V. JEANNE DE VALOIS (La bienheureuse
Vot/. ,1ea>>e. n" III.
VI. JEANNE D'ORVIÈTE (La bienheureuse), vierge du Tiers-Ordre de Saint-Dominique, née dans le diocèse d'Orviète, en Toscane, morte le 23 juillet 1306, se voua à Dieu à l'âge de sept ans. Dès ce moment elle vécut dans les austérités, et entra à quatorze ans dans le Tiers-Ordre de Saint-Dominique. Elle ne pouvait parler ni entendre parler du mystère de la Passion de Jésus-Christ sans fondre en larmes, et elle se distingua surtout par une profonde humilité. Dieu récompensa sa vertu en lui faisant connaître le jour et l'heure de sa mort. Benoit XIV a permis aux Dominicains et au clergé d'Orviète de célébrer son oftice. Voy. le P. Souèges, An~ née dominic, tom. II , mois de juillet. Richard et Giraud.
VII. JEANNE D'ARC ou mieux DARC DU LYS , appelée ordinairement la Pucelle d'Orléans. née le 6 janvier 1412 à Domremy, près de Vaucouleurs , en Lorraine, morte à Rouen le 31 mai 1431, avait dix-sept ans lorsque l'archange Saint- Michel lui apparut plusieurs fois, lui ordonna d'aller faire lever le siège que les .\nglais avaient mis devant Orléans, et sacrer ensuite le roi Charles VII à Reims. Elle se rendit auprès de Baudricourt, gouverneur de Vaucouleurs, et lui raconta les visions qu'elle avait eues. Ce gentilhomme se moqua d'abord d'elle; mais il l'envoya bientôt après au roi, ayant cru reconnaître en elle quelque chose d'extraordinaire. Le parlement, à qui le roi la renvoya, la traita de folle, et lui demanda un miracle. Jeanne répondit
Ïu'elle ne manquerait pas d'en faire à Orléans, ependant les .\nglais pressaient le siège et étaient sur le point de prendre la ville. Charles, qui, en la perdant, eût perdu sa dernière ressource , crut devoir profiter du courage d'une lille qui paraissait avoir l'enthousiasme d'une inspirée et la valeur d'un héros. Jeanne, vêtue en homme, armée en guerrier, entreprit de secourir la place, parla à l'armée au nom de Dieu, et lui communiqua la conliance dont elle était remplie elle-même. Elle marcha ensuite du côté d'Orléans, y entra en triomphe en y introduisant des vivres; et, bien qu'un coup de flèche lui eût percé l'épaule dans l'attaque d'un des forts, elle avança avec intrépidité, monta rapidement sur le retranchement des ennemis, et planta elle-même son étendard. Le siège d'Orléans fut bientôt levé; les Anglais furent battus dans la Beauce; la Pucelle se montra partout héroïne. Le premier article de sa mission rempli, elle voulut accomplir le second. Elle marcha vers Reims, y fit sacrer le roi en 1429, et assista à la cérémonie son étendard à la main. Eu reconnaissance de ses services, Charles VII lui donna le nom Du Lys, et y ajouta des terres pour pouvoir soutenir ce nom. Blessée à l'attaque de Pi\,ris , et prise au siège de Compiègne, elle perdit tout son prestige. On l'accusa, suivant l'esprit du siècle, d'être sorcière; on instruisit en conséquence son procès, et on la condamna à Rouen, l'an 1431, comme sorcière, devineresse, sacriléye, idolâtre, blasphémant le nom de Dieuet des saints, désirant l'effusion du sang humain, ayant du tout dépouillé la pudeur de son sexe, séduisant les princes et les peuples, etc. Jeanne montra sur le bûcher la
