INDÉFINI
rations fondamentales doivent être reprises. Deux nombres incommcnsui"aJ)les (ou non) sont ég^aux si les nombres commensurables plus petits que l'un sont les mêmes que les nombres commensurables plus petits que l'autre. La somme de deux nomi)res (incommensurables ou non) est plus grande que la somme de deux nombres rationnels quelconques respectivement plus petits que les deux nombres donnés, et plus petits que la somme de deux nombres rationnels quelconques respectivement }>lus grands que les nombres donnés. Le produit de deux nombres incommensurables se définit de la même manière. La soustraction, la division se définissent comme opérations inverses de l'addition et de la multiplication. Les propriétés fondamentales des quatre opérations, établies pour les nombres commensurables ou rationnels) s'étendent sans peine aux nombres incommensurables ou irrationnels.
INCOMPATIBILITÉ (du lat. in, priyitiiî, et compatible), impossibilité qu il y a, selon les lois, à ce que certaines fonctions puissent être exercées en même temps par un même individu. Ainsi les fonctions de juré sont incompatibles avec celles de ministre, de préfet, de sous-préfet, déjuge, de procureur général, de procureur de la république et de substitut, ainsi qu'avec celles de ministre d'un culte quelconque (C. d'instr. crim., art. 385). La profession d'avocat est incompatible avec les fonctions de l'ordre judiciaire, avec celles de préfet, de sous-préfet, etc., avec toute espèce de négoce. Les fonctions militaires sont incompatibles avec les fonctions administratives ; celles-ci le sont avec les fonctions judiciaires. Il y a incompatibilité entre les fonctions de député et celles de préfet, etc. Les fonctions de notaire sont incompatibles avec celles de juge, procureur de la république, substitut, greffier, avoué, buissier. commissaire de police et commissaire aux ventes (Loi du 25 vent, an xi. art. 7).
INCOJMPÊTENCE [à'in, privatif, et de compétence). ■C'est l'état du juge qui n'a pas le pouvoir de connaître d'une contestation. On distingue 17. matérielle et 1'/. personnelle. La première a lieu lorsqu'un juge connaît d'une matière attribuée à un autre juge :. la deuxième, quand, dans les matières du ressort, un juge prononce entre des pei-sonnes qui ne sont point ses justiciables. Voy.
COMPÉTENCE Ct CONFLIT.
INCOMPRESSIBILITÉ [A'in, privatif, et de compressible), propriété en vertu de laquelle une substance ne fourrait être réduite à un moindre volume par la pression. l n'y a pas de substances incompressibles, mais on regarde pratiquement comme telles les substances dont la compressibilité est très faillie, p. ex. les solides et les liquides.
INCONNUE (Vin, privatif, et de connu), se dit, en Mathématiques, de la quantité cberchée dans la solution d'un problème. Les quantités inconnues se représentent ordinairement parles dernières lettres de l'alplialnît, x. y. z.
INCONTINENCE (du lat. incontinentia), écoulement involontaire plus ou moins continu d'urine par les voies naturelles. Elle peut exister dans deux catégories bien dilTérentes : 1° sans lésion matérielle des voies urinaires. C'est l'incontinence des gens atteints de maladies nert>eijues, des épileptiques en particulier : c'est encore l'incontinence des jeunes enfants ; '2° avec lésions matérielles des voies urinaires, qui comprend deux variétés : cj celle où l'incontinence est liée à la rétention d'urine : Cest alors une miction par regorgement, comme cela se rencontre cliez les rétrécis et les prostatiques ; b) celle tpx existe sans rétention, c'est 1 incontinence précédant à des plaies des voies urinaires: à des calculs engagés dans le canal ; à des lésions tuberculeuses de la vessie et de la prostate.
Le traitement varie nécessairement avec la cause : chez les enfants, l'électrisation directe de la portion membraneuse de l'urèthre donne de bons résultats. Mais en tout «as chez ces derniers on devra toujours songer à la possibilité de l'i'pilepsie ou de la cystite tuberculeuse.
INCORPORATION, en Droit. Voy. accession.
INCORPOREL (du lat. incorporalis). En Droit, on appelle objets incorporels ceux qui ne peuvent se toucher : anisi les droits sont des choses incorporelles. Voy. pour les exemples les mots immeubi.es et mecbi.es.
INCRASSANTS (du \al. incrassare, épaissir). Les médecins humoristes donnaient ce nom aux médicaments, tels Îue les substances mucilagincuses, auxquels ils atlriuaient la propriété d'épaissir les humeurs : ils les opposaient aux incisifs.
