‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1025 sur 1220 · I. HÉBER, patriarche, fils de Sale et père de · texte numérisé non relu

I. HÉBER, patriarche, fils de Sale et père de

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Phaleg. Voy. Genèse, x. 21, 25, et Compar Hébreu , n"-' 1 et II.

IL HÉBER , fils de Béria et petit-fils d'Aser, fondateur de la tribu de ce nom. Voy. Genèse, XLVI, \1.

I. HÉBERT (François), évêque et comte d'Agen , mort en 1728, a laissé : Prônes pour les dimanches de l'année; Paris, 1725, 4 vol. in-12.

II. HÉBERT (Michel), jésuite, né à Caen en 1672 , mort à Paris en 1711 . On a de lui , entre autres ouvrages : Imago vitœ liumunœ quatuor anni leiiifii'statibu.s expressa ; Caen, 1704, in-12.

HÉBRAÏQUE (LANGUE). Voy. Hébheu , n" II. HÉBRAÏSME, manière de parler propre à la langue hébraïque; c'est ce qu'on nomme encore idiotisme. La connaissance des hébraïsmes est absolument nécessaire pour comprendre non-seulement le texte original , mais aussi les Septante et même la Vulgate, parce que les auteurs de ces versions les ont généralement conservées , et le plus souvent en faisant violence au génie de leur propre langue. Les Grammaires hébraïques aussi bien que les Dictionnaires font assez ordinairement connaître les idiotismes de la langue sainte; nous signalerons en particulier la Grammaire sacrée, ou Règles pour entendre le sens littéral de l'Ecriture sainte, et le Diction, de la Bible de Charles Huré. Notre Introd. hist. et crit., tom. f, p. 158 et suiv., où l'on trouve les principaux idiotismes des textes originaux , lesquels ont été conservés dans la Vulgate. Sprachtiche Erœtermigen zur Vulgata , Von Jacob Arnold Hagen , Freiburg in Bresi^au . 1863.

I. kÉBREU , HÉBREUX. Le surnom d'Hébreu fut donné à Abraham après son arrivée dans la terre de Chanaan , à l'occasion de la guerre de Chodorlahomor et de ses alliés , par un homme qui vint l'avertir que Loth avait été fait prisonnier. Depuis ce temps -là les descendants du patriarche ont été appelés Hébreux, iusqa' à. la séparation des dix tribus qui formèrent le royaume de Samarie. On ne s'accorde point sur Fétymolùgie de ce nom. Parmi les anciens, Joseph, Eusèbe , saint Augustin, le vénérable Bède , saint Isidore, etc., croient qu'il vient d'Héber, lils de Salé, tandis qu'Origène, saint Jérôme, saint Chrysostome, Théodoret, prétendent qu'il a été donné à Abraham et à sa race parce qu'ils étaient venus dans la terre de Chanaan de delà l'Euphrate. Les interprètes et les critiques modernes sont également partagés d'opinion sur ce point. Toutefois il est certain que hdber, en hébreu, veut dire proprement ^«6'sage, traversée, et de là, côté ultérieur, partie située au delà d'un ileuve ou d'une rivière, et qxxehibri, régulièrement formé de héber, peut très-légitimement signifier passager qui a traversé; aussi est-ce précisément le sens que les Septante et Aquila ont donné au surnom d'Abraham, Hahibri, en le tiaduisant : Opératafés, 0 péraïtês. Quant à l'expression BenèHibri, Hibrim, que quelques hébraïsants modernes opposent à cette interprétation, elle ne saurait offrir une difficulté sérieuse; car si Bené Tsiôn (littéralement Fils de Sion) et Bend Kédem (à la lettre Fils de l'Orient) signifient incontestablement : Qui sont de Sion, ou habitants de Sion; qui sont de l'Orient, Orientaux, ou habitants de l'Orient, pourquoi Bené Hibri et Hibrim ne pourraient-ils pas signifier : Qui sont venus de l'autre côté (de l'Euphrate), ou bien habitants du côté idtérieur (de l'Euphrate)? D. Calmet donne plusieurs autres raisons très-solides en faveur de ce sentiment. Nous croirions perdre inutilement notre temps, si nous voulions réfuter les

