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INST

INÏE

employé par l'apôtre saint Paul, Théopneustos: terme qui n'est lui-même que la traduction tidèle de Rouah Elohim, ou Souffle de Dieu, consacré chez les anciens Hébreux pour marquer l'influence que l'Esprit divin exerçait sur les prophètes par la bouche desquels il voulait exprimer ses oracles. Vot/. Nombr., xxiv, 2. I Rois, X, 6, 10; xix, 20, 23. Isaïe, xui 1 ; lix, 21. Osée, IX, 7. Mattli., x, 20. II Timoth., m, 16. II Pierre, l, 21 ; m, 2. Cornélius a Lapide , in II Timoth., m , 16. La Dissertation sur la divinité' des saintes Écritures, ou Dissertation sur la révélation et Vinspiration des livres saitits , en tête des diverses éditions de la Bible de Vence. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. I, où les erreurs des rationalistes modernes sur l'inspiration sont exposées et ict'utées.

III. INSPIRATION (ÉLECTION PAR). On appelle ainsi l'élection qui se fait lorsque, sans aucune convention préalable, tous les électeurs, sans exception {nemine réclamante), donnent leurs sutîrages à la même personne , comme s'ils étaient tous inspirés de Dieu. Cette sorte d'élection est celle qui donne naturellement la plus grande garantie d'une nomination vraiment canonique, et qu'on doit par conséquent le plus désirer dans le choix des sujets pour remplir les dignités de l'Éghse. La moindre discussion précédente, ou la moindre contradiction, suffit pour empêcher qu'une élection soit censée avoir été faite par inspiration. Une rumeur tumultueuse que la brigue exciterait pour tenir lieu d'inspiration, donnerait encore moins le caractère d'une élection inspirée. Voy., à l'art. Élection , les noms des auteurs qui ont traité cette matière.

INSTABULÉ se dit d'un ecclésiastique qui a été mis dans la table, ou registre, d'une église ou d'un chapitre. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif.

INSTALLATION , action par laquelle on est mis dans la place , dans le siège (stallum) qu'on doit occuper quand on est appelé à exercer une charge ou à desservir un bénéfice. Ceux qui sont pourvus de charges en survivance, de bénéfices par expectative, ne peuvent solliciter leur installation qu'après la mort du titulaire. L'installation des curés et des autres ecclésiastiques doit être gratuite. Voy. le concile deLatran de l'an 1779, can. vu, et Compar. Possession.

INSTITOR ( Henri ), dominicain allemand au xy« siècle, fut docteur et professeur de théologie. Innocent "VIII le nomma avec Jacques Sprenger, autre dominicain, inquisiteur général dans les cinq provinces ecclésiastiques de Mayence, Cologne, Trêves, Salzbourg et Bremen, Institor était lecteur de l'église de Salzjourg lorsque son général l'appela , en 1495, en Italie pour combattre des ecclésiastiques qui avaient émis des opinions suspectes au sujet du mystère de l'Eucharistie. Institor a laissé : 1» Malleus maleficarum , en collaboration avec Sprenger; Lyon, 1484, souvent réimprimé; — 2» des Sermons; Nuremberg, 1496; — 3» Traité de la puissance du pape; Venise, 1499; réfutation du traité De Monarchia sive de potestaie imperatoris, par Antoine Roselli, jurisc. de Padoue. Voy. le P. Echard , Scriptor. Ord. Prœdic. tom. I, p. 896.

INSTITUT, règle qui prescrit un certain genre de vie, telle que celle d'un Ordre religieux. Voy. le Diction, de lu théol. cathol, art. Instituts ecclésiastiques.

INSTITUTES. Voy. Instituts.

INSTITUTEUR, se dit de celui qui est le pre-

mier auteur, le fondateur d'un Ordre religieux.

INSTITUTS ou INSTITUTES , ou INSTITU- TIONS , livre contenant les éléments et les principes du droit romain; c'est la dernière partie du corps du droit.

L INSTITUTION, terme qui dans le droit canon signifie, en un sens générique, toutes sortes de provisions de quelque bénéfice que ce soit. En un sens spécifique , il y a dans le droit canon trois sortes d'institutions : 1° la corporelle, ou la mise en possession; 2" Yautorisable, c'est-à-dire l'approbation pour le soin des âmes; de droit commun elle appartient à l'évêque; 3° la collative, c'est-à-dire celle qui confère le titre ; c'est ce que nous appelons aujourd'hui institution. Ainsi l'institution proprement dite, ou collative, est la collation canonique et nécessaire du bénéfice , parce qu'elle doit être faite à celui qui est présenté. Voy. cap. IV extr. de jure patron. Le Concile de Trente, sess. XI"V, ch. XIII, de Reform., et tous les canonistes.

II. INSTITUTION, maison destinée à l'instruction des novices et de la jeunesse, et surtout de ceux qui veulent embrasser l'état ecclésiastique. Ce mot, quand il est pris dans le sens de noviciat , est particulier aux Pères de l'Oratoire, qui ne font pas de vœux.

INSTITUTIONS. Voi/. Instituts.

INSTRUMENTDEPÀIX;nomde deux plaques de métal garnies d'un manche ou d'un anneau, et que l'on donne à baiser aux fidèles depuis Tabolition du baiser de paix primitif, qui avait lieu vers la fin du saint sacrifice , après VAgnus Dei. Ces instruments de paix portent ordinairement en bas-i*elief la figure ou le monogramme de Notre-Seigneur. Voy. l'abbé Jacquin et Duesberg, Dictionnaire d'antiquit. chrétiennes. Le Diction, de la théol. cathol.

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