ARGONAUTE
d'arfTPiil. P'H* (!<? '^ notasse. Ce composé dangereux a été dikouvori |>;ir Uortliollcl ; il ne faut pas le confondre avec le fulniiiialo d'argent.
ABGEXT lODCRK. Voy. lODAnCVRITE.
ARGENT NATIF, minéral d'un blanc métallique plus ou moins terne, composé en grande partie d'argent avec un
rpu de cuivre. Dans quelques localités il est aurifère. I accompagne les autres minerais d'argent, particulièrement le sulfure et le chlorure; il s'y présente en cristaux cubiques ou octaédriques, en filaments, quelquefois en Iliaques plus ou moins étendues, enfin en morceaux massifs. Il n'( st pas rare de trouver de ces masses amorphes pesant 1 kilogr. ; on en cite <leux de la mine de Kongsberg (Norvège) qui pesaient plusieurs quintaux chacune. Au Lac Supérieur on le trouve en masses considérables associé au cuivre natif. Le plus ordinairement l'argent natif est disséminé ,dans des roches ferrugineuses, appelées terres rouges, véritable minerai d'argent, qui contient de 1 à ■4 millièmes d'argent : tels sont, en France, le minerai de Huelgoat (Finistère), et, en Amérique, ceux du Chili et du Mexique.
ARGENT SOIR, nom domié par les mineurs à \iPolybasite et à la Psaturose [Voy . ces mots).
ARGENT RoiGE, uom domié par les mineurs à VArgyryihrose, à la Prouslite cl à la Miargyrite [Voy. ces mots).
ARGENT SILFURÉ. Voy. ARGÏROSE.
ARGENTERIE. Voy. argent et vaisselle.
ARGENTIER, nom donné autrefois aux fabricants d'objets d'argent, ainsi qu'à tous ceux qui faisaient le commerce de l'argent, banquiers, changeurs, etc., a été ensuite applique aux trésoriers et aux officiers préposés à l'administration des finances. En France, ce fut d'abord le titre de l'officier qui réglait les dépenses de la maison du roi. Sous la 1" branche des Valois, ce fut un grand officier chargé de percevoir et d'administrer les finances du royaume; sous Charles VII, Jacques Cœur portait le titre A Argentier du roi.
ARGENTINE, Argentina, genre de Poissons malacoptérygicns abdominaux, de l'ordre des Squamodermes, famille des Salmonidés : corps allongé, peu comprimé, semblable à la truite. L'^. sphyrètie, seule espèce de ce genre, habite la Méditerranée : elle possède une vessie natatoire épaisse et ftès chargée d'une substance argentée qui sert à fabriquer les fausses perles, et se prépare comme celle de 1 ablette : c'est l'objet d'un commerce assez important dans l'Adriatique.
argentine, nom vulg. de deux plantes, le Céraisle ioiuenteitx et la Potentille ansérine.
