II. HUSIM, première femme de Saharaïm
Voi/. 1 Paralip., vm, 8.
HUSSITES (Hussitœ), nom donné aux sectateurs de l'hérésiarque Jean Hus. Les Hussites , comme presque tous les hérétiques, allumèrent mie guerre civile. Dès que la nouvelle de la mort de Hus arriva en Bohême et en Moravie, elle y excita la plus vive fermentation ; les amis de l'hérésiarque firent éclater leur haine contre les partisans du concile, et surtout contre le clergé et les religieux. A Prague, le peuple se souleva et se précipita sur les maisons des adversaires de Hus , les démolit, maltraita les ecclésiastiques, en tua un certain nombre , assiégea le palais épiscopal. Le clergé des campagnes fut aussi victime de leur fureur; les barons chassèrent les curés de leurs terres et donnèrent leurs places à des Hussites. Ziska, disciple de Hus, a la tète de plusieurs milliers de forcenés, désola non -seulement la Bohême, mais encore presque toute l'Allemagne. Enfin l'empereur Sigismond mit en campagne une armée qui battit et dispersa les Hussites, commandés alors par Procope, successeur de Ziska. On croit qu'il en existe encore dans la Moravie et la Bohême, par les Frères Moraves. Voy. Feller et le Diction, de la théol. cathol.
I. HUSSON (Claude-Robert), cordelier, qui vivait au wiiF siècle, avait été définiteur général de son Ordre. Il est auteur de : Lu parfaite Oraison, ou La vraie Manière de méditer et de prier auec fruit; Nancy, 1763, in -12; ouvrage très- utile à fout chrétien et surtout aux per-
sonnes religieuses, pour les former à la piété. Voy. Richard et Giraud, qui donnent une analyse de cet excellent livre.
II. EUSSON (Martin), avocat au parlement de Paris, né à Montinirel, mort en 1695, a laissé, outre un Factum sur le domaine de la couronne, sur l'origine des fiefs, etc., un ouvrage intitulé : De Advocato, libri quatuor; Paris, 1667, in-4''; il traite dans ce livre de tout ce qui a rapport à la profession des avocats, et il montre comment le christianisme, en rappelant la probité au barreau, lui a donné un nouvel éclat. Voy. le Journ. des Savants, 1667 et 1702. Richard et Giraud.
HUTCHESON (Francis), protestant, originaire d'Ecosse, né en 169i dans le nord de l'Irlande, mort l'an 1747 à Glasgow, où il professait la philosophie avec distinction depuis 1729, était fils de John Hutcheson, ministre d'une congrégation de dissidents (dissenters). On a de lui : 1" Inquiry inlo the Original of our Ideas of Beauty and Viriue; Londres, 1725, in-S"; traduit en français; Amsterdam, 1749, 2 vol. in-12; — 20 Essay on the nature and coudact of the passions and the affections, with. illustrations on the moral sensé; Londres, 1728, in-S»; — 3" Philosophiœ m,oralis Institutio compendaria; Glasgow, 1742, in-12; — 4" Metaphysicœ Synopsis; ibid., 1742, in-8°; — 5" ^ short Introduction to moral philosophy , in three books; containing the éléments of ethics and the law of nature, with the principles of économies and polit ics; translated from the original latine Glasgow, 1747, in-12, et 1764, 2 vol. in-S"; — 6" ^ System of moral philosophy, in three books , to vMch is prefixed an accountofthe life, writings and character of the author,by W. Leechmœn, principal of the collège of Glasgow; ibid., 1655, 2 vol. in-4o, publié par son fils; traduit en français par Eidous, 1770; — 7" Letters conceming the true foundation of Virtue, or moral goodness; Glasgow, 1772, in-8''; ouvrage posthume. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér., qui donne une analyse des ouvrages de Hutcheson.
