III. INTERPRÉTATION DES SONGES. Voy
Songes.
INTERROGATION DU CONFESSEUR. C'est un devoir de conscience pour tout confesseur défaire des interrogations à ses pénitents toutes les fois qu'il a lieu de craindre que leurs simples aveux spontanés ne suffiraient pas pour procurer l'intégrité de la confession et les autres fruits qu'on a droit d'attendie de cette divine institution. Il devra donc interroger de manière : l" à obtenir l'aveu des péchés qui ont été passés sous silence, voilés par légèreté , aveuglement, ou bien oubliés par négligence; 2» à connaître non-seulement l'espèce et la nature, mais le nombre des péchés; 3" à savoir les relations des pénitents, la situation où ils se trouvent, les circonstances qui les environnent et qui sont d'une grande importance pour bien s'assurer de l'état des âmes. Mais il doit se garder de devenir importun par la multiplicité des questions, comme il faut qu'il évite avec le plus grand soin tout ce qui semble une pure curiosité, et qu'il s'attache, au contraire, à n'adresser que des interrogations inspirées par une véritable charité et par un zèle sincère du saint des âmes.
Voy. saint Thomas, in IV Sententia7'um,dist.l9. L'auteur du livre De vera et falsa Pœnttentta , c. XX , parmi les œuvres de saint Augustin. Le quatrième concile de Latran, can. Omnis utriusquesexus. Le Rituel romain. Le Traité de la Pénitence dans les théologiens. Le Diction, de la théol. cathoL, dont l'art. Interrogation (Devoir du confesseur) est plein de sages réflexions.
INTERSTICE {Interstitium) , intervalle de temps réglé par les lois. Les interstices ecclésiastiques sont les intervalles de temps qui, selon les lois de l'Église, doivent se trouver entre la réception d'un ordre et celle d'un autre ordre supérieur. Le pape seul peut dispenser entièrement des interstices en donnant plusieurs ordres majeurs, en uïx même jour, à une même personne; l'évêque peut seulement dispenser d'une partie, pour la nécessité ou l'utilité de l'Église. Le grand vicaire de l'évêque peut dispenser des interstices en l'absence de l'évêque , mais seulement lorsqu'il a le pouvoir d'accorder des dimissoires. Voy. le Conc. de Sardique tenu l'an 347, can. 10. Le Conc. de Trente, sess. XXIII, can, XI, XIII, XIV, de Ref'orm. Barbosa, de Officia et potestate episc, alleg, 18. Pontas, au mot Interstices. Richard et Giraud. L. Ferraris, Piompta liihlioth. L'abbé André, Cour* a/;j/i«èe7. de droit canon. Le Diction, de la théol, cathol.
INTERVENTEUR. Voy. Intercesseur.
INTESTAT {Intestatus), qui meurt sans faire de testament. On regardait autrefois comme damnés et infâmes ceux qui mouraient intestats, parce qu'ils n'observaient pas les canons des conciles, qui ordonnaient aux mourants de donner une partie de leurs biens à l'Église ou aux pauvres; on les privait même de l'absolution, du viatique et de la sépulture. Il y a longtemps que cette discipline n'est plus en usage.
INTIMELIUM. Voy. Vintimille, n» I.
INTINGTîON, mélange qui se fait à la messe entre la consécration et la communion, d'une petite partie de l'hostie consacrée avec le sang de Jésus-Christ. A l'exception des sectaires du xvi« siècle, toutes les liturgies du monde chrétien ont fait non-seulement l'élévation et l'adoration de l'Eucharistie, mais encore le mélange des symboles du corps et du sang de Jésus- Christ, afin qu'après avoir exprimé sur l'autel la mort de Jesus-Christ par la consécration du corps et du sang faite séparément, on représente la réunion de son corps et de son âme, et par conséquent son état vivant et glorieux par la réunion des espèces. Chez les Grecs, on fait l'intinction du sang en formant une croix sur chaque pain consacré avec la petite cuiller trempée dans le précieux sang. Voy. le P. Le Brun, Explicat. de la messe, tom. Il, p. 375, et tom. m. p. 327.
I. INTOLÉRANCE (Intolerantia). Elle consiste à n'avoir aucune communion en fait de religion, de prières, de service divin, avec ceux qui ne sont pas soumis à l'Église. Ce genre d'intolérance est fondé sur le commandement de Jésus-Christ, qui dit expressément que celui qui n'écoute pas i Eglise doit être pxiur nous comme un païen et un publicain. C'est de là que l'Église chrétienne a tiré la discipline qu'elle a toujours observée envers les hérétiques et les excommuniés , comme on le voit par l'Écriture et les monuments ecclésiastiques. Voy. Malth., xvm, 17. I Corinth., v, 11. Tite, m, 10. II Jean, x, 11. Iren., adv. Hferes.,\. III, c. lll.
II. INTOLÉRANCE ou persécution que l'on emploie contre ceux qui ont une croyance contraire à la nôtre. Si les évéques ariens ont donné les premiers l'exemple de cette intolc-