HARO
Gandersheimensis cathedralis ac collegioiœ diplomatica ; Hanovre, 1734, in -fol.; cet ouvrage ayant été attaqué, l'auteur y répondit par Vindiciœ Harenberginœ ; — 4" Otia Gandesheimensia sacra, exponenais sacris Litteris et historia eccîesiastica dicaia; Utrecht, 1739, in -4° ; — 5» De Theologia primorum christianorum dogmatica ; Brunswick, 1746, in-4"; — 6» Explication de l'Apocalypse de saint Jean, en allemand; ibid., 17o6, in -8»; — 7» Explications du livre de Daniel, en allemand; Quedlimbourg, 1770-1772, 2 vol. in-4''; — 8» Commentatio de Thomœ Aquinatis librn adhuc msc. de Essentia essentiarum; léna, 1772. Voy. Rathlef, Hist. des auteurs vivants, tom. V, p. 94-144. Strodtmann, Htst. de r érudition, tom. V, p. 230-253. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
HAREPH, chef de famille, dont les enfants revinrent de la captivité de Babylone avec Zorobabel , au nombre de cent douze. Voy. II Esdras, VII, 24.
HARËS, montagne située dans la tribu de Dan. Voy. Juges , i , 35.
HARÉSC (Philibert), de l'Ordre des Augustins, né à Paris, mort en 1545, était docteur en théologie de la faculté de Paris, et est auteur d'une Exposition de l'Épître aux Romains; Paris, 1536.
HARET-BARET, ville épisc. de la petite Arménie , au diocèse jacobite d'Antioche. Elle a eu six évêques, dont le premier, Moïse, siégeait en 1029. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom, II, p. 1505. Richard et Giraud.
HARFORDIA. Voy. Ha.rtford.
HARI. Voii. Hara.
HARIM. Voy. Harem.
HARIPH , lils de Hur, le père de Caleb. Voy. I Paralip., ii, 51.
HARIULPHE, moine de Saint-Riquier en Picardie, vivait au xii« siècle. On a de lui : l» Chronique de l'abbaye de Saitit-Riquier , dans D. Luc d'Achéry, Spicilegium, tom. IV ; — 2° Vie de saint Arnoul de Soissons; — 3" Miracles de saint Riquier: — 4» Vie de saint Maldegisile , dans Mabillon , Siècles bénédict. »
I. HARLAY (François de), archevêque de Rouen , né à Paris en 1585 , mort l'an 1633, fut d'abord abbé de Saint -Victor à Paris. Son indulgence et sa charité le firent aimer de ses diocésains. Outre un grand nombre de Mandements, de Statuts synodaux et d'ouvrages de controverse , on a de lui 1" Ecclesiasticœ historiée liber primus; 1629 ; — 2° Acla ecclesiœ Rothomagensis , dans la collection des conciles de Normandie ; — 3° Manière de bien entendre la messe de paroisse , souvent réimprimé; — 4° Catéchisme des controverses; — 5° Vie de saint Jean de Dieu, trad. de l'espagnol de Fr. Castro; Paris, 1691. Voy. le Journ. des Savants, 1685, p. 375, lf« édit., et p. 276, 2« édit.; 1691 , p. 286, 1« édit., et p. 217, 2« édit. Pommeraye , Hist. des archev. de Rouen. La Gallia Christ., Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. qéne'r.
II. HARLAY-CHANVALLON (François de), archevêque de Paris, né en 1625, mort l'an 1695. fut d'abord abbé du monastère de Jumiéges , puis archevêque de Rouen , et enfin archevêque de Paris. Il se distingua par son éloquence et par le zèle qu'il déploya pour la conversion des hérétiques. Il a laissé des Mandements, des ouvrages de controverse et de discipline ecclésiastique; il a édité le Synodicon Parisiense, recueil de tous les synodes tenus par ses prédécesseurs. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
HARLET. Voy. Arlet.
