I. ISOLANI (Isidore). Voy. Isidore, n» XIV
II. ISOLANI (Marie-Joseph), prêtre de la congrégation de l'Oratoire de Sauit- Philippe de Néri, né à Bologne en 1686, mort saintement dans la même ville l'an 1756. On lui doit : 1« des recueils de Mémoires sur les vies des saints, des bienheureux, et des plus illustres serviteurs de Dieu; admirés et souvent cités par les BoUandistes, qui s'appuient de leur autorité, et loués par le savant Gaétan Volpi; — 2° Vita di Anna Maria Calegari Zucchini, Bolognese; 1743; — 3° Vita del P. Luigi Fenaroli. prête deW Oratorio, di Bologna; Brescia, 1759; — i" Objets de dévotion et de spiritualité , 60 vol. restés manuscrits dans la biblioth. des Pères de l'Oratoire de Bologne. Voy. le P. Barbieri, de la même congrégation, Memorie délia vita e virtù del padre Ercole Maria Giuseppe Isolani, etc.; Venise, 1751. Les Notizie degli scrittori Bolognesi, del cavalière Fantuzzi , p. 566 et suiv.
III. ISOLANIS (DE). Voy. Isidore, n» XIV. ISON, moine allemand, né vers l'an 841,
mort en odeur de sainteté à Granfel l'an 871, acheva ses études au monastère de Saint-Gall , où il remplit les fonctions de scolastique. Il fut appelé par Rodolphe , duc de Bourgogne , au monastère de Granfel pour y diriger les études. Il a laissé : 1° Histoire des translations du corps de saint Gall, qui a été insérée dans Surius au 16 novembre, et dans Mabillon, Acta Benedict., tom. IV; — 2" Vie et miracles de saint Olhman, dans le iii« siècle bénédict., tom. II. Voy. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. V. La A'omi'.
ISRAËL, mot hébreu q^ui veut dire : héros de Dieu, qui lutte avec Dieu; il se dit : 1» de Jacob, que l'ange nomma ainsi après qu'il eut lutté toute la nuit avec lui à Mahanaïm ou Phanuel (Genèse, XXXII, 28; xxxv, 10); 2" tout le peuple de toute la race de Jacob des Israélites (xxxiv, 7 ; XLix, 7, etc.) ; 3" du royaume d'Israël, ou des dix tribus, distinguées ciu royaume de Juda ( II Rois , II , 9 , etc.) ; 4" du royaume même de Juda après la captivité de Babylone (II Paralip., XII, 1 ; xv,17, etc.). Compar. Jacob, n» I.
ISRAÉLITES, descendants d'Israël ou Jacob, appelés d'abord Hébreux à cause d'Abraham, qui était venu de delà l'Euphrate. Plus tard ils furent appelés Juifs à cause de la tribu de Juda, qui, depuis la captivité de Babylone, se trouvait de beaucoup supérieure aux autres. Compar. Israël. ,
ISRÉÉLA, chef de la septième famille des chantres du temple. Voy. I Paralip., xxv, 14.
ISSACHAR, cinquième fils de Jacob, et dont la mère fut Lia. Issachar, fondateur de la tribu qui porte son nom , eut quatre lils : Thola, Phua, Jobab et Semron. La tribu d'Issachar eut son partage dans un des meilleurs endroits de la terre de
Chanaan , le long de la vallée de Jezraël ; elle était bornée au midi par la demi -tribu de Manassé; au septentrion, par celle de Zabulon; à l'occident, par la Méditerranée , et à l'orient, par le Jourdain. Voy. Genèse, xxx, 18; xlvi, 13. Josué, XVII, 10, etc.
ISSOIRE {Issiodorum et Iciodorum), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans une petite ville du même nom, au diocèse de Clermont, dans la basse Auvergne. Elle fut fondée par saint Austremoine, premier évêque et premier apôtre. Ce monastère ayant été détruit, fut rétabli au x« siècle par un moine de Charroux. L'an 1625, cette abbaye fut unie à la congrégation de Saint-Maur. Voy. la Gallia Christ., tom. II. col. 357. Richard et Giraud.
I. ISSODDUN (Exelodunum, Exsoldunum, Exolidunum , Ernodotus ) , ville de France située près de Bourges. On y tint en 1081 un concile, où Richard, archevêque de Bourges, donna l'église de Saint-Martin-des-Champs aux religieux de Marmoutiers. Voy. Labbe, tom. X. Hardouin, tom. V.
II. ISSOUDUN (Exoldunum), abbaye de l'Ordre de Saint -Benoit, située dans la ville du même nom , au diocèse et à huit lieues de Bourges ; elle était dédiée à Notre - Dame. On pense généralement qu'elle fut fondée , vers l'an 9i7, par les anciens seigneurs d'Issoudun. Voy. la Gallia Christ., tom. II, col. 156. Richard et Giraud.
ISSUS ou ISUS, grand prêtre des Juifs, mentionné par l'historien Joseph comme ayant succédé à Joram, et ayant eu pour successeur Axioram. Mais l'Écriture ne parle pas de ce pontife ; à moins que ce ne soit le même qu'Azarias qui est nommé aux premiers livres des ParaUpomènes (iv, 19). Voy. Joseph, Antiq., 1. X, c. XI. D. Calmet, Diction, de la Bible.
ISTÉMO ou ISTHÉMO. Voy. Esthem.
ISTOB , qu'on lit ainsi dans les Septante et la Vulgate (II Rois, x, 6, 8), est écrit en hébreu isch Tob, c'est-à-dire homme, ou habitant de Tob. Or, Tob était un pays situé à l'extrémité septentrionale des montagnes de Galaad. Voy. Tob.
ISUHAlA , un des chefs célèbres des familles et des maisons de la tribu de Sirnéon. Voy. I Paralip., IV, 36.
ISUS. Voy. Issus.
ITABURIM ou ITABURIUS. C'est ainsi que l'historien Joseph appelle le mont Thabor. Voy. Joseph, De Bello Jud., I. IV, c. n.