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Traite des noirs, ou simplement Traite, commerce des esclaves. Cet odieux tralic fut inauguré dès le xiv° siècle par les Portugais; il prit dos proportions considérables depuis la découverte de l'Amérique : il fut autorisé en Angleterre |)ar la reine Elisabeth, en l'rance par Louis XIII. Les noirs, achetés sur les côtes de la Guinée, étaient entassés dans des bâtiments, dits négriers [loy. ce mot), disposés à cet effet, et ils étaient transportés sur les marches du Nouveau Monde : un grand nombre périssaient en route, mais la vente du reste procurait encore dénormes bénéfices. Depuis un demi-siècle, ce commerce barbare a soulevé l'indignation universelle : dès 1780, la Pensylvanie et plusieurs autres Etats de l'Union décrétèrent l'abolition de la traite. Le Danemark, en 1792; l'Angleterre, par divers actes de 1807, 1811 et 1824; la France, par la déclaration de 1814, l'ordonfiance du 8 janvier 1817, et les lois du 18 avril 1818 et du 25 avril 1826; l'Autriche, la Prusse et la Russie en 1841, etc., défendirent à leurs nationaux le commerce des noirs; enfin l'Angleterre, en 1858, et la France, en 1848, émancipèrent les esclaves dans leurs colonies (Voy. esclavage) : des croisières permanentes, établies |)ar ces deux puissances sur les côtes de l'Afrique, rendent la traite, sinon impossible, du moins fort difficile. Les boutres arabes la font encore dans l'océan Indien; les navires allemands et portugais, sur la côte occidentale d'Afrique. La conférence de Rruxelles (1891) a eu pour but la répression de la traite. Voy. visite (droit de).
TRAITÉ (dulat. traclatus].YM Droit civil, le mot traité n'a pas de sens spécial et se prend comme synonyme de contrat ou de marché. — En Droit international," on entend par traité toute espèce de convention faite entre deux ou plusieurs Etats pour le rétablissement de la paix, la conclusion d'une alliance, le règlement des frontières, un échange de territoire, une cession, un partage, une médiation, des intérêts de commerce, l'extradition des malfaiteurs, etc. Ces conventions prennent difl'érenls noms suivant leur objet; le mot traité, pris seul, s'applique surtout aux <?yj//^« de paix. Pour les traités de |)aix célèbres dans l'histoire, voy. paix. — Outre V Histoire des traités de j)aix de Kocli, Schœll et de Garden, on peut consulter les ouvrages : de J. Dumont et Rousset [Recueil des ,raités de paix, d'alliance, etc., 19 v. in-f., avec les suppléments) ; de Schmauss (Corpus juris genlium) ; de G. F. Martens (Recueil de tj-aités, continue par Fr. Murhard) ; de MM. d'ilautcrive et de Cussy (Recueil de traités de commerce et de navigation conclus depuis 1648), etc. MM. de Clercq et Vallet publient un Recueil des traités de la France. — Voy. aussi Egger, Considérations historiques sur les traités internationau.v chez les Grecs et chez les Romains. Voy. ratification.
TRAITEIVJENT des maladies. Voy. thérapeutique.
TRAJECTOIRE (du !at. trajectorius). On appelle ainsi, en Mécanique, la courbe que décrit un point en mouvement. La trajectoire que décrit dans le vide, sous l'action de la pesanteur, un corps assez petit pour être assimile à un pomt, lancé obliquement, est une parabole <lont l'axe est vertical. — Par extension, on donne le nom de trajectoire à la courbe qu'un i)rojcctilc, tel qu'une balle, un boulet, un obui, décrit à travers l'espace
En Géométrie, on appelle trajectoire orthogonale d'une famille de courbes dépendant d'un paramètre une courbe qui les rencontre toutes à angle droit. — Lue famille de surfaces admet aussi des trajectoires orthogonales.
TRAIVIAIL ou TRÉjiAii. (du lat. tremaculum), filet qui sert à prendre les oiseaux la nuit dans les champs, ou les petits poissons dans les rivières, il est ainsi nommé parce qu'il est ©l'dinairement formé de trois rangs de mailles, ou de trois réseaux superposés.
