I. HERMOPOLIS LA GRANDE, ville épisc
et capitale de la Thébaïde , située dans le patriarcat d'Alexandrie ; on l'appelle aujourd'hui Âschumin. Quelques auteurs assez anciens prétendent que Jésus y vint avec Joseph et Marie, et qu'à son arrivée les idoles du temple tombèrent par terre. C'est un des sièges de l'Église copte. Elle a eu neuf évèques, dont le premier, Conon, est mentionné par Eusèbe, Hist.. 1. VI, c. XLVi. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, Ç. 595. Les Vitce Patrum . 1. II, c. vu, p. 4(50. bozomène, Hist. eccles.,\. V, c. xxi. Nicéphore, Hist., 1. X, c. XXXI. Lequien, Oriens Christ., tom. II. p. 595.
IL HERMOPOLIS LA PETITE . ville épisc.
de la première Egypte, sous le patriarche d'.\lexandrie. On pense que c'est celle qu'on appelle aujourd'hui Demenhur, et où il n'y a plus dévéque. Hermopolis, qui est maintenant un simple évêché in partibus, a eu autrefois dix évèques connus; le premier, Ammon, fut le père de tous les moines de Nitrie ; les Grecs célèbrent sa fêle le 5 décembre. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. IL p. 514. Richard et Giraud.
HERNANDEZ (Philippe), d'origine espagnole, né à Paris en ITâi, mort dans la même ville l'an 1782, a laissé , entre autres ouvrages : Description de la généralité' de Paris, contenant l'état ecclésiastique et civil et le pouillé des diocèses de Paris. Sens Meaux, Beauvais, Sentis: les noms des seigneurs, ten'es et autres détails; Paris, 1759, in-8». Voy. le P. Lelong, Biblioth. histor. de la France. Chaudon et Delandine, Diction, univers., hist. et crit. Quérard, la France littér.
HERNHUTES ou HERNHUTERS , secte d'enthousiastes introduite dans ces derniers temps en Moravie, en Vétéravie, en Hollande et en Angleterre. Elle tire son nom de la montagne de Hutberg, qui donna lieu aux sectaires d'appeler leur habitation Hut-des-Herrn , et dans la suite Hernhut, mot qui peut signitier lu garde ou ta protection du Seigneur ; c'est de là qu'ils ont été appelés Hernhutes. On les nomme aussi Zinzendorfiens, parce qu'ils doivent leur origine au comte Nicolas- Louis de Zinzendorf. Voy. Bergier, qui, dans son Diction, de théoL, fait un exposé de leurs croyances et de leur culte, et Compar. l'art. Zinzendorf.
HERNIO (Jacques), dominicain, né à Rennes, mort en 1706, professa la théologie avec distinction. Il devint vicaire de la congrégation britannique et commissaire général de son Ordre. Il a laissé un Traité de l'usure, avec une Dissertation sur les intérêts des deniers pupillaires , selon l'usage de Bretagne: Rennes, 1698, in-16. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ordin. Proedic, tom. II. p. 770
I. HÉRODE, lils d'Antipater et de Cvpros, surnommé le Grand, né l'an du monde 3932 , ou 68 ans avant J.-C, mort lan 4 avant l'ère chrétienne, devint roi de Judée l'an du monde 3904. Notre -Seigneur étant venu au monde la
dernière année de son règne, il fit périr tous les enfants mâles âgés de deux ans et au-dessous dans tout le pavs qui environnait Bethléhem. Voy. Matth., ii ,"16. Joseph, Antin., 1. XIII, c. xvii : 1. XIV et suiv., et De Bello, 1. I, c. v. Jul. African. apud Euseb., Hist. eccles.. 1. I, c. VI, vu. D. Calmet, Diction, de la Bible.