HARMA on HERMÂ , et HORMÂ , comme
Êorte partout le texte hébreu, ville royale des hananéens, voisine de l'Idumée. Elle échut en partage à la tribu de Juda ; mais elle fut cédée à celle de Siinéon. Elle s'appelait d'abord Séphaath; elle reçut le nom de Hormu, c'est-à-dire anathème , lorsque les Israélites eurent dévoué à l'anathème le pays du roi d'Arad. Voy. Nombr.,
XIV, 45; XXI, 3. Deut., i, 44. Josué, xii, 14;
XV, 30; XIX, 4. Juges, i, 17. 1 Paralip., iv, 30. HARMENSEN. Voy. Arminius.
K ARMER (Thomas), orientaliste anglican, né à Norwich en 1715, mort l'an 1788, dirigea une petite congrégation de dissidents établie à à Wattsfield, dans le Suffolk. Il a laissé plusieurs ouvrages d'exégèse biblique, dont le principal est intitulé : Observations on divers passages of Scripture placing thern in new light;compited from relations incidentully mentioned in books of voyages and travelsinto the East; 1764, in-S» ; 1776, 2 vol. in.8'> , et 1816 , 4 vol. in-8». Voy. Chalmers, General biographical Dictionary. La Nouv. Bioqr. génér.
HARMONIES ÉVANGÉLIQUES , livres qui, comme les Concordes, démontrent le consentement uniforme et la concordance des quatre Évangélistes. Conip. Con'Cordes évangéliques.
HARNAPHER, second fils de Supha, de la tribu d'Aser. Voy. I Paralip., vu, 36.
HARNEY (Martin), dominicain, né à Amsterdam en 1634 , mort à Louvain l'an 1704 , enseigna dans son Ordre avec beaucoup de distinction, et y occupa les emplois les plus importants. Profondément instruit dans les sciences théologiques , il se servit de ses connaissances pour combattre l'hérésie jansénienne, qui troublait alors l'Église en Belgique, et composa différents ouvrages en faveur des décrets émanés du Saint-Siège. Ainsi on lui doit : i" Epistola apologetica ad R. adm. P.-F. Petrum de Aiva et Astorga, Ord. FF. Min., lectorem jubilatum de secunda editione illius nodi indissolubilis et publicatione libelli cui titulum fecit : Certum quid; Bruxelles, 1664, in-4o; — 2" L'Obéissance raisonnable des catholioues des Pays-Bas, par rapport à la lecture de l Écriture sainte en langue vulgaire, examinée à fond et démontrée contre M. A.- A. (Antoine Arnaud) dans son Traité de la lecture de l'Écriture sainte, avec quelques pièces authentiques relatives à la matière, en flamand; Anvers, 1686, in -12; — 3" De Lectione gallican Translationis Novi Testamenti, Montihus impressa; c'est une réponse victorieuse à douze lettres que les défenseurs d'Arnaud lui avaient opposées; — 4° De Sacra Scriptura linguis vulgaribus legenda, rationabile obsequium Belgii catholici; 1692 , in - 12 ; c'est la traduction de son traité flamand L'Obéissance raisonnable, etc. Voy. Feller, qui cite deux aveux remarquables en faveur de la circonspection de l'Église romaine sur les traductions de l'Écriture en langue vulgaire : l'un est de Jean-Jacques Rousseau , l'autre de David Hume.
HARNUA, siège épisc. jacobite sous le Maphrien. Il y a eu pour évêque à Harnua N., qui fut ordonné par le Maphrien Maruthas, mort en 649. Voy. Richard et Giraud.
HARO (Louis-Antoine). Voy. Moncada.
HARO ou CLAMEUR DE HARO (Quiritatio), était autrefois, en Normandie, la clameur publique, ou de celui à qui on faisait violence et qui implorait le secours public, ou la clameur de celui qui, trouvant sa partie, voulait la mener devant le juge. Le haro a même eu lieu en matière bénéficiale ou concernant les biens de l'Église. Le juge d'Église était incompétent d'en connaître, pour quelque cause et matière que le