même fermeté que sur les murs d'Orléans. On l'entendit seulement invoquer le nom de Jésus en expirant au milieu des flammes. Les Anglais eux-mêmes pleurèrent sa mort. Charles VU ne fit rien pour la venger; seulement, bien des années après , il fit intervenir ses parents pour demander au Saint-Siéçe la révision du procès. Le pape Calixte III réhabilita sa mémoire, et la déclara martyre de sa religion, de sa patrie et de son roi. Jeanne d'Arc est incontestablement une des plus belles gloires de la France: et, bien qu'un Français indigne de ce nom, appelé Voltaire, ait fait tous ses efforts pour salir cette belle ligui-e du xv« siècle, elle n'a rien perdu ni de sa pureté ni de son éclat. Voy. Lenglet du Fresnoy, L'Histoire de Jeanne d'Arc, vierge, héroïne et martyre d'État; 1753, 2 vol. in-12, réimprimée sous le titre de Histoire de Jeanne d'Arc, dite la Pucelle d'Orléans; 1775, en trois parties. Voy. encore trois ouvrages consacrés à l'héroïne d'Orléans, l'un par Berriat de Saint- Prix, 1817, in-8°; l'autre, plus complet et plus étendu, par Le Brun des Charmettes, 1817, 4 vol. in-8»; le troisième par Jallois , 1820 , in-foL, avec planches. Jules Quicherat , Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d'Arc, dite la Pucelle d'Orléans, publiés pour la première fois d'après les manuscrits de la Bibliothèque royale, suivis de tous les documents historiques qu'on a pu réunir, et accompagnés de notes et d'éclaircissements ; Paris, 1847, 2 vol. in-8o. Barthélémy de Beauregard, Histoire de Jeanne d'Arc, etc.; Paris, 1847, 2 vol. in-S"; à la fin du second volume se trouve une bibliographie qui contient près de 12(X) indications de monuments littéraires ou autres relatifs û la Pucelle. Feller. Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér., où on trouve des renseignements de divers genres très-intéressants.
VIII. JEANNE (LA PAPESSE). C'est vers le miheu du ix« siècle, entre Léon IV et son successeur Benoît III, que l'on place la fable de la papesse Jeanne, fable trop ridicule et trop scandaleuse pour que nous perdions notre temps à la raconter ici. D'ailleurs les progrès des études historiques en ont fait justice depuis longtemps ; aussi les critiques protestants eux-mêmes l'ontils entièrement abandonnée. Toutefois, les lecteurs qui désireraient la connaître, peuvent consulter : Mabillon, De Re diplomat. Smets, La Fable de la papesse Jeanne. AUatius, Confutatio fabulœ Joannœ papissce. Garampi, De Nummo argenteo Benedicti HI P. M. ad illustrandam historiam pontificiam , et ad Joannœ papissœ fabulam refellendam. Car. Blasch, Diatriba de Johanna papissa, seu de ejus fabulœ origine. Jean Char.-Florimond Raymond, ou Louis Richemond. Erreur populaire de la papesse Jeanne. Le P. Georges Scherer, jésuite. Donna non esserestata Pontefice. Serarius, DeJoanna, in Annal. Mogunt., 1. I, c. XLI. Le P. Annat, Apparatus ad theolog. positiv., p. 650. Gaet. Moroni, vol. XXX, p. 276-279. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, de la tliéol. cathol. On trouve dans ces trois derniers ouvrages les noms de plusieurs autres écrivains qui ont traité la question de la papesse Jeanne.
JEANNELIN. Voy. jEAN,n'> LXXIII.
JEANSON , docteur en théologie de la faculté de Paris , vivait au xviii* siècle. On a de lui : Dissertationes de prœctpuis religioms fundamenlis, scilicet de existentia Dei, spiritualitate unwiœ, existentia alteritis post mortem vttœ, necessitale religionis in génère, et de pœnis inferorum œternis,ab uno e magistris sacrœ Facultatts Parts., etc. j Paris, 1750, in-4».
JECT
3EFF
JEBAHAR, iils de David. Voy. II Rois, v, 15.
JÉBANIAS, père de Rahuel, et un de ceux qui habitèrent les premiei'S à Jérusalem. Voy. I Paralip., ix, 8.
