‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1140 sur 1220 · JANN · texte numérisé non relu

JANN

libri Cantkorvm per Patres universos , tam grœcof guam lutinos, expositio; ibid., 1607, in -4";

— 3" Jreatite of the corruption of Scriptures , councils and fat tiers ; Londres, 1611, in-4o; — 4" Index yeneralis S. Patrum ad singulos versus c. V secundum Mattticeum ; ibid., 1624, in-S"; — 5° Spécimen corruptelarum pontificiarum in Cy~ priano , Ambrosio , Gregorio Magno et Auctore operis imperfecti et injure canonico; ibid., 1626, in-4° ; — 6° Index librorum prohitntoruin a pontificiis ; Oxford , 1627, in-S"; — 7" Hélium papale, sive concordia discors Sixti V et démentis VIII , circa Hieronymianam cditionem, cum utriusque Vvlgatœ illorum pontificum, et postremœ Lovaniensiiim comparatione ; Londres, 1600, in -4". L'esprit atrabilaire et mélancolique de James se révèle dans tout son jour en plusieurs de ses ouvrages; sa haine furibonde contre l'Eglise romaine et contre les jésuites, ses plus vigoureux défenseurs, l'a fait tomber dans des excès qui ont paralysé en quelque sorte son grand savoir; aussi ses diatribes ont fait peu d'impression sur les gens sensés. Voy. Richard etGiiaud. Wood, Athenœ Oxonienses. Chalmers, General biogra-

fliical Dictionury. Nicéron, Mémoires, t. XIX. eiler, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. ge'ne'r.

JAMET ( Pierre - Charles ) , né a Louviers , près d'Alençon , l'an 1701 , mort vers 1770, fut employé dans les linances, et mis à la Bastille pour avoir participé à la composition de pamphlets contre la cour. Il a publié de plus , sous le voile de l'anonyme, plusieurs ouvrages où l'on trouve les piincipes de la mauvaise philosophie de son temps ; nous citerons seulement : 1» iJssais métaphysiques ; 1732, in -12; — 2" Dissertation sur lu Création; 1733, in-8"; — 3" Lettres critiques sur le Goût et la Doctrine de Bayle; 1740, in-8"; — 4" Lettres à Luncelot sur l'injini; 1740 , in - 8» ; — 5° Lettre sur le principe de saint Augustin : Suh Deo justo nemo miser, )iisi mereatur ; ili:3, in -8». Voy, Quérard, La France littér. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér., qui indique les autres écrits de Jamet.

JAMIÏÎSON (John), né à Forfar, en Ecosse, l'an 1758, mort à Edimbourg en 1838, fut pendant les quarante dernières années de sa vie pasteur d'une communauté dissidente de l'Église écossaise. \\ se livra d'abord à la philosophie, à la poésie et à la théologie. Nous citerons parmi ses divers écrits : i" An Alai^m to Britain , or an inquiry into the cases of the rapid progress of infidelity ; 1795 ; — 2" Vindication oftlie Doctrine of Scripture, and of the primitive faith concevning the divinity of Christ, in reply to D' Priest-i ley s History ofearly opinions; 1795,2 vol. in-8o;

— 3» The Use of sacred History ; 1802 , 2 vol. in-8« ; — i" An Historical Account of the ancient Culdees of Jona and of tlieir settlement in England , Scoitand und Irelund ; Londres, inT4''; c'est un essai sur les anciens Guidées d'Iona ou clergé de la primitive Église scoto-celtique. Voy. la Isouv, Biogr. génér,, qui donne la liste des autres ouvrages de Jamieson.