ARGENTURE, art d'appliquer de l'argent sur la superficie des objets. En fait de métaux, on n'argente guère que le cuivre, le laiton et le maillechort ; l'argenture sur bois se fait comme la dorure. Les procédés d'argenture sur métal se réduisent à trois : 1'^. en feuilles, VA. à la pâle et VA. galvanique. L'argenture en feuilles est le procédé le plus ancien; elle consiste à appliquer sur le cuivre, préalablement bien décapé et préparé, des feuilles d'argent très minces qu'on fait adhérer à l'aide de la chaleur et d'une pression longtemps exercée au moyen d'un brunissoir d'acier ; on décape les pièces en les chauffant au rouge, et les plongeant ensuite dans de l'acide nitrique très étendu {eau seconde). Ce mode d'argenter est dispendieux et ne peut çuère être pratiqué sur les petites pièces de métal fouillées profondément ou relevées en bosse; l'usure en est d'ailleurs assez prompte ; enfin, quand une pièce a été argentée par ce procédé, on est forcé, si elle est usée en quelques endroits, de laréargenter en entier ( Voy. plaqué). — L'argenture à la pâte ou au pouce, imaginée par Mellawitz, consiste à appliquer l'argent par frottement. La base des préparations employées pour cette argenture est presque toujours le chlorure d'argent. Si l'on frotte une lame de cuivre ou de laiton avec un mélange intime de chlorure d'argent (100 p.), de crème de tartre (200 p.), de sel marin (300 p.), que l'on humecte d'eau au moment de s'en servir, l'argent revient à l'état métallique et pénètre assez profondément dans le cuivre : ce procédé ne s'emploie que pour les objets de peu de valeur. — L'argenture galvanicfue, qui se pratioue auj, sur une très grande échelle, a été introduite dans l'industrie en 1840 par MM. Elkington et Ruolz. D'après ce procédé on dissout un sel d'argent dans une solution aqueuse de cyanure de potassium; on place dans ce bain les pièces à argenter, reliées au pôle négatif d'une pile par un contact métallique; ime lame
d'argent, plongée aussi dans le bain, forme rélectrodô positive ; à mesure que le métal se dépose au pôle négatif, de l'argent se dissout au pôle positif (électrode soluble) ; la composition du bain reste ainsi invariable. C'est par ce procédé (jue l'on argenté les couverts et autres objets d'orfèvrerie. — On est parvenu à argenter le verre on mettant sa surface soigneusement nettoyée en contact avec une dissolution d'azotate d'argent à laquelle on ajoute de l'ammoniaque et une solution réductrice telle que l'aldéhyde ou mieux le sucre^ interverti. Le procédé d'argenture le plus régulier dans son application est celui d'Ad. Martin. Ce procédé consiste à mélanger volumes égaux des quatre liqueurs suivantes : i" sol. de 4 gr. nitrate d'argent dans 100 gr. d'eau ; 2^ sol. de 6 gr. nitrate d'ammoniaque dans 100 gr. d'eau; 3° sol. de 10 gr. potasse pure dans 100 gr. d'eau; 4» 25 gr. sucre dissous dans 250 gr. eau et interverti par ébullition avec 5 gi-. acide lartrique ; on ajoute un peu d'alcool pour conserver. L'argenture se fait à la température ordinaire. On fait auj., par ces procédés, d'excellents miroirs de télescope d'après la méthode donnée d'abord par Foucault.
ARGILE (du lat. arailla), roche composée essentiellement de silicate d'alumine hydraté provenant de la décomposition des feldspaths; souvent mélangée de matières étrangères, telles que carbonate de chaux, de magnésie ; colorée fréquemment en jaune ou en rouge par des oxydes de fer, et en bleu foncé par du sulfure de fer. Quand elle renferme de Icau, elle est ductile et plastique; desséchée, elle devient dure et onctueuse au toucher. Elle prend par la cuisson une très grande consistance et se vitrifie à une température très élevée. Les argiles servent surtout à la fabrication des poteries de toutes sortes, depuis les plus communes, comme les briques et les carreaux, jusqu'aux plus estimées, comme la porcelaine. Très répandues à la surface de la terre, où elles se trouvent par couclics épaisses, les argiles appartiennent à tous les terrains ; leur imperméabilité fait que les eaux pluviales qui s'infiltrent dans le sol sont arrêtées par les couches argileuses, coulent à leur surface et donnent ainsi naissance à des sources plus ou moins abondantes aux endroits où ces couches viennent affleurer. — Outre l'^l. commune, dite Terre glaise, ou A. figuline, qu'emploient les potiers et les scutjjteurs, on distingue plusieurs autres espèces, savoir : VA. à foulon, Terre à foulon, A. smectique (du gr. ff[jiTjXTixdî, qui dégraisse), argile très tendre, qui sert principalement à enlever aux draps l'huile employée dans leur fabrication ; dans certains pays on en fait usage en guise de savon, pour nettoyer le linge; les argiles à foulon contiennent en moyenne 45 pour 100 de silice, 20 d'alumine, avec un peu d'oxyde de fer; le reste est de l'eau; — VA. à porcelaine, le Itaolin des Chinois [Voy. ce mot); — 1'^. calcaire, connue sous le nom de Marne [ Voy. marne] ; — l'^ . plastique (du gr. TîXaaTixôî, qui modèle], argile très tenace et réfractaire, avec laquelle on fait la faïence fine : on a donné ce nom, en Géologie, à l'argile de l'Eocène inférieur intercalée entre les sables de Bracheux et les sables de Cuise, telle est l'argile d'Auteuil et celle de Vaugirard, à Paris. — L'^. plombagine, argile mélangée de bitume ou de charbon, s emploie avec avantage à la fabrication des creusets pour acier fondu.