TRAME (du lai. trama), fil que le tisserand fait passer transversalement, au moyen de la navette, entre les lils de la chaîne, pour former des toiles, des rubans, des étoiles de tout genre. Il faut dans tout tissu distinguer avec soin la trame el la chaîne : il y a des étoffes dont la chaîne est d'une certaine inalière, de fil p. ex., et la trame d'une autre matière, de soie, de colon, etc. — On appelle traineur Vouwmi' qui dispose sur les navettes les lils de la tiame.
TRAMONTANE (de l'ital. tramontana), nom qu'on donne en Italie : 1" au vent du nord, parce qu'il arrive d'au delà des monts, c.-à-d. des Alpes (trans montes) ; 2" <i l'étoile polaire, par une raison analogtie. — L expression perdre la tramontane, |)our dire se troubler, peidre la tête, vient de ce qu'avant la découverte de la Iwussolc, les marins de la Méditerranée s'orientaient à l'aide de l'étoile polaire, de la tramontane, et que, dès qu'ils la perdaient de vue, ils ne i>ouvaient plus savoir où ils étaient.
TRAMWAYS ou chemins de fer américains, nom donné d'abord à des chemins de fer à traction de chevaux, établis en premier lieu en Amérique et répandus partout aujourd'hui, dans toutes les grandes villes ou leur banlieue, |)our r 'mplacer le service des omnibus ordinaires. Ils se distinguent des chemins de fer en ce qu'ils sonlc/«^/?s à rails non saillants sur une roule, sans enlever à la voie sa destination primitive. L'emploi du rail diminue la résista)ice à la traction dans le rai)port de 5 à 1, et permet ainsi de transporter avec le même travail un nombre Ixiaucoiip plus considérable de voyageurs. — On a cherché à remplacer les chevaux par des machines à vapeur, à air comprimé el électriques. Les tramways à air comprime du système Mekarski ont donné à Nantes des résultats très remarquables. De même à Lille, les machines Francq, locomotives sans foyer. — Les tramways électriques peuvent recevoir le courant par un câble, ou emporter des accumulateurs ; il en est de divers mo<lèles, fonctionnant actuellement à Paris cl dans diverses grandes villes.
TRANCHÉE, ouverture faite dans le sol |)our poser les fondations d'un mur. creuser un fossé ou une rigole, poser et réparer les conduits jx»ur l'écoulement des eaux. Voy. drainage.
En Architecture, on appelle tranchée de mur : l°unc ouverture longue ménagée dans un mur pour y recevoir cl sceller une solive ou un poteau de cloison, ou une tringle qui sert à porter de la tapisserie ; 2° une entaille faite dans une suite <le pierres au dehors d'un mur |x>ur y encastrer l'extrémité il'une poutre, ou i)our retenir les tuyaux de cheminée qu'on adosse conlre un mur.
Dans l'Art militaire, on donne le nom de tranchées aux excavations dans lesquelles les assiégeants se mettent à l'abri des feux de la place. On les nomme aussi travaux d'approche, parce qu'ils sont destinés à permettre à l assiégeant d'amener ses troupes devant la brèche pour donner l'assaut aux ouvrages attaqués. Ils se composent essentiellement de parallèles ou places d'armes, qui sont des retranchements derrière lesquels on peut faire le coup de feu et dans lesquels on se rassemble, et de boyaux de communication en zigzag, qui relient entre elles li^s parallèles. Celles-ci sont généralement au nombre de 3 : la 1^" à 6 ou 800 m. de la place ; la 2' à 550 ou 400 ; la 5" à 150 ou 200; après celle-ci on fait seulement des boulsde place d'armes qui, au lieu de s'étendre sur tout le front des attaques, n'en occupent qu'une faible étendue. Les tranchées ont uniformément 1 m. 50 de profondeur ; leur para|)et a 1 m. 20 de haut ; la largeur des tranchées est de 5 m. pour les parallèles, de 1 m. 50 seulement pour les boyaux de communication. — Voy. ces mots et sape.
En Fortification passagère, on donne le nom de tranchées-abris à des ouvrages d'un faible relief, rapidement construits par les troupes qui doivent les occuper et qui donnent à celles-ci une protection contre les balles et les éclats de i>rojectilcs. Leur emploi date de la guerre de
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