‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 30 sur 1729 · AGIOTAGE · texte numérisé non relu

AGIOTAGE

COMMEnrvNT, i:l.Kl THIN. KMANCIPATIOX. JUnY, MABUCK, BECBU-

TK«KM ;. Itc plus, le niiiifiir au-ilossous do 10 ans ([ui a (•(iiiiinis (|ii(li|ui' tiiinc mi «ii'-lit pont ôlro n'-pulé avoir a^n sans (lisccrnonuMil : il ost alors ncciuitté. soulcnicnl il

Pi'iil rtro (K'Ionu dans une maison de correction juscpià àffo de "20 ans ((]. pén., art. ()6). Enfin certains Ijciiélices soiil «(cordés à certaines personnes en considération de leur à;.'e. !'«?/. iiknkkick ii'àck.

Af/rs de liiumanilâ. Hésiode (ix" siècle av. J.-C.) dislinpuait <pi.ilr(> à<(es dans l'iiisloire dn penre liuniain : Yi'uje d'or, V(i(ff d'argent, \'<1ge d'airain, l'âge de fer ( Voy. agks an l>irt'. d'ilis't. et de (if'ogr.]. — Les arcliéolojcni's parla^'ent la période aiitéliislorique de l'existence de l'Iioramc en" trois i'ip'S : 1" l'<ige de la pierre, ainsi nommé parce «pie llioninie n'y connaissait pas les métaux, et ne se servait que d'ustensiles et d'armes en pierre, principalement on silex; 2° YiUje du brome, où les instruments en bronze avaient remplacé les grossiers instruments en j)ierrc; S" ViUje du fer, de très peu antérieur aux éponues histori(pii's, et où l'usape du fer se sui)slituc à celui du bronze. — I/iî^e de la pierre lui-même se partage en deux âges, celui de la pierre taillée et celui de la pierre polie. Le premier paraît avoir commencé avec la j)ériode dite quaternaire, car dans les dépôts les plus anciens de cette cjMMjue on trouve déjà des haclies et des couteaux en silex taillé, associés à des ossements d'animaux disparus, en particulier du mammoutb. L'usage de la pierre taillée continue, à travers la période, glaciaire, pendant la période dite du renne. L'bomme de celle époque était déjà doué d'un sentiment artistique assez prononcé, dont on trouve la preuve dans les nombreuses gravures et sculptures, exécutées pour la plupart sur des bois de renne, que Lartel, Cbnsty, MM. Pielte, Massénat et d'autres explorateurs ont recueillies dans les cavernes de la Donlogne, des l'yrénées et des Alpes. On peut signaler notamment les miiinmoutlis de la Madeleine (Dordognc) et de Bruni- (piel ;Tarn-ol-Garonne), le renne de Thayngen près SchaiFliouse. etc. Le passage entre cet âge et le suivant est manjué, au Danemark, par les accumulations de coquilles comestibles appelées kjœkkenmœddings, dans lesquelles on rencontre aussi des ossements du cbien domestique. Au secimd âge, celui de la pierre polie, appartiennent les plu3 anciennes conslruclions lacuslrex IVotj. ce mol), dont on retrouve encore les pilotis au fond des lacs de la [■•jisse, de la Savoie, de l'Italie, de l'Autricbe, etc., et autour desquelles on recueille des bacbes en silex, des instruments en Iwis de cerf, des poteries, et jus(|u'à des fruits et à des céréales. C'est à la lin de l'âge de la pierre polie qu'il faut faire remonter les monuments longtemps appelés druidiques, dans l'intérieur et autour desquels on a trouvé de nombreuses bacbes polies. — A \'<ige du lironze appartiennent les constructions lacustres de la Suisse occidentale et de l'Italie du nord. — Enlin, à Vcige du fer doivent être rapportes, en France, les grands tumuius de l'Est (P>ancbe-Comté, Bourgogne, Alsace), où l'on trouve de très grandes épées de fer à côté d'objets pnivenant de l'Italie du nord, que les tribus guerrières rapportaient de leurs expéditions. Dans le nord-est de la Gaule, la civilisation du fer, antérieure à l'époque romaine, est surtout représentée par les vastes cimetières de la Champagne, où l'on rencontre une épée de fer plus petite mais de meilleur travail que celle des tumuius. \j oppidum préromain de la Tèiie, entre les lacs de Bienne et de Neucbâtel, a fourni (les armes de même type : on l'a considéré à tort, pendant longtemps, comme une station lacustre. On dit aujourd'bui époque ou type de la Tène pour désigner les antiquités de celte série. Voy. préiiistoniQCKs. — Cf. A. Bertrand, Archéologie celtique et gauloise, '2" édit., 1889. Voy. préhistorique Iscie.>ce].

II. Cbez les Animaux : làge d'un Cheval s'apprécie surtout par l'évolution des dents de lait et de remplacement, ainsi que par l'état d'usure de ces dents. Les pinces de lait apparaissent à l'âge de 6 à 8 jours ; les mitovennes vers le .lO" ou le 40" jour, et les coins entre 6 et ^ mois. A 5 ans les pinces de lait sont remplacées, à 4 ans c'est le lour des mitoyennes, et à 5 ans l'arcade incisive de l'adulte est complète. De 5 à 8 ans, les cavités dentaires disparaissent sur les pinces, sur les mitoyennes et sur les coins. On appelle hors d'âge le cbeval qui n'a plus les marques auxqiielles on pourrait reconnaître le nombre de ses années. Chez le liœuf, on se guide sur l'état des cornes : on compte les anneaux circulaires qu'elles peuvent

porter et comme le premier n'apparaît qu'à 3 ans, il faut ajouter 5 au nombre des anneaux pour avoir l'âge du Ixi'uf. Cbez les Oiseaux, le jeune âge est indiqué souvent par le plumage. Voy. livrke.

III. Dans les Végétaux, on distingue des plantes aumtelles, bisannuelles, vivaces, ligneuses. Ces dernières vivent très longtemps, et on apprécie l'âge des arbres dicotylédones par le nombre de couches concentriques ou cernes que l'on aperçoit sur une coupe transversale [Voy. akiire). Les bourrelets placés aux dilTérentes tailles des arbres fruitiers peuvent aussi servir à indiquer leur âge.

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