CORPS
CENT!..., mot qui, placé devant les noms des nouvelles mesures françaises, désigne une unité secondaire cent fois plus petite que l'unité principale : centiare, centigrainme, etc.
CENTIARE, 100' partie de Vare, n'est autre chose que le mètre carré.
CENTIÈME DENIER, impôt que payait jadis en France l'acquéreur d'un immeuble, et qui était égal à la 100' partie du prix de cet immeuble. Les biens qui venaient par succession ou ar donation en ligne directe en étaient seuls exempts.
CENTIGRADE, divisé en 100 degrés, se dit surtout du thermomètre. Voy. ce mot.
CENTIGRAMME, 100" partie du gramme.
CENTILITRE, 100" partie du litre.
CENTIME, 100" partie du franc. Voy. monnaie.
centimes additionnels, se dit, en matière d'Impôts, (!e contributions spéciales imposées en addition au princij al des contributions directes, et calculées sur le pied du centième de ces contributions : elles sont destinées à couvrir des dépenses temporaires, ou qui varient d'une année à l'autre. Ils peuvent être votés par le Corps législatif [centimes additionnels généraux), par les conseils généraux [cent, addit. départementaux) et par les conseils municipaux [cent, addit. communaux) : ces derniers sont destinés aux besoins de la commune, notamment à l'entretien des chemins vicinaux et aux dépenses de l'instruction publique. Un maximum est d'ailleurs fixé par la loi de finances, maximum dans lequel les conseils généraux et municipaux doivent renfermer les centimes additionnels votés par eux. — Voy. aussi patente.
CENTIMÈTRE, 100" partie du mètre.
CENTON (du lat. cento, habit fait de divers morceaux), nom donné à certains ouvrages de poésie qui sont composés de vers ou de fragments de vei-s dérobes de côté et d'autre, soit, dans le même auteur, soit dans plusieurs, et disposés de manière à oll'rir un sens tout dilférent de celui qu'ils ont dans l'original. On connaît un centon d'Euripide composé au iv" siècle, sous le titre de Passion du Christ, par un prêtre nommé Grégoire ; mais les centons les plus célèbres sont les Centons homériques et les Centons virgiliens. Parmi ces derniers, on cite une Médée d'Hosidius Géta, plusieurs Vies de Jésus-Christ, composées pour la plupart au moyen âge, notamment celle de Proba Falconia. Au xrii" siècle, Raoul Fournier, Morhof, Bem. Ramazzini et plusieurs autres composaient encore des centons. Les Politiques de Juste Lipse sont un véritable centon en prose.
CENTRAL, tout ce qui a rapport à un centre.
On appelle : feu central celui que l'on suppose être placé au centre de la Terre; — foi'ces centrales les forces d'attraction (ou de répulsion) vers un centre fixe. Les lois de Kepler s'expliquent en supposant les planètes soumises à des forces centrales dirigées vers le Soleil.
En Astronomie, Véclipse centrale est celle où les centres des deux astres co'incident exactement.
Ecoles cenirnlcK. Voy. écoles.
CENTRALISATION, concentration entre les muins du
CENTRANTHE
CENTRTSOUE
:gouvornemcnt de toutes les attributions de la puissance publique (justice, administration, armée, perception des mipôts, gestion des propriétés publiques). Dans 1 ancienne France, la féodalité, les franchises provinciales et communales, là où elles existaient, opéraient une division de la souveraineté. Les rois de France, depuis saint Louis et Philippe le Bel. s'attachaient à détruire ces divers pouvoirs; Louis XL liicbelieu, Louis XIV constituèrent la centralisation sous la forme de la monarchie absolue. L'Assemblée constituante et la Convention l'appliquèrent à la souveraineté populaire, et la règle de la centralisation s'est perpétuée : les unités secondaires, départements, communes, sont sous la tutelle de l'Etat. Cependant, des réformes ont été faites dans le sens d'une décentralisation pour ce qui ne touche pas aux intérêts généraux de la nation : 1° décentralisation administrative pour la gestion du patrimoine des départements et des communes, par les décrets des 25 mars 1852 et 12 août 1861 qui substituent l'autorisation des préfets à celle du gouvernement ; 2° décentralisation au profit des corps élus pour les intérêts départementaux et communaux (loi du 18 août 1871 sur les conseils généraux, loi du 5 avril 1884 sur les conseils municipaux).
