INCISION
àtitre gratuit (art. 901-912). d'être tuteur (art. 442),etc.
1NCARNATIFS (du préf. in, en, dans, et de caro, cnmis, chair), se disait, dans l'ancienne Médecine, des substances auxquelles on attribuait la propriété de faire repousser les chairs dans les plaies avec perte de substance.
INCARNATION (du lat. incamatio). C'est l'union de la nature divine et de la nature humaine en Jésus-Christ, et l'acte par lequel cette union s'est opérée. Il est de foi que le Verbe divin, le Fils de Dieu, s'est fait homme par l'opération du St-Esprit dans le sein de la Ste Vierge pour nous sauver.
Dans les religions de l'Orient, l'idée de l'incarnation se représente fréquemment. Dans le Brahmanisme, Vichnou s'incarne 10 fois. Le dieu Bouddha n'est autre chose que les diverses incarnations de la Raison suprême, etc.
INCENDIE (du lat. incendium), destruction totale ou partielle par le feu, d'un édifice, d'une forêt, d'une récolte, etc. Les vices de construction, les habitations en bois, le défaut de prévoyance et de secours en sontles causes ordinaires. C'est surtout dans l'Orient, dans les pays du Nord et dans l'Amérique que les incendies sont le plus fréquents et le plus terribles : on cite surtout ceux de Constantinople (1782, 1784, etc.), de Berghem (1841), de Hambourg (1842), de New- York (1835), de la Nouvelle-Orléans et de Charleston (1838), de San-Francisco (1848 et 1851), etc. Les pays les plus civilisés y sont également exposés: témoin l'incendie de Londres (1666), celui de Salins (1825), de l'entrepôt de Bercy (1820); presque tous les théâtres de Paris et de Londres ont été incendiés.
Depuis la fin du siècle dernier, les secours contre les incendies ont été organisés en France avec beaucoup de sollicitude et d'intelligence : toutes les communes ont été pourvues de pompes à incendie, de seaux en cuir ou en toile imperméable; dans les villes, on y a ajouté toutes sortes de machines propres au sauvetage des hommes ou des effets; on a formé des compagnies de sapeurs-pompiers {Voy. ce mot); enfin la loi du 24 août 1790 a confié à l'autorité municipale le soin de prévenir les incendies et l'a armée de tous les pouvoirs nécessaires à cet effet. En même temps une foule de compagnies d'assurances se sont formées de toutes parts pour réparer les pertes résultant de ces sinistres. Voy. Assurances.
Quant aux divers appareils imaginés pour éteindre rapidement les incendies dans leur naissance, il n'en est aucun dont l'usage soit entré dans la pratique ordinaire. Nous citerons seulement l'extincteur Cartier qui consiste à ménager dans les endroits exposés à l'incendie un réservoir, mobile ou non, plein d'eau de Seltz: un jet de ce liquide émet beaucoup d'acide carbonique qui éteint aisément les corps enflammés. Voy. aussi Incombustible.
La loi française punit de mort l'incendiaire qui met le feu à des propriétés de l'État, à des lieux habités, et toutes les fois que l'incendie a causé la mort d'une ou de plusieurs personnes. Le feu mis à des lieux non habités, à des forêts, à des récoltes, est puni des travaux forcés à perpétuité. L'incendiaire qui met le feu à des objets à lui appartenant est puni de la réclusion, et des travaux forcés à temps, s'il résulte de cet incendie préjudice pour autrui, p. ex. pour une compagnie d'assurances. L'incendie par imprudence ou par négligence entraîne des dommagesintérêts, plus une amende de 50 à 500 fr.; la menace d'incendie, un emprisonnement de 6 mois à 5 ans et une amende de 25 à 600 fr. (C. pén., art. 434-75).
INCESSIBLE (d'in, privatif, et de cessible). En Droit, l'incessibilité est une espèce d'inaliénabilité : elle a lieu à l'égard des créances qui ne peuvent être cédées, comme les pensions civiles ou militaires et celles de la caisse des retraites. Sont incessibles : les choses déclarées insaisissables par la loi, les droits d'usage et d'habitation, le droit de présentation pour un office, etc.