I. JAMIN, second lils de Siméon, et chef de la famille des Jaminites. Voy. Genèse, XLVI.IO.

n. JAMIN (D.- Nicolas), bénédictin, né à Dinan , en Bretagne, l'an 1711, et non en 1730, mort en 1782, fut nommé en 1763 prieur de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1" Pensées théologiques relatives aux erreurs du temps; Paris , in -12 : Bruxelles , 1772; Toulouse , 1820 et 1822; Dijon et Paris, 1825; — 2» Placide à Maclovie , sur les scrupules ; Paris, 1873, in -12; trad. en italien par le P. Riccardi; Tunn, 1782, in-12; "— 3f Traité de la lecture chrétienne, dans

lequel on expose les règles propres à guider les fidèles dans le choix aes livres; Paris, 1774; Dijon, 1825, in-12; réimprimé dans la Bibliothèque catholique ; 1827 ; — 4» Le Fruit de mes lectures, ou Pensées tirées des auteurs profanes relatives aux digèrent s ordres de la société ; Paris, 1775 et 1776, in-12; Dijon et Paris, 1825, in-12; ces ouvrages ont été traduits en allemand. Vny. \e Journal histor. et littér., ann. 1174, in-12, 15 juillet, p. 70. Feller, Biogr. univers. La Nouv. liingr. génér.

JAMINITES. Voy. Jamin , n" L

JAMNE, fils aîné d'Aser, et un des Israélites qui entrèrent en Egypte avec le patriarche Jacob. Voy. Genèse, xLvi, 17.

I. JAMNIA ou JABNIA, ancienne ville des Philistins, dont le roi Ozias détrui-sit les murs, ainsi que ceux d'Azoth et de Geth. Elle est mentionnée, sous le nom de Jamnia , dans le recensement fait par Josué des villes de Juda. Cette ville, qui n'est plus aujourd'hui qu'un village connu sous le nom de Zania, fut érigée en évèché au iv» siècle, dans la première Palestine, au diocèse de Jérusalem , et sous la métropole de Césarée. Elle a eu six évèques , dont le premier, Macrin, siégeait lorsque Arius commença à répandre son hérésie. Voy. II Paralip., xxvi, 6. II Machab., xii , 9. Joseph , Antiq., 1. V, c. i. Reland, PaUfst. illustrât a, MÇ,, 370, 408, 409, 430, 439, 4(iO, 461, 608, 822 et seq. Lequien, Oriens C/(?•^>^, tom. 111, p. 587. De Commanville, /" Table alplia/iét., p. 124. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVI, p. 257. Le Diction, de la théol. cathnl., art. Jabnia.

II. JAMNIA. Joseph parle d'un bourg de la haute Galilée nommé Jamnia ou Jamnith. Voy. Joseph, De Bello Jud., 1. II, c. xxv, et Vita sua, p. 1012. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Reland. Palœst. illustr., p. 182, 825.

JAMNOR, un des aïeuls de Judith. Voy. Judith, VIII, 1.

JAMRA, fils de. Supha, et un des descendants d'Aser. Fo?/. I Paralip., vu, 36.

JAMUEL ou NAMUEL. iils de Siméon, un des Israélites qui entrèrent en Egypte avec le patriarche Jacob. Voy. Genèse, XLVi, 10. I Paralip., IV. 24.

JANAÏ, de la tribu de Gad, était fils d'Abigaïl. Voy. I Paralip., v, 12.

JANDURE (7ftmf/M«m), abbaye régulière de l'Ordre de Prémontré située dans le duché de Bar, au diocèse de Toul, à trois lieues de Barle-Duc.

JANINA. Voy, Jannina.

JANNÉ , fils de Joseph et père de Melchi. Voy. Luc , III , 24.

JANNÈS et MAMBRES, deux magiciens que saint Paul, fondé sur la tradition, dit avoir résisté à Moïse pendant qu'il était en Egypte. Voy. IITimoth., 111,8.

JANNIN (Louis), jésuite, vivait au xvii» siècle. On a de lui : 1" une traduction latine de la Vie de saint Ignace écrite en italien par le P. Bartholi; 1666; — 2» une traduction latine des trois parties de VAsie, du même auteur, et dont la première contient la Vie de saint François Xavier. Voy. le Journ. des Savants, 1709.