ARGILOLITHE [A' argile et du gr. >it6oi;, pierre), dite aussi Argilophyre, roche argileuse rouge ou violette, englobant souvent des grains de quartz et résultant surtout de la décomposition des porphyres pétrosiliceux.
ARGO ou LE vaisseau, constellation de l'hémisphère austral, située non loin de l'Hydre, renferme 2 étoiles de 1" grandeur, dites a ou Canopus et tj (cette dernière variable), 4 étoiles de 2' grandeur, 9 de 3*, 14 de 4°, 104 de 5*. Son ascension droite moyenne est 7 h. 40 m., sa décl. 50°.
ARGONAUTE, Arqonauta, genre de Mollusques, de l'ordre des Céphalopodes acétabuhfères octopodes, à coquille externe, enroulée sur im même plan, et dépourvue de loges aériennes. L'animal est ovoi'de, entièrement contenu dans sa coquille, sans adhérence musculaire ; sa tête est entourée de 8 bras presque égaux, munis de ventouses qui alternent en 2 séries, et 2 de ces bras sont élargis en forme d'ailes. Cette disposition avait fait croire que l'animal se servait de ces deux bras comme de voiles, pour naviguer sur les flots (d'où le nom A' argonaute) ; mais il a été reconnu qu'ils ne lui servent qu à ramper sur le sol, ou à Frotéger sa coquille dans l'état de repos. On a dit aussi que argonaute n'était pas l'auteur de sa coquille, et qu'il vivait
ARGONAITIQUES
ARGYNNE
en parasite dans la coquille dun autre mollusque encore I abonde en Provence, en Daupl.iné et sur les bords H., mronnu. et le défaut H -..Uu-ronr. m.w..,.=...„ ^..„,.. ..„„ I Rhin. - Plusieurs espèces de ce genre onf été rSnies au
genre Shcpherdie.
ARGOUSIN ^de lesp alguacil), bas-officier chargé dans les bagnes de la garde des Ibrçats.
ARGOVIEN (étage), nom donné quelquefois à la partie supérieure de l'étage oxfordien. Ce sous-étage, bien développe dans le canton d'Argovie, en Suisse, est caractérisé par la présence de \ Ammonites Martelli et de nombreux spongiaires.
ARGUE, sorte de filière à l'usage des tireurs d'or, qui sert a dégrossir les Imgots d'or et d'argent. Il y a dans plusieurs villes de France, notamment à Paris, à" Lyon à Trévoux, des Bureaux de l'Argue, où les orfè^Tes "et les tireurs d'or font dégrossir leurs lingots. Ces bureaux ont ete établis dans l'origine pour conserver au fisc les droits de marque. Il est défendu aux orfè^Tes à'argiter chez eux leurs métaux.
ARGULE. Argidus, genre de petits Crustacés suceurs. OUI vivent en parasites sur les épmoches et sur les têtards des grenouilles et des crapauds.
