INDUCTION
convertit en indiso incolore {Voy. I\nicor.fcNF.). Chauffée avec la potasse;, l'indigotino donne de Y aniline { Voy. ce mot), et oxydée, de, Yisatine.
IND1GOTIQUE (acide), dit aussi acide ANILIQOE ou nitro-salicvlique, acide organique, incolore, cristallisé, qu'on obtient en traitant l'indigo par l'acide nitrique. Formule, G7H5Az05.
INDIRECT (complément). Voy. Résime.
INDISCERNABtLITÉ. Voy. INDIVIDUALITÉ.
DfDIUM, métal blanc, mou, malléable, qui a l'aspect du platine et qui est caractérisé à l'analyse spectrale par deux raicsbleuindigo(d'oùsonnom),so rapprochant beaucoup de la raie bleue du potassium. Il a été découvert en 1863 dans la blende de Freyberg par MM. Reich et Richter : il est fort rare.
ENDIVE ou endive. Voy. Chicorée.
INDIVIDU (du lat. iud'truluus, indivisible). En Philosophie, l'individu est l'être indivisible : son caractère s'appelle l'individualité ( Voy. ce mot). — En Zoologie et en Botanique, l'individu n'est pas une substance indivisible, mais un corps organisé et vivant, c.-à-d. un agrégat doué de certaines propriétés spécifiques et permanentes qui résultent du mode d'union des parties, comme un arbre : dès que chacune de ces parties est séparée du tout, elle perd ses propriétés spécifiques, a moins qu'elle n'ait la force de se compléter et de reproduire un tout semblable à celui dont elle a été détachée, comme une bouture. L'individu peut être mâle, femelle, hermaphrodite ou neutre : il peut être polymorphe, c'est-à-dire revêtir des formes extrêmement différentes, comme cela arrive chez les insectes et la plupart des animaux inférieurs. — En Chimie et en Minéralogie, l'individu est un corps de composition constante.
INDIVIDUALITÉ, individuation. L'individualité, que les Scolastiquesont nommée principe d'individuation(principium individuationis, hœcceitas, ecceitus), est ce qui distingue un être d'un autre être de la même espèce : pour lame humaine, c'est la conscience qu'elle a de son existence continue, d'où résulte son identité; pour un corps organisé, c'est la différence numérique, en vertu de laquelle deux substances, fussent-elles parfaitement semblables, ne sauraient se confondre, si elles n'existent ni dans le même lieu, ni dans le même instant. Leibnitz s'est trompé en enseignant le contraire par sa théorie des indiscernables, c.-à-d. en soutenant qu'il ne saurait exister deux choses absolument semblables en tous leurs attributs, parce qu'une telle similitude est l'identité même.
individualité, en Droit. Voy. Identité.
indivis, indivision (du lat. indivises, indwtsto), se dit, en Droit, d'un état danslequelune mêmechose appartient à plusieurs personnes dont chacune est propriétaire de chacune des parties de cette chose, sans qu'il y ait une seule de ces parties qui n'appartienne par indivis à chacun des co-propriétaires. L'indivision peut résulter de la succession déférée à plusieurs héritière, du legs ou de la donation faite d'une mêmechose à plusieurs personnes, de l'achat d'une mêmechose à frais communs par plusieurs pe ne . On en sort par Ib partage ou la licitation \ I by. •ts). Nul ne peut être contraint à rester dans l'indivision, et le partage peut toujours être provoqué, nonobstant prohibitions et conventions contraire G. Vq>., art. 815).
indivisibilité. C'est, en Droit, la qualité «l'une Chose qui ne peut se diviser ni matériellement , comme
un champ), ni intellectuellement (comme un che
val dont deux personnes peuvent être co-propriétaires par indivis), l'ne servitude est indivisible parce Qu'elle ne peut exister qu'au profit de tous, le fends dominant el surtout le fonds Bervant. L'indivisibilité
se rencontre aussi dans les obligations. Voy. OBI tc;.\ i io\.