IL HÉRODE, nommé Philippe dans l'Évangile, 111s du grand llérode, avait épousé Hérodiade , dont il eut Salpmé , cette danseuse dont il est question dans l'Évangile. Voy. Matth., xrv, 3 et suiv. Marc, vi, 17 et suiv. Joseph , Antiq., 1. XVll. c. IV, VI, VII ; 1. XVIII, c. ii. De Bello, 1. II , c. XVI. D. Calmet. Diction, de la Bible.
III. HÉRODE, frère d'Agrippa et d'Hérodiade, et petit-fils du grand Hérode, obtint de l'empereur Claude le royaume de Chalcide, l'autorité et l'inspection sur le temple et sur l'argent consacré à Dieu, avec le puuvotr d'établir et de déposer les souverains Pontifes. Voy. Joseph. Antiq.. 1. XIX. c. iv ; 1. XX . c. i.
IV. HÉRODE AGRIPPA, fils d'Aristobule et petit-lils du grand Hérode , qui prit .«oin de son éducation, et l'envoya à Rome pour faire sa cour à Tibère. Devenu roi, il régna avec douceur sur les Juifs, et s'en fit aimer. L'envie de leur plaire, et son faux zèle pour leur religion, le porta à faire mourir saint Jacques le Majeur et à emprisonner saint Pierre, dans le dessein de le condamner à mort après la fête de Pâques ; mais Dieu tira l'apôtre de prison par un miracle. Après la fête. Agrippa alla à (^ésarée pour y faire représenter les jeuxen l'honneurdeClaude. S'étant assis sur son trône . revêtu de ses habits royaux, il fit une harangue qui lui attira les acclamations de l'assemblée. Comme tout le monde s'écria qu'il avait la voix de Dieu, et non celle (Vun homme, et qu'il fut trop sensible à cette flatterie impie, l'ange du Seigneur le frappa d'une horrible maladie qui le fit mourir, rongé de vers et dans de cruelles douleurs. Voy. Actes, Xll. Joseph, .Antiq., 1. XVIII, c. vu, viii; 1. XIX, c. IV, vu; 1. XX, c. i et .seq. De Bello, 1. II, c. XV, xxi-xiii. D. Calmet, Dict. de la Bible.
V. HÉRODE ANTIPAS , fils du grand Hérode. fut tétrarque de la Galilée et de la Pérée. Il épousa en premières noces la fille d'Arétas , roi d" Arabie, puis il la répudia pour épouser Hérodiade, femme de son frère Philippe, qui vivait encore. Saint Jean-Baptiste ayant reproché cet inceste à Hérode , fut condamné par ce prince , à la sollicitation d'Hérodiade , à avoir la tête tranchée. Voy. Matth., xiv. 3 et suiv. Marc, vi, 17 et suiv. Joseph, Antiq., 1. XVII, c. vu ; 1. XVm, c. II. De Bello, 1. II, c. xvi. D. Calmet , Diction, de la Bible.
HERODIADE ou HÉRODIAS . fille d Aristcbule et de Bérénice , sœur du roi Agrippa et pelite-fille du grand Hérode , épousa en premières noces Hérode Philippe, son oncle , dont elle eut Salomé ; plus tard elle épousa Hérode Antipas, qui était aussi son oncle, et, pour se venger de saint Jean-Baptiste, qui avait élevé la voix contre cet inceste, elle persuada à Salomé, sa fille , de demander au roi la tête du saint. Voy. Matth. . XIV, 3. Marc, vi , 17. Joseph, Antia., 1. XVIII. c. vu, IX. Hieronym., in Huffin.,\. III, c. XI. D. Calmet, Diction, de la Bible.
HÉRODIENS, nom donné à une des quatre sectes qui existaient parmi les Juifs du temps de Notre- Seigneur; on est fort partage aisujet de cette secte ; le P. Hardoum les confond avec les Sadducéens; D. Calmet assure que les Hérodiens étaient les disciples de Judas le Gaulonite ou le Galiléen ; qu'en les nomma Ga/iléens, parce que Gaulon est dans lu haute
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