incrédules, qui soutiennent que les Hébreux étaient ou une colonie d'Égyptiens, ou une horde d'Arabes Bédouins. Nous renvoyons au Diction, de théologie de Bergier les lecteurs qui seraient curieux de voir jusqu'à quel point l'incrédulité peut pousser l'ignorance, 1 absurdité et même la crédulité. Voy., pour l'histoire des Hébreux, la Bible, Joseph, Antiquit. et De Bello Judaico, une foule d'auteurs modernes qui ont écrit soit sur certaines parties , soit sur l'ensemble de l'histoire des Hébreux, et parmi lesquels nous citerons : La République des Hébreux, par Cunœus, qui a été traduit du latin en français avec des notes et additions. La Monarchie des Hébreux, par le marquis de Saint-Philippe. Le Traité de la république des Hébreux , par Sigonius , avec les savantes remarques de Matfei, qui se trouvent dans le tom. IV des Sigonius, recueillies pur les soins d'Argellati, et imprimées à Milan en 1732. Les Antiquités sacrées des Hébreux, par Reland. Les différentes Dissertations de D. Calmet sur les m.ariages, le manger, la sépulture , etc., des Hébreux. Le Discours sur la poésie des Hébreux, par Fleury. Le Trésor des antiquités sacrées et hébraïques, publié par Biaise Ugolini sous le titre de : Thésaurus antiquitatum sacrarum complectens selectissima clurissimorum virorum opuscula in quibus veterum Hebrœorum mores, leges, instituta, ritus sacri et civiles illustrantur. Gaët. Moroni,qui, dans son vol. XXI, p. 1-43, traite en particulier des juifs de Rome, et le Diction, de la théol. cathol., où on trouve un précis historique divisé en six périodes, savoir: celles des patriarches, de Moïse , des Juges, des Rois, de la captivité et du retour après la captivité.

II. HÉBREU ou LANGUE HÉBRAÏQUE. Les philologues et les commentateurs de l'Écriture ont beaucoup agité deux questions de pure érudition, savoir : 1" si la langue hébraïque, dou immédiat du Créateur, s'est transmise de génération en génération depuis le premier homme jusqu'à nous; 2" si elle est au moins la plus ancienne des langues connues , telles que le chaldéen , le syriaque, l'arabe, l'arménien, le sanscrit, le chinois. Si la première question ne peut se démontrer dune manière rigoureuse, on na pas trouvé jusqu'ici de preuve suffisante pour en justifier la fausseté. Quant à la seconde, nous sommes intimement convaincu que , si l'on compare ces idiomes sous leurs divers points de vue , on reconnaîtra aisément que l'hébreu est celui de tous qui réunit le plus de caractères d'antiquité. Quoi qu'il en soit de ces deux questions, l'hébreu, considéré sous le double rapport de la grammaire et de la rhétorique, offre des beautés qu'on chercherait vainement dans la plupart des autres langues connues; nous croyons au moins l'avoir prouvé dans noU'e Introduction histor. et crit., etc. (tom. II, p. 147 et suiv.). Mais c'est surtout l'utilité qu'il faut envisager dans l'hébreu; car si la connaissance de cette langue n'est pas absolument nécessaire pour entendre les Livres saints, comme l'ont prétendu à tort les protestants, elle est d'une grande utilité pour en avoir une intelligence plus parfaite, et surtout pour réfuter avec succès le rationalisme biblique moderne, qui, dans ses attaques , a transporté son principal champ de bataille sur le terrain de la philologie. En ce qui touche Fhistoire de la langue hébraïque , nous nous bornerons à remarquer qu'elle n'a point cessé d'être vulgaire avant la captivité , comme on l'a prétendu dans le Diction, encyclop. des sciences et des arts , pour infirmer certains arguments qui militent en faveur de Fin-

