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LACRYMAL

LACTIQUE.

LACOMSME(du gr. ).avcwvi<7u.ô;), manière de par- >r remarquable par la brièveté et l'énergie, propre aux anciens Spartiates, habitants de la Laconie. On en cite des exemples célèbres. Aux sommations de Xerxès qui lui demandait de rendre les armes, Léonidas répond : « Viens les prendre. » Une mère, en remettant le bouclier à son fils qui part pour la guerre, lui dit pour toute recommandation et pour tout adieu : « Dessus ou dessous. » On connaîtdans le même genre beaucoup d'autres mots célèbres qui n'appartiennent pas à des Spartiates : le Frappe, mats écoute, de Thémistocle ; le Veni, vidi, vici de César ; le Sinon, non, des Aragonais ; la réponse Sint ut sunt, aut non sint, du célèbre P. Ricci, général des Jésuites.

Le laconisme est surtout de mise pour les proverbes, les sentences, les devises armoriales, les inscriptions monumentales ; son écueil est l'obscurité.

LACRYMA-CIIRISTI (c.-à-d. en latin larme du Christ), célèbre vin muscat d'Italie, provient des vignes cultivées au pied du Vésuve et à une certaine hauteur sur le sol volcanique. Ce vin a un arôme des plus suaves, mêlé d'une certaine amertume ; il y en a de rouge et de blanc.

LACRYMAIRE, Lacrymaria , genre d'infusoires ciliés, de l'ordre des Paraméciens, dont la forme rappelle celle d'un lacrymatoire , et qu'on trouve dans les eaux stagnantes avec les conferves et les petites algues. La L. changeante et la L. cygne en sont les principales espèces. Longueur : 0m,0003.

LACRYMAL (appareil), du lat. lacryma, larme. Chez l'Homme, cet appareil comprend : 1° les glandes lacrymales, situées à la partie supérieure, antérieure et externe de l'orbite; il en sort 7 ou 8 conduits excréteurs, très-fins, qui s'ouvrent sur la surface interne de la paupière supérieure, et d'où suintent les larmes; 2° les points lacrymaux (supérieur et inférieur), placés à chaque paupière vers l'angle de l'œil : ce sont les orifices des conduits lacrymaux ; 3° le sac lacrymal, dans lequel vont aboutir ces conduits : c'est une petite poche membraneuse oblongue, située dans la gouttière lacrymale; cette poche se termine supérieurement en cul-de-sac et se continue inférieurement avec le canal lacrymal, qui s'ouvre dans le méat inférieur des fosses nasales.

Chez les Mammifères, l'appareil lacrymal diffère peu de celui de l'homme; il est à peine apparent chez les Oiseaux; il n'existe plus chez les Poissons et les animaux inférieurs.

Fistule lacrymale, ulcère à l'angle interne de l'œil avec perforation du conduit des larmes. Voy. Fistule et ci-après Tumeur.

Os lacrymal. Voy. Unouis.

Tumeur lacrymale. Le sac lacrymal, sous l'influence de causes, soit inflammatoires, soit purement mécaniques, peut devenir le siège de plusieurs affections. Tantôt il est simplement distendu et l'on peut, à l'aide d'une légère pression, faire sortir les larmes et le pus qu'il contient (7\ lacrymale propr. dite); tantôt il se transforme en un kyste complet, qui ne laisse d'abord aucune issue aux liquides (hydropisie du sac lacrymal], mais qui, le plus souvent, finit par se perforer et donne ainsi lieu à une fistule lacrymale. Cette fistule peut s'ouvrir de dedans en dehors (F. externe); quelquefois les humeurs s'écoulent dans le nez (F. interne), ou bien la fistule se complique d'un rétrécissement du canal ou de la carie d'un os. Dans tous les cas, il ne faut pas attendre que le mal ait atteint toute sa gravité pour essayer d'y porter remède. Outre le traitement général qui a pour objet de combattre les causes de la maladie, on a recours, afin de dégorger les tissus, aux sangsues, aux onctions mercurielles et iodurées, etc. Si la tumeur est considérable, ou la fistule déjà formée, on emploieîes moyens chirurgicaux : injections dans ie canal nasal, dilatation des voies naturelles, ouverture d'une voie artificielle, etc.

