ASSEM
JASSI. Voy. GiAS.
JASSUS, ville épisc. de la Carie située au diocèse d'Asie, érigée au v« siècle, sous la métropole d'Aphrodisias C'est aujourd'ui un simple évèché in partibus infidelium. Jassus a eu quatre évèques, dont le premier, Themitthius, assista au concile d'Éphèse. Voy. de Commanville, /f Table alphabétique, p. 124. Richard et Giraud.
I. JASDB , de la tribu d'Issachar, fut le chef de la famille des 3asubites. Voy. Nombres, xxvi, 24.
IL JASU6 , fils du prophète Isaïe. Voy. Isaïe, vu, 3.
JAUF
JAYE
JATH AN AEL , fils de Mésilémia , un des portiers du temple. Voy. I Paralip., xxvi, 2.
JATRE (Matthieu), religieux dont on ne connaît ni l'Ordre ni la patrie, et qui vivait au XIIP siècle, a laissé en vers grecs : 1" un Traité de9 offices de t Église de Con.stantinople ; — ^° un Traité des offices du palais de la même ville ; ces ouvrages ont paru a Paris en 1648, avec une traduction latine de Jacques Goar, qui y a joint le livre de Georges Codin sur les Offices de Constantinople. Fo/y. Hankius, De B>/santinariirnrerum S*:riptoriljiis . p-dis II, c. viii. Richard et Giraud.
I. JADBERT (Guillaume-Auguste), évèque de Saint-Flour, né à Condom , en Gascogne, Tan 1769, mort en 1825, fut d'abord curé de Notre- Dame de Bordeaux, puis grand vicaire de ce diocèse. Nommé en 1809 évéque de Saint-Flour, par Bonaparte, il prit possession de son évéché avant d'avoir ses bulles, que le pape ne consentit à lui accorder qu'en 1811. En cette même année 1811 , il assista au concile national , et se démit de son évèché en 1816.11 a donné : Vraie Idée du Saint-Siège; Paris, 1819, in-8o, trad. de l'italien de D.Tamburini de Brescia. Voy. Feller, Bior/r. univers.
li. JAUBERT (Pierre), curé de Cestas, près de Bordeaux, né dans cette ville vers l'an 1715, mort à Paris vers 1780, a laissé, outre plusieurs ouvrages littéraires et scientiliques : 1" Del'lmitatioii^ de Jésus -Christ; traduction nouvelle; Paris, 1770, in-12 ; — 2° Anecdotes ecclésiastiques, contenant tout ce qui s'est passé dans les Églises d'Orient et d'Occident, avec l'abbé Dinouart; Paris, 1772, 2 vol. in-8''. Voy. Chaudon et Delandine, Diction, univers., htstor., crit. et hiogr. Quérard, La France littér. La .Yoki'. Biogr. géne'r.
III. JAUBERT DE BARRAULT(Jean),évêque de Bazas, mort à Paris en 1643, fut d'abord abbé de Saint-Pierre de Solognac , au diocèse de Limoges. Il fut sacré à Rome, en 1612, évèque de Bazas, et nommé en 1630 à l'archevêché d'Arles. Il présida, en 1635, l'assemblée du clergé tenue à Paris. On a de lui : Erreurs et faussetés remarquables contenues dans le livre : Le Bouclier de la Foi, de Pierre du Moulin; Bordeaux, 1622- 1631, 2 vol. in-8"'. roy.la youv. Biogr. génér. La Gallia Christ., aux évêques de Bazas et archevêques d'Arles. Moréri, Diction, histor. Chaudon et Delandine, Diction, univers., histor., crit. et biogr.
JAUCELS ou JONCELS {Juncellum), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans le territoire de Lunat, au diocèse de Béziers, et à huit lieues de cette ville. On ignore l'époque de sa fondation; mais il est certain qu'elle existait au viii« siècle, puisqu'en 752 le roi Pépin la fit rétablir, après avoir donné à l'abbé Benoit la terre de Jaucels, d'où le monastère a tiré son nom. Il releva pendant quelque temps de l'abbaye de Psalmodie, située au diocèse de Nimes, et, l'an 1366, Urbain V l'unit à celle de Saint-Victor de Marseille. Vny. Richard et Giraud.
I. JAUFFRET (Gaspard-,Iean-André-Joseph), archevêque d'Aix , né à la Roque-Brussane, en Provence, l'an 1759, mort à Paris en 1823. En 1791 , il fonda les Annales de la religion et du sentiment, journal dans lequel il se prononça contre la constitution civile du clergé ; et, après la révolution, il fut un des principaux rédacteurs des Annales religieuses. En l'absence du cardinal Fesch, il administra le diocèse de Lyon ; et c'est sous son administration que les séminaires de Lvon furent établis , et qu'on y réorganisa les Prères des Écoles chrétiennes et les Sœurs de Saint-Charles. Appelé à Paris comme secrétaire de la grande auraônerie, il fit
autoriser les Missions Étrangères, les Sœurs hospitalières et institutrices, les Dames de Saint- Maur et de Saint- Michel. Nommé évèque de Metz en 1806, il s'occupa activement des étabHssements religieux de ce diocèse. Enfin, en 1811, il fut transféré à l'archevêché d'Aix. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1» L'Adorateur en esprit et en vérité, ou les Exercices de la vie chrétienne réglée selon l'esprit de Jésus- Christ et de son Eglise; 1800, 3 vol. in-18; — 2« Méditations sur les souffrances de la croix de yotre-Seigneur Jésus- Chrùt, suivies d'une Instruction sur les Indulgences; 1800, in-12; — 3» Entretiens sur le sacrement de Confirmation; 1809, in-8» ; — 4° Dm Culte public, ou de la nécessité du culte public en général, et de l'excellence du culte catholique en particulier; 1795, 2 vol. in-8»; 1815, 3« édit. Voy. Feller, où on trouve plusieurs autres ouvrages indiqués. V Ami de la Religion et du Roi, tom. XXXVI, p. 65-74. La Chronique religieuse , tom. VI, p. 289-305. Quérard, La France littér. La Nouv. Biogr. génér. ,qai donne la liste complète des écrits de Mgr Jauffiet.
