‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1078 sur 1220 · HUGO · texte numérisé non relu

HUGO

joui de plusieurs autres dignités ecclésiastiques, ' devint vicaire général du diocèse de Baveux. Doué dun admirable talent pour la controverse, il. eut le bonheur de ramener dans le sein de l'Église un grand nombre dhérétiques. 11 a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1" Les Motifs de concersion d'une famille de finalité à l'Eglise catholique, apostO' lique et romaine , et la conduite des ministres de Caen dans l'éclaircissement qu'on leur a demande' sur les matières de controverse : Caen , 1673, in -12; — 2» Avertissement à M. Morin , ministre rfe Caen, pour lui faire savoir ce que c'est que l'Église calholique ; ibid., 1073, in-12; — 3» Catéchisme, ou Entretien solide et familier entre un docteur et un nouveau catholique , en faveur de ceux qui se sont réunis à l'Eglise dans le diocèse de Buyeux: ibid., 1686, in-12. Voy. Moréri , édit. de 1759. Richard et Giraud , qui donnent la liste complète des ouvrages de Hué.

HUELBERT (Fortuné), de l'Ordre de Saint- François, a publié : Menologium, seu hrevis et compendiosa illurninatio relucens in splendoribns sanctorum, heatorum, miraculosoriim, incorruptorum, extaticorum , beneficorum et quocumque sanctimoniœ vel virtutis fidgore illustrium , singularium aidprœcellentiumfamulorum, famularumque Dei, murtijrum, confessorum, virginum, viduarum, pœnitentium ab initio Minorilici instiiuti usque ad moderna tempora, etc.; 1698, in-fol. Voy. le Journ. des Savants, il(X), p. 407.

HUERGA (Cyprien). Voy. Cyprien, n» IX.

HUESCA, autrefois Saturnia, Osca Illergetum, ville épisc. d'Espagne suffragante de Saràgosse, et située près de la rivièi'e Ùsuela. Son premier évéque, Vincent, siégea de l'an 553 à l'an 569. On a tenu deux conciles à Huesca : l'un en 598, et l'autre en 1303. Voy. la Reyia, tom. V. Labbe, tom.Y. Hardouin, tom. III. Richard et Giraud.

HUESDEN (Jean de), chanoine régulier et prieur de Windesem au xv« siècle, a laissé une Lettre touchant les exercices spij-ituels sur la Vie et la Passioitde Jésus-Christ ; Anvers, 1621.

HUET (Pierre-Daniel), évéque d'Avranches, né à Caen en 1630, mort à Paris en 1721 , était iTiathématicien , physicien , géographe , et trèsversé dans les langues latine , grecque et hébraïque. En 1670, il fut nommé sous-précepteur du Dauphin, puis membre de l'Académie française. Le roi lui donna l'abbaye d'Aunai, puis le nomma à l'évéché d'Avranches, dont il se démit au bout de dix ans. Il eut à la place l'abbaye de Fontenai, près de Caen. Ses principaux' ouvrages sont : 1° De Interpretatione lihri duo; Paris, 1661, in-i"; — 2" Origenis Commentaria in Sacrum Scripturam ; Rouen, 1668, 2 vol. in-fol.;

— 30 Demonstratioevangelica;ihid.,iGl^, in-fol.;

— 4" Censura philosophiœ Cartesianœ ; Paris, 1689, in-12; — 5° Quœsiiones Alnetanœ de concordiu rationis et fidei; ibid., 1690, in-4o;— b^Dissertutions sur diverses matières de religion et de philosophie; ibid., 1712, in-12; — 6" plusieurs autres écrits qui sont indiqués dans Richard et Giraud. Le lecteur comprendra aisément, sans doute, l'impossibilité qu'il y a pour nous d'entrer dans la discussion qu'ont soulevée les idées philosophiques d'Huet ; nous ne pouvons que le renvoyer aux écrivains qui ont traité ce sujet. La Nouv. Biogr. génér. donne la liste des principaux.

