‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 867 sur 1729 · LANCELOT DU LAC · texte numérisé non relu

LANCELOT DU LAC

femelles à la partie inférieure. Ces plantes croissent dans les régions cliaudes et tempérées du globe. L'espèce la pins connue est le X. slrumarium, vulg. Herbe aux écroiirlles, Petite liardane ou Gloutcron épineux.

LAMPRILLON ou LAMPKOYON, nom vulgaire de VAvimocèle. Voy. ce mot.

LAMPRIS (du gr. )^a[iirpôç, brillant) ou chrysotose, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Sciuamodormes, famille des Scondjéroïdes. Ils ressemblent beaucoup aux Zécs, mais n'ont point d'épines sur le dos. L'unique espèce est le L. tacheté [L. gutlatus), vulg. Poisson-Lune : c'est un beau poisson d'an bleu d'acier sur le dos, lilas sur les flancs et rose sous le ventre, avec des taches argentées sur tout le corps, et des nageoires d'un beau rouge.

LAMPROIE (du lat. lampetra, murène), Petromyzon, genre de Poissons cliondroptérygiens, de l'ordre des Cycloslomes, qui ont la forme des sangsues et la taille des plus grosses anguilles. Ils ont de chaque côté du corps sept ouvertures rangées comme les trous d'une flûte, et qui leur tiennent lieu de branchies pour respirer; leur bouclie forme un puissant suçoir à l'aide duquel ils peuvent s'attacher avec force aux corps étrangers. On distingue : la Grande Lamproie (P.marinus), longue de près de 1 m., marbrée de brun sur un fond jaunâtre, et qu on trouve en abondance dans la Méditerranée; la //. de rivière (P. fluviatilis), dite aussi Sept-Œil, à cause de ses sept ouvertures latérales, longue d'env. 0 m. 50, et qui a la tète verdâtrc, les nageoires violettes, le dos d'un gris tirant sur le bleu, avec des raies transversales plus foncées, les côtés d'un jaune paille clair, le ventre argenté ; et la Petite L. ae rivière, dite Sucet [P. Planeri), qui n'a que 0 m. 25 de long (Voy. ammocète). Au printemps, les lamproies remontent les fleuves et les rivières pour trayer. On les rencontre alors à peu près partout, en Asie et en Amérique, aussi bien qu'en Europe. Elles se creusent au fond (les rivières une sorte d'entonnoir très évasé, au milieu duquel on les aperçoit attachées par leur disque buccal à une grosse pierre. On est dans l'usage de les har-

t tonner avec de petites fourchettes plates et barbées. — La amproie est très vorace : elle se nourrit d'animaux morts et de toutes sortes de débris. — La chair de ce poisson, surtout de la lamproie de mer, est délicate et fort recherchée; les anciens en faisaient grand cas; ils élevaient des lamproies dans leurs viviers.

LAMPROTORNIS, nom latin scientifique du genre Sfourne. Voy. ce mot.

LAMPROYON. Voy. i.amprillox.

LAMPSANE (du gr. Xajjuj/àvTj), Lampsana, genre de la famille des Composées, tribu des Chicoracées, renferme des herbes aimuelles, glabres, à capitules multillores et à fleurs petites, jaunes, disposées en panicules. La L. commune, type du genre, est aussi appelée l'Herbe aux mamelles, parce qu'on lui attribue la vertu de guérir les gerçures et les autres affections de ces organes. Elle croît dans les lieux incultes aussi bien que dans les lieux cultivés.

LAMPYRE (du gr. Xa[n:up(;), Lampyris, vulg. Ver luisant, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Serricornes; type de la tribu des Lampyrides : c'est un insecte à corps allongé, mou ; à tète presque entièrement cachée par un rebord du corselet; dans les mâles, les yeux sont globuleux et occupent presque toute la tête; le corselet est demi-circulaire; les ades sont molles, comme l'abdomen ; les femelles sont dépourvues d'ailes. Ce sont ces dernières qui ont surtout la propriété de jeter une lueur phosphorescente, qui leur a valu le nom de vers luisants, de lucioles et de mouches lumineuses. Nous en avons en France deux espèces : le L. noctiluca et le L. splendidula. Le premier est commun aux environs de Paris pendant les mois de juin et de juillet. C'est presque toujours la femelle oue l'on aperçoit briller la nuit au milieu de l'herbe et des buissons. Le mâle, connu dans le Midi sous le nom de Capel ou Caplan, se tient caché dans les troncs d'arbres. L'organe lummeux des lampyres réside dans les derniers segments de l'abdomen; la lumière qu'il répand est d'un blanc verdâtre; elle paraît, disparaît ou se modifie à la volonté de l'insecte. Les larves ressemblent beaucoup aux femelles et jouissent, comme elles, de la propriété phosphorescente, mais à un moindre degré. — La tribu des Lampyrides renferme les genres : Atope, Drile, Lampyre, Lycus, 6iUs, Téléphore, etc.