LACItYMATOIRE (du lat. lacrymare, pleurer\ nom donné à des vases ou fioles, soit de verre, soit de terre, qu'on a souvent trouvés dans les tombeaux des anciens. On a cru longtemps que ces objets funèbres servaient à recueillir les larmes des parents ou des pleureuses; il est prouvé aujourd'hui que les lacrymatoires contenaient les baumes dont on arrosait les bûchers ou la cendre des morts.

LACS (du lat. laqueus), cordon délié. Use dit surtout des nœuds coulants, faits avec de la corde ou du crin, dont on se sert pour prendre les oiseaux, les lièvres ou tout autre petit gibier.

Dans les métiers a tisser les étoffes façonnées, on appelle lacs des cordes disposées pour supporter des fils forts qui remplacent les lisses employées dans les métiers à tisser les autres étoffes.

LACTAIRE, Lactarius, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Scombéroïdes, appelé vulg. Pêche-lait, à cause de la blancheur et de la délicatesse de sa chair. Ce poisson a aux deux mâchoires des dents en velours ras. Il est argenté, avec une teinte verdâtre sur le dos, et a 0m,25 de long. On le pêche toute l'année dans la rade de Pondichéry.

LACTATES, sels composés d'acide lactique et d'une base. Voy. Lactique (acide).

LACTATION (du lat. lactatio), se dit e+^e la sécrétion au moyen de laquelle le lait se forme dans les mamelles, et de l'allaitement. Voy. Allutement.

LACTÉ (du lat. lacteus), qui concerne le lait.

Diète lactée, régime dans lequel les malades ne se nourrissent que de lait pur ou uni seulement au pain et à quelques farineux.

Vaisseaux lactés. Voy. Lymphatiques (vaisseaux).

Voie lactée. Voy. Voie lactée.

LACTESCENT (du lat. lactescere), ou laiteux, ^e dit, en Botanique, des plantes qui contiennent un suc laiteux, telles que l'Euphorbe, la Laitue vireuse, etc.

LACTIFÈRE (du lat. lac, lait, et fero, porter), se dit, en Anatomie, des vaisseaux ou conduits qui amènent le lait au dehors.

LACTIXE OU SUCRE DE LAIT. Voy. SUCRE DE LAIT.

LACTIQUE (acide), acide organique qui se produit dans le lait quand il s'aigrit à l'air, par l'effet d'une transformation chimique de la matière sucrée contenue dans ce liquide. On le trouve aussi dan^ le suc fermenté des betteraves et des navets, dans la choucroute, les extraits fermentes du riz et de la noix vomique, la chair des animaux récemment tués, le suc gastrique, le blanc d'oeuf, l'eau sure des amidonniers, etc. 11 se présente à l'état d'un liquide incolore, sirupeux, sans odeur, et d'une saveur extrêmement acide; il renferme du carbone, de l'hydrogène et de l'oxygène [C:sH603]. Il attire l'humidité de l'air, et se dissout en toutes proportions dans l'eau et l'esprit-de-vin. Il se combine avec les bases et forme avec elles des lactates. Deux gouttes d'acide lactique versées dans une centaine de grammes de lait en ébullition le coagulent immédiatement. On obtient l'acide lactique en laissant le lait s'aigrir à l'air; on sature l'acide ainsi produit par du bicarbonate de soude, on abandonne de nouveau, on sature une seconde fois, et l'on réitère ces opérations jusqu'à ce que tout le sucre du lait soit transformé ; on fait ensuite bouillir pour séparer le ca-éum, on concentre le lactate de soude qu'on sépare par le filtre, et, après avoir dissous ce sel dans l'alcool, on le décompose par l'acide sulfurique, qui met l'acide lactique en liberté. Les médecins prescrivent cet acide sous forme de limonade ou de tablettes, dans les cas d'affaiblissement des organes digestifs. Les pilules de lactate de fer sont employées dans le traitement des maladies anémiques et chlorotiques. — L'acide lactique a été découvert par Schéele, en 1780. — On peut considérer l'acide lactique comme provenant de l'oxydation du propylglycol. En désoxydant partiellement l'acide actique, M. Lautemann a pu préparer l'acide propylique.I'.PROPYLiQUE et Glycols.

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