ARGLIMENT du lat. argumentum^. On donne ce nom, en Logique, à toute preuve emjplovée pour établir une proposition, pour attaquer ou réfuter un adversaire; c'est un raisonnement exprimé. On en distingue de plusieurs sortes : sous le rapport de la forme, les principaux sont le syllogisme, le prosyllogisme, l'enthyjnème, l'épichérème, le dilemme, le sorite, l'exemple [Voy. ces mots), enfin l'A. ad hominem, qui s'adresse directement à l'adversaire, en se servant contre lui de ses propres concessions: — sous le rapport de la matière, les arguments sont dits a priori ou a posteriori, selon qu'ils empruntent leurs éléments à la raison ou à l'expérience ; — sous le rapport du genre de certitude qu'ils comportent, ils sont démonstratifs ou dialectiques, selon qu ils s'appuient sur des vérités nécessaires et absolues, ou sur des propositions d'une vérité contingente et relative. — L'Argumentation consiste dans l'art de se servir des arguments pour établir une vérité ou attaquer une erreur. Les scolastiques avaient poussé cet art jusqu'à l'abus. Voy. dialectique.
En Astronomie, on nomme Argument la quantité de laquelle dépend une équation, une inégalité ou une circonstance quelconque du mouvement d'une planète. L'A. de latitude est la distance d'une planète à son nœud ascendant, distance qui sert à calculer la latitude de la planète; l'A. annuel est la distance du soleil à l'apogée de la lune, ou l'arc de lécliptique compris entre le soleil et cet apogée; 1'^. de la parallaxe est l'effet qu'elle produit sur une observation, et qui sert à déterminer la parallaxe horizontale.
En Analjse mathématique, le mot ar^Mffienf désigne souvent la variable indépendante d'une fonction. L'argument d'un nombre imaginaire mis sous la forme p;coâa)-|- y — 1 sin w) est l'angle w.
ARGUS (nom mjlhologique), Phasianus argua, espèce du genre Faisan; c'est un magnifique oiseau, qu'on trouve à Java et à Sumatra, et dont la chair est très délicate. Son nom lui vient du grand nombre d'yeux répandus sur son plumage. Toutefois il diffère du paon par ses rectrices moins nombreuses et par l'absence d'ergots aux tarses.
En Ichtyologie, plusieurs poissons, appartenant aux genres Serran, Chétodon, Pleuronecte et Chromis, ont reçu le nom à' Argus, à cause des points de couleur dont leur corps est semé. — Parmi les Reptiles, une couleuvre et une espèce de lézard du genre Monitor portent le nom d'.4r'^iM. — En Entomologie, c'est une espèce de Papillon diurne du genre Polyommate, commun en France ; ses ailes sont d'un beau bleu et tachetées. — Enfin une espèce d'Araignée de l'ordre des Pulmonaires fileuses et un Mollusque gastéropode. du genre Porcelaine, dont la coquille est parsemée aveux, portent le même nom.
ARGYLIE f(d'un duc A'Argyle), Argylia, genre de la famille des Bignoniacées, renferme quelques espèces originaires du Chili, à tiges dressées [et cylindriques, à feuilles alternes et à fleurs en grappes terminales, jaunes, à gorge ponctuée de rouge.
ARGYNNE, Argynnis, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères, famille des Papillons diurnes : antennes terminées par une espèce de bouton ; organes de la bouche apparents ; chenilles épineuses et vivant sur les violettes et Dlantes semblables; chrysalides en forme de sabot, se sus-
inconnu, et le défaut d adliérence musculaire donnait une apparence de vérité à cette opinion ; mais on sait aujourd'hui que l'argonaute répare sa coquille lorsqu'un accident la brisée. L'.4. papyracé, dit vulg. Nautile, habite la Méditerranée. Il en existe d'autres espèces dans la mer des Indes: on en a trouvé de fossiles dans l'étage pliocène.
ARGONAUTIQUES, ou Récit de l'expédition des Argonautes à la conquête de la Toison d'or, titre d'un poème grec d'Apollonius de Rhodes, auteur de l'époque Alexandrine, et d'un poème latin de Valérius Flaccus (i" siècle ap. J.-C).