IL JAUFFRET (Joseph), secrétaire général du ministère des cultes et frère du précédent, né à la Roque-Brussane en 1781 , mort à Paris l'an 1836, fut nommé en 1814 maitre des requêtes au conseil d'État. On lui doit : 1" Examen des articles organiques publiés à la suite du Concordat de 1801, dans leurs rapports avec rios libertés, les règles générales de F Église et la police de l'État; Paris, 1817, in-8»; — 2° Examen du projet de loi relatif au nouveau Concordat; ibid., 1817, in-S"; — 3° Mémoires historiques sur les affaires ecclésiastiques de France pendant les premières années du xix« siècle; ibid., 1819-1824, 3 vol. in-S"; on y remarque de la partialité pour l'administration de Portails; — 4» Des Missions en France; ibid., 1820, in-8»; c'est une réfutation des objections rebattues contre les missions et les missionnaires; — 5» Des youvelles officialités, ou Réfutation d'un écrit de M. le comte Lanjuinais , pair de France , contre une ordonnance de M9^ févéque de Metz, qui rétablit qtxant au spirituel Fofficialité diocésaine ; — 6» Des Recours au conseil d'État dans les cas d'abus en matières ecclésiastiques; ibid., 1825, 1830, in-8»; — 7° Du Célibat des prêtres à Foccasion d'une ordonnance rendue par le président de première instance de la Seine, le 16 février 1828; ibid., 1828, in-8<>. Les ouvrages de Jaufîret sont en général empreints d'un grand esprit de modération ; seulement l'estimable auteur accordait quelquefois un peu trop à l'autorité temporelle. Voy. Y Ami de la Religion, 30 avril 1836. Quérard, la France littér. Feller, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.
JAUFROI (Etienne) , prêtre de la Doctrine chrétienne, né à Ollioules, diocèse de Toulon, mort en 1760, était aussi remarquable par ses vertus que par ses lumières. On lui doit : 1» des Statuts synodaux, publiés dans le synode général tenu à Mende en 1758, 1759, in-8»; —2» Conférerice de Mende; 1761, in-12. Voy. Feller.
JAVAN , quatrième fils de Japheth, fut le père des Ioniens ou Grecs. Voy. Genèse, x, 4. Ézéchiel (XXVII, 19) applique le nom Javan (Vulgat. Gr(pcia)k un peuple arabe: mais cette difficulté disparait, si, avec quelques interprètes , on entend ce mot d'une colonie grecque Ionienne; d'autant mieux que le Periplus maris Erythr., p. 17, attribué à Arrien, mentionne positivement une colonie grecque dans l'ile de Socothra (Dioscoridis itisula). Voy. le Diction, de la théol. cathol.
JAVELLO (Clu^sostome), dominicain, né dans
JAZI
JEAN
le duché de Milan, mort vers lan 1538, professa la théologie à Bologne. Pomponace, son ami, qui professait alors la philosophie dans cette ville, avait publié un livre dans lequel il prétendait prouver, suivant Aristote, que l'àme de l'homme n'était pas immortelle; et, comme il ^e vit unanimement condamné, il pria Javello de résoudre toutes les difficultés. Javello lit la critique de l'ouvrage, et cette critique fut imprimée dans l'édition de Venise, 1525, in-fol. On a, en outre, de Javello : 1" jphilosophie chrétienne; — 2° Politique chrétienne; — Economie chrétienne ; ces ouvrages ont paru à Venise en 1540; — 4" De Dei Prœdeatinatione et reprobatione; ce traité se trouve avec les Œiuvres philosophiques de l'auteur dans les éditions de 1567, 1574 et 1588, 3 vol. in-fol.; ce dernier ouvrage a été inséré dans l'édition de la Somme de saint Thomas donnée à Mayence en 1611. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ordin. Prœdic^, tom. II, p. 104 et suiv. Richard et Giraud.
I. JAY (Claude LE), en latin Jaïm et Laïus, jésuite, né à Annecy, selon les uns, et à Aise, dans le diocèse de Genève, selon les autres, vers 1505, mort l'an 1552 à Vienne, en Autriche, fut un des premiers compagnons de saint Ignace. Il assista au concile de Trente. Envoyé en Allemagne connme missionnaire, il y travailla avec le plus grand zèle au maintien ae la foi catholique, attaquée par les nouvelles sectes. 11 eut un succès éclatant à Worms, Ratishonne, Ingolstadt, Augsbourg, mais surtout en Autriche. Il avait composé de nombreux écrits, dont on n'a publié que le Spéculum prœsulis, ex Sac?'œ Scripturœ, canonum et doctorum verbis ; Ingolstadt , 1625, in-40, et dans le tom. XVII des Œuvres du P. Gretser; Ratisbonne, 1741. Voy. Sotwel, Uiblioth. Scriptor. Soc. Jesu. Alegambe, Bibiioth. Scriptor. Soc. Jesu. Feller, Bioyr. univers. La Nouv. Biogr. génér., art. Lejay.
II. JAY (Gabriel-François LE), jésuite, mort en 1734, était professeur de rhétorique au collège Louis- le- Grand. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Le triomphe de la religion sous Louis le Grand , représenté par des inscriptions et des devises, avec une explication en latin et en français; in-12. Voy. le Journ. des Savants, iiiSS.