LOCOMOTION
MOTION (du lat. motio). Après l'introduction en France du régime parlementaire, on s'est servi de ce mot, emprunte aux Anglais, pour désigner toute proposition faite dans une assemblée délibérante par un de ses membres. — On appelle motion d'ordre une motion qui a pour objet particulier de régler l'ordre de la délibération, lorsque plusieurs propositions se trouvent en même temps en discussion et qu'il faut déterminer celle qui doit avoir la priorité.
MOTRICITÉ (de moteur), terme de Physiologie et de Médecine, sert à désigner le mode d'action des centre» nerveux sur les organes de la locomotion (muscles), par l'intermédiaire des cordons nerveux.
MOTTE (orig. incert.), petit morceau de terre détaché avec la charrue, avec la bêche ou de toute autre manière ; il se dit aussi de la portion de terre qui tient aux racines des plantes quand on les lève ou qu'on les arrache. Pour planter un arbre en motte, on ouvre un fossé tout autour de l'arbre qu'on veut enlever du sol et à une certaine distance du pied, afin de lui conserver le plus de racines qu'il est possible; ensuite on cerne la terre par-dessous, et on enlève l'arbre avec la terre qui s'attache aux racines.
Sous le régime féodal, on appelait motte une butte de terre que l'on élevait dans les châteaux pour en supporter le donjon. Les mottes, fort usitées du ix° au xi° siècle, cessèrent de l'être lorsque les donjons prirent de fortes dimensions et furent toujours en pierre. De là vient le nom de La Motte que portent encore en France une foule de localités.
Motte à brûler, petite masse plate et ronde, qui sert à faire du feu, est faite ordinairement avec le tan qu'on ne peut plus employer à préparer les cuirs, et qu'on presse dans un moule. On fait aussi des mottes de tourbe. Ce genre de combustible, qui ne date guère que du commencement du XIX* siècle, est assez répandu parmi les classes peu aisées.
MOTTEUX (de motte, parce que cet oiseau se tient sur les terres fraîchement labourées), Saxicola œnanthe, espèce du genre Traquet. Voy. traquet.
MOTU PROPRIO (c.-à-d. de son propre mouvement), expression latine qui se trouve employée dans certaines bulles ou autres actes des papes, pour indiquer qu'une résolution a été prise par le souverain pontife de son propre mouvement et en dehors de toute influence étrangère. Les canonistes romains, s'appuyant sur le principe de l'infaillibilité du pape, ont prétendu qu'un motu proprio abolissait toute espèce de réserves, toutes bulles et tous brefs antérieurs. Jusqu'à nos jours, cette prétention n'avait pas été admise par l'Eglise de France.
MOU (du lat. mollis), nom donné vulgairement au
roumon de certains animaux, tels que le bœuf, le veau, agneau, à cause de la mollesse de cet organe. On ne sert pas le mou sur les tables; on ne le donne qu'aux animaux domestiques, aux chats surtout. On fait néanmoins avec le mou de veau un bouillon et un sirop qui sont recommandés comme pectoraux.
MOUCHE, Musca, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, tyjie de la tribu des Muscides : corps oblong, à peu près cylindrique ; tète globuleuse un peu plus large que longue, offrant 2 yeux très grands et à réseaux, et 3 petits yeux lisses, distincts ; front aplati et représentant un espace arrondi, en haut duquel sont insérées des antennes à 3 articles ; trompe membraneuse, coudée, rétractile et terminée par deux lèvres ; corselet cylindrique et abdomen ovalaire; ailes grandes el horizontales; pattes longues, grêles, terminées par deux crochets et deux pelotes et couvertes de poils rudes. Les larves de ces insectes sont cylindriques, molles et blanchâtres; elles sont apodes; leur tête est garnie de cioclicts écailleux : on les trouve dans la viande en décomposition.