HUG (Jean-Léonard), théologien, né à Constance en 1765, mort à Fribourg, en Brisgau, l'an 1846, professa à l'université de Fribourg'la théologie, et fut chargé de l'enseignemenfdes langues orientales, de l'Ancien et du Nouveau Testament. Il remplit ces diverses fonctions avec le

plus grand succès. Ses écrits ne lui font pas moins d'honneur; car, soit dans la Gazette de Fribourg, dont il fut le fondateur et le rédacteur principal, soit dans ses livres, il combattit victorieusement le rationalisme biblique, en montrant avec autant de force que de clarté tout ce qu'il y a de faux et d'arbitraire dans ce nouveau système. On a de lui : 1» De Antiquitate codicis Vaticani Commentatio; Fribourg, 1810; — 2"/)e conjugii christiani Vinculo indissolubili Comment, exegetica; Fribourg, 1816; — 3° Ite Pentateuchi Versione Alexandt ina Commentatio; ibid., 1818; — 4» Introduction aux écrits du Nouveau Testament: Stuttgard et Tubingue, 1808,1821, 1826 et 1847, ouvrage qui peut être regardé comme une démonstration sans réplique de l'authenticité du Nouveau Testament, sous le rapport de la critique; ce qui n'empêche pas que sur certains points particuliers le savant auteur n'émette des idées peu exactes et trop hardies, comme nous croyons l'avoir prouvé en quelques endroits de notre propre Introd. au Souv. Test.; il a été traduit et publié en anglais, à Londres, l'an 1827, et analysé par J.-E. Cellérier fils, à Genève, en 1823; — 5* Invention de l'écriture alphabétique, son état et son usage dans l'antiquité, etc.; Fribourg, 1801; — 6" Recherches sur les mythes des peuples les plus céil-bres de V ancien 7nonde, etc.; tribourg et Constance, 1812; — 7" Le Cantique des cantiques dans un sens 'nouveau; Fribourg, 1813; suivi de l'apologie de cet écrit; ibid., 1818; — 8" un Catéchisme ; ibid., 1836; — 9" Sentiment ou Opinion sur la Vie de Jésus, par D.-F. Strauss ; ibid., 1841 et 1842, en deux parties. Voy. Mayer, Oraison funèbre de Hug ; Fribourg, 1847. Le Diction, de la théol. cathol.

I. HUGO (Charles-Louis), de l'Ordre de Prémontré, né à Saint-Mihiel, en Lorraine, en 1667, mort à Étival en 1739, se fit recevoir docteur à Bourges, et professa la théologie à Jand'heui'S et à Étival. Il devint abbé de Fontaine-André, puis d'Étival, et fut nommé en 1728 évéque de Ptolémaide. Il a laissé de nombreux ouvrages, dont les principaux sont : 1" Réfutation du système de M. l'abbé Faydif sur la Trinité; Luxembourg, 1699, in-12; — 2o Vie de saint Norbert, archevêque de Magdebourg et fondateur de l'Ordre des Chanoines réguliers Prémontrés ; ibid., 1704, in-4''; — 3* Sacrœ antiquitatis Monumentu historien, dogmatica, diplomatica , cum notis; 1725- 1731,2 vol. in-fol.; — 40 Sacri et canonici Ordi- 7iis Prœmonstratensis Annales, etc.] Nancy, 1734- 1736, 2 vol. in-fol. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine, he Journ. des Sfluan/j, 1702, 1704,1726 et 1735. Moréri, Diction, histor. Lelong, Biblioth. histor. de la France. Quérard, la France littér. Richard et Giraud, qui donnent la liste complète des écrits de Hugo. La Nouv. Biogr. génér.