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tégrité et de la véracité du Pentateuque.il existe une foule d'ouvrages sur la langue hébraïque ; mais, il faut bien le dire, ceux qui se recommandent le plus par le mérite littéraire, comme la Philologie sacrée de Glassius, YHist. de la lanyiœ et de l'écriture hébraïque, et la Gram. hébr. de Gesenius , le Dietion. de la Bible de Winer, la Gram. crit. de la langue hebr. et YHist. du peuple d'Israël d'Ewald, etc., pèchent beaucoup contre la vérité théologique, et quelquefois même contre les lois de la vraie philologie-, à cause des préjugés dogmatiques de leurs auteurs. La Philologie sacrée de Glassius en parti culier a été mise à V Index par un décret du 1 janvier 1737.

. I. HÉBREUX (ÊPÎTRE AUX). De toutes les Epitres de saint Paul, c'est celle qui a donné le plus de peine aux interprètes et aux critiques, et qui a fourni le plus de matière à la discussion; car non-seulement on a élevé des doutes sur son authenticité, son autorité divine, et on a beaucoup disputé sur le lieu et le temps où elle a été composée , et sur la langue dans laquelle son auteur l'a écrite, mais encore on a mis en question sa nature même et les personnes auxquelles elle était adressée.

1" Quand on examine attentivement. les différentes parties dont se compose cette Épître, on reste convaincu qu'elle appartient en partie au genre épistolaire, mais qu'elle est aussi en partie une sorte de traité didactique par sa forme, sa marche générale et son style. Le sentjment le plus généralement reçu est que cette Épître a été écrite principalement aux Juifs de Palestine, avec l'intention néanmoins qu'elle fiât communiquée aux autres Juifs dispersés. L'opinion de presque tous les critiques et interprètes modernes est que saint Paul l'a composée en grec ; et c'est aussi celle que nous regardons nousméme comme la plus probable; mais le lieu précis d'où il l'a écrite est absolument inconnu, bien que l'inscription porte que ce soit à Rome. Toutefois la plupart des interprètes la regardent comme écrite de quelque endroit de l'Italie. Quant au temps de sa composition, il doit nécessairement être antérieur à la destj-uction du Temple; car, outre que saint Paul n'a pas survécu à cette. destruction, il suppose clairement dans son Épitre que le temple existait et que les sacrifices s'y offraient encore. Le but de l'Apôtre dans cet écrit parait avoir été de prouver la nécessité de la foi en Jésus-Christ, pour réfuter les erreurs de quelques faux apôtres qui s'efforcèrent de persuader aux Hébreux que nonseulement on pouvait concilier les alliances judaïques avec le christianisme , mais que la loi ancienne l'emportait en excellence sur la nouvelle. Voilà pourquoi il commence par montrer l'excellence de Jésus-Christ, sa prééminence sur les prophètes, et sur Moïse en particulier, qu'il montre ensuite la supériorité du sacerdoce de Jésus-Christ sur celui d'Aaron, et présente les sacrilices anciens abolis comme inutiles et incapables surtout d'effacer les péchés.

2" Quoique dans les premiers siècles de l'Église il y ait eu quelques doutes sur l'authenticité de l'Épitre aux Hébreux, et que ces doutes se soient perpétués assez généralement parmi les protestants, nous ne balançons pas à regarder comme, une vérité certaine, sinon de foi, que cette Épitre est l'œuvre du grand Apôtre; car, malgré ces quelques doutes, une suite de témoignages qui remonte jusqu'à l'origine même de la Lettre , l'attribue à saint Paul ; et parmi ces témoignages se trouve non-seulement celui des anciens héi'étiques, mais aussi celui des

protestants du commencement de la réforme et celui des protestants d'aujourd'hui, puisqn'à l'exception de quelques-uns d'entre eux, qui semblent vouloir fermer les yeux à la luttiière , tous partagent ce sentiment. Ajoutons que les preuves intrinsèques, c'est-à-dire celles qui se tirent de l'Épître elle-même, ne laissent aucun doute à cet égard. Enfin ce qui déniontre encore, quoique indirectement, que l'Épitre aux Hébreux est réellement sortie de la plume de saint Paul , c'est que toutes les autres opinions qu'on a embrassées n'ont aucun fondement.