JANNINA ou JANINA (Joanninu), et , selon quelques-uns, CASSIOPÉA, ville épisc. de l'ancienne Ép'ire, au diocèse de l'IUyrie orientale, érigée en évèché au ix'= siècle et devenue métropole au XII" siècle, ayant pour sullragants les évéques d'Argiro- Castro, de Delbeno, de Glykéon et de Butrino. Zacharie, son premier évéque, se trouva au concile que fit assembler Photius après la mort de saint Igtiaoe , et où il fut

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rétabli. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 150. De Commanville, /'• Table alphabet.,

S. 1'27. Richard et Giraud, Gaet. Moroni, vol. XXVI, p. 257-259.

JANNING (Conrad), jésuite, vivait au xvin» siècle. 11 succéda au P. Papebroch dans la composition des Actes des Saints, cl donna le sixième tome du mois de juin, qui est un supplément des cinq premiers volumes; il a mis à la tête de ce tome Y Éloge du P. Papebroch. Voy. le Joum. des Savants, 1716, p. 498 et suiv. Richard et Giraud.

JANOÉ, ville de la tribu d'Éphraïm située sur la frontière de la demi-tribu de Manassé. Voy. Josué,xvi, 7.

JANSEN (Henri), traducteur, né à la Haye en 1741 , mort en 1812, fut successivement libraire, bibliothécaire du prince de Talleyrand et censeur impérial. Il a laissé un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : lo Recherches historiques sur l'état de la religion chrétienne au Japon, relativement à la nation hollandaise; Irai, du hollandais du baron Onno Swier de Haren; Paris, 1778, in-12; — 2» Précis de l'histoire universelle, politique, ecclésiastique et littéraire, depuis la création du monde jusqu'à la paix de Schœnbrunn, trad. de J.-N. Zopf; 1810, 5 vol. in-12. Voy. Quérard,Lfl France littéraire. La Nouv. Biogr. génér.

JANSÉNISME, doctrine de Jansenius,évêque d'Ypres. Voy. JANSENius,n» II.

JANSÉNISTE (Jansenianus, Jansenista), partisan de la doctrine de Jansenius , évêque d'Ypres. Voi/. Jansenius, n» II.

I. JANSENIUS (Corneille), premier évoque de Gand, né à Hulst, en Flandre, l'an 1510, mort à Gand en 1576, possédait le grec et l'hébreu. 11 professa la théologie chez les religieux prémontrés de Tongerloo, devint curé de Saint-Martin de Courtray, doyen de la faculté de théologie de Louvain, et fut nommé évéque à son retour du concile de Trente. Ses principaux ouvrages sont : 1" Concordia evanyelica et ejusdem concordiœ ratio; Louvain, 1549, in-S"; — 2" Paraphrasis in omnes Psalmos Davidicos; ibid.,1549, in-4'';

— 3" Commentarii in concordiam ac toium historiarn evan'gelicam; ibid., 1572, 1577 et 1617; Lyon, 1597 et 160d, in-fol.; — 4" Annotationes in librum Sapicntiœ Salomonis; Anvers, 1589, in-4<*;

— 5" Commentai'ii in Proverbia Salomonis et Ecclesiasticam ; Lyon, 1586. Voy. Gallia Christ., tom. VI. Sanderus, De illustribus Gandis. Genebrardus, Chronicon. Foppens, Bihlioth, Belg. Miraeus, De Scriptor. sœculi xvi. Fabricius, Histor. Biblioth. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

II. JANSENIUS (Corneille), évêque d'Ypres, né à Accoy, en Hollande, l'an 1585, mort en 1638, était fils d'un catholique nommé Jean Otto , et ce fut à Louvain qu'il changea son nom en celui de Jansen ou Jansenius, qui veut dire fils de Jean. Il fit sa philosophie et sa théologie à Louvain, puis il vint en France, où il se livra à l'enseignement; et, de retour à Louvain, il fut nommé principal du nouveau collège de Sainte-Pulchérie, et professeur d'Écriture sainte; l'an 1635, il devint évéque d'Ypres. Il a laissé : lo Oratio de interioris hominis rcf'ornuitione ; 1627; trad. en français par Arnaulu d'.\udilly; . — 2° Tetrateuchus, sive comrnentarius inlV Evangelia; Louvain, 1639, in-4o; — 3" Pentateuchus , sive comrnentarius in quinque libros Moysis; ibid., 1641, in-4*; — 4» Analecta in Proverbia, Ecclesiasten, Sapientiam, Habacuc et Sophoniam; ibid., 1644, in-4»; — 5" Augustinus, seu doctrina S.Augustini de humanœ naturœ sanctitate, œgritit-

