XVII. ISAAC LE GRAND. Voy. Isaac , n« XV
XVIII. ISAAC LE SYRIEN, évêque de Ninive, vivait vers le milieu du vi« siècle. Il se démit de l'épiscopat, et se retira dans un couvent, dont il devint abbé. Plus tard il se tixa dans un monastère, près de Spolète. On lui attribue : De Contemptu mundi, de operatione corporali et sui abjectione liber, inséré dans les Orthodoxographi ; Bàle, 1569, 2^ édit.; dans la Biblioth. Patrum de Cologne, tom. VI; dans la Biblioth. Patrum de Paris, tom. V; dans la Biblioth. Patrum de Galland, tom. XII, et dans la Biblioth. novissima de Lyon, tom. XI. Voy. la Nouv. Bioqr. qénér.
XIX. ISAAC LÉVI ou LÈVITA, Juif, né en 1515, mort à Cologne l'an 1577, se fit luthérien, et reçut à son baptême le prénom de Jean. Après sa conversion on le nomma professeur d'hébreu à Cologne. Richard Simon a dit avec raison qu'Isaac comptait parmi les plus habiles grammairiens juifs. On a de lui : Defensio veritatis hebraicœ ; Cologne , 1558. C'est une réponse à Guillaume Lindanus , qui , dans un ouvrage intitulé : De Optimo Scripturas interpretandi Génère, soutenait que les Juifs avaient altéré le texte hébreu de la Bible. On lui attribue aussi une traduction latine de la Physique hébraïque d'Aben-Tibbon, et une Lettre de Maymonide sur l'astrologie; mais il n'est pas certain que ces traductions soient de lui. Voy. Bartolocci, Biblioth. magna rabbinica, tom. III. Feller, Biogr, univers. La Nouv. Biogr. génér.
ISAAR ou JESAAR (l'hébreu porte partout Itshfjr), un des fils de Caath. Voy. Exode, vi, 18. Nombr., m, 19. I Paralip., vi, 2, etc.
ISAARI , fils de Salémoth, était chef de la quatrième des vingt-quatre familles des Lévites. Voy. I Paralip., xxiv, 22; xxv, 11.
iSAARITE , qui est de la famille d'Isaar. Voy. Nombr., m, 27. I Paralip., xxvi, 23, 29.
ISABELLE (La bienheureuse), sœur de saint Louis, née en 1225, morte le 22 février 1270, se consacra à Dieu à l'âge de treize ans , et passa sa vie dans les exercices continuels de la prière, de la lecture et du travail. Elle refusa l'alliance de l'empereur Frédéric II, et se retii'a dans le monastère de Longchamps, qu'elle avait fait bâtir, à une lieue et demie de Paris, pour des religieuses de Sainte-Claire , qu'on nomma plus tax'cl Urbanistes à cause du pape Urbain IV, qui modéra leur première règle. Léon X la
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déclara bienheureuse, et permit aux religieuses de Lonchamp de faire sa fête le 31 août ; Innocent XII étendit cette permission à l'Ordre de Saint -François tout entier. Voy. Agnès d'Harcourt , Vie de sainte Isabelle de France , à la suite de ïlîist. de saint Louis de Joinville, publiée par Du Cange. Boliandus , Acta Sanctorum , au 31 août. Sébastien Rouillard , Im Sainte Mère, ou la Vie de sainte Isabelle de France.
ISAI, fils d'Obed et père de David; on le nomme aussi Jessé. Vojj. Ruth, iv, 17. Isaïe, XI. 1. Matth., I, 5, etc.
ISAÏE , le premier des grands prophètes, était fils d'Amos (difféi-ent d'Amos le prophète, dont le nom en hébreu est Amots), qui , selon une tradition des Juifs , avait eu pour père Joas , roi de Juda. Il prophétisa , comme il nous l'ap-
Îrend lui-même (i, 1), sous les, quatre rois de uda, Osias, Joathan, Achaz et Ézéchias. Il est même plus que vraisemblable qu'il a survécu à Ézéchias , puisque , selon l'auteur du second livre des Paralipomènes (xxxii, 32), il a écrit la vie de cç roi. Le sentiment fort commun parmi les Juifs et les chrétiens qu'il a été déchiré par le milieu du corps avec une scie de bois , supplice très-usité en Orient , prouverait même qu'il a vécu sous Manassé. Ajoutons que la nature même des oracles contenus dans les vingt-septderniers chapitres ne laisse presque aucun doute sur ce point. Les rationalistes Eichhorn et de Wette , bien qu'ils n'admettent pas l'authenticité de ces chapitres, conviennent qu'il y a dans plusieurs une peinture si fidèle des temps de Manassé , qu'on ne saurait les rapporter à une autre époque de Ihistoire des Juifs. Isaïe était marié, et avait deux fils (vu, 3; VIII , 3). En supposant qu'il ait commencé à prophétiser à l'âge de vingt ans, ce qui lui donnerait quatre-vingt-deux ans lorsque Ézéchias mourut, il a pu vivre encore huit ans sous Manassé , et par conséquent finir ses jours à sa quatre-vingtdixième année. Les Grecs célèbrent sa fêle le 9 mai, et les Latins, le 6 juillet. Le livre d'Isaïe, qui se compose de soixante-six chapitres, traite de la captivité de Babylone, du retour de cette captivité, et du règne du Messie. Quant au plan de ce livre , les critiques modernes sont trèspartages d'opinion. Quelques-uns, comme Koppe et Augusti, en voulant, pour ainsi dire, dépecer en morceaux des prophéties qui, formant un tout