MONOGAME
monnaies [monetarii), exerçant leurs fonctions au nom du roi : le nom de ces monétaires était marqué sur chaque pièce. — Charles le Chauve confia la surveillance du moimayage à une section de la Cour des comptes, dite chambre des monnaies, et composée de 3 mcmhres, appelés généraux des monnaies; en 1558, Ciiarles V porta leur nomhre à 8 et créa, en outre, un gouverneur des monnaies du royaume. En 1551, la chamhre des monnaies fut érigée en cour des monnaies, ayant juridiction souveraine et supérieure pour tout ce (jui concernait les monnaies; elle suhsista ainsi jus(|u'à la Révolution. En 1790 fut instituée la commission des monnaies, qui est encore aui. chargée de juger du titre et du poids des espèces fabriquées, de surveiller la fabrication des monnaies et médailles, l'essai des ouvrages d'or et d'argent, la confection des coins monétaires et des poinçons de la garantie. Voy. contrôle.
La fabrication des monnaies se fait, en France, dans les ateliers de l'Etat connus sous le nom d'Hôtel des monnaies. Avant la Révolution, on en comptait 50. On en a successivement réduit le nombre; auj. on ne frappe plus de monnaie qu'à celui de Paris. Outre les espèces monnayées, l'hôtel de la Monnaie de Paris a le privilège de fabriquer les médailles, pièces de plaisir et jetons pour toute la France. — Il existe à la Monnaie de Paris un musée monétaire, renfermant la collection des coins et poinçons des monnaies, médailles, pièces de plaisir et jetons qui ont été frappés en France depuis Charles VIII.
MONO..., partie initiale d'un grand nombre de mots français, vient du grec {jlÔvoî, seul, et indique que l'objet auquel il se joint est unique, comme dans monocarpe, monocéphale, monocotylédone, etc., qui signifient : qui n'a (\i\un fruit, (\xxune tête, qu'un cotylédon, etc. — En Chimie, il indique qu'un composé contient seulement un atome d'oxygène, de soufre, etc., ex. : monosulfure de potassium.
MONOATOIVIIQUES. Voy. atomicité.
MONOCARPIQUE (plante), plante qui ne fructifie qu'une fois, par opiiosition à polycai pique.
MONOCENTRE ou lépisacakthe, Motiocenlris, petit poisson des mers du Japon, a été rangé dans la famille des Joncs cuirassées.
MONOCÉROS (du gr. txdvoç, seul, et xépaç, corne], genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranchcs, famille des Buccinidécs. Semblables aux Pourpres par leur coquille ovale, épaisse, dont l'ouverture large est pourvue en avant d'une forte échancrure respiratoire, et dont le bord columellaire est aplati, les Monocéros s'en distinguent par la pointe longue et aiguë dont le bord columellaire est armé en dehors du sinus. Ces mollusques habitent les côtes des mers actuelles; on trouve leurs coquilles fossiles depuis l'étage parisien.
Le nom de Monocère ou Monocéros est souvent appliqué, en Zoologie, à des animaux fort divers, mais ayant pour caractère commun une corne située au milieu du front, tels sont le Rhinocéros, la Licorne, le Narval, plusieurs Insectes, notamment un genre de Coléoptères de la famille des Trachélides, un Scarabéide, etc.
MONOCHLAMYDÉ (du gr. p-ôvoç, seul, et x^ajAuç, surtout). Ce mot, synonyme de monopérianthé, a été employé par Candoile pour désigner les plantes qui n'ont qu'une seule enveloppe florale.
MONOCHROME (du gr. jjidvoi;, seul, et /pwixa, couleur), qui est d'une seule couleur. Les camaïeux, les grisailles, toutes les peintures en clair-obscur sont des peintures monochromes. Ce genre de travail est très ancien : les Etrusques l'ont connu. — On entend par sculpture monochrome le fait de conserver aux statues la couleur naturelle de la pierre ou du marbre.
MONOCLE (de monoculus, du gr. [lôvoç, seul, et du latin oculus, œil), nom donné : 1° aux lunettes composées d'im seul verre et qui ne peuvent servir que pour un seul œil à la fois ; 2° à un bandage croisé servant h maintenir un topique sur un seul œil : on l'oppose à binocle.
En Histoire naturelle, ce mot est svnonyme de Cyclope, genre de Crustacés. Voy. cyclope. "
MONOCLINAL (du gr. p.ôvo<;, unique, et xXtvw, j'incline). hn Géologie, pli moiioclinal. Voy. flexure.
MONOCLINE (du gr. [aôvoç, seul, et xXfvïi, lit), synonyme dhet-maphrodite, se dit, on Botanique, par opposition a dicline, de toutes les plantes qui ont les organes
des deux sexes (pistil et étamines) réunis dans la même fleur.