HUTCHINSON (John), hébraïsant et naturaliste anglais, né à Spennithorne, dans le comté d'York, en 1674 , mort en 1737, a laissé , entre autres ouvrages, une interprétation mystique et cabalistique de la Bible; il s'est efforcé de démontrer dans cet ouvrage que l'Ancien Testament contient un système complet d'histoire naturelle, de théodicée et de religion. Ainsi, par exemple, il suppose que l'idée de la Trinité a dû être prise des trois principaux agents dans le système de la nature : le feu, la lumièrp et l'esprit. Ses vues philologiques et exégétiques out trouvé de nombreux partisans, qui ont pris le nom de Hutchinsoniens . Ses Œuvres complètes ont paru sous ce titre : The philosophical and theological Works of the late truiy learned John Hutchinson; 1748, 12 vol. in-8''. On en a donné un extrait en un vol. in-12, sous le titre de Chemin abrégé de la vérité ; M^d'S , in-8", publié par un de ses partisans. Voy. Feller, Biogr. univers. Chalmers, General biographical Dictionary. La • Nouv. Biogr. génér.
HUTITÉS , hérétiques anti-luthériens et disciples de Jean Hutus. Ils disaient qu'ils étaient les enfants d'Israël, venus pour exterminer les Chananéens. Ils disaient encore que le jour du jugement approchait, et qu'il fallait s'y préparer en mangeant et en buvant. Voy. Du Préau, au mot HuT. Florimond de Raimond, De la Naissance de l'hérésie. 1. 11, c. xvi, n<'3.
HUTTEN».ou HUTTENUS (Ulrich de), célèbre promoteur"'du protestantisme, né à Steckelberg
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en 4488, mort d'une maladie honteuse l'an \b'-2S, embrassa la carrière des armes , puis la quitta poin- la reprendre ensuite, et rabandonna de nouveau. En 1520, il s'unit à Luther, et le seconda de toute la haine qu'il portait au Saint- Siège. Il a écrit sur divers sujets. Nous ne mentionnerons que son Pliularitimus Dialogus Huttenicus, dont le sujet est le luthéranisme; 1520, in-i», et qui est à ï Index du concile de Trente. Hutte.n ligure encore dans Vlndex de Clément VIII. Voy. Burckard, Commentarius rie fatis et rncrUis Ulrici Hutteni. Nicéron, Mémoires,iom. XV, XX. Feller, Hiogr. univers. La Nouv. Biogr. gêner . Le Diction, de la ihéol. cathoL, au mot Ulric.
I. HUTTER ou HUTTERUS (Élie), protestant, né à Ulm vers 1554, mort à Nuremberg vers 1602, était très-versé dans les langues de l'Orient et de l'Occident. Ses principaux ouvrages sont : 1" Via sancta , sive Bib/ia sacra hehrœa Veteris Testamenti; Hambourg, 1587-1588, 2 vol. in-fol., dont le second se termine par le psaume cxvn, en 30 langues; Bible qui a cela de particulier, que les lettres radicales sont en caractères noirs et pleins, les servîtes en caractères creux, et les f/uiescentes et déficientes en petits caractères audessus de la ligne ; — 2» une Polyglotte en hébreu, en grec et en allemand; Hambourg, 1596, 5 vol. in-fol.; — 3" une autre Polyglotte en hébreu, en chaldéen, en grec, en latin, avec la version allemande de Luther, et de plus le sclavon, ou le français, ou l'italien, ou le saxon, selon que les exemplaires ont été destinés à ces diverses nations; mais il n'y a d'imprimé en ces quatre dernières langues que le Pentateuque', Josué, les Juges et Ruth ; — 8» le Nouveau Testament, en 12 langues, dont 6 occupent la première page, savoir : le syriaque, l'hébreu, le grec, l'italien, le français "et l'espagnol, et dont les 6 autres, qui remplissent la seconde page, sont le latin, l'allemand, le bohémien, l'anglais, le danois et le polonais; Nuremberg, 1600; — 4» le Nouveau Testament, en quatre langues seulement, en hébreu, en grec, en latin et en allemand; ibid., 1603. Tous ces ouvrages de Hutter sont à Vlndex de Clément VIII. Voy. Chaudon et Delandine, Diction. histor. i. -B. Glaire, Introd. histor. et crit.. etc., tom. I, p. 226.