INDIVISIBLE, qui ne peut être divisé. En Géométrie, ce terme a été employé par le géomètre Cavalier! Geometria indivisibuium, 1C75) pour désigner
ce que l'on a nommé plus tard infiniment petits. Voy. Divisibilité et Petit.
INDUIS, Lichanotus, genre de Mammifères, de l'ordre des Quadrumanes, famille des Lémuriens, caractérisés par une queue très-courte, des jambes fort longues et un corps plus élancé que celui des Makis. Ils sont propres a l'Ile de Madagascar. L'indris sans queue (L. brevicaudatus) est haut de l"; il s'apprivoise aisément : c'est l'espèce type. Le Propitheque diadème et Y Avalas ou Maki a bourre sont un peu moins grands.
INDUCTION (du lat. inductio), raisonnement qui consiste à transporter à tous les temps, à tous les lieux, à toute une série d'êtres semblables ou analogues ce que nous avons observé dans tel moment, dans tel endroit, dans un nombre restreint d'individus; p. ex., j'ai vu, dans certaines expériences, la glace fondre à zéro : j'en infère qu'il en a été et qu'il en sera ainsi toujours et partout. C'est une généralisation qui nous donne les lois de la nature, c.-a-d. les circonstances définies dans lesquelles les phénomènes se produisent d'une manière universelle et constante. Elle repose surce principe que les mêmes causes ou les mêmes conditions déterminent des effets semblables ; par conséquent, elle implique le principe de causalité (Voy. Loi, Déterminisme, Causalité). Aristote a indiqué sommairement la nature de l'induction dans sa Logique (Première Ana/yt. n, 23; Dern. Analyt. i,18, et n, 19), et il s'en est servi dans son Histoire des animaux. Bacon en a fait une méthode dans son Novum Organum. Il y donne trois règles pour découvrir une loi: 1° multiplier les observations et varier les expériences pour distinguer, parmi les circonstances qui accompagnent un phénomène, celle qui en est la cause ou la condition; 2° rechercher quelles sont les circonstances qui excluent ce phénomène ou qui lui sont indifférentes; 3° examiner si la propriété qu'on a reconnue varie dans la même proportion que la circonstance qu'on regarde comme sa cause ou sa condition. Dans ce but, Bacon prescrit de dresser des tables : 1° <1 sence, qui constatent, tous les cas où l'on a observé le phénomène; 2" d'absence, qui indiquent tous les cas où l'on n'a pas rencontré le même phénomène; 3" de comparaison, qui donnent les proportions dans lesquelles il s'est manifesté; d'après la valeur et le nombre des observations, l'induction est certaine, ou probable, ou hypothétique (Foy. Analogie). L'emploi de ce procédé est indispensable dans toutes les sciences qui se proposent de découvrir les propriétés des corps et les lois de la nature : Astronomie, Physique, Chimie, Botanique, Zoologie, Physiologie, etc. ; mais il est nécessaire de joindre à l'induction la déduction, afin de tirer des lois les conséquences ou les applications qu'elles comportent. — Consulter Bacon, (ïjivres(èa. Bouillet.t.II); Herschel, Discours sur la philosophie naturelle', Ravaisson, la Philosophie en F au xix* siècle, § 9.
Induction défectueuse, nom donné, en Logique, à un sophisme qui a lieu, quand, n'observant pas les ri indiquées ci-dessus, on érigé un fait en loi par unigénéralisation' précipitée. Ces) une erreur ans à Vénumération imparfaite. V( y. ce mot.
iMiic.TioN'. En Physique, c'est la production de courants électriques par l'influence des aima" des conducteurs traversés par des couran de phénomènos a été découvert parFaradaj en 1832.
En voici le principe : lorsqu'un conducteur à l'état naturel est dans le voisinage d'un aimant OU d'un autre conducteur traversé par un courair
tout changement qui survient dans la distano
(1. u\ systèmes, ou dans l'intensité soit de l'aimant,
soit du courant, o casionne dans le premier conducteur un courant par influence, qui dure autant de temps que le changement. Habituellement le conducteur influencé a la forme d'un til «le cuivre, r
vert de Boie, et enroulé sur une bobine, et les extrémités du til sont mises en communication avec un con-