HORN
mort à Newport l'an 1803, forma une espèce de secte dont les membres prirent Je nom d'Hopkinsians: ce sont les puritains du calvinisme. Outre plusieurs dissertations théologiques, on lui doit : System n/' doctrines contuined in divine relation; ild'S. Voy. Bergier, au mot Hopkin- SIANS. La Nouv. Biogr. génér.
HOPPER (Joachim), jurisconsulte, né à Seneck, dans la Frise ,'eii 1523, mort à Madrid l'an 1578, professa à Louvain, et devint conseiller au grand conseil de Malines. Philippe II, roi d"Espagne, Tattaclia à sa personne, et Hopper servit très-Jidèlement ce prince. Outre plu- .sieurs traités de droit civil, Hopper a laissé : Paraphrase et explication des Psaumes, avec un livre De l'Vsnqe et de la division des Psaumes; Anvers, 1590'. Voy. Valère - André, Biblioth. Bel g.
HOR, montagne de l'Arabie l'étrée, située aux confins de l'idumée , et où Aaron mourut. Voii. Deutéron., xxxii, 50.
HORAM, roi de Gazer, voulut secourir le roi do Lachis, et fut vaincu par Josué. Voy.
'^HORANTSou HORANTES, ORANTES (François ) , des Frères Mineurs , né en Espagne , inojt l'an 1584 , assista au concile de Trente. 11 fut ensuite confesseur de Don Juan d'Autriche, puis évoque d'Oviédo. On a de lui : 1° Locorum cutholicorum. pro romana fide adversus Calvini institationes , Libri septem , Venise, 15(34 ; Paris, 15GG ; — '2" le Discours qu'il prononça au concile de Trente ; il se trouve à la page 312 de ce concile, édit. de Louvain, et dans Labbe, Co/ieiles , tom. XIV, col. 1425; — 3" Traité de la i usi ification ; — 4» Commentaires sur Job et sur Daniel ; — 4" une Lettre à Michel Baius sur l'autorité de l'Eglise. Voy. le P. Jean de Saint- Antoine, Btbliotli. univ. Francise, tom. I, p. 393. Nicol. -Antonio, Biblioth. Hisp, Gilles-Gonçalès d'Avjla, TeatrO ecclesiastico de las Iglesias metropolitanas y catedrales de los reynos de las Castillas, Vidas de sus Arzobispos y Obispos ; y cosiis mémorables de sus sedes.
HOREB , montagne de l'Arabie Pétrée , tellement voisine du mont Sinaï , que ces deux montagnes semblent être les deux coteaux d'une même rnoiilagne. Voy. Exode, m, 1; xvii, 6.
HORATI (Charles), religieux observantin, missionnaire à la Chine depuis 1688 jusqu'en 1733, a laissé, outre une Grammaire et Dictionnaire de la langue chinoise : 1" une Relation de ses voyages: Kome , 1759, en italien, estimée; — ;■ 2° une Belution des coutumes et des cérémonies chinoises; — 3» Explication de la philosophie et des livres sacrés des Chinois ; Rome , 1759; ouvrage plein d'érudition. Voy. Feller, Bio(/r. univers.
HOREM , ville de la tribu de Nephthali. Voy. Josué , XIX , 38.
HORI , lils de Lothan , appartenait à la race de Séir le Horréen. Voy. Genèse, xxxvi, 22.
L HORLOGE {Horologium); livre ecclésiastique des Grecs, qui leur sert de bréviaire. Il est ainsi nommé parce qu'il contient l'oflice des heiues canoniales du jour et de la nuit. Voy. Bergier, Diction, de théol.
II. HORLOGE SOLAIRE. C'est au 1V« livre des Rois (xx, 9-11) qu'il est question d'une horloge solaire ; encore la chose n'est pas entièrement certaine; car le mot hébreu hammahaloth , c'est-à-dire les degrés , pourrait à la rigueur s'entendre des degrés du palais d'Achaz. Voy. au reste les commentateurs sur ce passage. Bergier, Diction, de théol.
flORMA. Voy. Hau.ma.
