‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1579 sur 1729 · TERRINE · texte numérisé non relu

TERRINE

TETANOS

que se creusent certains animaux, tels que lapins, blaireaux, taupes, etc., on appelle ainsi un registre que tenaient jadis les seijnieurs féodaux et qui contenait les noms de ceux qui relevaient de leur lerre. les droits, cens et rentes qu'ils devaient, etc. On disait aussi papier terrier. Voy. liève.

TERRINE (de terre). On donne ce nom. dans l'Art culinaire, à des pâtés de viandes cuites dans une terrine, que l'on conserve pour être mangés froids. On fait des terrines de poularde, de jamlwn, de lièvre, de foies çras, de perdreaux aux trulfes. On estime les terrines de foies de canards de Toulouse, les terrines de >'crac garnies de perdreaux aux trulfes, les terrines truffées de Ruil'ec et de Périgueux, etc.

TERRITOIRE (du lat. lerritorium). C'est l'espace de ferre soumis à une juridiction ou dépendant d'une même souveraineté. Il est important de le déterminer au point de vue des règles du droit des gens : '1 comprend, sur terre, tout ce qui s'étend entre les frontières, et, en mer, l'espace qui s'étend jusqu'à une portée de canon. Voy. mer, fro.n-

TlÈtlES et DOCAXES.

TERTIAIRE (ère) ou ère cé.vozoïqi'e, période géologique qui succède à la période crétacée. Elle est caractérisée surtout par l'apparition et le développement considérable des Mammifères placentaires et par la disparition complète des Ammonitidés et des Bélemmtcs proprement dites. Lyell a proposé de diviser l'ère tertiaire en trois périodes, auxquelles il a donné les noms A'éocène, miocène et pliocène, pour indiquer que dans les périodes récentes (xai>/ôî) la première man|ue l'aurore (swi;), que la deuxième contient moins [\Lz'.o't] et la troisième plus (rXcïov) d'éléments modernes dans leur faune. Actuellement on intercale entre les périodes éocène et miocène une période oligocène (oAtyoî, peu'i et l'on groupe fréquemment l'Eocène et l'Oligocène sous le nom aEogène, le Miocène et le Pliocène sous le nom de Néogène, qui peuvent constituer deux systèmes, divisés cliacun en deux groupes. ' TESSÈRE (du lat. lessera), tablettes d'ivoire ou de métal dont les anciens se servaient pour divers usages. On appelait 7". hospilale une lablelle qu'on marquait de signes particuliers et qu'on rompait ensuite en deux : cliacun des deux liùtes en gardait une moitié à l'aide de laquelle il se faisait reconnaître. Dans les Armées romaines on donnait le nom de Icissères aux tablettes sur lesquelles les généraux écrivaient leurs instructions et particulièrement le mot d'ordre : le plus souvent un simple tesson de terre cuilc .servait de lessère.

TEST ou TÊT (du lat. testa, coquille), enveloppe solide et calcaire qui protège le corps mou d'un grand nombre d'animaux invertébrés. Voy. testacés.

Les Cbimisles nomment test une coupelle avec laquelle on fait en gi-and l'essai des minerais.

TEST (Serment du), du mot anglais test, épreuve. Voy. ce mot au Dict. dHisl. et de Géogr.

TESTACELLE, Testacella, nom donné par Dnipamaud à un genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pulinobranclies, famille des Limacidoes, qu'on trouve dans le midi de la France et qui se rapproche beaucoup des Limaces propr. dites. L'espèce type est la T. ormier {T. haliotoidea].

TESTACES, nom donné vulgairement soit aux Mollusques à test, c.-à-d. à coquille, comme l'Huître, la Moule, 1 Escargot, etc. ( Voy. coquille) : on l'oppose alors à Crustacés; soit même aux animaux dont le cor|)s est revêtu d'une enveloppe dure comme les Tortues, les Oursins, etc. — Ce mot n'a pas de valeur scientifique.

TESTAMENT (du lat. testamenttim), acte par lequel le testateur <li>pose, pour le temps où il n'existera plus, de tout ou partie de ses biens, et qu'il peut révoquer (C. civ., art. 895). Pour tester, il faut être sain d'esprit et en dehors des incapacités prévues par la loi, comme l'étal de minorité, d'interdiction, etc. (art. 901-015). Toute personne peut disposer par testament soit sous le titre d'institution d'héritier, soit sous le titre de legs, soit sous toute autre dénomination propre à manifester sa volonté (art. 967). — Lt loi distingue : 1° le T. olographe, nui n'est valable que s'il est écrit en entier, daté et signé oe la main du testateur : il n'est assujetti â aucune autre forme (art. 970) ; 2" le T. par acte public, dit aussi T. authentique ou solennel, celui qui est reçu par deux notaires, en présence de deux témoins, ou par un notaire en présence de quatre témoins; il est écrit par le notaire on l'un des notaires, mais il est dicté par le testateur et signé par lui, après

