‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1587 sur 1729 · THON · texte numérisé non relu

THON

tluctcur réunit les extrémités de cette série de barreaux. il s'y produit un courant électrique par une différence de température entre les soudures paires et les soudures impaires. Le courant produit traverse un galvanomètre qui mesure son intensité; on l'utilise dans les recherches sur ia chaleur rayonnante.

THERMOSCOPE (du gr. SfEpjiôv, ehaleur, et oxctow, examiner), sorte de thermomètre à graduation purement empirique, servant simplement à montrer si un corps est plus ou moins chaud qu un autre, et non à mesurer la (enipérature.

THERWOSIPHON (du gr. &Ep|xôv, chaleur, et dcsiphon), -ortc de calorilère à eau chaude particulièrement employé jiour le chaulFage desserres. Use compose d'une chaudière remplie d'eau, dans laquelle plonge par ses deux extrémités un tuyau replié sur lui-même, dont les circonvolutions parcourent tout l'espace qu'il s'agit de chauffer et qui est rempli d'eau comme la chaudière. Lorsque l'eau de la chaudière est suffisamment chauffée, elle monte dans le tuyau, en faisant descendre l'eau froide de celui-ci et établit ainsi un courant qui porte la chaleur dans toutes les parties <le la serre, loy. serre et calorifère.

THERMOTROPISME. ensemble des phénomènes de courbure que présentent les végétaux sous l'inllucnce de la ciialeur.

THÈSE (du gr. SrÉ3'.;), proposition qu'on met en avant avec intention de la défendre si elle est attaquée. Il se dit particulièrement de toute proposition de Théol(^e, de Philosophie, de Droit, de Médecine, de Lettres ou de Sciences que l'on soutient dans les écoles. Aujourd'hui, en Théologie et en Droit, on soutient des thèses pour la licence comme pour le doctorat; en Médecine et dans les Facultés des Lettres et des Sciences, on n'en soutient que pour le doctorat seul. — MM. A. Mourier et F. Dcltour ont donné le Catalogue des thèses admises en France par les Facultés des Lettres et des Sciences depuis 1810.

THÉSION. Thesium. genre de la famille des Sanlalacécs, compreiul des plantes herliacées, vivaces, de l'Europe et de l'Afrique méridionale. Parmi les prmcipalcs espèces, on cite le T. humifusum, qui croit sur la lisière de nos bois et est brouté par les Iwstiaux, et le T. umbellatum ou Comandre, à fleurs blanches, terminales : on le cultive dans les jardins.

THÉSIS. terme de Métrique ancienne. Voy. arsis.

THÊTA 6 . la 8' lettre de l'alphabet grec, correspond à notre th, mais a une prononciation toute différente : c'est à la fois une lettre dentale et une aspirée. Comme lettre numérale. 6' vaut 9, et ,6. 9000.

THÉTIS. 17' petite planète, trouvée le 17 avril 1852 par Luther, à Bilk, près Dfisseldorf. Voy. planètes.

THÉURGIE (du gr. Hreojpy'a , espèce de magie au moyen de laquelle les Païens prétendaient se mettre en rapport avec la dinnité et les génies bienfaisants, et produire, avec leur secours, des effets surnaturels : c'est l'opposé de la goélie [Voy. ce mot). — La théurgie fut cultivée par les Clialdéens et parles Égyptiens, qui s'y disaient fort habiles, grâce aux secrets qu'ils tenaient d'Hermès trismégiste. Elle ne s'introduisit chez les Grecs que dans les derniers siècles du paganisme, avec les doctrines orientales : elle joue un grand rôle dans le néo-platonisme, surtout dans les écrits de PorphjTe et de Jamblique ; l'empereur Julien y était adonné.

THI.... Voy. THio....

THIALD1NE ^du gr. Sfôiov, soufre, du radical a!d et de la désin. ine], hase organique obtenue par Liebig et \Yœhler par l'action de l'acide sulflivdrique sur l'aldéhydrate d'ammoniaque. Formule : C^H'*.\zS-. Ce corps se présente en cristaux analogues à ceux du camphre et solubles dans l'alcool et l'éthcr. Il se combine aux acides pour donner des sels bien cristallisés. On obtient des composés analogues avec les aldéhydes autres que l'aldéhyde ordinaire.

THIBAUDE (d'un nom propre?), tissu grossier de poil de vache dont on se sert pour doubler les tapis et parfois aussi pour recouvrir les murs destinés à être tendus d'étoffes.

THIO..., préfixe qui vient du mot grec SeTov, soufre, et qui est sv-nonjTne du préfixe sulfo [Voy. ce mot). Se reporter à ce qui suit thio.... ou thi...

