‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 816 sur 1729 · INHUMATION · texte numérisé non relu

INHUMATION

INOCÉRAME

simplement inhalation soit l'absorption par les voies respiratoires des vapeurs d'éther et ae chloroforme à l'effet (le produire l'insensibilité, soit un mode particulier d'administrer les fumigations, les eaux minérales gazeuses, et même certains gaz, comme l'oxygène, au moyen d'appareils îippropriés dits inhalateurs.

INHUMATION (du lat. iithumare), action de dé|ioscr les cadavres dans la t('rre. C'est actuellement la manière la plus usitée de rendre les derniers devoirs : l'incinéralion ou crémation, très répandue dans l'antiquité, puis longtemps proscrite au moyen âge, recommence pourtant aujourd'hui à se développer à côté de l'inhumalion. Voy. crémation.

L'inhumation ne peut avoir lieu que 24 heures au moins après le décès (C. civ., art. 77) (sauf en cas d'épidémie), et qu'avec une autorisation délivrée par le maire, qui l'accorde seulement sur le vu d'un certificat émané d'un médecin. Elle se fait en présence d'un délégué de l'autorité (Ordonn. du 15 messidor an xii; Arrêté du préfet de la Seine, 3 déc. 1820). La contravention à ces règlements est punie de 6 jours à 2 mois d'emprisonnement et de 16 à 50 fr. d'amende (C. pén., art. 558). L'autorisation du magistrat est nécessaire pour être inhumé dans une propriété particulière. — I^es fosses doivent avoir de 1 m. 50 à 2 m. fie profondeur sur 0 m. 80 de large, et être séparées par un intervalle de 0 m. 50 ou 0 m. 40 sur les côtés, et de 0 m. 40 ou 0 m. 50 aux pieds et à la tète. Mais, dans les cimetières des grandes villes, il existe des fosses communes où l'on entasse des centaines de bières, au mépris des règlements.

Au xn° siècle se généralisa la coutume d'ensevelir dans les églises, observée déjà depuis le vi" ou \u° s. par les princes et les dignitaires du clergé. Cette coutume, d'où résultèrent tant de contagions funestes, dura jusqu'à Louis XVI; elle est observée encore auj. par les évèques et les rois. Aujourd'hui on ne doit pas même inhumer dans l'intérieur des villes. Voy. cimetière.

.Les inhumations précipitées ont bien souvent préoccupé les imaginations ; elles ont été fréquentes autrefois, et il y en a encore eu des exemples de nos jours. Mme Necker (1790), le D' Vigne (1841), le D' Bouchut (1850) et une foule d'autres ont écrit sur l'Abus des inhumations précipitées. Les mesures prises actuellement par l'Administration en France et dont nous parlons plus haut, suffisent pour empêcher les inhumations trop hâtives. Voy.

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