CENTRANTHE, Centranthus, genre de la famille des Valérianées, dont l'espèce principale est la Valériane rouge [C. ruber], plante herljacee indigène, à feuilles ovales, lancéolées; à fleurs rouges ou blanches; elle a toutes les oropriétés de la Valériane officinale. Voy. ce mot.
CENTRE (du gr. xévTpov). On dit qu'une figure admet un point 0 pour centre quand à chaque point de cette tigurc correspond un autre point de la même figure, tel que la droite qui joint les deux points passe par le point 0 et soit divisée en deux parties égales par ce point. Le cercle, l'ellipse, le parallélogramme, la sphère, le parallélépipède admettent un centre.
CENTRE d'attraction, poiut vcrs lequel tend un corps. Un •corps animé d'une vitesse initiale convenable tourne autour <le son centre d'attraction. Ainsi le centre de la terre est un centre d'attraction pour les corps terrestres ; le centre du soleil est un centre d'attraction pour les planètes qui ^avitent autour de lui. Voy. attraction.
CENTRE DE cocRBCRE. Lc centre de courbure en un pomt d'une courlje est le centre d'un cercle (dit cercle de courhure) tangent à la courbe en ce point et ayant avec la courl)e le contact le plus intime possible. Le cercle de courbure peut être regardé comme la limite d'un cercle passant par le point considéré de la courbe et deux points voisins de la courbe qui se rapprochent indcliniment du premier.
CENTRE DE GRAVITÉ OU d'ixertie. point d'application de la résultante de toutes les attractions qu'exerce la terre sur les molécules de ce corps. Si, par un procédé quelconque, on pouvait fixer le centre de gravité du corps, le corps pourrait être maintenu en équilibre dans n'importe quelle position autour de ce point. — Pour trouver le centre de gravité d'un objet, d'une planche par exemple, on la suspend par un point : alors le fil à plomb, suspendu du même point, passera par le centre de gravité; après avoir tracé la direction du fil sur la planche, on la suspend par un autre point et l'on applique le fil à plomb pour trouver une autre ligne semblable ; le point d'intersection de cette ligne avec la première sera le centre de gravité. — Si un •corps pesant repose sur un plan horizontal en s'appuyant sur ce plan par plusieurs points, il faut et il suffit, pour que le corps reste en équilibre, que la verticale menée par le centre de gravité rencontre le plan à l'intérieur du polvgone convexe avant pour sommets les points d'appui. — Le centre de gravfté chez l'homme est situé vers la partie inférieure du bassin. L'homme assis re|)ose solidement, parccjque la verticale abaissée du centre de gravité sur la base de sustentation est difficilement portée hors de cette Ijase ; quand il veut se lever, il est obligé de porter le corps en avant pour déplacer le centre de gravité et amener sa verticale à passer vers la pointe des pieds. Ln homme qui porte un fardeau sur le dos se penche en avant pour ramener le centre de gravité que la charge avait porté en arrière; si le fardeau est porté dans les bras en avant, c'est en arrière que le corps doit se jeter. Un danseur de corde doit maintenir sa position de manière que la verticale du centre de gravité passe toujours par la «orde au point où pose le pied.
Dans une ligne droite, le centre de gravité est au milieu
de la longueur : dans un cylindre à bases parallèles, au milieu de l'axe; dans un parallélogramme, à la rcnconircdes diagonales ; dans un cercle et dans une sphère, au centre; dans un triangle, au point d'intersection de deux lignes tirées du sommet de deux angles au milieu des cotés opposés, etc. Le volume engendré par une aire plane qui tourne autour d'un axe situé dans un plan est égal au produit de l'aire par l'arc de cercle décrit par le centre de gravité de l'aire. De même, la surface engendrée par une ligne plane droite ou courbe qui tourne autour d'un axe situé dans son plan est égale au produit de la longueur de la courbe par l'arc de cercle que décrit son centre de gravité. Ces théorèmes, attribués au P. Guldin [xvii" siècle), sont énoncés dans les collections mathématiques de Pappus.
