‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1109 sur 1220 · INTÉ · texte numérisé non relu

INTÉ

exemple , lequel se propose d'accomplir le rit extérieur en tant qu'il est sacré, et que la grâce y est attachée; en purement extérieure, c'est-àdire qui exclut X intérieure ; entin en extérieure ministérielle ; telle est celle du ministre qui se propose d'agir . et qui agit réellement comme un ministre de l'Église; en d'autres termes, qui a l'intention de faire ce que fait l'Église. Voij., pour cet art. et les suiv,, L. Ferraris, Prompta Biblioth.

II. INTENTION DROITE. La droiture d'intention est nécessaire à la bonté d'une action ; mais elle ne peut rendre bonne une action qui est mauvaise en elle-même. Pour que l'intention soit droite, il faut : i" que l'action qu'on se propose soit bonne en elle - même ; 2" que la fin prochaine soit honnête ; 3" qu'elle ait pour fin dernière la gloire de Dieu. Voy. le Diction, écoles', et canon, portatif.

III. INTENTION EN MATIÈRE BÉNÉFI- CIALE. L'intention de ceux qui entrent dans un bénéfice doit être, selon les propres expressions du concile de Trente, d'y travailler avec sollicitude à la gloire de Dieu, et non pour leurs propres inlé-'-èts, ni pour les richesses et pour le luxe. Ainsi , c'est avoir des intentions mauvaises et très-coupables que d'y entrer, soit par un esprit d'orïueil et d'ambition, soit par un esprit de convoitise des biens du mort, soit par un esprit de sensualité, pour mener une vie molle et oisive , soit enfin par une affection tout humaine et toute chamelle envers leurs frères , leurs neveux et leurs parents , qui est , ajoute le saint concile, la source de beaucoup de maux dans l'Église. Vot/. le Conc. de Trente, sess. XXV, liecr. de Heforni., can. i.

IV. INTENTION EN MATIÈRE DE SACRE- MENTS. L'Église a décidé que, pour la validité des sacrements, il faut que celui qui les confère ait au moins l'intention de faire ce que fait l'Église : k Si quelqu'un dit que l'intention de faire ce que fait l'Égl'se n'est pas requise dans les ministres lorsqu'ils font et confèrent les sacrements, qu'il soit anathème (Conc. Trid., sess. VII, can. 11). v< Or, pour cela l'intention actuelle n'est pas nécessaire ; quoiqu'elle soit désirable, l'intention habituelle ne suffit pas, la virtuelle est suffisante. Fo.y. le Diction, ecclés. et canon, portatif, au mot S.\crement. Bergier, Diction, de théoL, art. INTENTION , et Compar. Intention . ti" I.

INTERAMNA, INTERAMNUM. Voy. Terni.

INTERCALAIRE dntercalaris), qui est inséré dans vm autre ; on appelle intercalaire le jour qu'on ajoute à l'année tous les quatre ans, et qui forme l'année bissextile. Voy. Bissexte ou Bissextile.

INTERCALATION , action par laquelle on insère une chose dans une autre. Il ne se dit guère que du jour qui fait l'année bissextile.

I. INTERCESSEUR, celui qui prie, qui intercède pour quelqu un ; les saints sont nos intercesseurs auprès de Dieu. Voy. Saints.

II. INTERCESSEUR ou INTERVENTEUR ( Intercevsor . In ferveutor), nom donné autrefois aux évêques qui , pendant la vacance d'un siège, administraient l'évèché jusqu'à l'élection du successeur de l'évèque mort. Il se trouvait ainsi placé entre l'évèque mort et son successeur. Comme ce genre d administration produisait des abus, le V* concile de Carthage y remédia en ordonnant : l» que l'oftice d'intercesseur ne pourrait être exercé pendant plus d'un an par le même évéque ; 2" que nul intercesseur, même quand il aurait pour lui les vœux du peuple, ne pourrait être placé sur le siège épiscopal qu'il

aurait administré pendant sa vacance. Voy., dans Hardouin, Conc, tom. 1 . p. 1251, Canones Africani. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. L'abbé André , qui , dans son Cours alphabet, de droit canon., a reproduit l'article de Bergier.

INTERCESSION , l'action de prier, d'intercéder. Compnr. INTERCESSEUR, n» I.

INTERDICTION. Voy. l'art, suivant.

INTERDIT , et quelquefois INTERDICTION , se dit de la censure par laquelle l'Église prive les fidèles de l'usage de certaines choses saintes, telles que les sacrements , les offices divins , l'entrée de l'église, la sépulture ecclésiastique, en tant que ces choses sont des biens qui peuvent être possédés par les fidèles. L'interdit se divise en personnel, local et mixte. Le personnel affecte immédiatement les personnes en les privant de l'usage des choses saintes; et il se dit parti culièrernent du prêtre que l'autorité ecclésiastique prive de ses fonctions ; le local affecte le lieu , et empêche qu'on y entende et qu'on y célèbre la messe , qu'on y reçoive les sacrements , et qu'on y donne la sépulture ; le tnixte renferme le personnel et le local , et tombe sur les personnes et sur les lieux. Voy., pour les autres divisions de Vinterdit, et les autres questions qui se rattachent à ce mot, Pontas, au mot Interdit. Collet, Morale. Duperray. De la Capacité, \. IV, c. iv. Lancelot, De Ecoles, interdict., % Rursus. L. Ferraris, Prompta Biblioth., ad voc. Interdicta , Inter- DiCTUM. Richard et Giraud. Le Diction, écoles, et canon, portatif. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon. Le Diction, de la théol. cathol.

INTÉRÊTS. Voy. Usure.

INTERIANou INTERIANO DEAYALA(Juan), en latin Joannes Interianus ou Interamnensis de Aj'ala . de l'Ordre de la îilerci , né en Espagne en 1656, mort en 1730, était poète, historien, critique et théologien. Presque tous ses ouvrages sont en espagnol; nous citerons, entre autres : 1" Examen sérieux de la vérité : démonstration historique de l'état religieux de saint Pierre Pascal de Valence, évéque de Jaén, etc.; Madrid, 1721, in-4'*; après avoir lu l'ouvrage d'interiano Ferreras , il déclara qu'il s'était trompé au sujet de saint P. Pascal; — 2" Sermons prêches en différentes occasions; ibid., 1720- 1722, in -4»; — 3" Pictor chrùtianus eruditus ; ibid., in-fol. L'auteur fait connaître les erreurs dans lesquelles tombent la plupart des peintres des tableaux religieux. Voy. Moréri, Diction, histor., édit. de 1759.

. I. INTÉRIEUR. Saint Paul parle , dans ses Épitres , de Y homme intérieur et spirituel qui se porte au bien par le secours de la grâce , et il l'oppose à l'homme extérieur, charnel et sensuel , dont les appétits déréglés l'entraînent au mal. Il dit que celui-ci se corrompt et dépérit, mais que l'autre se fortifie de jour en jour. Voy. Rom., VII, 22. II Corinth., iv, 16. Éplies., m,

II. INTÉRIEUR, INTÉRIEURES (VOIES), nom donné, dans la théologie mystique, aux dispositions internes de l'âme pour parvenir à la perfection et à la contemplation passive, dont les principales sont l'amour pur et désintéressé, la sainte indifférence, le sacrifice de toute volonté propre, la désappropriation , le silence intérieur, etc. Voi/. Contemplation.

III. INTÉRIEUR DE NOTRE-SEIGNEUR ET DE LA SAINTE VIERGE, nom donné aux deux fêtes que l'on célèbre tous les ans dans les séminaires de Saint -Sulpice pour honorer les

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