IL HUTTER ou HUTTERUS (Léonhard), théologien luthérien , né à Ulm en 1563, mort à Wittemberg en 1616, professa la théologie dans cette dernière ville. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : 1» De Voluntate Dei circa œternum prœdestinationis salvandorum decretum; Wittemberg, 1605, in-4<>; — - 2o Expiicatio libri christianœ concordantiœ ; ibid., 1608, in -8»; — 3° Compendium locorum theologicorum ex Sacra Scriptura et libido concordiœ collectum; ibid., 1610, in-8»; ouvrage souvent réimprimé ; — 4» Loci communes theologici, ex sacris Litteris eruti, veterumque Patrum testimoniis passim rohorati et confirmati, ad methodum locorum Melanchthonis ; ibid., 1619, in-fol.; Francfort, 1661, in-fol.; — b°Concordia concors, sive de origine et progressu formulœ concordiœ ecclesiarum Augustanœ confessionis ; ibid., 1614, in-fol. ; Francfort, 1690, in-4''; — 6» Irenicum vere christianum , sive tractât us de synodo et unione evangelicorum non fucota conciliundu; Rostock, 1616, in-4«, et 1619, in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. génér. Le Diction, de la the'ol. cath.
HUTGHENS (Gommare, en latin Gummarus), docteur de Louvain,né à Lyre, ville de Brabant, en 1631, mort l'an 1702, professa la philosophie avec distinction à Louvam, était intimement lié avec Arnauld et le P. Quesnel, dont il défendit
la cause avec enthousiasme. On a de lui un certain nombre d'ouvrages, parmi lesquels : 1» Methodus remtttendiet retinendi peccuta ; Louvam, 1674, 108(>, in-12; traduit en français, aussi in-12; — 2" Thèses theologicœ, id est articuh theologorum Lovan., exhihiti archiep . Mechl. causa concordiœ ineundœ cum PP. Soc. Jesu, quas defendet Joannes Beauver 12 Julii 1085; ouvrage condamné par la S. Congrégation de Y Index (Decr. 8 Aug. 16a5); — 3° Compendium Theologiœ,idest Thèses ex prima parte, 1. 2., et 2. 2., D. Thomœ,defensœ ah anno 1672, usque ad annum 1679; écrit également mis à Vlndex (Decr. 17 Jan. 1691 ). Voy. Goujct, Bihlioth. des aut. eccle's. du xww siècle, tom. I, p. 161 et suiv. Le Journ. des Savants, 1688, 1695,1707. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.
HUZ. Voy. Ahwaz.
HWIID (André -Christian), luthérien, né à Copenhague en 1749, mort en 1788, fut nommé aumônier et professeur au collège de la Régence. Parmi ses ouvrages nous citeions : 1° Spécimen ineditœ versionis arabico - samaritanœ Pentuteuchi; Rome, 1780, in-4o; mais ce fragment avait déjà été publié et traduit par DureÛ, à Oxford, en 1763; — 2» Libellas criticus de indole codicis mss. N. T. bibliothecœ Cœsareo-Vindobonensis ; Copenhafifue , 1785. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
I. HYACINTHE (saint), martyr, souffrit près de Rome, sous le règne de Marc-Aurèle et Lucius-Verus, ou peut-être sous celui de Sévère et Caracalla. Le juge qui l'interrogeait n'ayant pu l'intimider par ses menaces, le condamna à avoir la tête tranchée. .Idon et Usuard font mention de ce saint martyr au 26 juillet.
IL HYACINTHE (saint), martyr, était frère et compagnon de saint Prote. Voy. Prote.
III. HYACINTHE (saint), martyr d'Amastre , aujourd'hui Faraastro , en Paphïagonie, né à Amastre, de parents riches et chrétiens. Il convertit plusieurs de ses concitoyens, et eut le courage d'abattre, près de la ville, un arbre qui était un des principaux objets du culte des idolâtres. Les prêtres de cette fausse divinité traînèrent Hyacinthe devant le premier magistrat de la ville, qui, après l'avoir fait mettre à la torture, le jeta dans une prison, où il mourut. On célèbre la fête de saint Hyacinthe le 17 juillet. Au ix« siècle, Nicolas David a composé son Panégyrique : il a été publié, en grec et en latin, par le P. Combefis, en lCi66, in-4«. Voy. Richard et Giraud.