3'' Parmi les critiques qui ont erré sur la divinité de l'Épitre aux Hébreux , les uns lui ont refusé absolument toute autorité divine, leà autres ont laissé la question douteuse et indécise. Pour nous, d'accord avec tous les catholiques, nous regardons comme une vérité de foi que cette Épitre est véritablement munie du sceau de l'inspiration divine, et que par conséquent on ne peut lui refuser ce titre sans se rendre coupable d'hérésie. D'abord ce titre lui a été reconnu par une décision formelle du concile de Laodicée chez les Grecs, et de celui de Carthage chez les Latins. De là vient qu'il n'est pas un seul canon ecclésiastique qui ne place cette Épitre parmi les Écritures divinement inspirées, et que le saint concile de Trente a lancé ses anathèmes contre quiconque serait assez osé et assez téméraire pour en nier la divinité. Ces dispositions des conciles sont d'autant plus naturelles, que l'Épitre a été citée comme Écriture sainte par la plupart des docteurs de l'Église, en y comprenant les plus anciens Pères; que toutes les sectes d'hérétiques, aux ariens et aux marcionites près, en ont reconnu la divine autorité; qu'enfin tout dans la morale comme dans le dogme y respire un air de noblesse, de grandeur et de sainteté qui décèlent une origine divine. Voy. les interprètes catholiques sur l'Épître aux Hébreux. J.-B. Glaire, Introduct., etc., tom. V, p. 137 et suiv., où l'on trouve réunies l.es diverses questions qui se rattachent à cette Épître.

H. HÉBREUX (LES). Voy. Hébreu, n» L

HÉBRI , fils de Mérari , lévite. Voy. I Paralip., XXIV, 27.

I. HÉBRON , fils de Caleb, chef de la famille des Hébronites. Voy. Exode, vi, 18. Nombres, III, 19. 1 Paralip., vi,2, 18; xv, 9; xxiii, 12, 19.

IL HÉBRON, un des descendants de Juda.

Voy. I Paralip., ii, 42. 43.

in. HÉBRON ou CHÉBRON (I Machab., v, 23), ville épisc. située dans la partie méridionale de la terre de Chanaan, près du lac Asphaltite,à vingt-deux milles de Jérusalem. Les Latins établirent ce siège après la prise de Jérusalem, et, plus tard, les Grecs y mirent des évêques de leur rit ; le seul que nous connaissions est Joannice , qui siégeait en 1092. Cette ville subsistait avant Moïse, et portait le nom A\Arbée, père d'Enoch. Non loin de là était une caverne double où furent ensevelis Abraham, Sara, Isaac et Jacob. Près de cette ville était le lieu appelé Chêne de Mamré ou Mambré, auprès duquel Abraham se retira. Ce lieu était regardé comme saint parles juifs, les chrétiens et même les païens, en mémoire des anges qui, selon la tradition, y apparurent à Abraham. Constantin fit purifier ce lieu, et ordonna qu'on y bàlit une église. Les Latins, en 1791», près Jérusalem et le pays circonvoisin , établirent un siège épiscopal à Hébron; mais, comme ils en furent chassés, les Grecs y mirent un évéque de leup rit. Or, parmi les évéques grecs qui ont occupé ce siège, on cite Joannice, qui , en 1672, assista

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au concile de Bethléhem et y proscrivit les sentiments calvinistes de Cyrille -Lucar, sous le patriarche Dosithée.

II. HÉBRON. que les Arabes appellent El- Khalil, c'est-à-dire Varni (de Dieu), épithète d'Abraham, est aujourd'hui un évèché in partibus sulfragant du patriarcat de Jérusalem, siège également in partibus. Voij, Genèse, xxxiii,2, etc. Reland. Palœst. illustr., p. 69, 91, 272, 346, 357, 408, 41'7, 489, 591, 752. De Comraanville, /" Table alphabet., p. 95, 96. Richard et Giraud. Gaet. Moroni,vol. XXI, p. 43, 44. Le Diction.de la théol. cathol. Compar. notre art. Arbée..