II. HUGO (Herman), jésuite, né à Bruxelles en 1588, mort à Rhinberg en 1629 , professa les humanités à Anvers , et fut préfet des études à Bruxelles. On lui doit : 1° De vera Fide capessenda ad neo-evangelicunam synodum Dordracenam apologetici libri très , etc.; Anvers, Plantin, 1620,in-8o; — 2oPja Desideria, emhlematibus, elegiis et affectibus SS. Patrum illustrata; Anvers, 1624, in-8o; — 3" Vita P. Caroli Spinolœ, Societatis Jesu, pro christiana religione in Japonia mortui, trad. de l'italien du P. Fabio-Ambrosio Spinola; Anvers, Plantin, 1630, m-80; — 4» plusieurs autres ouvrages, que la Nouv. Btogr. ^«/ne'r. indique. Voy. Sotwel, De Scriptor. Societatis Jesu. Chaudon et Delandine, Diction, univers., etc. Alois et Augustin de Backer, Bxbhoth. des écrivains de la Compagnie de Jésus.

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I, HUGOLIN (saint), un des frères mineurs qui furent martyrisés chez les Maures en 1221, avant à leur tête Daniel. Ko?/. Daniel, n" VI.

'II. HUGOLIN (Barthélemi), jurisconsulte, né en Lombardie, vivait au xvi'' siècle. Il se lit recevoir docteur en droit à Bologne, puis il entra dans les ordres. Il a laissé, entre autres ouvrages : i° un Traité das Sacrements, en latin; qu'il présenta à Sixte V; Rimini, 1587, in-fol.; ^- 2" De Censuris Eccles.; — 3" De Censuris reservatis Summo Pontifici ; ^— 4:" De Justifia et validitate monitorii, etc.

HUGON (Pierre), jésuite, né à Lucerne, en Suisse, vers 1587, mort en 1651 à Fribourg, après avoir enseigné dans plusieurs collèges se livra à la prédication. Envoyé comme supérieur à Amberg, dans le haut Palatinat, il y contribua beaucoup à la propagation de la religion catholique. On a de lui : 1" Vie de Isicoins Von der Flue (Nicolai de Rupe), ermite célèbre; Fribourg, 1636, in-12, et dans les Bolland., Acta Sanctorurn, tom. III, du mois de mars ; — 2" Apologie de la religion catliolique romaiiie; Fribourg, l()51,en allemand; — 3" Manuel des catUoliques; Ingolstadt, en allemand. Voy. Feller, Biogr. univers.

HUGONIS (.Tacques). Voy. Hugues, n» XV.

HUGONIUS (Matthias), évéque de Fama-

f ouste , né à Bresse au xvi« siècle, a composé : « vni traité De la Dignité patriatxale; Bresse, 1510; — 2" un traité des conciles intitulé : Synodio Hiigonia; Venise, 1565.

HUGUENOT (Hugonotus), surnom donné aux calvinistes de France. On a formé plusieurs conjectures sur Toriginede ce sobriquet; la plus vraisemblable, selon nous, est qu'il vient de Hugues, comme Philippot vient de Philippe, etc. Mais, tout en admettant cette étymologie, on l'explique de différentes manières. Les uns donc veulent que ce nom ait été donné aux réformés de France vers le temps de l'entreprise d'.A.mboise, par rapport à Hugues Capet, dont ils soutenaient les droits en la personne de ses successeurs. Les autres pensent qu'il leur fut donné à Tours, parce qu'ils s'assemblaient près d'une porte de la ville ou dans un quartier appelé Suint-Hugues. Voy. Richard et Giraud, et le Diction, eccles. et canon, portatif. Le Dictio7i. de la théol. cnthol.

I. HUGUES (saint), évèque de Rouen, mort à Jumiéges le 9 avril 730, était fils de Drogon, duc de Bourgogne et de Champagne , et petitlils de Pépin d'Héristal. Il distribua ses biens aux pauvres, aux églises et aux monastères, et lit profession en 718, danslabbaye de Jumiéges. Il fut d'abord primicier de l'église de Metz, puis évèque de Rouen, de Paris et de Bayeux, abbé de Jumiéges et de Saint -Wandrille. Il veilla avec la plus grande sollicitude. à procurer aux peuples qui lui étaient conllés tous les soulagements spirituels et temporels. Les Martyrologes de France, aussi bien que le romain, font mention de lui , bien que ses actes qu'on a publiés soient rejetés par les auteurs de l'ancienne et de la nouvelle Gallia Christiuna comme apocryphes et pleins de fables. Foy.la GulL Christ., tom. VII, col. 28; tom. XI, col. 17. Bollandus, Acta Sanctor., april., tom. 1. Le Cltronicon Fonlunellense, dans le Spicilegium de d'Achéry, tom. III.