On nomme encore : Centre optique d'une lentille, un point tel que tous les rayons lumineux qui y passent n'éprouvent pas de déviation, en traversant la lentille ; — C. d'oscillation un point du pendule qui jouit de certaines propriétés [Voy. pexdcle). — C. de percussion, dans un corps pouvant tourner autour d'un axe. le point où une percussion peut être appliquée sans qu'il en résulte de percussion sur l'axe. — Le met C. de position, en Mécanique, a un sens vague. — On a|)pellc C. de pression d un fluide contre un plan le point qu'il faut soutenir pour que le plan sur lequel s'exerce la pression demeure en équilibre.
En Anatomie, on appelle Centre épigastrique les ganglions et le plexus nerveux situés à lépigastre, et formés par le grand svmpathique et le nerf pneumogastrique ; — C. nerveux, f endroit d'où plusieurs nerfs tirent leur origine : le cerveau, la moelle épinière, les ganglions du grand sympathique, etc. ; — C. pkrénique, le centre tendineux du diaphragme.
centre, partie d'une assemblée politique, qui siège au milieu de la salle : c'est là que se placent ordinairement les membres dont les opinions modérées tiennent le milieu entre celles du côté droit et celles du côté gauche.
CENTRIFUGE (force). Pour étudier le mouvement d'un point, on rapporte ce point à des points dont l'assemblage constitue un corps solide et que l'on regarde comme fixes, p. ex. à un système d'axes coordonnés. Quand on connaît la position du mobile à un moment donné, sa vitesse à ce moment et les forces qui agissent sur lui, le problème de déterminer son mouvement, sa position et sa vitesse à chaque instant est un problème de mathématiques que la Mécanique rationnelle apprend à résoudre. Si maintenant on veut connaître le mouvement du mobile par rapport à un svstème qui est lui-même en mouvement, il faut ajouter, aux forces qui agissent réellement sur le mobile, des forces fictives, qui dépendent du mouvement du système et que l'on appelle forces centrifuges (simple et composée), et l'on applique ensuite, relativement aux axes mobiles, les mêmes équations qui servent en général avec des axes fixes. Par exemple, si la Terre était immobile dans l'espace, un point pesant, abandonné à lui-même sans vitesse, dans le vide, suivrait la droite qui le joint au centre de la Terre. A cause du mouvement de la Terre, le mobile est dévié de cette direction, et pour résoudre le problème du mouvement d'un corps pesant par rapport à la Terre mobile, comme si elle était fixe, il faut ajouter à la force d'attraction de la Terre sur le point les forces centrifuges. Quand un point mobile est rapporté à un système animé d'un mouvement de rotation autour d'im axe, pour qu'il paraisse en équilibre par rapport à ce système, il faut qu'il soit soumis à la force qui lui ferait acquérir le mouvement circulaire qu'il a réellement : cette force est la force centrifuge simple: elle est perpendiculaire à l'axe, de direction opposée à la direction qui va vers l'axe (d'où le nom de centrifuge) et égale à ww'r, en appelant m la masse du point, (0 la vitesse angulaire du système et r la distance du mobile à l'axe.
CENTRINA(du gr. xevcpCvr,), nom latin scientifique du genre hcmastis.
CENTRIPÈTE (force). La force centripète d'un point qui décrit une courbe est la projection de la force qui agit sur le mobile dans la direction qui va du |)oint au centre de courbure de la trajectoire : elle est égale à la masse du point matériel multipliée par le carré de la vitesse et divisée par le ravon de courbure.
CENTRISQUE du gr. xevtp{îr*Oî), Centriscus, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes,
CENTRONOTE