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LETTRE

suivant le besoin. Dans les bâtiments de guerre le lest se compose, de parallélipipèdes en fer nommés tes; mais dans les bâtiments marchands, on emi cet usage toute espèce de matières, pierres, galets, sable, chaux, briques, etc. On y emploie aussi les parties les plus lourdes du chargement ou même simplement l'eau. On dit qu'un navire navigue sur •st, s'il est parti du port sans prendre de maris 's. — On appelle lestage l'opération de placer le Les! à bord, et délestage l'opération contraire.

M'.SililS, nom latin du genre Labbe.

LÉTHARGIE (du gr. ).r,0ap-fîa). état de sommeil profond et excessivement prolongé, d'où il n'est cependant pas impossible de tirer les malades ; pondant les courts instants de réveil, ils parlent sans se rendre compte de ce qu'ils disent, oublient cequ'ils ont dit, et retombent aussitôt dans leur sommeil. Il ne faut pas confondre la léthargie avec le coma {Yog. ce mot). — Cet état, qui offre l'image de la mort, peut durer longtemps : on a dit l'avoir vu se prolonger plusieurs jours et môme des mois entiers. Dans certains cas, la ressemblance de la léthargie avec la mort est telle qu'il est arrivé d'inhumer des êtres vivants {Yog. Inhumation); on ne préviendra de tels accidents qu'en étudiant soigneusement tous les signes de la mort réelle. Yog. Mort.

LÉTITIA, planète télescopique. Voy. Planètes.

LETTRE (du lat. littera). Au propre, on nomme ainsi les caractères de l'alphabet. Voy. Alphabet et Caractères.

Sous le rapport de la prononciation, on divise les lettres en voyelles et en consonnes. Yog. ces mots.

Sous le rapport de la forme, on distingue des L. capitales ou majuscules, des L. minuscules ; des L. gothiques, bâtardes, cursives, etc.; en un mot, au- ' tant d'espèces de lettres qu'il y a d'écritures ( Voy. Écriture . — Les lettres prennent le nom de L. numérales, si on les emploie en guise de chiffres, ainsi que le faisaient les Grecs et les Romains.

On dit, en parlant des épreuves d'estampes ou de gravures, qu'elles sont avant la lettre, quand elles se trouvent sans inscription, ayant été tirées avant que le graveur eût mis au bas du dessin les lettres qui indiquent le sujet [Voy. Épreuve). Ce sont les premières tirées, et aussi les plus belles et les plus estimées.

LETTRE DOMINICALE. Yog. DOMINICALE (LETTRE).

lettre missive. On nomme lettre missive, ou seulement lettre, tout écrit destiné à être envoyé à une personne absente : telles sont les lettres propr. dites, qui n'ont d'autre but que d'établir un échange de pensées entre les personnes, et d'entretenir une cor-

mdance ; les L. d'affaires; les L. de pur cérémonial (lettre de faire part, d'invitation, de condoléances, lettres de recommandation, etc.). La lettre missive a donné naissance au genre épistolaire, qui comprend : 1° les lettres réellement écrites à des correspondants, avec ou sans intention de les livrer à la publicité ; 2° les ouvrages écrits sous forme de lettres, comme les Provinciales de Pascal, les Lettres il une Péruvienne, les L.deJunius, etc., les romans par lettres la Nouvelle Hélotse, Clarisse Harlowe). Voy. Epitre, Épistolaire 'genre).

En Droit public et administratif, on donne le nom de lettres à toutes sortes d'actes ou d'écritures dont la signification est le plus souvent déterminée parle mot qui suit : telles étaient autrefois les L. de noblesse, les L. de naturalisation, les L. d'amnistie, de pardon, de grâce, d'abolition, de légitiiuation,etc.Ces lettres étaient expédiées en chancellerie au nom du rai, ce qui leur faisait donner le nom de lettres roi/aux le mot royal venant de regalis était originairement

ulin et féminin).— On comprenait sous lé nom de |'"" v/"' ntes, c.-h-d. ouvertes, publiques, leslettres Bcellées du grand sceau, ordonnances, édits et déions qui statuaient d'une manière générale;

s étaient les lettres données à une province, à une ville, à une communauté, ou même à un particulier, pour leur accorder une grâce ou un privilège

quelconque. Elles étaient la forme la plus usitée par laquelle les rois témoignaient leur munificence ou rendaient la justice. On opposait les lettre» putrides aux lettres closes, qui étaient remises fermées. — Les lettres de cachet étaient des lettres scellées du cachet du roi, en vertu desquelles ceux contre qui elles étaient lancées étaient arbitrairement jetés en ]nisim ou envoyés en exil. On en fit l'abus le plus criant sons le règne de Louis XV.