I. JEBB (John), controversiste anglican, né à Londres en 17.36, mort en 1786, obtint en 1764 le rectorat dOvington , dans le comté de Norfolk. Il professa la théologie à Cambridge; mais ses opinions sociniennes lui ayant fait interdire 1 enseignement, il se lit recevoir docteur, et exerça la médecine. Outre les langues classiques,il savait l'hébreu, l'arabe et l'allemand. Ses Œuvi^es Ihéologiques, politiques et médicales, ont paru en 1787, 3 vol. in-S». Voy. la iVoMiî. Biogr. yénér.
II. JEBB (iohn), évéque anglican de Limerick, né à Drogheda en 1775, mort à Limerick en 18:33, fut d'abord curé de Swanlibar; plus tard il reçut le bénéfice d'Abington, et fut nomme évéque en 1823. On a de lui : 1° Pt-actical Sermons; — 2" Efmy on sacred literature. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
JEBLAAM, ville de la demi-tiibu de Manassé lin deçà du Jourdain, l'o?/. Josué,xvii,ll. Juges, XXI 7 etc.
JEBîJAËL, ville de la tribu de Nephthali. Voy. Josué . XIX , 33.
JEBNÉEL, ville de la tribu de .luda. Voy. Josué, XV, 11.
JEBOC. Voy. Jabog.
JEBSEM, iilsdeThola et petit-tils d'Issachar. Voy. I Paralip., vu, 2.
JËBUS, ancien nom de Jérusalem, lorsqu'elle était occupée par les Jébuséens. Voy. Josué, xviii , 28. Juges, XIX, 10. II Rois, v, 6.
JÉBUSÉENS, descendants de Chanaan, Jils de Cliam et petit -fils de Noé. Les Jébuséens s'établirent particulièrement à Jébus, l'ancienne Jérusalem. Voy. Genèse, X, 16.
JÉCÉMIA, filsde Jéchonias. Voy. I Paralip., III, 18.
JÉCHÉLIA, femme d'Amasias, roi de Juda et mère d'Azarias. Voy. lY Rois, xv, 2.
JÉCHONIAS , Iils de Joachim, roi de Juda, et petit-lils de Josias, né à l'époque de la première captivité de Babylone. A l'âge de huit ans, il commença à régner avec son père, et à dix-huit ans il gouverna seul; mais il n'occupa le trône que trois mois et dix jours. Jérémie parle de ce prince comme d'un homme méchant, qui, par ses crimes, avait attiré sur lui la colère de Dieu. Il fut mené en captivité à Babylone, où il mourut; cependant il parait qu'il se repentit, et que Dieu usa de miséricorde à son égard. Voy. IV Rois, xxv, 27. Jérémie, xxii, 24.11 Paralip., xxxvi, 9.
I. JEGMAAM , quatrième fils d'Hébron. Voy. I Paralip., xxiii, 19.
Il JEGMAAM ou JEGMAAN, ville lévitique de la tribu d'Éphraim. Voy. III Rois, iv, 12. 1 Paralip., vi, 68.
JEGNAM, ville lévitique de la tribu de Zabulon (Josué, xxi,34), la même que Jachanam, ville royale des Chananéens (Josué, xil, 22). Elle est nommée Jéconum (Josué, xix, 11).
JECSAN, second fils d'Abraham et de Céthura; il demeura dans les provinces situées à l'orient de Béersabée, c'est-à-dire dans une partie de l'Arabie Heureuse et dans une partie de l'Arabie Déserte. Voy. Genèse, xxv, 2.
JEGTAN , premier iils d'Héber. Il eut en partage les pays qui s'étendent depuis Messa jusqu'à Sephar, montagne d'Orient. Voy. Genèse, x, 25.
JECTÉHEL, ou, selon l'hébreu, qui porte cçmme dans Josué (xv, 38) JOCTEEL, c'est-àdire soumission ou soumis à Dieu; nom qu'A-
masias, roi de Juda, donna au rocher de la vallée des Salines lorsqu'il s'en empara, et qu'il précipita de son sommet dix mille Iduméens qu'il avait faits prisonniers. Voy. IV Rois, xiv, 7, et Compar.U Paralip., xxv, 11, 12. Cependant beaucoup d'interprètes entendent par le mot hébreu Sélah (littér. pierre, rocher), la ville même de Petra, capitale de l'Arabie Pétrée. Vuy. Petra.