II. HUGUES (saint), évèque de Grenoble, né à Chàteau-Neuf, sur l'Isère, en 1053, mort le l" avril 1132, donna dès l'enfance les plus beaux exemples de vertu chrétienne. Il était chanoine de la cathédi'ale de Valence lorsque le légat du pape le mena à Rome en 1080 pour y être sacré

évèque de Grenoble. Hugues travailla avec ardeur à déraciner les vices et à bannir la corruption de son diocèse; et, en peu de temps, il réussit à y faire fleurir la vertu. L"an 1084, il se retira à l'abbaye de la Chaise -Dieu; mais, d'après l'ordre de 'Grégoire VII, il reprit bientôt le gouvernement de son église. En 1086, il reçut saint Bruno et l'aida à bâtir la Chartreuse.' Il s'éleva vigoureusement contre l'antipape Anaclet II. Innocent II canonisa Hugues en 1134, et on célèbre sa fête le 1" avril. On regarde saint Hugues comme l'auteur du célèbie Cartulaire de l'Eglise de Gi-enobie, dont Jacques Petit a publié plusieurs extraits à la suite du Pénitentiel de saint Théodore de Cantorbéry, et dont on trouve des fragments dans Allard , Mémoires du Dauphiné,ilii, 2 vol. in-fol. D. Mabillon a publié , de plus , une Lettre du saint dans ses Annales Ordin. S. Benedicti, tom. V, append. Vui/. Bollandus. UHist. littér. de la France, tom. XI. La Gallia Christ, (vêtus), tom. II. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr.

III. HUGUES (saint), sixième abbé de Cluny. né en 10-24, mort le 29 avril 1109, descendait des anciens ducs de Bourgogne. Il se mit sous la discipline de saint Odilon, abbé de Cluny, qui, appréciant son mérite, le nomma prieur ae sa communauté. La sagesse de son gouvernement le fit choisir, en 1047, pour réformer l'abbaye de Paternac, au diocèse de Lausanne, et, l'an 1049, il succéda à saint Odilon. Il multiplia les maisons de son Ordre, et donna à Grégoire ^U, qui le consultait sur les affaires de lÉglise, d'excellents conseils qui amenèrent une réconciliation entre ce pape et l'empereur Henri III; les souverains de l'Europe lui témoignèrent toujours le plus grand respect, et Léon IX l'envoya en Hongrie, avec le titre de légat, pour réconcilier le roi André et l'empereur Henri. On célèbre sa fête le 29 avril. Voy. Duchène et Marrier, Biblioth. de Cluny. Bollandus.

IV. HUGUES (saint), abbé de Bonnevaux, vivait au xii« siècle. 11 lit profession à l'abbaye de Mézières, située en Bourgogne , au diocèse de Chalon-sur-Saône; et, étant tombé dangereusement malade, il reçut la visite de saint Bernard, qui le guérit. L'an 1177, il réconcilia Alexandre III avec l'empereur Barberousse. Dieu Thonora du don des miracles, qui, joints à la sainteté de sa vie , lui firent rendre un culte public peu de temps après sa mort, dans tout l'Ordre de Citeaux. On célèbre sa fête le l'^'^avinl. Voy. Richard et Giraud.

V. HUGUES (saint), évèque de Lincoln, né au château d'Avalon en 1140, mort le 17 novembre 12(X1, fut d'abord chanoine régulier en Bourgogne, puis il se retira à la Grande-Chartreuse ; et, à la demande de Henri II, roi d'Angleterre, il prit le gouvernement du monastère de Witham. Enfin, en 1184, le peuple de Lincoln le demanda pour évèque. Il rétablit la paix entre la France et l'Angleterre peu de temps après l'avènement de Jean sans Terre. II a donné, pour les religieuses de Cotun, des Statuts, que l'on trouve dans le Monaslicon Angli' canum, tom. I, p. 924. On célèbre sa fête le 11 novembre. Voy. Surius.