MONOCORDE (du gr. [lovôyopôov, corde), dit aussi Sonomètre, instrument compose d'une seule corde sonore, dont les anciens se servaient pour déterminer les rapports numériques des sons : on en attribue l'invention à Pythagore. La corde est montée sur une planchette ou sur une caisse rectangulaire, et on en varie les intonations au moyen d'un chevalet mobile. On s'en sert, en Physique, au même usage que chez les anciens ; on l'emploie aussi pour accorder les instruments de rausicpie.
MONOCOTYLÉDONES (du gr. [i(5voç, seul, et de cntylédon^j, une des deux subdivisions du groupe des végétaux Angiospermes. Les plantes qui le composent ont un embryon muni d'un seul cotylédon (Foî/. cotylédon); les feuilles ont ordinairement des nervures parallèles, sans anastomoses ni ramification (l'Iris p. ex.) ; ces feuilles sont rapprochées en grand nombre sur une faible longueur, elles s'attachent sur tout le pourtour de la tige de façon à former des nœuds saillants et engainants. Les bourgeons qui naissent à leur aisselle avortant d'habitude, la tige reste simple : d'où l'apparence que présentent les Palmiers en particulier, un bouquet de feuilles énormes à l'extrémité d'une longue tige grêle. Le tronc de ces végétaux ne présente pas, comme dans les Dicotylédones, mic série de zones concentriques ; la tige acquiert rapidement son diamètre normal, puis ne s'épaissit plus, car il ne s'y fait pas, comme dans les Dicotylédones, de formations secondaires de bois et de liber; les faisceaux ligneux y sont épars sans ordre, plus tendres vers le centre, au point oe s'y détruire souvent. La fleur a un périanlhe à divisions ternaires, souvent remplacées par des soies ou des bractées. Dans nos climats, ces végétaux sont des herbes; dans les pays chauds ils forment des arbres. — Dans la classification de M. Van Ticghem, les Monocotylédones sont divisées en Gramininées (Graminées, Cypéracées, Cen- Irolépidées, Lemnacées, Naïadacées, Aro'idées, Typhacées, Pandanées, Cyclanthées) à périanthe rudimcntairè ou nul, en Joncinées (Restiacées, Eriocaulées, Triglochinées, Palmiers, Joncacées) à périanthe double et scarieux, en Liliinées (Alismacées, Commélinacées, Xyridiacées, Pontédériacées, Liliacées) à périanthe coloré et ovaire libre, en Iridinées (Amaryllidées, Dioscorcacécs, Iridées, llémodoracées. Broméliacées, Scitaminées, Orchidées, llydrocharidées) à ovaire infère.
MONOCYCLE, vélocipède à une seule roue. On peut se faire une idée très exacte d'un monocycle en supposant qu'on supprime dans un bicycle [Voy. ce mot) le corps, la selle et la roue d'arrière. Un monocycle se compose donc uniquement d'une grande roue munie de manivelles et de pédales. Cette roue passe dans une fourche commandée par un guidon horizontal. Le monocycliste est debout sur les pédales de sa machine, tenant les manettes du guidon dans les mains. Cet appareil est beaucoup plus un appareil d'acrobate qu'un appareil pratique.
MONOOELPHES (du gr. [xôvoî, seul, et S£V.pû<;, matrice], se dit, en Zoologie, par opposition à Didelphcs. En réalite, ces mots sont assez mal faits, car tous les mammifères, même les Didelphes, n'ont qu'une seule matrice; mais chez les uns (Monodelphes) le développement du fœtus s'y fait tout entier, tandis que chez les autres (Didelphes) les jeunes naissent très imparfaits et achèvent leur développement dans une poche ou marsupium située sous l'abdomen, dans laquelle se trouvent les mamelles. Cette poche fonctionne comme une seconde maliice dans la période qui suit la parturition [Voy. marsupiaux).
MONODIE (du gr. [Aovwota), nom doimé, chez les anciens : 1" au chant exécuté par une seule voix; 2° aux monologues des tragédies. Sl,
MONODON (à une seule dent). Voy. narval. Hi
MONŒCIE (du gr. [j.6voi;, seul, et olx£a, maisonl. noHP donné par Linné à la 21° classe de son système. Elle formait \\ ordres, et comprenait toutes les plantes qui portent des fleurs mâles et des fleurs femelles distinctes, mais réunies sur le même pied.
MONO-ÉPIGYNIE (du gr. {x6voç, seul, et A'épigyne), classe de la méthode de Jussieu, comprend les plantes tnth nocotylédones à étamines épigynes.
MONOGAME (du gr. \i.6w<;, seul, et yi[io?, noce), se dit : en Botanique, d'une fleur composée qui renferme des fleurs toutes de même sexe; et, en Zoologie, d'un animal qui n a qu'une seule femelle.