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XXXVI. JEAN CHRYSOSTOME (saint), patrjarche de Constantinople, Père et docteur de l'Église . né à Antioche vers l'an 347, mort le 14 septembre 407, se consacra à Dieu dès l'âge de vingt ans. Saint Mélèce, évêque d' Antioche, l'instruisit, le baptisa et le fit lecteur. Jean se retira ensuite dans les montagnes voisines de cette ville, où, sous la direction d'un ancien solitaire, il étudia l'Écriture, et se livra à la prière et à la mortification ; puis il se cacha dans une caverne, où il vécut pendant deux ans, au bout desquels sa santé l'obligea de retourner à Antioche. Saint Mélèce l'ordonna diacre, et Flavien , successeur de ce prélat, l'éleva au sacerdoce, et le nomma prédicateur, emploi qui , à cette époque , était réservé aux évèques. L'an 398, il succéda malgré lui à Nectaire, patriarche de Constantinople, et il .s'appliqua dès lors à remplir tous les devoirs d'un bon pasteur. Il réforma les abus de son clergé, pourvut à la subsistance des pauvres, fit bàiir des hôpitaux, et s'éleva avec tant de force contre l'avarice, l'orjiueil et le luxe des grands, qu'il fut déposé en 403, dans le synode du Chêne, et exilé en Bithynie. Mais la nuit même de son départ il y eut à Constantinople un tremblement de terre si épouvantable, que l'impéi-atrice , effrayée, obtint de son mari le rappel du saint évêque. Le jour de ce glorieux retour fut consacré par une fête établie le 13 novembre. Cependant il prêcha encore contre les excès de la cour, et il fut relégué à Cucuse, en Arménie, puis à Arabisse et à Pytionte.On célèbre sa fête principale le 27 janvier. Les Œuvres de saint Jean Chrysostome ont eu de nombreuses éditions; la meilleure est celle qui a été donnée par D. Bernard de Montfaucon, bénédictin; 1738, 13 vol. in-fol. Voy. Richard et Giraud , qui non-seulement donnent le catalogue et une analyse de ces 13 volumes, mais exposent la doctrine de saint Jean Chrysostomesur les principales vérités de la religion , et citent les jugements qui ont été portés sur les écrits de l'illustre docteur.
XXXVII. JEAN GLIMAQUE ou JEAN SI- NAÏTE (saint), abbé du Monl-Sinaï, né dans la Palestine vers lan 525, mort le 30 mars, vers l'an 605, acquit de bonne heure une grande réputation dans les sciences humaines, ce qui lui valut le surnom de Scholastique. A l'âge de seize ans, il se retira au Mont-Sinaï, où il se forma à la pratique de toutes les vertus chrétiennes; puis il embrassa la vie des anachorètes dans l'ermitaïe de Thole, où, durant quarante ans, il vécut 'dans la pénitence, la contemplation et l'étude des Pères. Enfin, l'an 600, il fut élu abbé du Mont-Sinaï. On célèbre sa fête le 30 mars. Il a laissé un ouvrage intitulé Echelle, en grec Climax, d'où lui est venu le surnom de Chrnaque. Le P. Raderus, jésuite, a donne une édition de cet ouvrage en grec et en latm; Paris, i033 1 vol. in-fol. U v en a une traduction firan-
JEAN
çaise sous le nom d'Arnauld d'Andilly. Voy. Dulteau, Hist. monast. d'Orient.