JECTHEL, ville de la tribu de .Tuda. Voy. Josué, XV, 38, et l'art, précéd.
JEDAHIA, HAPPENINI BEDRASCHI, fils d'Abraliam Bédraschi, surnommé Ambonet Abram , rabbin , et un des écrivains juifs les plus élégants; ce qui lui a valu le titre d'orateur, rlw.teur. Il ilorissait à Barcelone en 1298. Il est appelé Bédraschi, disent quelques-uns, parce qu'il est né à Béziers, en latm Biterrrp. Il a laissé, en hébreu, plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : l" Appréciation ou Examen du monde, livre dans lequel l'auteur ti-aite de la fragilité de la natuie humaine, de la vanité du monde et de l'immatérialité de l'âme; Mantoue, 1476; Soncino, 1484; Paris, 1629; Furth, 1807, avec des notes, un commentaire et une traduction allemande en lettres hébraïques; — 2° Langue d'or; c'est un commentaire sur les Psaumes ; Venise, 1593; Zanetti, 15D9, in-i"; — 3" Choix de pierres précieuses ; livie très-estimé des Juifs; il contient des préceptes de morale recueillis des anciens philosophes grecs et arabes. L'auteur le rédigea en aiabe; mais il a été traduit en hébreu par le rabbin Juda Aben Tibbon, et publié en plusieurs endroits, d'abord à Soncino, en 1484, in-4o. Jacques Erbert en a traduit une grande partie en latin, avec des notes explicatives et le texte hébreu accompagné des pointsvoyelles ;Francfort-sur-rOder, 1630, in-4». Voy. Wolf, Bibliotk. Hebr., tom. I, p. 401 et seq. De Rossi, Dizionario storico degli Autori Ebret, vol. I, p. 167,168.
I. JÉDAlA ou JEDEÏ, un des prétresjuifsqui habitèrent à Jérusalem après la captivité de Babylone. Voy. 1 Paralip., ix, 10;xxiv, 7.
II. JEDAÏA, fils d'Haromuph, un des Juifs qui, après le retour de la captivité de Babylone, travaillèrent à la reconstruction des murs du temple de Jérusalem. Voy. U Esdras, m, 10.
JEDALA ou JERALA , ville de la tribu de Zabulon. Voy. Josué, xix, 15.
JEDDO, fils de Buz, de la tribu de Gad. Voy. I Paralip., v, 14.
JEDDOA , souverain pontife des Juifs du temps d'Alexandre le Grand. Voy. II Esdras, xii, 11.
JEDDU , fils de Nébo , et un de ceux qui avaient épousé des femmes étrangères pendant la captivité. Voy. I Esdras, x, 41.
JEBDUA, un des Juifs qui signèrent l'alliance avec le Seigneur du temps d'Esdras et de Néhémie. Voy. II Esdras, x, 21.
JEOEBOS , fils d'Étam , et un des descendants de Juda. Voy. I Paralip., iv, 3.
JEDEÏ. Voy. Jedaïa , n» I.
JEDEL, chef de la seconde classe sacerdotale. Voy. 1 Paralip., xxiv, 7.
JÉDIÉL, chef de famille de la tribu de Manassé. Voy. I Paralip., v, 24.
JEDIHEL, un des braves guerriers qui quitta le parti de Saûl; il appartenait à la tribu de Manassé , était fils de Samri et frère de Joha. Voy. I Paralip., xi, 45.
JEDLAPH , fils de Nachor et neveu d'Abraham. Voy. Genèse, xxii, 22.
