‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1078 sur 1729 · ANTILOPE · texte numérisé non relu

ANTILOPE

NAGYAGITE, syn. d'ÉLASMOSE.

NAÏA, reptile. Voy. naja.

NAÏADÉES (du genre type Naias\, famille de plantes Monocotylédones sans albumen, à ovaire libre, ne renferme que des espèces aquatiques, ord. submergées, à feuilles alternes, souvent embrassantes à leur base ; à fleui-s très petites.quelquefois hermaphrodites.plus souvent unisexuées, monoïques ou plus rarement dio'iques. Ces plantes sont répandues dans les eaux douces et salées de tous les climats. Aucune d'elles n'est bien importante par ses applications. Le genre type, la Naïade (Naias), peut founur un assez bon engrais, ainsi que les feuilles du Zostère (l'une des rares phanérogames vivant dans la mer) ; le rhizome du Potamogeton natans sert d'aliment en Siliérie. — La famille des Naïadées corresiiond aux Fluviales de Ventenat et aux Potamophiles de L. C. Richard; elle se divise en 6 tribus : Naïaaées propres, Zostérées, Potamées et Aponogétées.

NAÏADÉES, nom donné par Lamarck à une subdivision de sa famille des Mytilacés, comprenant les genres Mulelle, Anodqnte, etc., mais qui n'a pas été conservée.

NAÏDE, genre d'Annélides. Voy. nais.

NAIN (du lat. nanus, du gr. vâvoî). Ce nom, qui peut se donner à tous les êtres organisés, s'ap|)lique jilus spécialement aux individus de l'espèce humaine : on considère comme nains ceux qui ont moins de 1 m. 50. On trouve des peuples de fort petite taille dans les pays très froids (Lapons, Samoyèdes), et aussi dans quelques îles de la mer du Sud où les chaleurs sont excessives.

Autrefois les rois et les princes nourrissaient des nains pour en faire leur amusement. Les Orientaux avaient trouvé, dit-on, l'art d'empêcher l'accroissement du corps et de produire, pour ainsi dire, des nains artificiels. Delà cour cfes rois de Perse, cet usage barbare passa aux Grecs après Alexandre, et aux Romains sous les empereurs, dès le milieu du i**^ siècle. Au moyen âge, les nains étaient fort en crédit ; il y en avait déjà à la cour de Charlemagùe, ils portaient les messages des chevaliers, et servaient de

[lages aux châtelains. La manie des nains fut poussée fort oin sous les règnes de François I" et de Henri II. Le dernier prince qui s'en soit amusé fut Stanislas Leczinski,duc de Lorraine : son nain, Nicolas Ferry, devint célèbre sous le nom de Bébé : il avait 0 m. 80; il mourut en 17C5, à 22 ans. Parmi les nains les plus connus, on cite encore les Anglais Jelfery lludson (1619-82) et Birch : ce dernier ne dépassait pas 0 m. 50; le gentilhomme jwlonais Borwilawski, et de nos jours Tom Pouce et Vomirai Tromi>, le premier haut de 0 m. 71 ; le second de 0 m. 73; entui les princesses CôUhri et Félicie.

Nx\ÏRE

Page 1