HÉBRONA, lieu situé entre Jétebata et Elath, et où les Israélites campèrent dans le désert. Voii. Nombres, xxxiii, 34.

HÉBRONI et HÉBRONITE, qui appartient à la famille d'Hébron, lils de Caleb. Voy. Nombres, ni, 27; xxvi, 58. I Paralip., xxvi,2a, 30, 31. Cowpa?'. HÉBRON , noi.

HECHT (Chrétien), protestant, ministre d'Esens en Ostlrise, né à Halle (Saxe), en 1696, mort en 1748, a laissé des ouvrages qui lui ont fait un nom parmi les savants; les principaux sont : 1» Commentatio philologico-critico-exegetica de secta Scribarum; — 2» Antiquitas Harœorum inter Judœos in Polonice et Turcici imp. regionibus florentis sectce , adserta et vindicata. Voy. Feller, Biogr. univers.

HECHTERMAWS (Henri), dominicain, né à Munster-Bilsen, dans la Campine liégeoise en 1606, mort à Maëstricht en 1679, professa la théologie à Aix-la-Chapelle, à Bruxelles, à Louvain et à Maëstricht. Il obtint des succès comme prédicateur, et devint successivement maître en théologie de son Ordre, déliniteur de sa province, prieur à Maëstricht et à Malines, et premier vicaire du couvent de ïongres. Ses principaux écrits sont : 1» Mariale, sive conciones super Evangelia festivitatum sacratissimœ V. Mariœ, etc.; traduit de l'espagnol du F. Ignace de Coutino; — 1'' Sanctorale , sive Conciones super festivitates maxime illustrium sanctorum, etc.;

— 3" Quadragesimale , sive Conciones super Evangelia trium prœcipuarum feriarum quadragesimœ, etc.; ces ouvrages réunis ont paru à Bruxelles, 1653, et à Cologne, 1661, 3 vol. in-4o;

— 4° Co7npendiuni doctrinœ christianœ, trad. de l'espagnol; Bruxelles, 1658. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ordin. Prœdicat., tom. Il, p. 660,687. Paquot, Mémoires pour servir à l'Hist.des Pays- Bas, tom. IX, p. 430. La Nouv. Biogr. ge'nér.

HECKEL (Jean-Frédéric), théologien et philologue protestant, né à Géra vers l'an 1640, mort à Œlsnitz en 1715, fut recteur du collège de Reichenbach, puis sous-directeur du collège de Rudolstadt. Outre un grand nombre d'écrits purement littéraires, on a de lui : l» Dissertatio historico-philologico-theologica de habita regto Chrisfo in Pussione a Judœis in ignominiam oblato; Chemnitz, 1675; — 2» Sciagruphia tJieologorum evangelicorum ; Dresde, 1678, Voy. Saxius, Onomast. liiterar., pars "V, p. 603. La Nouv. Biogr. qcnér.

I. HEGQUÉT (Adrien du), de l'Ordre des Carmes, né à Crépy, en Picardie, vers 1515, mort à Arras en 1580, devint prieur du couvent d'An'as. Il a écrit en vers et en prose ; ses principaux ouvrages sont : l" Compendiosa expugtia,torum hœrcseon Laus; Paris, 161-9, in -12; — 2" Revocatio iLcereticorum a lutheranismo , et a reliquis hœreseon generibus , ad evangelicam et vere catholicam Ecclesiœ fidem; Anvers, 1550 et 1557, in-12 ; — 3° La Forme de parfaite pénitence, pour apprendre à soy bien confesser et mettre la conscience en bon estât; ibid., 1569; Lyon, 1569;

— 4» Enarrationes locupletissimœ, seu homiliœ in Evangelia quadragesimalia ; Paris, 1570, in-12;

— 5» Les Enseignements des paroisses, contenant familières concions des Épistres et Évangiles, etc.; Anvers, Paris, 1572. Voy. Foppens, Biblioth. Belg., tom. I, p. 13. L'abbé Gouget, Biblioth. Francise, tom. XII, p. 333. Paquot, Mémoires pour servir à l'Hist. des Pays-Bas. La Croix du Maine et Du Verdier, Les Biblioth. françaises, édit. de 1772, in-4". La Nouv. Biogr. génér.