THIOPHÈNE, composé qui a pour formule C*H*S et qui se trouve dans la benzine extraite du goudron de houille. Cette benzine a la propriété de donner avec l'isaline ime magnifique coloration bleue, fournie par Vindophénine; -c'est cette coloration, laquelle ne se produit pas avec la

benzine pure, qui a conduit Meyer à la découverte du thiouhène. C'est un liquide incolore, ayant peu d'oileur et bouillant à 84°. Ce corps a des propriétés analogues à celles de la benzine, et, comme elle, il clonne de nombreux composés de substitution. Le thiophène a la propriété de donner avec les acétones doubles des matières colorantes rouges, vertes ou bleues.

THISBÉ, 88« petite planète, trouvée le 15 juin 1866, par C. II. F. Peters, à Clinton (Etals-Unis). Voy. pi.asètes.

THLASPI (du gr. SrXdTTîiç), Thlaspi, genre de la famille des Crucifères, et type de la tribu des Thlaspidées, se compose de plantes herbacées annuelles, rarement vivaces, que l'on rencontre au milieu des champs sablonneux en grande abondance, et dont on cultive quelques espèces dans les jardins. Les bestiaux broutent avec plaisir le T. des champs (T. arvense), vulg. .Monnayère,el le T. de» montagnes [T. monlanum] ; plusieurs autres espèces se mangent en salade. L'infusion des feuilles du T. bourselte [ T. bursa pasloris), vulg. Bourse à pasteur. Tabouret, est astringente. — On donne aussi communément le nom de Thlaspi à plusieurs espèces du genre Jbéride { Voy. ce mot^ et même du genre Lépidier.

THOLUS («lu gr. SrôXoî, voûte). C'est proprement la pièce de bois dans laquelle s'assemblent les courbes d'une voûte en charpente ; cette pièce est à ce genre de voiites ce que la clef est pour la voûte en pierres. — On donne aussi c^nom à la lanterne ou même à toute la coujwle d'un dôme en charpente : le Thotus d'Athènes était un édifice en l'orme de rotonde où se tenaient les Prytanes.

THOMISE, Thomisus, vulg. Araignée crabe, genre d'Arachnides, de l'ordre des Aranéides, famille des Araignées sédentaires latérigrades (Marcheuses de Walckenaër), renferme de nombreuses espèces, dont les plus communes en France sont le T. à crête, le T. tronqué et le T. citron. On les trouve sur les Heurs, les buissons et même les arbres élevés.

THOMISME, doctrine de St Thomas d'Aquin, particulièrement sur la prédestination et la grâce.

THOMSENOL ITH E, fluorure d'aluminium, de calcium et de sodium hydrate [(NaCa)* FI' -f- Al-Fl^-f 211*01, en masses blanches très fusibles, accompagne la crvolithe au Grœnland.

THOMSONITE, minéral du groupe des Zéolites [Voit, ce mot), dont la formule est 2[Ca.Sa'*.]0.2AF03.2SiO*.5ll*0; en cristaux blancs orthorhombiques, formant des baguettes cannelées [Ecosse, îles Feroë, etc.], ou isolés constituant la variété Comptonite, de Bohème.

THON, Thynnus, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodcrmes , famille des Scombcroïfles, renferme des poissons estimés et qui vivent dans toutes les mers. Le Thon commun (T. vulgaris) a le corps aplati, plus gros au milieu qu'aux extrémités, la tête petite, se terminant en pointe emoussée. l'œil gros, la bouche large et garnie de dents pointues, des écailles petites et faciles à détacher. Toute la partie supérieure du corps est d'un noir bleuâtre, les côtes de la tête blanchâtres, le ventre grisâtre, semé de taclies blanches. Le Thon a ordinairement 1 ou 2 m. de longueur; il dépasse quelquefois 5 m. et peut peser jusau'à 500 kilogr. Ce poisson est très vorace : il se nourrit de maquereaux, de sanlines et de harengs. Sa chair est blanche et très tassée ; elle est toujours savoureuse, qu'elle soit fraîche, salée ou conservée dans l'huile. On sert souvent le thon mariné comme horsd'œuvre. On retire de ce poisson une huile employée par les corroveurs.

La pôclie du Thon, pratiquée dès la plus haute antiquité, est aujourd'hui concentrée dans la Méditerranée; on s'y liNTe surtout à Marseille et à Mce» Elle se fait soit à la ligne, soit au filet, et dans ce dernier cas on distingue la thonaire et la madrague : on nomme thonaires des enceintes de filets diversement disposées, tantôt fixes {thonaires de poste), tantôt mobiles [courantilles ou comhrières). La madramie est fixe et consiste en une série de parcs ou de chambres où le poisson s'engage jusqu'à une dernière enceinte, dite chambre de mort [Voy. madragce). On prend quelquefois des milliers de Thons à la fois. — On sale ce poisson comme la morue. Pour le mariner, on le relire de la saumure où on l'a laissé séjourner quelque temps ; on le coupe par tranches et on le met dans des barils ou des vases de terre que l'on achève de remplir d'huile.

Outre l'espèce commune, on distingue dans la Méditerranée l'.l /tcor/i ou Thon à pectorales courtes [T. brachypterus), la Thonine, Tonna ou Thynnide {T. thu-

TIIONAIRE

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