LAN, terme de Marine. Voy. lans.

LANA PHiLosopiiicA, oxyde de zinc. Voy. zfnc.

LANAGE. Voy. lainage.

LANARKITE, sulfate de plomb naturel ['iPbO.SO^] en cristaux clinorhombiques verdàtres, à Lanark (Ecosse).

LANCE (du lat. lancea], arme offensive, consistant en un long manche de bois ou hampe, et en une lame d'acier acérée, le plus souvent en forme de dard à deux Iranchants. L'usage des lances est fort ancien, et leur forme a bien souvent changé. Celles de la phalange macédonienne se nommaient sarisses; leur ^longueur variait suivant le rang auquel étaient places les soldats qui les jwrtaient. Celles des Romains se nommaient hastes [Voy. hastaire). Parmi celles des barbares, on distingue la framce et Yangon.

La lance, au moyen âge, a joué un rôle important. Seuls les chevaliers et leurs gens d'armes pouvaient la porter [Voy. ci-après lance fournie) : tout au plus permettait-on aux vilains la pique, qui toutefois s'ennoblit depuis sous les noms A'esponton et de pertuisane. La hampe de la lance était le plus souvent de frêne ou d'orme ; quelquefois, dans les lances de tournois, elle était creuse en partic : aussi se rompait-elle souvent; d'où l'expression rojnpre une lance; il y avait même, pour faciliter celte rupture, des lances sciées à demi près du bout : on les nommait lances brisées. La lance courtoise [L. mousse, L. frettée ou L. mornée], seule emplovée dans les tournois,

f»ortait au bout du fer un anneau dit frette ou morne : a lance à outrance (ou L. à fer émoulu], au contraire, était pleine et sans anneau. La plupart du temps, la lance reposait sur un support dit faucre, ou sur auelque autre point d'appui tenant à l'équipement du cavalier. Une banderole ou flamme, ou petite bannière, ornait souvent la partie supérieure de la hampe. — Sous François P^l'usage de la lance devint général dans les armées françaises ; mais il dura peu: elle avait presque disparu dès le règne de Henri IV. Elle fut cependant reprise depuis à différentes époques; elle a disparu en France depuis 1870 et n'y a été dernièrement reprise qu'à titre d'essai. Elle existe encore en Allemagne.

Lance fournie ou gatmie, nom donné, au moyen âge, à la troupe de gens de guerre que formait un homme d'armes avec tout son accompagnement, soldats, valels et chevaux. Le nombre de ces servants ou sergents d'armes a souvent varié. Dans les capitulaires on le voit porté à 50 et même 60 hommes, dits clients; leur ensemble formait une bachèle, commandée par un bachelier; 5 bachèles formaient un ban, commandé par un bunneret. Sous le roi Jean,- le chef de lance avait 3 ou 4 cavaliers à sa suite, et de plus des non-combattants. Les sergents, sous Charles V, montèrent à 10 ou à 12; ainsi, une compagnie de 100 lances était forte de 1 000 à 1 200 hommes. Ces sergents étaient les uns des archers, les autres des coutillers (qui achevaient l'ennemi terrassé) : il s'y trouvait, de plus, au moins un page. La lance fournie disparut sous Henri IV. Voy. gendarme.

LANCE À FEU, nom commun : 1° à une fusée emmanchée, servant aux pièces d'artifices ; 2° à l'appareil avec lequel on mettait autrefois le feu au canon : c'étaient des baguettes de bois trempées dans une dissolution de nitrate de plomb, qui brûlaient lentement comme de l'amadou.

LANCE DE SONDE, instrument de fer à l'usage des Ingénieurs hydrographes, et dont le but est d'indiquer la nature du fond de la mer. — La lance simple est une espèce de flèche barbelée , en fer, pointue par l'extrémité inférieure et retenue par un câble. Elle sert à distinguer les fonds de roches des fonds pierreux, les roches plates des roches inégales, les fonds de sable des fonds de coquilles brisées et moulues, des fonds de vase, etc. La grande lance est garnie, vers son milieu, d'un plomb de forme conique, dont le poids varie de 25 à 50 kilogr., afin que la pointe pénètre davantage. Sa longueur est d'env. 2 mètres.

LANCELOT DU LAC, titre d'un roman en prose du xii« siècle, qui fut composé d'après une rédaction en latin, par le trouvère anglo-normand Gautier-Map. Il fait partie du cycle breton ou de la Table Ronde.

Un autre roman, d'origine provençale, aurait, suivant l'autorité de Dante et du Tasse, pour auteur le troubadour Arnaud-Daniel. Il nous a été conservé par une traduction allemande d'Ulrich de Zazichoven (xii« s.). — Consulter Hist. litt. de la France, t. XV, XXII et XXIII ; Romania, t. X, XII, XVI.

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