VI. HUGUES, évèque de Die, puis archevêque de Lyon et légat du Saint-Siège, vivait au xi» siècle. Il nous reste de lui deux Lettres, adressées à Grégoire VII au sujet des affaires de France ; on les trouve dans les Conciles, tom. X, parmi calles de ce pape. Voy. Yves de Chartres, In Epist.

VIL HUGUES, archidiacre de Tours au xi^

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siècle, a écrit un petit Dialugue entre lui et Fulbert, évèque de Chartres, au sujet d'une révélation faite par saint Martin à Hervé, trésorier de Saint-Martin de Tours; cet écrit a été donné par D. Mabillon, Analecta, tom.II.

VIII. HUGUES , abbé de Flavigny, au diocèse d'Auluii, né l'an 1CKJ5, mort vers l'an 1115, était, par sa mère, parent de l'empereur Othon Ili. 11 lit profession à Verdun, dans l'abbaye de Saint- Vannes; maisTévèché de cette ville s'étant déclaré pour l'empereur conlre le pape, chassa de Verdun les moines de Saint -Vannes, qui n'avaient pas suivi son exemple, et ceux-ci furent contraints de se retirer dans l'abbaye de Saint-Bénigne de Dijon. L'abbé de ce monastère ne voulut pas avoir d'autre ami que Hugues, et tous deux parcoururent ensemble l'Angleterre et la Normandie. L'an 1097, Hugues fut nommé abbé du monastère de Flavigny ; mais des diflicultés survenues entre lui et l'évèque de ce siège le forcèrent à se retirer à Saint-Bénigne , et, l'an 1100, il parut au concile de Valence. Plus tard il se désista de tous ses droits sur l'abbaye de Flavigny. On a de lui quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons sa chronique appelée Chrotiique de Verdun ou de Flavigny ; elle a été publiée par le P. Labbe, Bihliotheca nova, tom. 1. Voy. la Gall. Christ., tom. IV, col. 460. L'Hist. Ùtte'r. de la France, tom. X, p. 78. La Nouv. Biogr. génér.

IX. Hugues, évèque de Porto, mort après l'an 1125, fut d'abord archidiacre de Compostelle. Nommé évèque de Porto en 1114, il obtint de Calliste II que l'église de Compostelle fût élevée à la dignité d'église métropolitaine. De l'an 1122 à l'an 1125, il assista à plusieurs conciles. Il a écrit l'histoire de la Translation des reliques de saint F)^uctueux; laquelle se trouve dans la collection des BoUandistes, au 16 avril. Il a travaillé, en outre, à V Histoire de tégtise de Compostelle. Voy. YHist. littcr. de la France, tom. XI . p. 115. La .Vc/r. Bi'iqr. fjiinrr.

X. HUGUES ou HUGUES DE SAINT-VICTOR, chanoine régulier de Saint-Victor, né probablement aux environs d'Ypres (quoique le lieu de sa naissance soit fort contesté), mort à Paris dans l'abbaye de Saint- Victor, en 1141, entra d'abord chez les chanoines d'Hamersleben, qu'il