JEFFÉRY (John), anglican, né à Ipswich en 1647, mort en 1720, fut curé de Dennin^ton, dans le comté de SuHolk, puis ministre d'une
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paroisse de Norwich et archidiacre de cette dernière ville. Ses prédications et son savoir l'avaient rendu très-populaire. 11 a laissé : i° des Sermons; — 2" quelques Traités de morale chrétienne. Ses Œuvres réunies ont paru en 1751 , 2 vol. in-8o. Il avait publié lui-même : Christian morals de saint Thomas Browne, et Moral and Religions Aphorisms , tirés des papiers du docteur Wichcote. Voy. Chalmei's, General biographical Dictionary.
JEGAAL, fils de Seméia, et un des descendants de David. Voy. I Paralip.,m, 22.
JEGBÂA, ville de la tribu de Gad près de Bethiiemra. Fo//. Nombres, xxxii, 35.
JEGÉDÉLIAS , homme de Dieu qui avait la garde d'un des celliers du temple. Voy. Jérémie , XXXV, 4.
JEGER (.Tean-Wolfgang), théologien, né à Stuttgard en i6i7, mort en 1720, fut fait en 1692 docteur et professeur extraordinaire en théologie, et surveillant du stipendium. Plus tard il devint successivement conseiller du duc de Wurtemberg, surintendant général, abbé du couvent de Maulbrunn, conseiller consistorial, prédicateur de la cathédrale à Stuttgart, abbé du couvent d'Adelberg, premier professeur de théoloijie, chancelier de l'université et prévôt de l'église de Tubingue. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : 1" Historia ecctesiasfica , cum parai lelismo profanée; Hambourg, 1709, 2 vol. in-fol.; — 2° Systema tlœoigiœ thetica-polemicum; ^ B" Compendium theologiœ per fœdera ; — 4° Jus Dei f'œrfe;-a/e; Tubingue, 1498, in-S»; — 5° Tractatus de fœdere gratiœ ejusque œconomia sub periodis septem Veteris et Novi Tesiarnenti ; Stuttgard, IvOl , in-4°; — ù' Examen theologiœ novce , et maxime Pétri Poireti. et Antoniœ Buriqnoniœ per prcecipuos fidei articulas, etc.; Francfort, 1708, in-S"; — 7° Examen theologiœ mysticœ veteris et novœ, etc.; ibid., 1709, in-8°; — 8" Tractatus de Ecclesiœ, etc.; — 9° Observationes theologicœ et morales in Grotium de jure belli et pucU; Tubingue, 1710, in-S". Voy. Fabricius, Delectus urgumentorum. 1725, p. 361 et 459, in-8°. Moréri , édit. de 1759. Richard et Giraud, qui indiquent les antres ouvrages de Jeger.
JÉHÉDÉIA , Lévite, dont le père Subaël était descendant de Gerson, fils de Moïse, et préposé aux trésors du temple. Voy. I ParaUp., xxiv, 20; XXVI, 24.
JËHEZIEL , un des braves guerriers qui abandonnèrent le parti de Saùl pour embrasser celui de David. Voy. I Paralip.,xn, 4.
JËHIAS, Lévite qui aida à porter l'arche lorsque David la retira à Obédédom pour la transporter à Jérusalem. Voy. I Paralip.,xv, 24.
I. JËHIEL, chef de famille dans la tribu de Ruben. Voy. I Paralip., v, 7.
II. JËHIEL, Lévite qui demeura à Gabaon après la captivité. Voy. 1 ParaUp., ix, 35.
JÉHIÉLI, lils de Lédan. Voy. I Paralip., XX VI, 21.