II. HEGQUET (Philippe), célèbre médecin, né à Abbeville en 1601,mort en 1737, fut doyen de la faculté de médecine de Paris et médecin des religieuses de Port-Royal. Parmi ses nombreux ouvrages, voici ceux qui ont rapport à notre objet : 1" De l'Indécence aux hommes d'accoucher les femmes, et de l'obligation aux femmes de nourrir leurs enfants; Trévoux, 1708, in-12;

— 2o Traité des dispenses du Carême, dans lequel on découvre la fausseté des prétextes qu'on apporte pour les oldenir; 1708, 1709, 1715 et 1741 , 2 vol. in-12; — 3° An Creatoris et naturœ legum imago carnisprivii lex; thèse du 18 mars 1723; — 4" Lettres d'un médecin de Paris à un médecin de province sur un miracle arrivé sur une femme (la dame La Fosse) du faubourg Saint- Antoine; 1725, in-4"; — h" La Médecine théologique, ou la médecine créée, telle qu'elle se fait voir ici sortie des mains de Dieu, avec la plupart des thèses de l'auteur; Paris, 1733, 2 vol. in-12; l'auteur y démontre que l'étude de la médecine est plus propre à alfermir les croyances religieuses par le spectacle merveilleux de l'organisation qu'à les affaiblir. Voy. la Biblioth. Franc. Le P. Nicéron, Mémoires, t. XII. Richard et Giraud. La Biogr. médicale. La Nouv. Biogr. qétiér.

HEGTIUS (Godefroy), protestant allemand du xviu« siècle, a laissé : Germania sacra et litterata , sive de origine ac progi^essu rei sacrœ ac politioris in Germania doctrinœ, ex œvo medio Commentarii; in-12. Voy.\QJourn. des Savants, 1718, p. 519.

HEDDAI, un des braves guerriers de l'armée de David. Voy. II Rois, xxiii, 30.

HÉDER, fut un de ceux qui prirent la ville de Getli. Ko;/. I Paralip., viii, 15.

HEDIO ou HEDION (Gaspard), théologien, né à Ettlingen, dans le margraviat de Bade, en 1494, mort à Strasbourg l'an 1552, fut un de ceux qui contribuèrent le plus à propager le protestantisme. Ses ouvrages, dont on trouve la liste dans la Nouv. Biogr. génér., ont été mis kVIndex par Clément VlII.

HÉDOIN ou HÉDOUIN (Jean -Baptiste), de l'Ordre des Prémontrés, né à Reims en 1749, mort à Rethonviller en 1802, fut nommé prieurcuré dans cette dernière ville. On a de lui , entre autres écrits : Principes de l'éloquence sacrée, mêlés d'exemples puisés principalement dans l'Écriture sainte, dans les Saints Pères et dans les plus célèbres orateurs chrétiens; Soissons, 1787, in-12. Voy. Feller. Biogr. univers. La Nouv. Biogr. qénér.

HEDTFELDA. 'Voi/. Hartford.

HEDWIGE ou AVOIE, EDWIGE, HAVOYE (sainte), duchesse de Pologne et de Silésje, née vers l'an 1172, morte le 15 octobre 1243, était fille du prince Berthold, duc de Carinthie. Elle fut élevée dans le monastère des bénédictins de Lutzing , et, à l'âge de douze ans , elle épousa Henri le Barbu, duc de Pologne et de Silésie, dont elle eut six enfants. Elle vécut dans des pratiques continuelles de piété, et elle décida son mari à bâtir, pour les religieuses de Citeaux, le grand monastère de Trebnitz, où elle termina

HÉGÉ

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