I. HORMISDAS (saint), pape, né à Frosinone. dans la campagne de Rome, mort le 6 août 523, succéda à Symmaque en 514. II écrivit aux églises d'Orient pour les exhorter à l'union , et ramener à la foi les hérétiques. Il envoya à l'empereur Anastase plusieurs ambassades qui n'amenèrent aucun résultat ; mais il fut plus heureux sous .Tustin , et la réconciliation entre l'Église de Rome et celle d'Orient fut publiée à Constantinople l'an 519. Ce Souverain Pontife veilla avec le plus grand zèle sur les Églises des Gaules et d'Espagne , instruisit le clergé dans l'étude de la psalmodie, et donna les plus grands exemples de charité, de modestie et de pénitence. On célèbre sa fête le 6 aoîit. Il nous reste d'Hormisdas quatrevingts Lettres, que l'on trouve dans Labbe, Conciles, tom. IV, p. 1420. Dans l'une d'elles, qui est adressée à Salluste de Séville, son vicaire en Espagne , on voit combien était grande l'autorité que les Papes exerçaient dans l'Église longtemps avant Isidore Mercator. Voy. Baronius, Ajmal., tom. VI et VU. D. Ceillier, Hist. des Aid. suer, et ecclés., tom. XV, p. 495 et suiv. Richaid et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Noue. Hiorjr. qénér.
II. HORMISDAS (saint), martyr persan, appartenait à l'illustre race des Acheménides. Vaiavane V, voulant le faire renoncer à la foi, le priva de ses biens, et le réduisit à conduire les chameaux de larmée. Plus tard le roi l'ayant vu passer couvert de poussière et brûlé de soleil, le fit revêtir d'une robe de fin lin, en lui disant : A'e sois donc plus si opiniâtre, et renonce enfin au fils du charpentier. Hormisdas déchira la robe devant le roi , qui l'exila. On ne .sait ce qu'il devint depuis ce temps; mais, pour honorer sa confession, on a mis son nom au 8 août dans le Martyrologe romain. Voy. Théodoret, Hist. ecclés., l. V, c. xxxix.
HORMOZ. Voy. Ahwaz.
HORMUTZ ou HORMUZ, siège épisc. des is'estoriens, situé dans la Caramanie, au fond du golfe Persiqué. On en connaît deux évèques, dont le premier, Gabriel, qui siégeait vers l'an 540, a écrit contre les Manichéens et les Chaldéeiis , et le second, Théodore, envoyé par le catholique Jesuiab III pour ramener à son obéissance les évèques de la métropole de Perse, qui s'étaient soustraits au catholique de Séleucie. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 1317. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XXXIII, p. 261 . 262.
HORN. Voy. Hornius.
HORNE (Arnoul de), évèque de Liège dans le xvi<^ siècle , a laissé : 1" Traité de paix entre Dieu et les hommes; Paris, 1550 ;| — 2° La Liberté consciencieuse des artisans; ibid.. 1555; — 3" Le Contre-poison des Psaumesde Marot; ibid., 1560; — 4" Lamentation de l'Église; ibid.; — 5" Le Combat d'un fidèle papiste contre un antipapistc : ibid.
HORNEIUS (Conrad), protestant , né à Brunswick en 1590, mort à Ilelmslsedt l'an 1649, après y avoir professé la philosophie et la théologie. Son principal ouvrage est : Philosophiœ moralis, sive civilis docirinœ de moribus Libri quatuor, in-S»; c'est le fruit des compilations de l'auteur. Voy. Feller, Biorjr. univers.
HORNIUS ou" HORN (Georges), historien, né dans le Palalinat , mort en 1670, passa en Angleterre , où il embiassa le parti des presbytériens ; puis il se rendit à Harderwick, où il professa la politique, l'histoire et la géographie; phis tard il professa l'histoire à Leydé. Nous citerons parmi ses écrits : 1" De vera .Etate