lecture faite ; il est aussi signé par les témoins (art. 971-75) : ce testament répond à ce que les Romains appelaient nun~ cupation ou T. nuncupatif (c.-à-d. fait de vive voix) ; 3° le T. îni^stique (c.-à-«l. secret], qui est écrit ou tout aa moins signe par le testateur et remis par lui, clos et scellé, à un notaire, en présence de six témoins au moins. Le notaire dresse l'acte de suscription sur ce papier ou sur celui qui lui sert d'enveloppe, elle signe avec le testateur et les témoins (art. 986-79). [Voy. codicille, legs, donation. Voy. aussi captation.) On estime les Traités des donations et des testaments de MM. Deraolombe, Laurent, Demantc, Aubry et Uau : les mémoires Sur la liberté de tester de M. Cù. Brocher /1869) et de M. G. Boissoiuwde (1872).

L'exécuteur feslaraentaiie est celui qu'un testateur charge de l'exécution de son testament (art. 1025-54).

testament politique, écrit politique attribue à certains hommes d'Etat, concernant les vues, les projets, les motifs qui ont dirigé ou qu'on suppose avoir dirigé leur conduite. On cite en ce genre le testament d'Auguste ou monument d'AncjTe, ceux de Henri IV, Hiclielicu, Colbert, Louis XIV, Albéroni, Pierre le Grand, efc.

testament (axcie.n et nouveau), l'oy. bidle.

TESTARD ou têtard, nom vulgaire du Chabot de rivière.

TESTIMONIALE (preuve). Voy. preuve.

TESTON, monnaie d'argent frappée sous Louis XII, en 1313, et sur laquelle était représentée la tête du roi. Les testons, qui valaient 10 sous 2 deniers, s'élevèrent successivement jusqu'à 12 sous 6 deniers : ils furent démonétisés par Henri lll.

TESTUOO, nom latin scientifique de la Tortue.

TÊT (pour test, du lat. testa, tesson). Ce mot s'emploie quelquefois comme synonyme de crâne. — En Vénerie, c'est la partie de l'os frontal du cerf d'où partent les pivoU de son bois. — Voy. test.

TÉTANOCÈRE (du gr. Texavô;, tendu, et xépa;, corne), Tetanocera, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, et tribu des Muscides : antennes droites et tendues en avant ; front saillant, corps fauve, ailes ornées d'un réseau sombre, mais élégant. Ces insectes vivent sur les plantes, dans les lieux humides. Le T. front fauve [T. ferruginea) est long de 0 m. 008. On le trouve aux environs de Paris.

TÉTANOS (du gr. xÉTavoî), maladie caractérisée par la convulsion permanente d'un ou de plusieurs muscles, accompagnée de tension et de douleur. Le tétanos peut être {jénéral et alors tous les muscles à la fois sont contractés ; e corps est dans un état complet de rigidité qui résiste à tous les efforts, et il ne peut être fléchi en aucun sons (T. droit]; ou bien il n'est que partiel, et alors on lui donne dilférents noms suivant les parties qu'il affecte, on l'appelle : trismus, si la convulsion est lx)rnée aux muscles de la mâchoire inférieure; opislhotonos, si la tête et le tronc sont renversés en arrière ; emprosthotonos. s'ils le sont en avant ; pleurosthotonos , ou T latéral, si la flexion se fait sur l'un des côtés. Le plus souvent le tétanos débute par le trismus, avec de la raideur dans le cou ; de là il se propage rapidement dans le tronc et les memljres : il s'accompagne en même temps de crampes et de convulsions tantôt continues, tantôt rémittentes avec paroxysmes plus ou moins violents; le jMJulsest petit, fréquent, irrégulier, sans fièvre toutefois ; la respiration est difhcile et entrecoupée ; les facultés intellectuelles restent ordinairement intactes. Les progrès du tétanos s'opposant aux mouvements de la respiration et de la déglutition, ce mal redoutable se termine presque toujours par la mort. Toutes les blessures peuvent donner lieu au tétanos, il suffit que les plaies soient infectées par le bacille de Mcolaïev, agent producteur de la maladie, qui est très réjtandu dans le sol. Ce bacille agit par ses sécrétions ou ptomaines. Mais il semble c^ue [wur qu'il puisse fructifier, il faille (|u'il soit associé à d autres germes, comme les microlies saprophytes. Cela expliquerait la prédilection du tétanos pour les plaies anfractueuses. Le refroidissement et l'humidité, si souvent constatés comme causes, agiraient en supprimant ou on diminuant l'action préservatrice de la phagocytose. — Le traitement préventif consiste surtout dans l'antisepsie et la propreté méticuleuse des jplaies. Contre le tétanos déclaré, le repos absolu du malade par l'immobilisation dans un ap|)areil chaudement ouaté, par l'isolement dans l'olisciirité, par le sommeil obtenu au moyen du chloral, semble avoir donné quel<|ue résultat.

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