JEHOVA, nom propre de Dieu, qui signiiie à la lettre qui a été, qui est, qui sera, c'est-à-dire V Éternel. Celle signification est fondée, tant sur la forme du mot et le sens du verbe hébreu dont il dérive, que sur la réponse de Dieu luimême faite à Moïse, lorsqu'il lui demanda son nom : Je suis celui qui suis... Celui qui est; et, sur le passage de l'Apocalypse, qui est une allusion évidente à celle-ci : Qui est (le Seigneur Dieu), qui était, et qui doit i."e/it>. Parmi les nombreux critiques qui ont écrit sur ce nom, qui, en hébreu, se compose des quatre consonnes JIIVH, et s'appelle en conséquence Tetrugram-
maton, les uns prétendent que les voyelles qui l'accompagnent lui appartiennent en propre , et que par conséquent Jehova est sa véritable prononciation ; les autres soutiennent, au contraire, que ces mêmes voyelles ont été empruntées à Adonaï (pour Edonaï, c'est-à-dire Seigneur), moi que les Juifs substituent toujours dans la lecture de la Bible. Cette dernière opinion est la plus généralement reçue aujourd'hui, et parait en ellet la plus probable. Ce qui est certain, c'est que la version grecque met constamment 0 Kurios (le Seigneur), au lieu de Jehova. ?>e\on les Juifs, c'est par ce nom que Moïse, qui en connaissait la vraie signification, a opéré ses miracles. Depuis le retour de la captivité, le grand prêtre seul le prononçait une fois dans l'année, et dans le temple, au jour de l'expiation solennelle. Depuis la destruction du temple, on a cessé complètement de le prononcer. Dans une longue et savante dissertation , le P. Souciet, jésuite , s'efforce de prouver qu'il était permis de prononcer le nom Jehova dans le temple et dans les cérémonies saintes ; que la prononciation s'est conservée après la destruction du temple, surtout chez les sages et les rabbins; que si les traducteurs ne l'ont pas employé, c'est qu'on avait pour lui un si grand respect, qu'on ne le traduisait jamais dans une langue étrangère; enfin, qu'il entre dans la composition de plusieurs noms propres des Hébreux, dont par conséquent on n'a pu conserver la prononciation sans conserver la sienne. Gesenius convient dans son Thésaurus que ce dernier argument a une grande force. Il y a une foule d'auteurs qui ont écrit sur Jehova, comme Génébrard, FuUerus, Drusius, Sixtinus Amama, son disciple, Buxtorf le lils, Louis Capell, Gataker, Jablonski, Ébrard, Haneberg, Welte, Kurtz, Hengstenberg, Tholuk,D. Calmet, Drach, etc.
I. JÉHU, prophète, fils d'Hanani, fut envoyé par le Seigneur vers Basa, roi d'Israël, pour lui prédire l'extinction de sa postérité; ce prince le fit périr. Voy. 111 Rois, xvi, 1 et suiv.
II. JÉHU, fils de Josaphat et petit- fils de Namsi , capitaine des troupes de Joram , roi d'Israël. Dieu le destina à régner sur Israël et à venger les crimes de la maison d'Achab. Il fut sacré roi , tua Joram , roi d'Israël , fit jeter son corps dans le champ de Naboth deJezraël, ainsi que l'avait prédit le prophète Élie, fit périr les enfants, les parents et les amis d'Achab, et condamna à mort les ministres de Baal, dont il brûla la statue et détruisit le temple. Il gouverna Israël pendant vingt-huit ans, et l'Écriture dit qu'il ne se retira pas des péchés de Jéroboam, fils de Nabat, qui avait fait prévari-
3uer Israël'en y introduisant le culte des veaux 'or. Voy. IV Rois, xix et suiv.
JÉHUEL, un des Juifs qui habitèrent Jérusalem après la captivité deBabylone. Koy.I Paralip., IX, 6.
JÈHUS , fils d'Ésaù et d'Oolibama. Voy. Genèse, xxxvi, 5.
JÉHUS, fils de Balan, de la tribu de Benjamin. Voy. I Paralip., vil, 40.
III. JÉHUS , fils d'Esec et descendant de Saûl. Voy. I Paralip., viii, 39.
IS. JÉHUS, quatrième fils de Roboam, roi de Juda, et d'Abigail. Voy. II Paralip., xi, 19.
JEMA! , fils de Thola et petit-fils d'Issachar. Voy. I Paralip., vu, 2.
JEMINI, nom que Jacob donna à son fils, que Rachel avait nommé Bénoni; ce nom- se met ordinairement pour Benjamin. On dit que Suùl était fils de Jemini, c'est-à-dire de 1« trU)u