3uitta vers l'an 1118 pour se rendre à l'abbaye e Saint-Victor de Marseille, d'où il vint à Saint- Victor de Paris. H professa dans cette dernière ville, d'une manière brillante, la philosophie et la théologie. Il eut la réputation du plus grand théologien de son siècle , et il a laissé de nombreux ouvrages, parmi lesquels nous citerons : i" De Scripturis et Scriptorihics sacris Prœnotatiunculœ; — '2P Annotatianes elucidatoriœ in Pentateu£hum; — 3° Commentaires sur les écrits attribués à saint Denys l' Aréovogite ; — ^"Explication de la règle de Saint -Augustin: — 5" De Diude charitatis; — 6» De Sapientia Christi et de Sopientia Christo ; — 7» Conférences sur le Verbe incarné; — S" Le Mimir de l'Église. Les Œuvres complètes de Hugues de Saint -Victor ont été souvent imprimées ; Paris, 1518 et 1526 ; Venise, 1588;Mayence et Cologne, 1617; Rouen, 1648, 3 vol. in -fol. Voy. Vincent de Béarnais, S/>ec»ylum Hist. Trithème, De Scriptor. eccles. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. XII, p. 1 et suiv. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et eccles., tom. XXII, p. 2(X) et suiv. Richard et Giraud, qui citent les différentes opinions sur le lieu de la naissance de Hugues, et qui donnent l'analyse de ses écrits imprimés, de ses ouvrages restés manuscrits et de ceux qu'on lui a faussement attribués. La .Vomi;. Biogr. génér.

XI. HUGUES ou HUGUES D'AMIENS, archevêque de Rouen, né sur le territoire de Laon , mort en 1 164, appartenait à la maison de Boves, qui prétendait être parente des comtes d'.\miens. Il fit profession dans le monastère de Clunv. et devint successivement prieur de Saint-Martial de Limoges, prieur de Saint-Pancrace de Leuves, dans le diocèse de Chichester. abbédeReadincr, au diocèse de Salisbury, puis archevêque de Rouen en 1130. Il fonda "cette année-là l'abbaye de Saint-Martin d'.\umale, embrassa chaleureusement la cause d'Innocent II contre l'antipape .\naclet, assista en 1133 au concile de .louarre, en 1134 à celui de Montpellier, en 1135 au concile de Pise, en 1148 à ceux de Paris et de Reims, et, l'an 1151, au concile de Beaugency. Il prit part à toutes les affaires ecclésiastiques de son temps, et exerça une grande influence. Il a laissé : 1» Dialogi de Sumnio Bono libri Vil, que l'on trouve dans D. Martenne, Anecdota, tom. V, p. 895; — 2" De Hcnresibus sui temporis, publié par Luc d'Achéry comme Appendice aux Œuvres de Guibert de Nogent ; — 3" In Laudem memoriœ; — 4" De Fide cathotica et oratione dominico, publiés par Martenne, Amplissima Collectio, tom. IX; — 5» Hexurneron ou De Creatione reimm, dont on trouve un fiagment dans Martenne, Anecdota, tom. V. Voy. Richard et Giraud, qui donnent des détails sur plusieurs ouvrages de Hugues. La .Voml'. Biogr. génér.

XII. HUGUES, moine lorrain, né sur le territoire de Toul, mort en 1168, fut successivement prieur de Saint-Jean de Laon. abbé d'Humblières, puis abbé de Saint-.\mand. H ne nous reste de lui qu'une Lettre, qui a été donnée par D. Martenne, Anecdota, tom. I, col. 443. Votf. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. XIU. La Nouv. Bioqr. génér.

XIII. HUGUES, chanoine régulier de Saint- Martin dAuxerre, vivait au xiiF siècle. Il a continué la Chronique de Robert de Saint-Marian. Son ouvrage a été imprimé avec cette chronique ; Troves, 1608.

XIV. HUGUES (.Vlexis), moine du Mont-Cassin, né à Bresse, vivait au xvi« siècle. Ses principaux ouvrages sont : 1» Dialogue de la solitude; Paris, 1545; — 2» De la Paix de Jésus-Christ et de la dignité de la république du Mont-Cassin; Venise, 1559.

XV. HUGUES ou HUGONIS (Jacques), docteur en théologie, né à Lille, vivait au xvn» siècle, et était chanoine de l'église collégiale de Saint-Pierre de Lille. On a de lui : 1" Spécimen optimi generis explanandi Scripturas, novem Psalmorum expositione editum ; Lille, 1646, in-12 ; — '■l" Explanatio in Canticum canticorum: Douai, 1649. Voy. Valère- André, Biblioth. Belg., édit. in-4° de 1759, tom. I, p. 518.

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