‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 982 sur 1729 · CERVEAU · texte numérisé non relu

CERVEAU

Les artères médiastines {l'antérieure et la postérieure) «ont celles qui se distribuent au médiaslin.

MÉDIATEUR 'du lat. mediator; de médius, placé -entre). Ce nom se donne, dans la Religion chrétienne, à Jésus-Clirist, envisagé comme réconcihateur entre Dieu et Jes hommes.

Médiateur plastique. Voy. plastique.

MÉDIATION (du lat. mediatio), se dit. en Politique, lorsque deux Etats sont en guerre ou seulement en contestation, et qu'une troisième puissance interpose ses lx)ns ofïices pour prévenir les hostilités ou rétablir la paix. On peut accepter ou refuser cette inlenenlion. ainsi que la solution proposée : c'est en cela que la médiation diffère de l'arbitrage, dont les décisions sont obligatoires. On appelle spécialement acte de médiation l'acte par lequel la Suisse fut organisée le 19 février 1803. par la médiation de Bonaparte, alors premier consul, acte qui la constitua en une confédération de 19 cantons, régie par une diète nationale annuelle.

En Astronomie, on appelle médiation le moment de la culmination d'un astre. — En Liturçie, c'est le partage de chaque vcreet d'un psaume en deux parties, division marquée par un astérisque, et que le plain-chant fait sentir par une inflexion de la voix [Voy. médiame).

MÉDIATISATION, acte politique par lequel de petites souverainetés indépendantes et relevant immédiatement de l'empereur deviennent médiates, c'est-à-dire sont placées sous l'autorité de princes plus puissants qu'elles et perdent en réalité leur indépendance. L'histoire de l'Allemagne offre de nombreux cas de médiatisation. Les guerres de la Révolution et de l'Empire amenèrent de tels changements, qu'il fallut supprimer pour une raison ou pour une antre une foule de petites souverainetés. Tels fiirent les d'Arenberg, les Croy, les Saju-Witlgenstein, les Salm. les Furstenberg, les Esicrhazy," les Solm, les Wied. les Windischgraetz, les Schwarzenfierg, les Fuggcr, les Hohenlohe, les Daunitz, etc. L'acte fédéral de la Confédération germanique 1815) conservait néanmoins à tous ces princes une position exceptionnelle. Les seigneurs médiatisc>s (en ail. i)landesherrn) restaient par certains côtés les égaux des

princes souverains, qui pouvaient sans déroger condor» une alliance matrimoniale avec eux. Ils gardaient une juridiction privilégiée et quelques prérogatives importantes, comme l'exemption du service militaire. Presque partout les anciens princes médiatisés sont pairs héréditaii-es. Les princes ont droit à la qualification de Durchlauchl (Altesse Sérénissime) et les comtes à celle à'Erlav.cht (Monseigneur). I.a dissolution définitive de la Confédération germanique n'a pas été favorable aux princes médiatisés, et leur situation reste jusqu'à présent mal définie.

MEDICAGO, nom latin botanique du genre Luzerne. Voy. ce mot.

MÉDICAL (jcbt). Voy. xédecix et officier de s.4Mé.

MÉDICAMENT (du lat. medicamentum), substance employée dans un but curatif. On distingue : des il. simples, ce sont ceux que l'on emploie seuls; des .V. composés, dans lesquels on associe ensemble plusieurs substances médicamenteuses. On divise encore les médicaments : suivant leur mode d'application, en .V. externes et M. internes ; suivant les ellets qu'ils doivent produire, en évacuants, vermifuaes, diurétiques, pectoraux ou béchiques, antispasmodiques, fébrifuges, toniques, antiscorbutiques, dépuratifs, antiphlogistiques, etc. — L'étude des médicaments est l'objet de la Matière médicale ou Pharmacologie. Voy. ce mot.

MÉDICATION (du lat. medicalio),eKe\. produit par l'action des médicaments. — On prend aussi ce mol pour synonyme de mode de traitement, de système médical.

MÉDICINIER, Jatropha, genre important de la famille des Eupliorbiacées, -se compose d'arbres, d'arbrisseaux et de quelques herbes, qui tous renferment un suc laiteux et abondant. Ces plantes habitent les contrées chaudes de l'ancien et surtout du nouveau continent. Les principales espèces sont : le M. cathartique [J. curcas), vulg. Pignon d'Inde, Ricin d'Amérique et Haricot du Pérou : c'est un arbrisseau de l'Amérique tropicale, à feuilles alternes, pétiolées, très glabres et à fleurs monoïques (les mâles, terminales; les femelles, axillaires); ses fruits contiennent une huile acre, très employée en Amérique comme vomitif et purgatif violent ; le If. manihot (J. manihot), plus connu sous le nom de Manioc ( Voy. ce mot) ; le M. multifide [J. multifida), vulg. Petit Médicinier, M. d'Espagne, qui doit son nom scientifique aux nombreuses divisions de ses feuilles : ses graines, appelées noisettes purgatives, ont en effet une grande vertu, mais l'usage en a été al)andonné comme exposant à des accidents ; le 3/. aiyu (J. acuminata), à feuilles en forme de violon, terminées par une pointe, à stipules oblongues ; à fleurs d'un rouge écarlate très vif, disposées en corymbe; le M. brûlant {J. urens] , à jolies fleurs blanches, et qui est couvert de poils brûlants comme l'ortie.

MÉDIMNE (du gr. ptéSifivo;], mesure de capacité, en usage chez les anciens Grecs pour les choses sèches, valait 5 boisseaux et demi, ou 51 lit. 79 de nos mesures. Un médimne contenait 6 hecles, 48 chénices et 96 xestes. Au temps de Solon, suivant Plularque, le médimne de blé valait un drachme [0 fr. 87).

MÉDISANCE (en Droit). Voy. calomme, diffavatios, ix-

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