On nomme lettres apostoliques tous les actes émanés du St-Siége : rescrits, bulles, brefs, etc. ; lettres pastorales, les écrits que les évêques adressent soit à leur clergé, soit à leurs diocésains.

lettre d'avis, lettre qu'un négociant adresse à son correspondant pour le prévenir qu'il a tiré sur lui une lettre de change, que cette lettre lui sera présentée tel jour etqu'il le prie de l'acquitter. Dans ce cas, la lettre de change porte cette formule: Il vous plaira payer. ..suivait} l'a ris rfc.Si elle n'est pas précédée d'une lettre d'avis, elle porte -.sans autre avis à

lettre chargée, lettre dont l'Administration drs Postes donne reçu à l'expéditeur et tire reçu du d°stinataire. On distingue la lettre chargée contenant des valeurs déclarées, et lalettre simplement recommandée. La lr= paye, en sus du port ordinaire, un droit de 20 c. par 100 fr.ou fraction de 100 l'r. déclarés ; la poste répond alors des valeurs déclaré «. La 2e ne paye, en sus du port, qu'un droit fixe de 50 c; mais, en cas de perte, la poste ne doit que 25 l'r.

lettre de change ou traite, dite aussi quelquefois Mandat {Voy. ce mot), écrit par lequel une personne charge une autre personne de payer une somme d'argent à un tiers ou à son ordre, c.-à-d. aux autres personnes à qui ce tiers pourrait transférer son droit. On appelle tireur celui qui émet lalettre de change; bénéficiaire ou preneur, celui à qui elle est remise ; endosseur, celui à qui le preneur la transmet [Voy. Endossement) ; porteur celui, qui en est possesseur à l'échéance et peut en exiger le payement ; tiré, celui qui doit la payer. — La lettre de change est proprement l'exécution du contrat de change par lequel on s'oblige à faire toucher une somme d'argent à une personne dans un autre lieu ; aussi en principe doit-elle être tirée d'un lieu sur un autre, mais en fait cette condition est très-souvent éludée.

La lettre de change doit énoncer la somme à payer, le nom du tiré, l'époque et le lieu du payement, la valeur fournie par le preneur, elle peut, de plus, être tirée à plusieurs exemplaires, pour remédier aux inconvénients de la perte d'un exemplaire unique. Le tireur est obligé de fournir la provision, et s'il ne l'a pas fait, il est responsable du non-payement de la lettre de change envers le porteur qui a satisfait à ses propres obligations. Le tiré est obligé d'accepter la lettre de change s'il a reçu la provision, et lorsqu'il l'a acceptée de la payer. Le porteur est tenu de présenter la lettre de cha l'échéance, de protester, à défaut de payement, dès le lendemain, et de recourir contre ses garants, le tireur p. ex. dans les 15 jours qui suivent, sauf augmentation de ce délai à raison des distances; sinon, il est déchu de tous recours contre les endosseurs et contre le tireur qui a fait provision. Les mineurs et les femmes ne peuvent s obliger par lettre de change que s'ils sont commerçants (C. Nap., art. 110187).

On attribue l'invention des lettres de change aux juifs chassés de France aux xue et xm* siècles et réfugiés en Lombardie, qui donnaient à des royageurs des lettres pour se faire remettre les fonds qu'ils avaient déposés en France; ou aux Gibelins chassés de Florence et réfugiés à Amsterdam. — Voir Nouguier, Truite de lalettre de change (Paris, 1851 ). Yog. Avis, Billet, etc.

lettre de créance, lettre qui porte qu'on doit donner créance à celui qui en est chargé. Tout ambassadeur chargé de représenter son souverain près d'un autre gouvernement doit être muni d'une lettre de créance qui établisse son caractère public. Lors-

LEUC0CYT11ÉMIE.

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