INCRUSTATION (du lat. incrustalio), nom domié aux dépôts que forment certaines eaux qui contiennent eu dissolution du bicarbonate de chaux, sel se décomposant à l'air ou par l'ébuUition en acide carbonique et en carbonate de chaux qui se dépose. On cite pour leur propriété incrustante les eaux d'Arcueil, près Paris, de St-Nectaire et St-Allyre (Puy-de-Dôme), de la rivière de Voulzie, à Provins, des bains de St-Philippe en Toscane. Il se fait des incrustations dangereuses dans les chaudières à vapeur
quand on emploie pour les alimenter des eaux calcaires.
Dos eaux chargées de silice gélatineuse, telles que celles rejetées par les geysers, donnent aussi naissance à des incrustations.
Par analogie, on se sert, en Anatomie pathologique, du mot incrustation pour désigner les dépôts calcaires ou les plaques cartilagineuses qui se développent dans les tissus organiques ou à leur surface.
On donne aussi le nom d'incrustations à des ouvrages d'ébénisterie ou d'orfèvrerie dans lesquels on a rempli avec de l'or, de l'argent, du cuivre, de l'ivoire, de l'écaille, du bois de diverses couleurs, etc., des cavités pratiquées à la surface des objets et représentant des dessins ou des ornements plus ou moins riches (Voy. marqueterie et da- MASQuiSAGE, MELLE, émail). Les mosaïqucs sont des incrustations en pierre.
INCUBATION (du lat. incubatio), action par laquelle la
[dupart des oiseaux et certains reptiles ovipares couvent eurs œufs, c.-à-d. fournissent la chaleur nécessaire à leur développement. La durée de l'incubation ou couvaison
le faisan 24, le paon 50 environ, etc.
On peut aussi, au moyen de fours, dits fours d'incubation ou couveuses artificielles, faire éclore des poulets, en suppléant par une chaleur artificielle à la chaleur naturelle de la poule. Ce procédé, depuis longtemps pi-aliquc en Egypte, s'est de nos jours répandu en France, notamment dans la Sarthe. — C'est à l'aide d'un four de ce genre qu'en 1851 on a réussi, au Jardin des Plantes de Paris, à faire éclore un œuf de tortue ( Testudo mauritanica) : l'incubation avait dure deux mois. \ oy. aussi i-isciculture.
En Médecine, on nomme période d'incubation le temps qui s'écoule entre l'action d'une cause morbifique sur l'économie et l'invasion de la maladie.
INCUBE. Voy. cauchemar.
INCULPATION. Voy. accusation.
INCUNABLES (du lat. incunabula, berceau), premiers produits lie l'imprimerie, de son origine aux premières années du xvi<^ siècle (jusqu'à 1512 ou 1520). — On distingue les incunables xylograpliiqves ou tabellaires, c.à-d. obtenus au moyen de planches de bois sculptées ou gravées, ou de toute autre planche fixe, sohde. d'une seule pièce; et les incunables typographiques, composés en caractères mobiles. — Il n'y a pas d'incunable xylographique de date certaine; mais quelques-uns passent |)our antérieurs à 1440, p. ex. la fameuse Biblia pauperum et le Catéchisme granunatical connu sous le nom de Donat. Parmi les incunables typographiques, les plus anciens sont : la Bible Mazarine. à 42 lignes par colonne, qui est de 1450 à 1455 ; la Bible dite de Schelhorn. à 56 lignes, qui est de 1461 au plus tard; elle serait, suivant quelques bibliographes, la plus ancienne de toutes, et l'œuvre de Gutenberg lui-même: la Bulle d'indulgence de Nicolas V (1454); la Confessio brevis et utilis, les Staluta Mogutina, le Psalterium de 1457, le Rationale divinorum officiorum de Durand, en 1459. — Voy. : Maittaire. Annales typographici ^^7I9); Panzer, idem (1795-1850); AudilTredi Catalogus editionum seculi xv(li85), etc.
INCURABLES (du lat. incurabilis], individus alleclés de maladies qui ne peuvent guérir.
INCUSE (du lat. incusus, frappé], se dit d'une médaille dont le type est en creux d'un cote ct en relief de l'autre ou qui nest frappée que d'un côté : c'est une inar(|ue d'antiquité ou plus souvent encore de négligence de la part du monnayeur.
INDÉFINI (du lat. indefinitus). En Mélaphvsique, on oppose indéfini à infini. Voy. ixfixi. — En Grammaire. Voy. adjectif, pronom et parfait. ~,
En Botanique, ce mol s'applique" à tous les organes réunis en'nombrc trop grand pour qu'on puisse cherclicr à
INDÉHISCENT