VII..ISLE-DE-RÉ. Voy.Rt
ISLEBIENS, nom donné aux partisans de Jean Agricola, théologien luthérien, qui s'appelait aussi Islchius. Prenant trop à la lettre quelques passages de saint Paul touchant la loi judaïque, il déclamait contre la loi et contre la nécessité des bonnes œuvres; ce qui fit nommer ses disciples Antinomiens. c'est-à-dire contraires à la loi. Compar. Agricola , n" IX , et Antinomiens.
ISLEFONSE. Foy. Ildefonse, n°I.
I. ISMAËL , tils d'Abraham et d'Agar, épousa une femme égyptienne, dont il eut douze lils, qui ont donné naissance aux douze tribus des Arabes, lesquelles existent encore aujourd'hui. Us sont connus dans l'histoire sous le nom général d'Arabes et lï Ismaélites, On les appelle maintenant l'urcs ou Musulmans; car, depuis le VU" siècle, ils ont embrassé presque tous la religion de Mahomet. Voy. Genèse, xvi, 25; xxxvii, 25. .luges, VIII, 24, etc. D. Calmet, Diction, de la Bible. Compar. Mahométisme.
II. ISMAËL, fils de Nathanias, appartenait à la race royale de Juda. 11 tua Godolias, que Nabuchodonosor avait établi sur les restes du peuple qui n'avait pas quitté la Judée après la ruine de Jérusalem. Voy. IV Rois, xxv, 25-27. Jérémie, XLi , et Compar. Godolias.
III. ISMAËL I", souverain sacrificateur des Juifs, lils de Phabi ou Phabée, succéda à Ananus, et fut établi par Valerius Gratus gouverneur de .Tudée; mais il fut déposé l'année suivante, et Éléazar, lils d'Ananus, lui succéda. Voy. l'art, suiv.
IV. ISMAËL II , frère du précédent, et grand sacrificateur comme lui, succéda à Ananias, fils de Nébédée, par la faveur du roi Agrippa. Il fut obligé d'aller à Rome avec Chelcias et dix des principaux de Jérusalem, pour demander à Néron qu'il leur fût permis de l'établir un mur que Festus, gouverneur de Judée, avait fait abattre, parce qu'il empêchait que les troupes romaines ne vinssent dans le temple et qu'il bornait la vue du palais d' Agrippa. Ce fut en leur considération que l'historien Joseph lit le voyage de Rome pour le défendre. Ils obtinrent ce qu'ils demandaient. Ismaëlne revint plus à Jérusalem, et Agrippa lui ôta la souveraine sacrificature pour la donner à Joseph, fils de Simon, surnommé Cabéi. Voy. Joseph, Antiq.. l.XX, c. vi, VII, et De Vita sua, p. 998, 999.
V. ISMAËL, fils d'Elisée, théologien juif, né dans la Galilée supérieure vers le milieu du i"" siècle de l'ère chrétienne, mort l'an 121, fut le maître du célèbre Simon Ben-Jochaï. Ses principaux ouvrages sont : 1" un livre de théologie mystique, intitulé Chapitre des Temples ou Livre du Khanok. ou Exposition du chapitre des Temples ; Venise, 1777, in-8»; Zolhiew, 1833, in-8«; on en trouve un fragment dans le Zohar ; — 2» Le Livre de la s)ature; écrit cabalistique dans lequel l'auteur traite de l'essence et des attributs de Dieu ; — 3° un Commeidaire allégorique des chapitres xii à xxiiide l'Exode; Constantinople, 1515; Wilna, 1844, in-fol.; il a été traduit en latin par Ugolini, Thésaurus antiquitatum, tom. XIV; — 4» Les Treize Manières ou règles d'interpréter la loi; traduit en latin par Philippe d'Aquin; Constantinople , 1516, in-é". Voy. Wolf, Biblioth. Hebr., tom. II, p. 1350. De Rossi, Dizion. stor. degli Autori Ebrei, vol. I, p. 176, 177. La Nouv. Biogr. génér.
ISMAÉLITES. Voy. Ismael, n" I.
ISMIEL , un des chefs célèbres des familles et des maisons de la tribu de Siméon. Voy. l Paralip., iv, 36, 38.
ISOCHRISTE , mot grec qui signifie égal au Christ, et nom d'une secte qui parut vers le milieu du vi« siècle. Après la mort de Nonus, moine origéniste^ ses disciples se divisèrent en plusieurs sectes; l'une de ces sectes était les Isochristes , qui prétendaient que , puisque les apôtres dès leur vivant avaient fait de si grands miracles, et qu'ils étaient en si grand honneur même après leur mort, ils ne pourraient recevoir d'autre avantage , à la résurrection , que