins homœopathes prétendent avoir des spécifiques pour chaque maladie. Les principaux médicaments qu'ils emploient sont l'aconit, l'arnica, l'arsenic, la belladone, la bryone, la camomille, le mercure, la noix vomique, la pulsatille, le soufre. Ils ne donnent les médicaments qu'à des doses infinitésimales, assurant que, loin de s'affaiblir en se divisant, ces médicaments, Ion gtemps triturés et secoués, ne font qu'acquérir une plus grande puissance médicatrice ; qu'il y a dans ce cas dynamisation, c.-à-d. élévation de puissance. — Voici comment ils préparent leurs remèdes : une fois le médicament obtenu dans son état de pureté le plus parfait, on le mêle, s'il est liquide, avec partie égale d'alcool rectifié, ce qui donne la teinture-mère du médicament ; on mêle ensuite une goutte de cette teinture avec 99 gouttes d'alcool, ce qui donne une première dilution ; puis, de ce mélange de 100 gouttes, on met une goutte dans 99 gouttes d'alcool pour faire une deuxième dilution ; qui contient alors un millième de goutte, et ainsi de suite jusqu'à la trentième dilution. Pour les substances solides, un grain de médicament est mêlé à 99 grains de sucre de lait, substance regardée comme inerte, et est trituré dans un mortier pendant une heure ; puis, un de ces 100 grains est uni à 99 nouveaux grains de sucre de lait et trituré encore pendant une heure; après la 3e trituration, on procède, comme précédemment, par dilutions, Hahnemann ayant trouvé qu'à ce degré de division toutes les substances sont solubles dans l'alcool. Les médicaments ainsi préparés, on imprègne, avec la dernière solution obtenue, dos globules de sucre de lait gros

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