complet , ne sont nullement susceptibles d'être ni divisées, ni partagées , et en les attribuant à des auteurs différents , ont porté la confusion dans toute l'économie de ce livre; au point que Gesenius lui-même, malgré sa hardiesse extrême , n'a pu s'empêcher de réprouver cette manière de voir, qui, en effet, parait aussi absurde en elle-même que contraire à toutes les lois de la critique. Pour nous, nous regardons comme chose certaine que l'ordre de toutes les prophéties n'est pas rigoureusement chronologique, puisquau moins le chapitre VI n'occupe point sa place naturelle. Cependant il semble que la plupart des oracles suivent assez exactement les règnes des princes sous lesquels Isaïe a prophétisé. Quant aux prédictions contre les nations étrangères , il est difficile de soutenir qu'elles soient placées dans leur ordre chronologique ; il est beaucoup plus vraisemblable qu'on les a réunies, en n'ayant égard qu'à la similitude des objets auxquels elles se rapportent, .\insi, on aurait suivi dans la disposition actuelle des prophéties de ce livre, tantôt l'ordre des temps, tantôt celui des choses. Pour ce qui est de l'authenticité de ces prophéties , personne nignure que Spinosa est
le premier qui ait osé élever quelques doutes sur elle. Dans ces derniers temps les critiques d'Allemagne l'ont attaquée avec un acharnement sans égal. A les entendre , tous les oracles qui ne regardent pas les Juifs , et de plus les vingt-sept derniers chapitres , appartiennent à des auteurs dont on ignore le nom, et qui ont vécu après ce prophète. Les principaux défenseurs de cette opinion sont Koppe , Dœderlin, Paulus, Eichhom, Bauer, Rosenmûller, Bertholdt, de Wette , Gesenius et Hitzig. Mais il est important de remarquer que ces critiques, quoique unanimes à rejeter la seconde partie, c'est-à-dire les vingt-sept derniers chapitres, sont très- divisés entre eux sur la multiplicité des auteurs qui l'ont composée , les uns en admettant im grand nombre , les autres , et c'est l'opinion qui parait dominante aujourd'hui parmi eux, n'en admettant qu'un seul. Ils varient encore sur le temps auquel cette seconde partie aurait été composée, ceux-ci voulant que ce soit après la captivité , et ceux-là, sur la fin de la même captivité. Gesenius s'est déclaré pour ce dernier sentiment. Il prétend que les vingtsept chapitres en question sont l'œuvre d'un Juif exilé, qui, pour adoucir les peines de ses compatriotes captifs, leur adressa ces discours, aussi propres à les consoler qu'à les instruire. Mais ces attaques dirigées contre l'authenticité d'Isaïe ne sont pas restées sans réponses ; car d'habiles critiques les ont réfutées de la manière la plus victorieuse ; tels sont , pour ne citer que des protestants, Pipper, Beckhaus, Grève, Mœller, Hengstenberg, Hœvernick, Kleinert,etc. Profitant nous-mème de tous les secours que nous ont offerts ces savants critiques, et bien d'autres encore , nous croyons avoir établi l'authenticité des prophéties d'Isaïe sur des preuves irrécusables, et n'avoir pas laissé sans réponse une seule objection des critiques rationalistes. Voy. une analyse très - développée de toutes les prophéties dlsaïe dans les dernières édit. de la Bible de Vence. Richard et Giraud, Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. géne'r. J.-B. Glaire , Introd. histor. et crit., etc., t. III, p. 339-393.
II. ISAÏE (saint), martyr de Palestine, fut le compagnon des saints Elle, Jérémie , Samuel et Daniel. Voy. Élie, n» II.
III. ISAlE, rabbin, mort en 1610, était fils d'.\braham Levita ; il fut président de différentes synagogues en Pologne et en Bohême , et il eut dans la Terre -Sainte la [dignité de naschi ou de prince. Il a laissé plusieurs ouvrages , parmi lesquels on cite : Les Deux Tables de la loi; Amsterdam, 16i8. Voy. Wolf, Biblioth. Hebr., tom. I , n. 1298.
ISAMBERT (Nicolas), docteur en théologie, né à Orléans l'an 1565, mort l'an 1642, professa longtemps la théologie à la Sorbonne; il joignait à un profond savoir une grande piété et un jugement solide. Il a laissé , en latin : 1» des Traités de théologie; — 2" des Commentaires sur la Somme de saint Thomas ; Paris, 6 vol. in-fol. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.
ISARI ou SORI , fils d'idithun, dont la famille était la quatrième des vingt-quatre familles des Lévites qui servaient dans le temple. Voy. I Paralip., XXV, 3. 11.
ISAURE ooi ISAUROPOLIS, viUe épisc. de Lycaonie, située au diocèse d'Asie, sous la métropole d'Icône. Saint Basile la place dans la Pisidie parce que , de son temps , elle en faisait effectivement partie, la province d'Isaurie n'ayant été établie que sous l'empereur Théodose. On connaît quatre évèques d'Isaure , dont
ISEN