dine, medicina, adverstis Pelagianos et Massi' lieuses; in-fol.; ouvrage dans lequel l'auteur prétend avoir recueilli toute la doctrine de saint Augustin sur la grâce, le libre arbitre et la prédestination. Jansenius le soumit par son testament au Saint-Siège. Libert Fromont et Henri Calenus,ses exécuteurs testamentaires, le firent imprimer à Louvain l'an 1640. Les évéques de France le déférèrent à Rome, et demandèrent la condamnation des cm^ propositions suivantes: I« Quelques commandements de Dieu sont impossibles aux hommes justes, lors même qu'ils veulent et s'efforcent de les accomplir selon les forces présentes qu'ils ont; et la grâce qui les rendrait possibles leur manque. Il» Dans l'état de la nature corrompue, on ne résiste jamais à la grâce intérieure. 111» Pour mériter et démériter dans l'état de la nature corrompue, la liberté qui exclut la nécessité n'est pas requise en l'homme, mais la liberté sans la contrainte suffit. IV^ Les semi-pélagiens admettent la nécessité de la grâce intérieure prévenante pour chaque action en particulier, même pour le commencement de la foi ; et ils étaient hérétiques en ce qu'ils voulaient que cette grâce lïit telle que la volonté humaine pût lui résister ou lui obéir. V^ C'est dorfner dans l'erreur des semi-pélagiens que de dire que Jésus-Christ est mort ou qu'il a répandu son sang généralement pour tous les hommes. — Ces cinq propositions furent, en effet, condamnées par Innocent X le 31 mai 1653, et par Alexandre VII le 16 octobre 1656. Ce pontife déclara que les cinq propositions étaient tirées du livre de Jansenius intitulé Augustinus , et qu'elles avaient été condamnées dans le sens de l'auteur. 11 ordonna en conséquence la signature d'un formulaire qu'il dressa sur cette matière. Depuis, le pape Innocent XII, par deux brefs, l'un du 6 février 1694, l'autre du 24 novembre 1696, déclara que quand Alexandre VII avait dit que les cinq propositions avaient été condamnées dans le sens de Jansenius, il avait entendu le sens de ces propositions qui se présente d'abord à l'esprit dans la lecture de ce livre. De son côté. Clément XI, par sa bulle du 16 juillet 1705, rappelle les bulles de ses prédécesseurs , et déclare de plus que par le silence respectueux on ne satisfait point à l'obéissance qui est due aux constitutions apostoliques; mais que le sens de Jansenius condamné dans les cinq propositions, et que les termes dentelles sont composées portent d'eux-mêmes, doit être rejeté de cœur et de bouche comme hérétique par tous les fidèles chrétiens, et qu'on ne peut licitement signer \efoivnulaire dans un autre esprit. Le clergé de France a accepté solennellement toutes ces constitutions du Saint-Siège, et il n'y a personne aujourd'hui en France ni dans aucun autre royaume catholique, qui n'y soit soumis. Voy. Y Exposition historique de toutes les hérésies et les erreurs que l'Eglise a condamnées sur les matières de la grâce et du libre arbitre; Paris, 1714, in-12. Tournely, dans son Traité de la grâce. Le P. Graveson, Lettres théologiques. Les Conférences d'Angers, sur la Grâce. Le Recueil histor. et dogm. sur l'ongine, les progrès et la condamnation des erreurs de Baïus, Jansenius, etc. Les Mémoires du clergé, tom. î, p. 103- 318, où est rapporté tout ce qui concerne le jansénisme. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. Bergier, Diction, de théol.; on y trouve le texte même de la bulle d'Innocent X. Le Diction, de la théol. calhol.

III. JANSENIUS (Gérard), écrivain flamand du xvi" siècle , a laissé dix Traités de la vérité de l'Église et de son autorité; Cologne, 1575.

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