INCESTE (du lat. incestus), crime qui se commet
par un commerce coupable entre personnes qui sont parentes ou alliées dans les degrés prohibés par l'État ou par l'Église, c.-à-d. entre ascendants et descendants légitimes, naturels, ou par alliance (père et fille, mère et fils, beau-père et belle-fille, belle-mère et beau-fils), et entre parents au 2e degré (frères et sœurs). L'inceste était autrefois puni de mort. Chez quelques peuples, cette peine subsiste encore. En France le Code pénal no range pas l'inceste parmi les crimes qualifiés: il peut quelquefois rentrer dans l'attentat à la pudeur et être puni comme tel ; s'il est accompagné de violence, il prend le caractère de viol. Les enfants incestueux n'ont droit qu'à des aliments. Ils ne peuvent jamais être légitimés, et n'ont aucun droit de succession (C. Nap., art. 331, 335, 862). Voy. Cohabitation.
INCHOATIF (du lat. inchoativus), se dit, en Grammaire, des verbes qui expriment le commencement d'une action. En français, vieillir, s'endormir, verdir, jaunir, etc., sont des verbes inchoatifs. Il en est de même des verbes grecs en àoxw : r,ëàay.aj, yripàcry.w, et des verbes latins en esco : augesco, senesco, etc.
INCIDENCE (du lat. inddere, tomber sur), se dit, en Mécanique, de la direction suivant laquelle un corps en frappe un autre. — En Optique, on nomme angle d'incidence, l'angle compris entre un rayon incident sur un plan et la perpendiculaire élevée au point d'incidence. Voy. Catoptriqie et Réflexion.
INCIDENT.se dit, en style de Procédure, de toutes demandes accidentelles qui surviennent a la suite d'une demande principale déjà pendante devant un tribunal. Les plaideurs doivent former, à la fois et par un simple acte contenant les moyens et les conclusions, toutes demandes incidentes, lorsque les causes qui y donnent lieu existent en même temps. Les demandes incidentes sont toujours portées à l'audience, et, pour abréger les délais, elles sont jugées immédiatement et par préalable, ou bien, si le fond est en état de recevoir jugement, il est statué sur le tout à là fois (C. de proc, art. 337-341).
En Grammaire, on nomme incidente toute proposition qui dépend d'une proposition principale dans laquelle elle est enclavée : Dieu, qui est clément, pardonne au pécheur repentant. L'incidente peut être explicative ou déterminative.
INCINERATION (du préf. in, en, dans, et cinis, cineris, cendre), combustion complète des matières organiques dans le but d'en utiliser les cendres. Elle s'exécute en grand sur certains végétaux dont on extrait de la potasse et de la soude. — Les anciens réduisaient leurs morts en cendres ; on a proposé depuis peu de rétablir cet usage : dans ce sens, on dit aussi crémation. Voy. Bûcher.
INCISE (du lat. incisus, coupé), se dit en Grammaire de tout ensemble de mots formant un sens détaché, quand il a peu d'étendue. Dans ces vers de La Fontaine (I, i, 19) :
Nuit et jour, à tout venant, Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez, j'en suis fort aise; Hé bien ! dansez maintenant ;
on compte cinq incises dans les trois premiers vers. — Dans plusieurs grammaires anciennes, l'incise est appelée comma.
INCISIFS (H'inciser), se disait, dans l'ancienne Médecine, des médicaments auxquels on attribuait la propriété de diviser les humeurs qu'on supposait épaissies et coagulées; tels étaient les eaux minérales sulfureuses, les savonneux, etc.
Os incisif. Voy. Intkrmaxillaire.
Dents incisives. Voy. Dents.
INCISION (du lat. incisio), se dit, en Chirurgie, d'une division méthodique des parties molles, faite par un instrument tranchant, tel que le bistouri. On les pratique le plus souvent pour donner issue au pus des abcès, pour extraire un corps étranger, etc. Suivant sa forme, l'incision est dite longitudinale, circulaire, cruciale (c.-a-d. en croix), etc.
INCOMBUSTIHLE.