ARGOT (origine inconnue), langage particulier aux malfaiteurs; chaque pays a le sien. On a essavc de recueillir les éléments de ce langage capricieux et mobile et on en a dressé des vocabulaires. Dès 1598 parut, sous le nom de Pechon de Ruby, la Vie généreuse des matois, gueux, bohémiens et cagoux, contenant leurs façons de vivre, subtilités et jargon. A la fin du xvi" siècle, 01i^^er Cherreau composa le Jargon de l'argot réformé, dont la première édition connue est de ItJii et qui a été depuis réédité un très grand nombre de fois conune livre de colportage. Il a été refondu en 1840 par Halbert d'Angers sous le titre de Jargon de l'Argot et réédité depuis. En i7'2t> Granval, à la suite du poème le Vice puni, ou Cartouche, publia un vocabulaire dareot, emprunté en gi-ande partie à Olivier Cherreau. Tous ces vocabulaires refondus ont été repris dans les Voleurs de Vidocq. avec un certain nombre de termes contemporains. C'est là qu'ont puisé Eugène Suc pour les Mystères de Paris, et Balzac pour la Dernière Incarnation de Vautrin. M. Francisque Michel a publié en 1856 une Etude de philologie comparée sur l Argot où l'on trouve de nombreux renseignements. Citons encore : le Dictionnaire d'Argot de Lucien Rigaud; le Dictionnaire de la langue verte d'Alfred Delvau et le Dictionnaire d'Aj-got de Lorédan Larchev. Une méthode générale d'étude philologique de l'argot' a été publiée par Marcel Schwob et George Guieysse e"n 1889. sous le titre : Etude sur l'Argot /Va/ifflîs "; Bouillon édit.l. — Le jargon du xv siècle a été l'objet d'études récentes qui portent presque toutes sur les ballades en jargon de François Villon. — Cf. Auguste Vitu. le Jargon au xv siècle. Pans, Charpentier. 1883; Lucien Schœne. le Jargon au Théâtre. Paris. Lemerre. 1887; Marcel Schwob, le Jargon des Coquillc.rds en 1455 (Mémoires de la Société de Linguistique de Paris. 1891 . M. AV. G. C. Bijvanck prépare un ouvrage sur les langues secrètes chez les peuples romains au xv siècle. — Pour l'argot italien, voy. le Trattato dei Bianti: pour l'argot espagnol, les Romances de Germnnia: pour l'argot anglais ou cant. The Dictionary of the Cant language by an Antiquarian; pour l'argot allemand. Avé-Lallemant. Das Deutsche Gaunerthum. Voici mielques exemples des termes de l'argot récent : refroidir, saigner, scionner, tuer; qrinche, voleur; gouapeur. vagabond: travail, vol: travailler, voler; manger le morceau, dénoncer; poivrot, ivrogne: flique. sergent de ville : la rousse, la police : morlingue, porte-monnaie ; le dur. travaux forcés ; escarpe, assassin ; emballer, arrêter: blanquette, argent: ciboulot, couatche, tronche, sorbonne, tête. — Les mots sont constitués avec l'élément verbal : toquante, montre (qui toque); courante, l'heure, puis la montre ; par apocope : d'autor pour d'autorité, achar pour acharnement : enfin par transformation du suffixe : boutanche pour boutique, tronche pour trogne, moche pour mal, etc. La seconde loi de formation est le passage s\-nonymique d'un mot à un autre : de bonneteau (jeu de cartes' on arrive par transformation du suffixe à bonneterie: de là par synonymie à lingerie. Enfin les joueurs de bonneteau deviennent des linges. Les argots spéciaux ont été étudiés également ; voy. Boutmy, l'Argot des Typographes.
ARGOUSIER. Hippophae. genre de la famille des Elaeagnées, renferme des arbrisseaux de 4 ou 5 m. et des buissons hauts de 1 m. 50. L'A. rhamnotde, vulg. Epine luisante, est épineux, garni de feuilles alternes, persistantes, parsemées en dessous d'écaillés blanches ou roussâtres, ainsi que les rameaux : ses fleurs sont petites, vertes, dioïques; le fruit, d'un jaune éclatant, de la grosseur d'un pois, est acide et très astringent. Les racines longues et traçantes servent à fixer les sables des dunes, les rives des fleuves, la berge des fossés, etc. ; elles renferment un suc gomnieux employé dans la médecine vétérinaire. L'argousier