‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 861 sur 1672 · LANDES · texte numérisé non relu

LANDES

tèe, ou L. mornée), seule employée dans les tournois, portait, au bout du fer, un anneau dit frotte ou morne: la lance à outrance au contraire (ou L. a fer émoulu), était pleine et sans anneau. La plupart du temps, la lance reposait sur un support dit faucre, ou sur quelque autre point d'appui tenant à l'équipement du cavalier. Une banderole ou flamme, ou petite bannière, ornait souvent la partie supérieure de la hampe. — Sous François I", l'usage de la lance devint général dans lesarmées françaises; maisil dura peu ; elle avait presque disparu dés le règne de Henri IV. Elle fut cependant reprise depuis à différentes époques, et elle est encore aujourd'hui l'arme distinctive des cavaliers appelés lauriers, Voy. cemot.

Lance fournie ou garnie, nom donné, au moyen âge, à la troupe de gens de guerre que formait un homme d'armes avec tout son accompagnement, soldats, valets et chevaux. Le nombre de ces servants ou sergents d'armes a souvent varié. Dans les capitulaires, on le voit porté à 50 et même 60 hommes, dits clients ; leur ensemble formait une bachèle, commandée par un bachelier; 5 bachèles formaient un ban, commandé par un banneret. Sous le roi Jean, le chef de lance avait 3 ou 4 cavaliers à sa suite, et de plus des non-combattants. Les sergents, sous Charles V, montèrent à 10 ou à 12 ; ainsi, une compagnie de 100 lances était forte de 1,000 à 1,200 hommes. Ces sergents étaient les uns des archers, les autres des coutillers (qui achevaient l'ennemi terrassé) : il s'y trouvait, de plus, au moins un page. La lance fournie disparut sous Henri IV. Voy. Gendarme.

lance a fei, nom commun : 1° à une fusée emmanchée, servant à mettre le feu à des pièces d'artillerie ou d'artifice ; 2° à l'appareil avec lequel on met le feu au canon : ce sont des baguettes de bois trempées dans une dissolution de nitrate de plomb, qui brûlent lentement comme de l'amadou.

lance de sonde, instrument de fer à l'usage des Ingénieurs hydrographes, et dont le but est d'indiquer la nature du fond delà mer. — La lance simple est une espèce de flèche barbelée, en fer, pointue par l'extrémité inférieure et retenue par un câble. Elle sort à distinguer les fonds de roches des fonds pierreux, les roches plates des roches inégales, les fonds de sable des fonds de coquilles brisées et moulues, des fonds de vase, etc. La grande lance est garnie, vers son milieu, d'un plomb de foi nie conique, dont le poids varie de 25 à 50 kilogr., afin que la pointe pénètre davantage. Sa longueur est d'env. 2 met res.

LANCEOLE (de lance), se dit, en Botanique, de tout organe, tel que feuilles, pétales, bractées, etc., dont les extrémités se terminent en fer de lance.

LANCElt un navire, c'est le faire descendre dans la nier des chantiers ou de la cale, après l'avoir pourvu des moyens àl'aide desquels il se rendra dans l'eau dans laquelle il doit flotter. On lance un bâtiment : 1° en se servant d'un ber, et avec des coittes Courantes, espècesde coulisses mobiles; 2° sans ber, et avec des coittes morteî, supports immobiles, fixés à la cale de construction.

LANCERON, nom vulgaire du jeune Brochet.

LANCETTE (dimin. de lance), instrument de Chirurgie qui sert à ouvrir la veine, a vacciner et à percer de petits abcès. Elle se compose de deux parties : la lame, mince, tranchante sur ses bords et très-acérée; et li chasse, formée de deux lamelles déraille, de nacre ou de corne, mobile sur la lame, qu'elles doivent conserver. La partie non tranchante de la lame est ce qu'on nomme le talon de la lame. La longueur et la forme des lancettes varient nécessairement suivant l'usage auquel elles Boni destinées. — Lee Vétérinaires se servent, pour saigner l< s i hevaux et les bestiaux, de lancettes a ressort, dites flamme et phlébotome.

La lancette des bouchers est on petit couteau à lame courte, large et aigue, qu'on enfonce entre les

deux cornes des liestiaux DOUX les abattre.

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