‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 452 sur 1729 · GIBBOSITÉ · texte numérisé non relu

GIBBOSITÉ

CYPR^A, nom latin scientifique des coquilles appelées vulg. Porcelaines. Voy. porcelaine. |

CYPRÈS (du gr. xuTripiaaOî), Cupressus, genre de la ' fomille des Conifères, type de la tribu des Cupressinées. Le 1 C. fastigié ou pyramidal [C. aempervirens' , originaire i dii Levant, est très répandu dans le midi dé l'Europe. C est un arbre résineux, de haute taille et de forme pvra- | midale : racines nombreuses et déliées, tronc élevé," rameaux pressés contre la tige ; feuillage d'un vert foncé, compose de petites folioles frabriquécs les unes sur les autres; fleurs ecailleuses, fruit en cône de la grosseur d'une noix. Le cyprès est l'arbre des tomlieaux; les anciens l'avaient consacré à l'iutou. Dans le Midi, on fait avec cet

arbre des haies très serrées et très hautes pour servir d'abri aux jardins et à certaines cultures. Son bois, fort et incorruptible, est susceptible de recevoir un beau poli. La résine qui en découle est utile contre les blessures récentes, et donne une belle couleur. — Le C. étalé [C.horizontalis), dit aussi Arbre de Montpellier, n'est qu'une variété du précédent; son bois est excellent pour la charpente. On remarque encore le C. pendant ou glauque, le C. faux-thuya ou Cèdre blanc du Canada, et le C.rhaui'e ou de la Louisiane, qu'on range auj. dans le genre Taxodium.

Petit Cyprès. Voy. saxtolixe.

CYPRIN. Voy. cvprinidés.

CYPRINE, Cyprina, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques inlégropalléales : coquille renlléc et symétrique dépourvue de côtes; ligament externe; charnière munie de 2 dents cardinales de petite dimension et de 2 dents latérales. Les Cyprines vivent auj. dans les mers froides ; on en trouve de fossiles depuis 1 étage conchylien.

CVI'RINE. Voif. IDOCRASE.

CYPRINIDfs.CYPHiNoïuES, CTPRtNS (du g.-typc Cyprinus), noms divers sous lesquels on désigne une lamille considérable de Poissons malacoptérygiens abdominaux, de l'ordre des Squamodermes, caractérisés par une bouche petite et sans dents, à lèvres protractiles ; o rayons plats aux ouies, une seule nageoire dorsale, un intestin court et sans ciccum. Ils habitent les eaux douces et sont omnivores, mais non carnassiers. — Aux Cyprins propr. dits appartiennent la Carpe {Cyprinus carpio), le Cyprin doré ou Dorade, le Barbeau, la Tanche, le Goujon, la Brème, l'Able cl tous les poissons blancs. Les Loches, les Anableps, etc., font encore partie des Cyprinidés.

CYPRINUS, nom'latin scientifique du genre carpe.

CYPRIPÈDE, Cypripedium, genre oc la famille des Orchidées, type de la tribu des Cypripédiécs, renferme des plantes herbacées à racines fibreuses, à tiges foliacées, à fleurs grandes, remarquables par leur forme bizarre en sabot et leur odeur suave. Elles croissent dans les parties froides et tempérées de l'hémisphère Ijoréal, surtout en Amérique. Plusieurs espèces sont recherchées à cause de leurs fleurs. Le type du genre est le C. sabot de Vénus ou de la Vierge, oui croît dans les Alpes.

CYPRIS, genre de Crustacés entomost racés, à carapace bivalve, renferme de petites espèces aquatiques dont la

Principale est la C. pubère, commune dans lus mares des ois aux environs de Paris.

CYPSÈLE, synonyme à' Akène. Voy. ce mot. CYPSELUS, nom latin scientifique du martinet.- CYRÉNAÏQUE (école), fondée parle disciple de Socrate Aristippe de Cyrcne, dont les continuateurs furent sa fille Arété, son pctit-iils Aristippe le Jeune, puis Théodore l'athée, Hégésias Pisithanate et Annicéris. Cette école professe au début que le bonheur de l'homme est dans le plaisir, que le plaisir est le seul bien et la fin unique de la vie : aussi est-elle encore appelée l'école hédonique (de Tfiovf^, plaisir). Il n'y a, enseignait Aristippe, que trois états de l'être sentant : le plaisir, qui est un mouvement harmonique; la douleur, un mouvement rude et violent; enfin l'absence de plaisir et de douleur, qu'il comparait à l'état d'un cadavre. La nature recherche le premier état, sans souci du passé qui n'est plus, ni de l'avenir qui ne sera peut-être pas : le plaisir présent est donc seul un bien. C'est le Carpe diem d'Horace. Les cyrénaï()ues ne font d'ailleurs nulle acception de la dignité des actions ou de la qualité des plaisirs, déclarant les jouissances et douleurs du corps plus sensibles que celles de l'âme. Pourtant ils reconnaissaient les plaisirs spirituels, au delà des impressions des sens, et Aristippe recommandait fort la culture de l'esprit. Homme de plaisir lui-même, en voyages perpétuels à .Uhènes, à Mégare, à Corinthe, en Sicile, en Asie Mineure, courtisan de Denys l'Ancien et de Denys le Jeune, il fut, par son égalité d'âme, sa souplesse cl sa Ixuine humeur, un des beaux esprits de son temps ; sa verve d'ironie en face de Denys le tyran, à l'endroit même de Platon, de Diogène ou de ses propres détracteurs, est élégante, délicate, attique. Diogène Laërce nous a conservé un grand nombre de « ses mots », célèbres dans toute l'antiquité. Un jour le roi Denys lui cracha au visage : « Un pêcheur consent à se laisser mouiller bien davantage, se mit à dire .\ristippe, et pourtant il ne prend pas d'aussi gros poissons. » Sous le manteau troué du

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