DRAME
TRAGOPAN (c.-à-«I. bouc-paon), genre d'Oiseaux, de l'ordre des Callinacés, famille des Pliasianidés. renferme des espèces propres à l'ilindoustau. Ces oiseaux sont voisins des Faisans par leur forme générale, ainsi que par leurs mœurs. Leur nom vient de ce qu'ils ont un fanon charnu pendant sous la gorge et, chez le mâle, deux cornes minces, cylindriques, au-dessus des yeux. L'espèce type est le r. du Sépaul [T. salyrus), ^ulg- appelé Faisan'cornv.
TRAGOPOGON, (c.-à-d. en gr. barbe de bouc], nom latin Itotaiiique du Salsifis.
TRAGULE (d'un dimin. lat. du gr. "1^6.^0:^. bouc), espèce de C.hevrotain. Voy. ce mot.
TRAGUS {du gr. xpàyo;, Ijouc). petit tubercule situé en dehors et au-<levant de l'orifice du conduit auriculaire, et qui se couvre de poils chez les vieillards : d'où son nom. Voy. onEiLi.E.
TRAHISON (haute'', action criminelle par laquelle un sujet attente à la sûreté de l'Etat. Tout Français qui porte les armes contre la France, ou qui pratique des machinalions ou entretient des intelligences soit avec les puissances étrangères pour les engager à commettre des hostilités contre la France et leur en procurer les moyens, soit avec les ennemis île l'Etat à letrel de faciliter leur i entrée sur le territoire de la France ou de leur livrer des ' villes, forteresses, places, ports, arsenaux, bâtiments appartenant à l'Etat, ou de fournir aux ennemis des secours de i toute nature, ou de seconder le progrès de leurs armes de ! quelque manière que ce soit, etc., est puni de mort ; (C pén.. art. 75-78, 85'. — Les crimes de haute trahison ' étaient autrefois jugés jMir la Cour des pairs : la première convocation de cette chambre comme Cour de justice, qui eut lieu le 11 novembre 1815, eut i)our objet la mise en jugement du maréchal Ney. Sous le second Empire ces crimes furent jugés par la Haute-Cour de justice : quelquefois on en saisissait les Cours d'assises. Auj. ils sonl jugés par le Sénat.
TRAILLE (du lat. trahere. tirer). Voy. bac.
En termes de Pèche, on nomme traiïlet un petit châssis en bois ou en liège sur lequel les pêcheurs enroulent les lignes de pêche et la corde du libouret [Voy.ca mol). — Trailler, c'est donner de temps en temps une secousse à la ligne en la tirant vivement d une brasse.
TRAIN (du l).-lal. tragimen, de Iragere p. tra/iere, traîner). Ce mot, qui se dit proprement de l'allure des chevaux et autres m'-tes de somme, a dans la langue militaire diverses acceptions. 1' Les trouj>cs du train des
équipages, comprenant 20 escadrons à ô compagnies chacun, commandés par un officier supérieur, chef de corps, sont chargées d'atteler les voitures du service de l'intendance, de santé, les parcs du génie d'armée. Leur uniforme est un dolman bleu, pantalon garance, insignes de grade en argent. Il existait avant 1881 un train d'artillerie chargé d'atteler les jwrcs de cette arme ; ses compagnies ont été supprimées à la date précitée lorsfju'on a créé l'artillerie de forteresse. 2" Le train de combat d'im régiment est formé par les voitures que le corps emmène avec lui sur le champ de bataille (caissons de munitions dans l'infanterie et l'artillerie; voitures de sapeurs-mineurs pour le génie): les ambulances, les étiuipages de pont font également partie du train de comnat. 3° Le train régimentaire se compose au contraire des voitures à vivres et à bagages dont un corps est suivi pendant les routes, mais qu'il laisse en arrière quand il marche au combat.
TRAIS. Voy. tHEJlIX DE FER.
En Typogi-aphie, on nomme train cette jiartie de la presse sur laquelle on pose la forme et qui avance sous la
Itlatine et s'en retire. — Mise en train, opération par aquelle l'ouvrier imprimeur — de la presse ou de la machine — met les formes de caractères et les gravures en état d'être imprimées. La mise en train corrige les défectuosités du caractère, trop haut ou trop bas, et améliore le tirage des gravures. Elle se fait au moyen de papiers fins découpés, collés les uns sur les autres et fixés sur le cvlindre de la machine pour faire éjKiisseur et motleler la pression.
Train de bois, long assemblage de bois, soit de charpente ou de menuiserie, soit de chauffage, ayant la ibrme d'un radeau, assujetti avec des perches et des liens dits habillots, et qu'on met à flot sur un canal ou sur mie rivière^ pour l'amener dans quelque ville. Voy. flottage.
TRAÎNASSE, nom vulgaire ae plusieui-s plantes à racines traînantes et à tiges couchées, telles que 1 Arroche étalée, V Agrostide traçante, la binaire cymbalaire, et une espèce de Renouée, le Polygonum aviculare.
TRAÎNE. En Marine, on donne ce nom : 1" dans les Corderies, à un petit chariot auquel est fixée l'extrémité d'im cordage que l'on commet, et qui se traîne à mesure que le commettage diminue la longueur du câble ; 2' à un bout de cordage qu'on laisse pendre à la mer le long du Ixtrd, pour y attacher un objet quelconque que le bâtiment traîne à sa suite. — Etre à la Iraine se dit d'un liateau (|ui est traîné par un autre. — On dit aussi des perdreaux qui ne peuvent encore voler ni se séparer de leur mère, qu'ils sont en traîne.
TRAÎNEAU, sorte de voiture sans roues qui glisse, traînée par son attelage, sur la glace ou sur la neige. Les Lapons et les Kamtchadales ne se servent que de traîneaux pour voyager, pour transporter leui-s provisions et leurs marchanïlises : des rennes ou des chiens de haute taille forment leur attelage. En Russie, on fait mi fréquent usage de traîneaux attelés de chevaux; on s'en sert dans les villes comme sur les routes; partout ailleurs on n'emploie guère ce genre de véhicule que pour faire des promenades d'agrément pendant l'hiver. — On appelle aussi traîneau un grand filet qu'on traîne soit dans les champs pour prendre des alouettes, des perdrix, etc., soit dans les rivières, pour prendre du poisson.
TRAIT (du lat. traclus), se dit, en général, de toute arme qu'on lance, et désigne également les flèches qu'on tire avec l'arc et l'arljalète, et les dards, les javelots qui se lancent à la main.
On donne aussi ce nom : 1° à une longe de corde ou de cuir avec laquelle les chevaux tirent les voilures : un cheval de trait est celui qui sert au tirage; — 2" à une ligne qu'on trace avec le crayon, le pinceau, la plume ou tout autre instrument, cl qui marque seulement le contour des objets : d'où la dénomination de dessin au trait; — 5° en Architecture, à une ligne qui forme quelque figure : le trait biais est une ligne inclmée sur une autre, ou en diagonale dans ime figure ; le trait carré est une ligne qui, en coupant une autre ligne à angles droits, forme plusieurs angles qui sont d'équerrc ; les dessins au Irait prennent, en Architecture, le nom dépures; — A" en Musique, à une suite de notes rapides dans une partie vocale ou instrumentale ( Voy. figiré) ; — 5* en Liturgie, à un psaume qui se chante â la suite du graduel, dans les temps de pénitence.
En t. de Blason, trait est svnonvme de tire. C'est uu