RÉPUBLIQUE
Calendrier républicain. Voy. calendrier.
On a donné le nom de Républicains aux oiseaux du genre Tisserin, à cause de la forme de leur nid, qui présente une suite de cellules comparables à celles d'une ruche, et qui est commua à tm grand nombre de couples. Voy.
TISSKRIX.
RÉPUBLIQUE (du lat. res, chose, et publica, publique).
I. Pris dans son acception antique et primitive, ce mot se dit de tout Etat, de tout gouvernement, quelle qu'en soit la forme. Aujourd'hui on appelle république tout Etat où le peuple se gouverne lui-même soit immédiatement, soit par ses délégués : on l'oppose à monarchie (Voy. ce mot . Montesquieu donne à cette forme de gouvernement
IKHir principe et pour ressort la vertu. Elle a pour écueils instabilité, la démagogie et l'anarchie. — On distingue trois espè-cs de républiques: les/{. aristocratiaues, dans lesquelles le gouvernement est entre les mains ae la haute classe des citoyens; les H. oligarchiques, dans lesquelles il se trouve entre les mains du petit nombre; et les R. démocratiques, dans lesquelles la majorité ou même la totalité de la nation participe elle-même au gouvernement [Voy. DÉMOCRATIE, ARISTOCRATIE, ctc). Ou pourrait y ajouter les R. fédératives, composées de plusieurs Etats ayant chacun leur constitution particulière.
Parmi les plus célèbres républiques, on cite : chez les anciens, celles à' Athènes, de Sparte, de Thèbcs, de Rhodes, de Marseille, et la République romaine; chez les modernes, au moyen âge, les R. italiennes (Venise, Gênes, Pise. Florence, etc.), aristocratiques pour la plu- I^rl: la fi. helvétique, qui e\i<lc depuis le xiv" siècle; la fi. des Sept Provinces-Cnies, aux xvr, xvir et xviii" siècles: celle des Etats-Unis d'.\mérique, la République française et toutes celles qui en sont dérivées : la R. oatave, la R. parthénopéennc , la fi. romaine, la fi. ligurienne, la R. cisalpine, etc. — Les républiques qui existent aujourd'hui sont : en Europe, outre la République française, la Suisse ou R. helvétique et les petites fi. d Andorre et de St-Marin: tous les Etals de l'.imérique; en Afrique, Libéria, Orange, etc.
II. Sous le titre de République, on connail plusieurs ouvrages célèbres : la R. de Platon, qui est une pure utopie : le philosophe y énumère et classe les diverses fomies de gouvernement f aristocratie, démocratie, oligarchie, tiinocratie ou gouvernement des ambitieux, tyrannie ou monarchie), et donne la préférence au premier; voulant écarter tout ce qui |)ourrait porter atteinte à la morale, il exclut de sa république les arts et la poésie, et en bannit Homère, le front couvert de lauriers et de Heurs ; il y admet la communauté des biens et même celle des femmes; la R. de Cicéron, excellent traité de politique, dont malheureusement il ne nous est parvenu qu'une partie; la R. de Dodin. etc. — Il a paru aux xvii" et xviii' siècles, sous le titre de youvelles de la république des lettres, un journal littéraire, fondé par Bayle en 1684 et qui jouit lonirtemps dune grande autorité.
RÉPUDIATION (du lai. repudiatio], renvoi d'une femme avec laquelle on vivait uni par le mariage. La loi de Moïse tolérait la répudiation, hors le cas où la femme se trouvait avoir été épousée par celui qui lui avait ravi l'honneur. Depuis on restreignit la répudiation au seul cas d'adultère. Les Romains en faisaient un grand abus. Elle est encore géni-raiement permise chez tous les peuples qui ne sont pas chréliens. \'oy. divorce et séparation.
Répudiation se dit aussi, en Droit, de l'action de renon-
cer à une succession (C. civ., art. 775 et 781). Voy. rexos-